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jeudi 29 mars 2018

Le FEMISE publie une recherche sur l’inégalité et la croissance inclusive dans la région du Sud de la Méditerranée

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Le FEMISE a annoncé la publication de son projet de recherche FEM42-10 sur « Inégalité et croissance inclusive dans la région sud méditerranéenne : les activités d’éducation et d’innovation favorisent-elles la performance des entreprises et le bien-être des citoyens ? »

Le projet de recherche a été coordonné par Inmaculada Martinez-Zarzoso (Université Jaume I et Université de Göttingen) et comprend les trois articles suivants:

Les Rendements de l’Enseignement Professionnel et Universitaire en Egypte

Alors que les compétences tertiaires sont importantes pour la croissance dans les pays développés, ce sont l’enseignement primaire et secondaire qui sont liés au développement dans les pays en développement. Malgré l’expansion substantielle de l’enseignement technique et professionnel en Égypte, le marché du travail manque de techniciens qualifiés non seulement en nombre mais aussi en termes de compétences. Cet article examine l’impact de l’éducation sur les résultats du marché du travail égyptien, en mettant l’accent sur les rendements de l’enseignement secondaire professionnel et technique en 1998, 2006 et 2012.

Écart entre les sexes et Performance des Entreprises dans les Pays en Développement

Ce document utilise des données au niveau des entreprises issues de l’Enquêtes sur les Entreprises de la Banque Mondiale (WBES) pour étudier les écarts de productivité entre les entreprises gérées par des hommes et des femmes dans les pays en développement et comparer les résultats obtenus dans différentes régions du monde.

Convergence réelle entre la PEV et les pays d’Europe du Sud : une analyse par grappe

Cet article analyse le modèle de convergence du PIB par habitant, de la productivité, de l’inégalité et du chômage dans les pays de la PEV et d’Europe du Sud (SE). Il suit la méthodologie proposée par Phillips et Sul (2007, 2009) dans laquelle différents chemins de convergence peuvent être distingués parmi les économies hétérogènes impliquées dans un processus de convergence. Cette hétérogénéité est modélisée à l’aide d’un modèle non linéaire à facteurs variant dans le temps (nonlinear time varying factor model) qui offre une flexibilité dans l’étude des comportements idiosyncratiques au cours du temps et d’une section à l’autre.

Le FEMISE est une association qui reçoit des fonds de l’UE et qui entend contribuer au renforcement du dialogue sur les questions économiques et financières du partenariat euro-méditerranéen, dans le cadre de la politique européenne de voisinage et de l’Union pour la Méditerranée. Plus spécifiquement, le projet cherche à améliorer la connaissance des enjeux prioritaires dans les domaines économiques et sociaux et de leurs répercussions sur leurs partenaires méditerranéens dans le cadre de la mise en œuvre des accords d'association et des plans d'action avec l'UE.

Pour en savoir plus
Forum Euro-méditerranéen des Instituts de Sciences Economiques (FEMISE) – Site internet

Également disponible en

Projet connexe
Le FEMISE (Forum euro-méditerranéen des instituts de sciences économiques) est un réseau d’instituts de recherche du nord et du sud de la Méditerranée qui promeut le dialogue et la recherche sur les…

NET-MED Jeunesse célèbre la Journée mondiale de la radio 2018

EU Neighbours South

Avec le soutien du projet NET-MED Jeunesse, des jeunes en Jordanie, au Maroc, en Palestine et en Tunisie ont célébré cette année la Journée mondiale de la radio sur le thème général « Radio et sports ».

Jordanie :

Du 11 au 15 février, dix jeunes employés et bénévoles de la radio universitaire Yarmouk FM ont participé à un cours sur les reportages sportifs qui a porté sur les éléments clés de la couverture des événements, l’écriture, les interviews, la radiodiffusion, les médias sociaux et le travail dans les zones mixtes et lors de conférences de presse, ainsi que sur la diversité croissante dans les reportages sportifs. Un élément clé de la formation consistait à briser les stéréotypes fondés sur le genre, par exemple en facilitant les discussions sur la façon dont les stagiaires « couvriraient un événement sportif féminin et sur la façon dont ils changeraient des images stéréotypées par leurs reportages », a expliqué Rabbi Hamamsah, journaliste indépendant et l’un des formateurs du programme. Les paquets audio produits par les jeunes reporters seront diffusés par Yarmouk FM.

Maroc :

FMAS/E-joussour, membre du groupe de travail marocain NET-MED Jeunesse, a coordonné un programme rempli d’événements du 10 au 13 février, en collaboration avec les radios associatives Air du Mboa, Sala Web Radio, Salam Media, Kech Radio, Web radio Missour, Sawt Ouarzazate, Mères en Ligne et Radio Izerfan.

Les activités comprenaient l’organisation et la couverture d’un match de football à Casablanca entre des Marocains et des joueurs de pays subsahariens, sur le thème « Le sport comme levier d’intégration et de fraternité », la diffusion de reportages radiophoniques et d’interviews sur les sports encouragés par les associations de la société civile dans les communautés rurales, les femmes dans les sports et l’impact du sport sur l’éducation des jeunes, ainsi que la mise en place d’un studio dans une école d’où les élèves diffusaient des programmes. Des portraits vidéo sur les sports urbains, le sport et la tolérance, le journalisme sportif en tant que profession et les moments forts de la célébration de la Journée mondiale de la radio au Maroc ont également été produits.

Tunisie :

Un forum organisé sous une tente nomade traditionnelle dans la ville de Douz, dans le sud de la Tunisie, s’est penché sur l’espace que les radios associatives et les jeunes occupent dans le paysage audiovisuel tunisien et a mis en lumière le rôle des radios associatives, de la régulation et de l’autorégulation dans la promotion de l’indépendance, du pluralisme et de la diversité des médias. Il a bénéficié du soutien de NET-MED Jeunesse, de la radio associative Nefzawa, de la Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (HAICA), et du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) en Tunisie. À travers diverses sessions parallèles, le forum a examiné la relation entre les jeunes et la radio, la place des radios associatives dans la facture audiovisuelle en Tunisie et les questions liées à leur pérennité, les liens entre la radio et le sport et la promotion de l’égalité des genres.

Palestine :

En Cisjordanie et à Gaza, cinq radios ont rejoint NET-MED Jeunesse dans le cadre d’une campagne axée sur la diversité dans la couverture des sports, l’égalité des genres dans les sports et la paix et le développement par le sport. Elles ont invité les jeunes reporters sportifs à parler de leur expérience, tout en présentant de jeunes sportifs et décideurs.

« La sensibilisation et l’éducation au sport devraient commencer dès le plus jeune âge, car elles jouent un rôle crucial dans la diffusion des valeurs de paix et de tolérance », a déclaré Taghreed Al Omour, 35 ans, un journaliste sportif de Gaza qui a participé à ces efforts. Remah Mahmoud, 23 ans, sportive et entraîneuse de football en Cisjordanie, a à son tour noté que « les médias et les instances gouvernementales jouent un rôle majeur dans l’amélioration de la perception qu’ont les gens des femmes dans le sport. Les femmes, tout comme les hommes, obtiennent des résultats dans ce domaine et les médias devraient les mettre davantage en valeur ».

