Afin d’aider à développer la filière oléicole dans la wilaya, une délégation de l’Union Européenne à Béjaïa


Une importante séance de travail a eu lieu, lundi dernier, au siège de la chambre d'agriculture de Béjaïa avec une délégation de l'Union Européenne, dans le cadre du programme d'appui au secteur de l'agriculture (PASA).

Cette mission de l’UE à Béjaïa s’étale du 8 à aujourd’hui 10 janvier en compagnie des experts et des représentants des secteurs, à savoir le ministère de l’Agriculture, celui de l’Industrie et des mines et celui de l’Artisanat et du Tourisme. 
Cette rencontre a pour objectif la prise de contact et la connaissance des différents acteurs et intervenants de ce programme qui vise à développer la filière oléicole dans la wilaya de Béjaïa. Cette halte dans la capitale des Hammadites d’experts en développement rural de l’union européenne fait suite à la visite effectuée par M. Alec Bouchitté le 31 mai 2017 à l’ONFAA. 
Ce dernier a présenté le projet PASA (Programme d’appui au secteur de l’agriculture) qui a pour objectif global la connaissance et la diversification de l’économie du secteur agricole et agro-alimentaire algérien, ainsi que l’accroissement de la compétitivité des acteurs économiques de trois filières agro-alimentaires stratégiques dans une vision de promotion inclusive, durable et socialement équilibrée des chaines de valeurs. 
Les filières concernées par ce projet : le maraîchage (cultures potagères incluant la pomme de terre), les dattes pour la zone Sud représentée par la wilaya de Biskra et El Oued, ainsi que l’huile d’olive pour la zone de la vallée de la Soummam. C’est dans cette optique que la délégation de l’UE s’est déplacée à Béjaïa afin de prendre contact avec les professionnels de la filière oléicole et voir de visu comment la développer. 
Les aspects liés à l’analyse et le suivi de filières seront une partie prenante dans ce projet qui durera 4 ans et qui apportera certainement une valeur ajoutée au secteur agricole à Béjaïa. Pour rappel, ce programme de coopération bilatérale entre l’Algérie et l’Union européenne, initié dans le cadre du Programme d’action pilote pour le développement rural et de l’agriculture en Algérie «PAP-ENPARD-Algérie», a été lancé le 10 avril dernier à Alger. 
À vrai dire, l'oléiculture représente une filière stratégique pour l'agriculture et l'économie algérienne. Nonobstant les incendies qui ont ravagé des centaines d’hectares, l’Etat algérien a consacré un programme important pour la mise en valeur de cette filière, en permettant la réhabilitation d’anciens vergers et la plantation de nouveaux. 
Par conséquent, la croissance annuelle en termes de surface réservée à l’olivier est désormais importante. Ce taux est considéré comme très important et remarquable pour les experts du domaine. Ce programme d'action, qui débutera certainement dans la région de Tazmalt, premier bassin oléicole de la wilaya de Béjaïa, repose sur une conception qui fait la part belle aux transformateurs (huileries), sur lesquels vont se greffer tous les autres acteurs, notamment les producteurs (oléiculteurs, collecteurs, conditionneurs,...). 
Tout cela afin de donner plus de visibilité à l'action de chacun, mais aussi assurer une traçabilité sans faille au produit (olive), dont la concrétisation reste une étape essentielle dans la mise en place des labels et l'émergence des produits de terroir. Ce projet repose sur l'idée d'associer tous les acteurs sur les possibilités de valorisation des produits oléicoles dans une vision multisectorielle. 
«Les investissements et le soutien de l'Etat à la filière commencent à porter leurs fruits. Il va falloir passer à une autre étape qualitative impliquant un maximum d'acteurs», a expliqué un professionnel de cette filière qui est très importante dans la wilaya de Béjaïa.

Par Rachid Z. - Source de l’article Dépêche Kabyle

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