NET-MED Jeunesse vise à améliorer la participation effective des jeunes pour l’inclusion de leurs priorités dans la législation et la planification nationale dans les pays partenaires du sud de la Méditerranée. L'objectif spécifique du programme est de renforcer les capacités des organisations de jeunesse dans les pays de la PEV du Sud et de soutenir leur mise en réseau afin de réduire la fragmentation des efforts et d'exploiter le potentiel collectif des jeunes dans la réalisation de la transition démocratique vers la citoyenneté active, la participation politique et l'inclusion sociale.

Pour en savoir plus
NET-MED Jeunesse – Site web

Également disponible en

Projet connexe
Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie

Le Maghreb, un rêve politique sans volonté politique

Maghreb

Le Maghreb, qui se pose comme un non acteur dans sa propre région, laisse flotter la conviction que les pays concernés se perçoivent comme le périphérique d’un centre qui se situe hors d’eux-mêmes et dont ils attendent la stratégie organisatrice

La menace, dans ce contexte, est la dilapidation du Maghreb dans son essence géopolitique, économique, stratégique et culturelle, c’est-à-dire la régression de l’entité politique et historique en simple contiguïté géographique dont la régulation est subordonnée à l’initiative des puissances extérieures. La centralité maghrébine est aujourd’hui menacée. La non intégration économique du Maghreb, est évaluée à une perte de 2 à 3 points de PIB tous les ans, représentant l’équivalent de 30 000 emplois par année pour la Tunisie, selon les estimations de la Banque centrale de Tunisie.

Pour promouvoir le climat d’affaires autour de la construction maghrébine et présenter de nouvelles perspectives sur la région, le Programme Régional Dialogue Politique Sud Méditerranée de la Konrad-Adenauer-Stiftung, Regional Program South Mediterranean et le Maghreb Economic Forum (MEF) ont réalisé une étude intitulée “Développement Intelligent pour le Maghreb : réforme structurelle, nouveau rôle pour l’Etat, intégration régionale”.

Partant d’une analyse rétrospective des politiques de développement économique et social de la région au cours des trois dernières décennies, la seconde partie de cette étude a été consacrée à des scénarios d’évolution de l’économie maghrébine à l’horizon 2040 en mettant l’accent sur la gouvernance économique, le rôle de l’Etat, du secteur privé, des réformes à mettre en œuvre afin de promouvoir une prospérité commune.

Enfin la troisième partie de l’étude propose des mesures à adopter afin de définir les contours d’un nouveau modèle de « Développement Intelligent » pour la région et ce partant du constat que le Maghreb possède un potentiel significatif pour initier une croissance rapide et intelligente. Comment valoriser ce modèle de développement économique innovant en Tunisie ?

débat maghrebin

Et c’est dans cette optique que la Konrad-Adenauer-Stiftung, Regional Program South Mediterranean et le Maghreb Economic Forum (MEF) ont organisé le 27 mars un séminaire qui a impliqué dans un premier temps une présentation de l’étude «Développement Intelligent pour le Maghreb : réforme structurelle, nouveau rôle pour l’Etat, intégration régionale» qui a été assurée par M. Hédi Larbi, co-auteur et ancien ministre de l’Équipement, de l’Aménagement du Territoire et du Développement durable.

« C’est du constat du coût du non-Maghreb et de la libération de certaines énergies au niveau de la société civile maghrébine, au lendemain du printemps arabe en 2011, qu’est née l’initiative de créer le MEF. L’étude Smart Development Strategy for The Maghreb inclut une analyse sans parti pris et sans complaisance de la situation socioéconomique de la région pour les trois dernières décennies ainsi qu’une feuille de route pour l’inclusion et la prospérité des populations de la région. », affirme Slim Othmani, cofondateur et membre du Conseil du MEF.

Pour nuancer certains points de cette étude, une table ronde a été organisée en vue d’examiner les contours de ce modèle de « Développement Intelligent » et de s’interroger sur ses modalités de mise en œuvre en Tunisie.

“La région du Maghreb se trouve aujourd’hui à un carrefour stratégique et a l’occasion de s’engager sur la voie de la réforme et de la prospérité.”, a déclaré Veronika Ertl, du Konrad-Adenauer-Stiftung, Regional Program South Mediterranean, lors de son mot d’ouverture de la conférence de lancement de l’étude « Développement Intelligent pour le Maghreb ».

Un grand potentiel à exploiter

En réaction par rapport à cette étude, Monji Boughzala, professeur à l’Université Tunis El Manar, a souligné que les pays maghrébins possèdent un potentiel énorme pour réaliser une croissance plus rapide et réformer notamment le système éducatif.

Toutefois, M. Boughzala a fait remarquer que l’approche, une sorte de benchmarking, adoptée est utile mais ne suffit pas parce que, du point de vue historique et géographique, les pays (Panama, Pérou, Pologne et la Roumanie) comparés aux pays du Maghreb ne sont pas capables d’éclairer davantage.

S’agissant de la répartition du rôle de l’Etat, du secteur privé et de la société civile, M. Boughzala estime que l’exemple de la Corée du Sud est plus approprié pour comprendre comment concilier liberté et rôle de l’Etat.

Au sujet des réformes, M. Boughzala a étayé ses propos en affirmant que l’étude n’explique pas pourquoi les réformes n’ont pas été mises en place et n’a pas évoqué l’aspect budgétaire et financier, et ce, par rapport aux valeurs sociales et la taille du marché informel.

« Les statistiques utilisées dans l’étude méritent plus d’analyse. Il fallait un peu plus de nuance notamment au niveau des chiffres sur le chômage et la situation des jeunes. Il fallait approfondir l’analyse sur ce volet », précise M. Boughzala.

Et d’ajouter qu’on s’est perdu dans des débats stériles, notamment au Maroc, en Algérie et en Tunisie. C’est pourquoi il a recommandé d’approfondir l’analyse politique dans ce sens. « Le drame est qu’on n’arrive pas à concrétiser le potentiel et les opportunités », dit-il.

Créer des clusters régionaux 

Mme Riadh Zghal, professeur émérite en sciences de gestion, a mis l’accent sur les concepts clés de l’étude. Sur un ton critique, Mme Zghal a souligné que le seul critère qui justifie la comparaison entre les pays maghrébins avec les autres pays est le PIB et il fallait tenir compte d’autres critères.

Le volet historique qui a beaucoup impacté le développement des pays maghrébins a manqué à l’étude qui n’a pas exploré des signaux de l’intégration maghrébine comme les investissements réalisés par les Maghrébins dans leurs pays telle que la présence des entreprises tunisiennes en Algérie. Pour Mme Zghal, cette étude semble privilégier les rapports des pays maghrébins avec l’Europe alors que plusieurs opportunités se présentent à côté du Maghreb (COMESA, Afrique subsaharienne…). « Il faut capitaliser sur la dynamique existante sur les frontières entre les pays maghrébins à travers la création des clusters régionaux », dit-elle.

Le Maghreb baigne dans un désordre mondial

Mettant la région dans son contexte géopolitique, Mehdi Taje, directeur de Global Prospect Intelligence a souligné que le Maghreb baigne dans un désordre mondial avec le retour de la logique de puissance et de multipolarité caractérisée par une dérégulation du système mondial et un retour d’une géopolitique des peuples (logique tribale, logique communiste…) qui s’oppose à un système profond et uni. Il y a donc une remise en question de l’intégration régionale et le Maghreb n’échappe pas à cette tendance.

« Le Maghreb va conditionner le processus démocratique en Tunisie qui est dans un environnement diplomatique et un voisinage tourmentés et hostiles. Le Maghreb est l’otage de rivalités. Les pays maghrébins raisonnent verticalement et chacun cherche à obtenir le meilleur de son partenaire (Union européenne, USA…) au détriment du son voisin », a relevé Mehdi Taje.

Evoquant le contexte tunisien, Afif Chelbi, président du Conseil des analyses économiques auprès de la Présidence du gouvernement pense qu’il faut éviter les fausses pistes pour pouvoir bien analyser les situations et trouver les bonnes solutions. « ll y a des faiblesses de l’Etat à appliquer les lois et les réformes nécessaires. On a créé un faux débat avec la centrale syndicale en évoquant la privatisation des entreprises publiques alors que le grand déficit vient des entreprises non privatisables. Le vrai problème est la masse salariale », explique Afif Chelbi.

Source de l'article l’Économiste Maghrébin

Nabeul se dote d’un Design hub d’artisanat


Le premier design hub d’artisanat, vient d’être inauguré, mercredi 28 mars 2018, à la galerie d’exposition de Nabeul (ancien espace de la SOCOPA), est un espace de rencontre entre les designers, les jeunes créateurs, les professionnels de l’artisanat (artisans et industriels) opérant dans les domaines de la porcelaine, du verre soufflé et du bois.

Les responsables de l’espace visent à travers ce nouveau centre, premier du genre dans le pays, à introduire une nouvelle dynamique dans le secteur de l’artisanat, notamment, par le développement des domaines du design et de l’innovation, outre l’examen des moyens de promouvoir les richesses culturelles et patrimoniales.

Le Design hub d’artisanat a été inauguré par la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Salma Elloumi et l’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Patrice Bergamini. Il s’inscrit dans le cadre du programme d’”Appui au développement des clusters dans les industries créatives et culturelles” au Sud de la Méditerranée, et celui de la coopération entre l’Office national de l’artisanat Tunisien (ONAT) et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) sur la période 2014-2018.

Le Design hub est financé, à hauteur de 120 mille euros, par l’Union européenne (UE) et par la coopération italienne.

Le centre, qui sera ouvert au public, a été intégré dans les circuits touristiques du Cap Bon et offrira aux chefs d’entreprises artisanales, créateurs et étudiants des beaux arts, des services d’accompagnement, aux fins de renforcer leurs capacités dans la fabrication des modèles et dans les domaines du design et de la création.

Il s’agit, également, d’accroître leurs capacités à développer l’idée des clusters de l’artisanat et d’améliorer la qualité du produit artisanal et matières premières utilisées.

A cet effet, l’ancien espace de la Société de Commercialisation des Produits de l’Artisanat “SOCOPA” a été transformé en un espace moderne et ouvert, avec des salles séparées par d’anciennes pièces de poteries innovantes.

L’espace abrite une salle principale d’exposition de nouvelles innovations et un espace de communication entre artisans et créateurs, équipé par Internet, en plus d’une pépinière d’entreprises pour accompagner les porteurs d’idées de projets, d’un laboratoire d’analyse de matériaux, d’une unité pour le développement des designs et d’un laboratoire de photographie ainsi que d’une banque de photos alliant modèles traditionnels et dessins du patrimoine artistique tunisien.

Selon le DG de l’ONAT, Faouzi Ben Hlima, le Design hub d’artisanat ne manquera pas de consolider l’activité du cluster Nabeul, créé il y a deux ans, en vue de renforcer l’interaction entre les artisans, les entreprises et leur environnement, à savoir les chercheurs et les étudiants dans le domaine de la céramique.

Il s’agit, en outre, d’éviter les lacunes liées à la qualité et la création, a encore souligné le responsable.

Pour Ben Hlima, la réussite de l’expérience du cluster en matière de renforcement de l’exportation et de participations aux manifestations à l’étranger, a constitué une incitation à la création d’autres clusters spécialisés notamment dans les fibres végétales, le bois d’oliviers, des créneaux porteurs pour la Tunisie surtout au niveau de l’exportation.

Patrice Bergamini dira pour sa par que le nouvel espace, qui réunit les jeunes créateurs et designers poursuivant leurs études dans les instituts des beaux arts, outre les artisans, permettra de concrétiser l’interaction entre le traditionnel et le moderne en matière d’artisanat tunisien et de booster les exportations des produits artisanaux tunisiens.

Les créations qui verront le jour grâce à cette coopération entre les artisans et les créateurs seront très compétitives, d’autant plus qu’elles réuniront le design moderne, la profondeur de l’histoire et le savoir-faire des artisans, a-t-il ajouté.

Toujours selon Bergamini, l’espace ouvrira de grandes portes non seulement pour l’écoulement des produits en Tunisie mais également à l’étranger, grâce à des produits artisanaux tunisiens de très grande qualité et ce dans le cadre de groupements d’artisans et d’artistes ayant pris pour slogan “Pas de frontières pour le don et la création”.

Il a, dans le même cadre, annoncé que l’UE mettra à la disposition de la Tunisie une enveloppe de 45 millions d’euros pour la période 2019/2022 afin de soutenir les projets et programmes ciblant l’artisanat, le tourisme alternatif et les domaines de la création et du design.

Le responsable a également souligné la nécessité d’œuvrer en vue de valoriser les énergies créatives capables de créer et d’innover dans le cadre des relations de partenariat et de coopération, en vue mettre en valeur des spécificités tunisiennes uniques au monde, dont les plus connues sont les produits artisanaux et le patrimoine traditionnel tunisien.

Source de l'article Webmanagercenter

L’Algérie, acteur stratégique dans la stabilisation de la région méditerranéenne et sahélienne

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La stratégie de l’Algérie dans ses constantes diplomatiques et militaires est guidée par trois principes fondamentaux : non ingérence dans les affaires intérieures des Etats ; non intervention de l’armée algérienne hors du territoire ; prise en charge endogène de la sécurité régionale.

L’expérience acquise sur le terrain par l’Algérie de la lutte contre le terrorisme suscite un intérêt croissant des chancelleries étrangères qui découvrent les dangers de ce phénomène transnational. Il est reconnu, le rôle stratégique de l’Algérie comme facteur de stabilisation de la région et que toute déstabilisation aurait un impact négatif sur toute la région devant lier démocratie et développement car existe un lien dialectique entre sécurité et développement.

1. Les relations entre les deux rives du Sahara et les dynamiques de la conflictualité saharienne actuelle interpellent tant les pays de la région que l’Europe et les USA. Des stratégies d’adaptation sont nécessaires de l’Occident et particulièrement l’Europe en direction de leur Sud et sur les relations de toutes natures entre le Maghreb et l’Afrique. D’où l’importance d‘analyser les politiques africaines, maghrébines, les mutations de la géopolitique saharienne après l’effondrement du régime libyen, les conséquences pour la région des tensions au Mali, l’importance des échanges économiques (formels et informels) et des échanges humains de part et d’autre du Sahara, les flux migratoires notamment des migrants subsahariens qui s’installent désormais dans les pays du Maghreb. C’est pourquoi y a lieu d’accorder une attention particulière aux tensions au niveau du Sahel où la ceinture sahélienne recouvre, entièrement ou en partie, les pays suivants :
- l'Algérie (à l'extrême sud)
- le Sénégal ;
- la Mauritanie (au sud) ;
- le Mali ;
- le Burkina Faso (au nord) ;
- le Niger ;
- le Nigeria (à l'extrême nord) ;
- le Tchad (au centre) ;
Cet espace est soumis à des logiques géopolitiques divergentes, et doit inciter l’Occident d’avoir une autre vision de notre Sud en évitant une vision européo centriste. Il y a lieu d’éviter des déclarations hâtives de verser dans la xénophobie qui alimente le discours des extrêmes, car l’Islam autant que toutes les grandes régions monothéistes le judaïsme, le christianisme sont des religions qui prêchent la paix et la tolérance. 
Ce qui se passe actuellement ne saurait en aucune manière refléter les idéaux de l’Islam. les organisations extrémistes fondamentalistes ne sauraient donc référer les idéaux de l’Islam profitant, d’une crise tant morale, mauvaise gouvernance au niveau de certains dirigeants locaux accroissant la misère dans les pays d’origine. Les responsabilités sont partagées. L’occident porte une responsabilité de cette situation. Ce qui ne disculpe pas certains régimes de l’Afrique fondés non pas sur des institutions démocratiques mais sur des relations tribales personnalisées.

2.  Selon bon nombre d’experts du renseignement, l'origine de la situation présente dans la région provient du conflit au Moyen-Orient mais également de l'intervention occidentale en Libye et selon certaines informations récentes «Daech», se déplacerait récemment de la Syrie et de l’Irak vers la région du Sahel. C’est pourquoi (voir la récente déclaration du G à Alger janvier 2018), la plupart des dirigeants du Maghreb de l’Afrique, l’Europe et des Etats Unis d’Amérique s’accordent dorénavant sur la nécessité de coopérer davantage face à la menace de l’insécurité et du crime organisé, insistant sur une coopération étroite notamment dans le domaine du renseignement.
Il est mis l’accent sur l’obligation de mettre en application une stratégie interrégionale qui associe l’ensemble des pays de la zone en plus des partenaires européens –américains du fait que la région est devenue un espace ouvert pour divers mouvements terroristes et autres groupes qui prospèrent via le trafic d'armes ou la drogue, menaçant la sécurité tant des espaces africains que de la région euro-méditerranéenne.
D’où l’urgence d’une coopération tant régionale que mondiale dans la lutte contre la criminalité transnationale nécessitant une amélioration des bases de données afin de lutter efficacement contre le crime transfrontalier et le terrorisme et d’un Dialogue stratégique qui doit jouer un rôle essentiel afin de renforcer leurs relations futures dans les domaines politique, économique, culturel, scientifique et sécuritaire, notamment de lutter contre le terrorisme international et le crime organisé où nous avons différentes formes de criminalité transnationale organisée qui est une industrie en constante évolution, qui s'adapte aux marchés et crée de nouvelles formes de délinquance.

Il s’agit d'un commerce illicite qui transcende les frontières culturelles, sociales, linguistiques et géographiques, et qui ne connaît ni limites, ni règles renforcé récemment par la cybercriminalité, liée à la révolution dans le domaine des systèmes d’infirmation qui peut déstabiliser tout un pays tant sur le plan militaire, sécuritaire qu’économique. Il englobe plusieurs domaines exploitant notamment de plus en plus l'Internet pour dérober des données privées, accéder à des comptes bancaires et obtenir frauduleusement parfois des données stratégiques pour le pays.
Ainsi, sans compter la corruption à travers des surfacturations qui en Afrique entraine une hausse de prix des produits importés entre 10/20% nous avons différents trafics illégaux, qui selon les données internationales 2016/2017 se chiffre en plusieurs centaines de milliards de dollars, notamment les trafics d’armes, les trafics de drogue-. la traite des êtres humains et l’immigration illégale, le trafic de ressources naturelles et le tout aboutissant souvent au blanchiment d'argent dans les paradis fiscaux au blanchiment d'argent.
Pour l’Algérie, existent des trafics de différentes marchandises subventionnées comme le lait, la farine le carburant achetées en devises fortes, où selon les conclusions d’une étude d’Atlantic Council sur la contrebande du carburant, citée par le journal britannique The Guardian, près de 660 000 véhicules marocains et tunisiens consomment du carburant algérien, soit près de 13% de l’ensemble du parc roulant dans ces deux pays.

3. Il s’agit donc de lever les contraintes du fait que la corruptibilité générale des institutions, pèsent lourdement sur les systèmes chargés de l'application des lois et la justice pénale en général qui ont des difficultés à s’adapter aux nouveaux défis posés par la sophistication des réseaux du crime organisé. La collaboration inter-juridictionnelle est ralentie par l’hétérogénéité des systèmes juridiques notamment en Afrique du Nord et en Afrique noire. De plus, la porosité des frontières aussi bien que la coordination entre un grand nombre d’agences chargées de la sécurité aux frontières posent de grands problèmes.
À terme, la stratégie vise à attirer graduellement les utilisateurs du système informel vers le réseau formel et ainsi isoler les éléments criminels pour mieux les cibler tout en diminuant les dommages collatéraux pour les utilisateurs légitimes. C’est que la résolution de ce mal implique de s’attaquer à l’essence (un co-développement) et plus de libertés et non aux apparences si l’on veut éviter une crise majeure. Les élites des pays d’Afrique se sentent marginalisés, une jeunesse abandonnée au désespoir et le fossé entre les riches et les pauvres de plus en plus grand, reflété par l’écart de revenus qui renforce les inégalités en matière de richesse, d’éducation, de santé.
Des études récentes dans le domaine politique, militaire et économique mettent en garde contre les conséquences pernicieuses du chômage: «une génération qui commence sa carrière dans un désespoir étant une bombe sociale à retardement» Aussi,face au crime organisé transnational, l'Afripol constitue une base continentale de communication, de concertation, de coopération et de coordination. La police algérienne étant devenue une référence internationale, suite à la réunion consultative tenue le 12 décembre 2016 à Alger en présence de nombreux responsables de police africains, visant à permettre le partage d'expériences en matière de coopération.
L'Algérie a abrité la première assemblée générale d'Afripol à Alger avec la participation de 48 pays et au cours de laquelle les représentants des pays africains ont défini les cadres généraux de coopération pour les institutions de police aux niveaux national, continental et international. Durant l’année 2017, le directeur général de la Sûreté nationale de l’Algérie été élu à la tête du mécanisme de l’Union africaine de coopération policière (Afripol), comme nous avons assisté à la désignation d’un responsable de la DGSN pour présider le groupe des experts d’Interpol de lutte contre la cybercriminalité.

4. Dans le cadre de la stabilisation de l’Algérie et de la région, il faut rendre hommage l’ANP, aux forces de sécurité et à la diplomatie algérienne qui s’activent pour apaiser les tensions régionales, le terrorisme étant une menace planétaire. La sécurité de l’Algérie est posée à ses frontières. La frontière Algérie Mali est de 1376 km, la frontière entre l'Algérie et la Libye de 982 km, la frontière Algérie- Niger de 956 km, la frontière Algérie- Tunisie est de 965 km à surveiller. Le problème est plus grave pour les frontières conjointes avec le Mali et la Libye.
Dans le contexte des crises libyenne et malienne, la sécurité aux frontières est devenue une préoccupation majeure des autorités algériennes. Cette question fait aussi l’objet d’un processus de construction et de sécuritisation, à des fins internes et externes. Selon les experts militaires, la stratégie algérienne se déploie sur trois niveaux : premièrement, la mise en place d’un dispositif de sécurité aux frontières et la restructuration des forces armées et de sécurité ; deuxièmement, l’amorce de processus bilatéraux de coopération avec les pays voisins et enfin troisièmement, le développement d’un processus multilatéral à travers l’initiative des pays de Champ.
Cette stratégie est guidée par trois principes fondamentaux : non ingérence dans les affaires intérieures des Etats ; non intervention de l’armée algérienne hors du territoire ; prise en charge endogène de la sécurité régionale. Espérons donc pour le devenir de l’Algérie que cette même énergie soit déployée pour consolider le front social intérieur, afin d’éviter l’affrontement direct forces de sécurité –citoyens avec des couts colossaux. L’efficacité de la sécurité intérieure et extérieure doit impliquer les citoyens, supposant l’approfondissement de l’Etat de Droit de la démocratie tenant compte de notre anthropologie culturelle. Car, le succès final dépend d’une large coopération régionale et internationale et une nouvelle politique socio-économique adapté au nouveau monde.
Car l'Algérie ne saurait à la fois supporter seul le fardeau financier avec la chute du cours du pétrole, devant à l’avenir mutualiser les dépenses grâce à une coopération régionale et surtout favoriser le développement et la démocratie tenant compte de son anthropologie culturelle, sans laquelle son audience sera limitée à terme.

Par Dr Abderahmane Mebtoul, (Professeur des universités) - Source de l'article La Nouvelle République

MEDSTAT IV utilise les données des registres des entreprises pour améliorer l’analyse du commerce extérieur

MEDSTAT IV

Le 7 mars 2018, le projet MEDSTAT IV a réuni à Madrid des experts MED sur les statistiques du commerce extérieur et les registres des entreprises afin de discuter des avantages mutuels d’une collaboration plus étroite. 

Les deux secteurs produisent des informations statistiques sur les entreprises et les établissements qui peuvent d’être recoupées.

Pour le registre des entreprises, le principal avantage de cet échange est de mettre régulièrement à jour le registre à partir des statistiques du commerce extérieur et de mesurer les exportations par le biais du chiffre d’affaires des sociétés. Un autre avantage potentiel consiste à calculer un ratio spécifique pour estimer l’activité d’une entreprise ou d’un secteur lorsqu’il n’y a pas de réponse aux enquêtes économiques régulières.

En ce qui concerne les statistiques du commerce extérieur, l’échange de fichiers permettrait d’analyser les importations et les exportations par secteur d’activité, par taille d’entreprise en fonction du nombre d’emplois ou du chiffre d’affaires. Un exemple de ce type d’analyse a été présenté par des représentants d’Eurostat, un modèle que les participants d’Israël, du Maroc, de Palestine et de Tunisie ont accepté de reproduire. Les résultats de ces expériences seront ensuite partagés et discutés au sein de la région.

Le projet MEDSTAT IV fournit une expertise et un support technique dans le but de promouvoir l’harmonisation des statistiques en conformité avec les normes européennes et internationales dans 6 domaines : répertoires et statistiques d’entreprises, statistiques sur le commerce extérieur et la balance des payements, statistiques des transports, statistiques de l’énergie, statistiques du marché du travail et statistiques des migrations. Il fait suite à une phase précédente mise en œuvre au cours de la période 2010-2013.

Pour en savoir plus
MEDSTAT IV - Site internet

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Le projet MEDSTAT IV fournit une expertise et un support technique dans le but de promouvoir l’harmonisation des statistiques en conformité avec les normes européennes et internationales dans 6…

IEVP CT Med présente ses résultats au Caire


EU Neighbours South

Une conférence de presse se tiendra au Caire le 15 mars 2018 à 10h00 (heure locale en Egypte), au siège du Ministère de l'Investissement et de la Coopération Internationale, pour présenter pour la toute première fois le rapport intitulé « Agir ensemble pour la Méditerranée».

Rédigé par l'Autorité de Gestion Commune en collaboration avec les représentants des 13 pays participant au Programme, le rapport comprend une évaluation des résultats et de l'impact des 95 projets financés au cours de la période 2007-2013.

Le rapport montre comment le Programme Bassin Maritime Méditerranée est devenu un «hub» pour la coopération entre acteurs publics et privés - y compris les ministères, administrations publiques, universités, organisations de la société civile et PME - permettant à plus de 700 organismes de travailler ensemble et de traiter conjointement certains des défis les plus pertinents dans la région méditerranéenne, du développement socio-économique à l'adaptation au changement climatique. En outre, le rapport met l’accent sur les personnes et raconte comment les projets ont contribué de façon positive à leur vie.

Le Programme IEV CTF « Bassin Maritime Méditerranée » 2014-2020 offre des opportunités de coopération entre des partenaires de la région méditerranéenne dans des domaines d’intervention comme le développement économique, l’éducation et la recherche, l’inclusion sociale et la protection environnementale.

Pour en savoir plus
IEV CTF MED - Site Internet

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Projet connexe
La CTF, l’un des domaines prioritaires de l'IEVP, vise à renforcer la coopération entre les États membres de l’UE et les pays partenaires situés le long des frontières externes de l’UE.

La Communauté du Tourisme Durable MED s’agrandit !

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En février 2018, trois nouveaux projets ont officiellement rejoint la Communauté MED sur le Tourisme Durable, qui capitalise désormais sur les activités et résultats de 17 projets. 

Ils ont été présentés au projet horizontal BleuTourMed lors de la réunion de coordination qui s’est tenue à Marseille le 22 février dernier, réunissant le Secrétariat Conjoint du Programme INTERREG MED, les membres des nouveaux projets et des projets horizontaux.

Les trois nouveaux projets sont :
  • HERIT DATA (48 mois): Mené par la Région toscane, le projet vise à développer la gestion durable du patrimoine en vue de minimiser l’impact du tourisme de masse grâce à une utilisation holistique des Big and Open Data,
  • INHERIT (48 mois) : Mené par la région du Péloponnèse, ce projet a pour objectif le développement d'un Tourisme du patrimoine naturel pour les zones côtières et maritimes méditerranéennes,
  • COASTING (18 mois) : Mené par la Fédération des Municipalités et Provinces d’Andalousie, le projet a pour objectif de définir une méthodologie commune pour le tourisme côtier intégré utilisant la GIZC, les contrats côtiers et les contrats de baie.
En savoir plus sur le projet BleuTourMed...

Source de l'article Le Plan Bleu

Un nouveau plan de gestion pour la Méditerranée occidentale


La proposition de la Commission est actuellement soumise à l'examen du Parlement européen et du Conseil de l'Union.

La Commission européenne vient de proposer aux États membres de l’UE un plan pluriannuel pour une meilleure stabilité, transparence et viabilité des pêcheries de la Méditerranée occidentale. 

La proposition couvre les stocks d'espèces démersales, c'est-à-dire les poissons qui vivent et se nourrissent dans les fonds marins et assurent un revenu significatif au secteur de la pêche dans la région qui concerne principalement l'Espagne, la France et l'Italie. 
«Selon les dernières données disponibles, il est estimé qu'en 2015, les navires espagnols, français et italiens ont débarqué environ 100.000 tonnes de poissons démersaux, pour une valeur de 675 millions d'euros. Les captures de ces stocks ont sensiblement diminué, d'environ 23% depuis le début des années 2000», indique la Commission dans un communiqué. 
À ce rythme, est-il ajouté, plus de 90% des stocks évalués seront surexploités d'ici 2025. En l'absence de l'effort collectif prévu par ce plan, près de 1.500 navires connaîtront un risque financier d'ici 2025. La proposition vise ainsi à reconstituer les stocks concernés à des niveaux susceptibles d'assurer la viabilité sociale et économique des pêcheurs et des plus de 16.000 emplois qui en dépendent.
«La proposition de plan pluriannuel vise à porter les stocks de poissons au niveau nécessaire pour éviter les pertes d'emplois et soutenir des secteurs économiques importants qui dépendent de la pêche. Elle nous permet de faire un nouveau pas en avant vers la mise en place de pêcheries méditerranéennes plus durables. Nous devons agir, et nous devons agir de toute urgence», estime Karmenu Vella, commissaire chargé de l'environnement, des affaires maritimes et de la pêche.
À noter que la proposition de la Commission est actuellement soumise à l'examen du Parlement européen et du Conseil de l'Union. 

Source de l'article Le Matin

mercredi 28 mars 2018

SwitchMed célèbre la Journée mondiale de l’eau dans la région méditerranéenne

SwitchMed

Chaque année, la Journée mondiale de l’eau attire l’attention du monde entier sur les grands défis liés à l’eau. Les jeunes Méditerranéens ont un rôle essentiel à jouer dans le renforcement de la sécurité de l’eau au niveau régional et la sensibilisation à l’eau. 

En effet, dans l’ensemble de la région, les jeunes font preuve d’innovation dans la gestion de l'eau et il conviendrait que leurs actions et idées soient reconnues, partagées et reproduites pour mieux assurer la sécurité de l’eau dans la région à l’avenir et mobiliser davantage de jeunes, en particulier au Maghreb et au Machrek. L’innovation dans le domaine de l’eau représente également une chance économique précieuse pour les jeunes puisqu’elle permet de créer de nombreux emplois verts.

C’est dans ce cadre que 45 jeunes professionnels passionnés de différents pays méditerranéens et travaillant sur des solutions innovantes pour combattre la rareté de l’eau dans la région méditerranéenne se rassembleront cette semaine à ANAPHORA pour assister à l’Atelier pour les jeunes en vue de la Journée mondiale de l’eau (World Water Day Youth Workshop) qui se tiendra du 11 au 15 mars 2018.

Le hashtag #Waterheroes de l’événement reflète l’enthousiasme des jeunes et leur détermination à apporter la solution à la problématique de plus en plus inquiétante de l’eau dans la région méditerranéenne, réaffirmant l’importance de la participation des jeunes dans tous les domaines.

Pendant cet atelier de 4 jours, les quatre lauréats présenteront leurs projets à leurs jeunes homologues et les participants pourront échanger des idées, des résultats de recherche, des possibilités d’entrepreneuriat et des stratégies de sensibilisation concernant des solutions de renforcement de la sécurité de l’eau dans la région, fondées sur la nature.

Reprenant la formule à succès de l’année dernière, le Switchmed Networking and Green Entrepreneurship Facility, géré par le Centre d’activités régionales pour la Consommation et la Production Durables (SCP/RAC), animera un atelier pratique sur l’innovation verte à l’intention d’une quarantaine de jeunes participants, en mettant l’accent sur les solutions fondées sur la nature. L’atelier aura lieu le 13 mars à partir de 10h et sera animé par notre chef de projet Anna Ibanez.

Les activités mises en œuvre dans le cadre de la session font partie de la Méthodologie du Modèle d’affaires vertes, qui a fait ses preuves en Méditerranée.

Au cours de cette session de 3 heures, les participants approfondiront leur compréhension du concept d’économie circulaire et d’innovation éco-sociale en Méditerranée. Ils comprendront également mieux comment les solutions fondées sur la nature peuvent servir de ressource dans l’économie circulaire. À la fin de la journée, les participants discuteront du rôle des jeunes Méditerranéens dans l’innovation éco-sociale et l’économie circulaire, à partir d’exemples de jeunes entrepreneurs SwitchMed.

Le programme SwitchMed de consommation et de production durables vise à encourager les économies méditerranéennes à passer à des profils de consommation et de production durables et à l'économie verte, y compris à des stratégies de développement à faible émission, en présentant et en diffusant des méthodes susceptibles d'améliorer l'efficacité énergétique et des ressources. Le programme cherche également à atténuer l'impact environnemental lié au cycle de vie des produits et, s'il le juge opportun, à promouvoir les énergies renouvelables.

Pour en savoir plus
SwitchMed – Site internet

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Projet connexe
Encourage la transition des économies du Sud de la Méditerranée vers des profils de consommation et de production durables et vers l'économie verte. Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye,…

L’UE et le Liban discutent du renforcement de leur coopération à Bruxelles

EU Neighbours South

Conformément aux priorités du partenariat UE-Liban, une délégation économique libanaise de haut niveau a tenu des consultations avec l’UE à Bruxelles du 7 au 9 mars, afin de discuter des moyens concrets permettant de renforcer la coopération dans l’optique de stimuler la croissance économique et la création d’emplois au Liban.

Ces réunions constituent des étapes importantes, en particulier en vue de trois événements majeurs à venir, dans lesquels l’UE jouera un rôle fondamental. Le premier aura lieu le 15 mars à Rome et visera à mobiliser les aides en faveur des institutions de sécurité libanaises (Forces armées libanaises et Forces de sécurité intérieure). Le second se déroulera à Paris, le 6 avril (Conférence du Cèdre), afin d’appuyer l’investissement international combiné à une vision économique à long terme et à un programme de réformes. Enfin, la Conférence de Bruxelles II des 24 et 25 avril réunira une fois de plus l’ensemble de la communauté internationale pour discuter de l’aide à apporter pour l’avenir de la Syrie et de ses pays voisins, y compris le Liban.

Le premier jour, le dialogue a surtout porté sur le renforcement du commerce bilatéral et la pleine exploitation des accords commerciaux préférentiels existants. Il a été convenu que le Groupe de travail mixte sur le commerce et l’investissement, créé en 2017, poursuivra ses travaux et fera le point sur les progrès accomplis en mai. L’UE et le Liban se sont également penchés sur les mécanismes commerciaux régionaux, en particulier en prévision de la conférence des ministres du Commerce de l’Union pour la Méditerranée, qui se tiendra le 19 mars, et de la finalisation de la Convention sur les règles d’origine pan-euro-méditerranéennes. Sur ce dernier point, une voie commune a été adoptée sur la base des résultats du dernier Conseil d’association.

Le deuxième jour, ce sont la situation et les perspectives macroéconomiques de l’UE et du Liban qui ont été discutées, de même que les tendances et les défis budgétaires, ainsi que la stabilité financière.

Le troisième jour, le Plan d’investissement extérieur de l’UE a été examiné afin de déterminer comment le Liban pourrait en bénéficier, notamment dans le cadre du Plan d’Investissement en Capital (PIC). s deux parties sont convenues que le PIC devait s’inscrire dans un cadre de réforme plus large et dans un dialogue structuré avec le secteur privé, qui jouera un rôle clé. À cet égard, l’UE s’est félicitée de l’adoption récente de la loi sur le partenariat public-privé.

La discussion a également porté sur la coopération en cours dans un certain nombre de secteurs essentiels à une croissance durable, tels que l’environnement, la gestion de l’eau et des déchets, la recherche et l’innovation, la politique maritime, les transports, le politique énergétique et l’éducation. L’UE et le Liban se sont tout particulièrement engagés à tirer pleinement parti de l’adhésion récente du Liban au Partenariat pour la recherche et l’innovation dans la région méditerranéenne (PRIMA) soutenu par l’UE.

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE au Liban - Site internet

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Ali Haddad : « L'Algérie est prête à mobiliser toutes ses forces vives »

ALGERIA-BUSINESS-FORUM ©  Billal Bensalem / NurPhoto

Alors que l'Algérie est à un tournant important, tant économique que politique, le patron du Forum des chefs d'entreprise livre son analyse de la situation présente, mais aussi à venir.

Environnement économique, état d'esprit des hommes d'affaires et des investisseurs, réformes structurelles nécessaires pour mieux adapter l'économie algérienne, changement de statut de l'organisation patronale qu'il préside, initiatives en direction des jeunes, appréciation des éléments de risque social, politique et économique, analyse de la règle 49/51, impact attendu du Conseil d'affaires algéro-français, regard porté sur les marchés africains, approche de la responsabilité sociétale des entreprises, ambition africaine de ETRHB, enfin, sa foi dans l'avenir de l'Algérie, Ali Haddad a balayé un large spectre de l'écosystème de l'Algérie en se confiant au Point Afrique. De quoi se faire une idée de l'état de la prise de conscience des défis à relever dans une Algérie au milieu du gué. 

Le Point Afrique : Comment se porte l'Algérie ?
Ali Haddad : Nous sommes un pays stable avec des perspectives économiques positives malgré la baisse des revenus issus des hydrocarbures. En début d'année, la Banque mondiale a relevé sensiblement ses prévisions de croissance du PIB de l'Algérie à 3,6 % pour 2018. Dans son dernier rapport, la Banque africaine de développement abonde dans le même sens et prévoit une croissance du PIB algérien à 3,5 % en 2018 et 3,8 % en 2019.
L'Algérie est dans une période charnière où son modèle économique est en pleine mutation avec une émergence sans précédent du secteur privé. Le FCE se réjouit de la baisse des prix du baril, car elle accélère les reformes en cours et dope le secteur privé.

Quelle appréciation portez-vous sur les indicateurs à même d'inciter les investisseurs étrangers à s'installer en Algérie ?
Le climat des affaires est en constante amélioration notamment grâce au dialogue public-privé que nous avons instauré avec l'État au plus haut niveau, ce qui nous permet de soumettre nos propositions et d'identifier, ensemble, les contraintes qui bloquent les projets d'investissement et freinent l'entrepreneuriat. Le FCE a préconisé une réforme fondamentale, celle de la gouvernance de l'administration, et nous appelons l'application de la loi, à commencer par celle de la Constitution, qui, dans son article 43, consacre la liberté d'entreprendre et de commercer.
L'Algérie est la quatrième économie du continent africain avec des gisements d'opportunités importants qui ne sont pas encore exploités. L'immensité du pays et la taille de sa population (40millions) en font par exemple un des plus gros marchés méditerranéens pour le développement des technologies de l'information et de la communication. On le sait peu, mais l'Algérie est l'un des rares pays en Afrique à disposer de plusieurs milliers de kilomètres de fibre optique. Par exemple, la route transsaharienne qui relie Alger à Tamanrasset sur 3 000 km sera totalement équipée en fibre optique.

Je peux aussi mentionner notre programme de développement des énergies renouvelables qui prévoit une puissance totale installée de 22 000 MW d'ici à 2030. Et, avec un taux d'électrification de 99 %, l'Algérie peut devenir un acteur majeur dans le processus d'électrification du continent africain.
Enfin, l'emplacement de l'Algérie est stratégique face au marché européen et à la jonction des États d'Afrique et de Méditerranée. Quand on est un investisseur, on évalue le rapport rendement/risque et je pense que l'Algérie offre l'un des meilleurs rapports rendement/risque de la zone.

Quel est votre sentiment sur la confiance que portent les hommes d'affaires algériens dans l'environnement et l'avenir économique de l'Algérie ?
Le baromètre du FCE, qui mesure l'indice de confiance des chefs d'entreprise, même s'il fluctue, montre que les opérateurs algériens n'ont pas reporté leurs investissements malgré la chute des revenus pétroliers. Bien au contraire, de grands projets sont lancés dans l'industrie, la sidérurgie, la construction… Ces grands projets vont avoir un effet entraînant sur toute l'économie avec la création d'emplois directs mais aussi indirects.

Quelles réformes vous paraissent nécessaires pour éviter à l'Algérie les déconvenues de la perte de ressources en raison du tarissement des gisements d'hydrocarbures ?
Il est évident que la poursuite du développement économique et social de notre pays ne doit plus reposer sur la seule ressource naturelle, mais sur le travail, la productivité, la transformation, la créativité et l'ingéniosité des Algériens. Certaines mesures urgentes sont déjà prises. Une nouvelle loi sur l'investissement a été promulguéeElle va rendre l'acte d'investir plus fluide en réduisant considérablement les étapes du processus de validation et en instaurant l'automaticité des avantages.
Notre économie se caractérise par un dynamisme entrepreneurial soutenu. L'entreprise privée y prend de plus en plus de place et devient progressivement le moteur du développement. Tout cela met notre pays en situation de consolider l'environnement économique pour qu'il soit viable, apte à permettre son insertion dans les chaînes de valeurs internationales et à favoriser l'émergence d'un tissu industriel capable de répondre à la demande interne, mais aussi d'aller chercher des parts de marché à l'international. Nous travaillons aux côtés des pouvoirs publics pour libérer les initiatives de tout obstacle réglementaire et bureaucratique, et ouvrir le champ à l'activité des entreprises dans tous les secteurs.

Est-ce pour être mieux entendus que vous avez fait passer le FCE du profil d'association à celui d'organisation syndicale ?
Le FCE était à l'origine un club regroupant les plus grands entrepreneurs et industriels algériens. Au fil des ans, le FCE s'est ouvert à des sociétés de différentes tailles et divers secteurs. Notre membership s'est significativement développé, et l'organisation regroupe aujourd'hui des chefs d'entreprise de sociétés de différentes tailles et divers secteurs.
Le FCE représente 4 000 chefs d'entreprise, 7 000 entreprises, 300 000 employés, 4 000 milliards de dinars de chiffre d'affaires (40 milliards de dollars). Le statut d'association, qui correspondait à une étape et à un contexte particulier, a indéniablement enrichi le paysage associatif par la qualité des contributions du FCE et la force de ses propositions. Cependant, la situation actuelle commande au FCE d'acquérir une nouvelle dimension en rapport avec les exigences légales et l'impératif de conjuguer la richesse de son apport avec une base sociale élargie. L'aboutissement de cette procédure permettra au FCE de consolider et de renforcer de manière pérenne sa coopération avec les pouvoirs publics et les autres partenaires sociaux. Il était dont naturel de passer du statut d'association à celui d'organisation syndicale patronale. Dans toutes les économies modernes, les entreprises sont représentées par des organisations syndicales qui comptent au nombre de ce qu'on appelle les partenaires sociaux.

L'Algérie compte un nombre important de jeunes pour lesquels l'entrepreneuriat ne manquera pas d'être une voie de salut. Que faites-vous au niveau du FCE, seul ou avec l'État, pour les préparer à cette réalité qui sera imposée par une conjoncture de rareté de moyens publics ?
La jeunesse est la priorité de mon mandat. J'ai d'ailleurs créé le « Jil'FCE » (génération FCE en arabe) qui fédère les membres du FCE de moins de 40 ans. La structure actuellement dirigée par Mohamed Skander est très active et a signé beaucoup de conventions avec les banques, la Bourse, les grands donneurs d'ordre comme Algérie Télécom pour aider des milliers de jeunes entrepreneurs dans leurs démarches.
70 % de notre population a moins de 40 ans, il est donc évident que la prospérité de notre pays passera par sa jeunesse et par tous les dispositifs pour favoriser l'accès à l'entrepreneuriat. Plus généralement, l'employabilité des jeunes ne peut être qu'un bon investissement.

Quelle analyse faites-vous du risque social et politique de l'Algérie d'aujourd'hui que les investisseurs ne manqueront pas d'intégrer dans leurs critères pour venir ou pas ?
L'Algérie a connu des moments difficiles, mais c'est aujourd'hui l'un des pays les plus stables de la région. Notre pays a démontré par le passé qu'il avait des capacités de résilience remarquables. La stabilité de notre pays est indéniable.

La règle 49/51 et quelques difficultés pour rapatrier les bénéfices semblent décourager certains investisseurs. Quelles réformes propose le FCE pour résoudre ces problèmes ?
Le FCE échange en permanence avec les institutions pour améliorer les conditions d'investissements en Algérie, et cela autant pour les entreprises à capitaux algériens qu'étrangers. La règle 49/51 n'a jamais constitué une source de blocage pour les investissements directs étrangers. D'ailleurs, après son entrée en vigueur de cette règle, il n'y a pas eu une baisse substantielle de ce type de projets. Les entreprises étrangères avaient des appréhensions au début, mais elles ont très vite compris que cette mesure n'était pas de nature à entraver leurs investissements. Mieux encore, nombre de partenaires ont confirmé que cette règle (que, du reste, beaucoup de pays appliquent) ne les gêne pas, et ils continuent à investir et à réaliser des projets en Algérie. Par ailleurs, même sans ce cadre, il est, en Algérie, toujours préférable de s'associer à un partenaire local pour gagner en temps et en efficacité.
Aujourd'hui, contrairement à ce qui peut se dire, l'essentiel des sociétés détenant des parts sociales dans les sociétés algériennes récupère leurs dividendes sans difficulté. Il y a cependant un cadre établi à respecter, mais ceux qui le font en conformité n'ont pas de problèmes dans le partage des dividendes.

Le Conseil d'affaires algéro-français récemment créé va-t-il vraiment faciliter et développer le business entre l'Algérie et la France ?
La France est déjà un des principaux partenaires de l'Algérie, autant sur le plan commercial que sur le plan de l'investissement, avec environ 400 sociétés implantées – dont une trentaine de grandes entreprises. Cependant, on peut toujours améliorer les relations et ce Conseil, que l'on a créé avec notre homologue français – le Medef –, doit permettre de collaborer afin de lever les éventuelles contraintes rencontrées dans la concrétisation de projets algéro-français. Nous sommes convaincus que les réalisations qui peuvent naître d'un renforcement de nos relations seront importantes et je souhaite que les premiers résultats des actions de ce Conseil soient visibles très rapidement.

Les marchés africains sont souvent présentés comme pleins d'avenir. Y croyez-vous ?
Bien sûr que j'y crois et je ne suis pas le seul. Tous les indicateurs montrent que l'économie mondiale gravite désormais autour du continent africain, qui a affiché un taux de croissance moyen de 5 % sur les quinze dernières années malgré les crises successives. L'Afrique est une priorité absolue pour le FCE. Plus grand pays du continent, l'Algérie bénéficie d'un emplacement géostratégique exceptionnel, elle se doit donc d'être un acteur majeur de l'émergence de l'Afrique. Nous avons la chance d'être sur le « continent du XXIe siècle » et nous comptons bien être l'une des locomotives. Les entreprises algériennes saisiront toutes les occasions pour exporter et s'implanter en Afrique, en particulier sur les marchés où la demande est forte et en commençant par les secteurs où elles sont déjà leaders en Algérie et dans lesquels elles ont un savoir-faire : l'agro-industrie, l'énergie, l'industrie pharmaceutique, le BTP, les services et les infrastructures.

 ©  DR

Quels sont les grands chantiers, les secteurs importants que les entreprises et hommes d'affaires algériens devraient investir ?
Les membres du FCE investissent déjà dans beaucoup de secteurs en Afrique : la construction, l'industrie électrique/électronique, les biens de consommation, les services. Nous ne sommes pas suffisamment présents en Afrique, mais cela devrait rapidement changer.

Parmi les challenges qui attendent les entreprises du FCE comme tant d'autres, il y a l'écologie et la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Où en êtes-vous par rapport à ces problématiques ?
Notre pays a une grande tradition de solidarité, et cela a déteint sur nos entrepreneurs. Le FCE et ses membres traitent beaucoup ces sujets, soit au forum soit au niveau de leurs entreprises. Nous avons par exemple organisé une grande rencontre, suivie de réalisations concrètes, avec les acteurs du secteur de l'énergie : le ministre de l'Énergie et des Mines, les PDG de Sonatrach et Sonelgaz, mais aussi avec des représentants des groupes internationaux comme Engie ou Total, sur le thème des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique. Nous sommes aussi très présents sur la question de l'insertion professionnelle des personnes à mobilité réduite. Nos équipes travaillent d'ailleurs actuellement avec des experts de l'Union européenne sur le sujet. L'entreprise a, certes, pour objectif de réaliser du profit, mais c'est aussi un lieu de vie qui doit être inclusif.
Nous sommes donc très engagés en faveur de l'insertion économique et sociale des personnes en situation de handicap. Récemment, le Forum des chefs d'entreprise a décidé de créer une fondation dédiée aux actions de solidarité portées par ses membres. Cette fondation sera implantée dans les 48 délégations de wilayas que compte le FCE à travers le pays, avec également un projet de réalisation d'une école pour les personnes à mobilité réduite dans la commune de Sidi Abdallah à Alger. Notre organisation contribuera ainsi à l'amélioration de l'insertion sociale et économique de cette catégorie que ce soit à travers l'emploi ou l'entrepreneuriat.

Président du FCE, vous êtes également à la tête d'un groupe très important, ETRHB. Qu'envisagez-vous pour, au-delà de renforcer son statut de champion national, en faire un champion africain ?
L'ETRHB est l'exemple même des opportunités de réussite qu'offre le marché algérien. Si l'on remonte 30 ans en arrière lorsque j'ai créé cette entreprise, personne n'aurait cru qu'une société privée puisse se hisser au niveau des grands groupes publics dans ce secteur. Cela démontre la mutation en cours. Après le défi algérien, va venir, pour nous, le défi africain et le groupe est prêt à participer à la construction de notre continent.

Comment voyez-vous l'avenir de l'Algérie dans les 20 prochaines années ?
L'Algérie prouvera que l'on peut réussir à être une puissance économique tout en limitant les disparités et en faisant profiter le maximum de personnes de la croissance. En tant que chef d'entreprise engagé dans la dynamique économique de mon pays, je reste convaincu que l'Algérie est prête à mobiliser toutes ses forces vives et à s'appuyer sur l'ensemble de ses ressources pour réussir le pari de l'émergence économique, et en particulier sur les ressources de son secteur privé. Un secteur privé algérien qui, dès aujourd'hui et certainement encore plus à l'avenir, saura être un levier de développement réussi pour l'Algérie 

Par Malick Diwara - Source de l'article Le Point Afrique