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dimanche 20 mai 2018

Accord d’association UE-Algérie : qu’est-il advenu ?

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L’accord d’association UE-Algérie est le fruit de ce qu’on appelle le processus de Barcelone, ou le partenariat Euromed, lancé en novembre 1995, à l’initiative de l’UE, visant à rapprocher celle-ci des pays de la rive sud de la Méditerranée avec pour objectif, selon la Déclaration de Barcelone, « de construire ensemble un espace de paix, de sécurité et de prospérité partagée ».

Ce partenariat prend la forme d’accords d’association, entre l’UE et 10 pays du sud de la Méditerranée, englobant les domaines politique, économique, financier, culturel et social. Sur le plan économique, le partenariat Euromed visait à instaurer une zone méditerranéenne de libre-échange à l’horizon 2010, montrant par ailleurs la nature néo-libérale de ce projet. L’accord d’association UE-Algérie, signé en 2002 à Valence en Espagne et entré en vigueur le 1er septembre 2005, est le dernier du partenariat Euromed à avoir vu le jour. 

Zone de libre-échange UE-Algérie : ce que prévoit l’accord 

L’accord d’association UE-Algérie prévoit de « fixer les conditions de la libéralisation progressive des échanges de biens, de services et de capitaux », c’est-à-dire de créer une zone de libre-échange algéro-européenne à travers un démantèlement total mais progressif des tarifs douaniers à l’horizon 2017, et ce, en trois étapes. Dans une première étape allant de 2005 à 2007, une liste de 2.076 positions tarifaires avait été complètement démantelée. Au cours de la seconde étape, une seconde liste de 1.100 positions tarifaires devait être totalement démantelée entre 2008 à 2012 alors qu’à l’horizon 2017, une troisième étape prévoyait d’achever le démantèlement du reste des positions tarifaires au nombre de 1964. Dès 2010, la partie algérienne avait demandé la négociation d’un report du démantèlement tarifaire avec l’UE qu’elle a fini par obtenir en 2012. Un accord avait été trouvé sur un nouveau schéma de démantèlement tarifaire portant sur 1058 positions tarifaires ventilées entre les listes 2 et 3 citées ci-dessus. Cet accord a de fait repoussé la date de l’établissement de la zone de libre-échange à 2020 tout en fournissant, selon le gouvernement algérien de l’époque, une période supplémentaire aux entreprises algériennes pour se préparer à la concurrence à venir. 

Des entraves à la performance économique côté algérien 

Un des facteurs expliquant la faiblesse des exportations algériennes à destination de l’UE, selon les spécialistes, réside dans les retards structurels de l’économie algérienne, de par l’environnement des affaires et la structure du tissu économique en Algérie. Selon la même étude empirique, les rares entreprises ayant des produits à exporter ont pendant longtemps été confrontées à de lourdes procédures bureaucratiques, elles-mêmes mal maîtrisées par des institutions sous-informatisées et dont les missions ne sont pas clairement définies. 
Le dispositif national du commerce extérieur – composé des banques, douanes, administration, ports, etc. – a pour longtemps eu pour seule mission d’importer et n’est donc pas conçu pour l’exportation. À cela s’ajoute le fait que la législation algérienne en matière d’investissement, est souvent peu claire et peu lisible pour les investisseurs étrangers, notamment européens, qui évoquent par exemple, l’application de la règle 51/49% à tous les secteurs d’activité confondus, comme étant un obstacle à l’investissement. 
Selon les spécialistes dans le domaine, la structure du tissu économique, composée à 97% de très petites entreprises (TPE), est quant à elle peu orientée vers la performance économique en termes de production et d’exportation. Ceci notamment en raison du fait que le capital national investit souvent dans des secteurs peu porteurs de risques ne nécessitant ni capitaux importants ni capacités de gestion particulières comme le BTP et le commerce. Les spécialistes pointent aussi du doigt la méconnaissance de certaines normes de qualité par nombre d’entreprises algériennes qui voient parfois leurs produits refoulés aux douanes européennes car ne respectant pas les normes en vigueur sur le marché européen. 
De ce fait, les entreprises algériennes n’étant pas assez outillées pour conquérir des marchés extérieurs, elles se contentent souvent du marché local. Elles ont donc très peu mis à profit les effets du démantèlement tarifaire avec l’UE pour gagner en compétitivité et s’assurer des parts sur le marché européen qui leur est pourtant ouvert. 

Quelques efforts de réformes économiques… 

Avec la chute brutale des cours du pétrole dès 2014, lui occasionnant des déficits commerciaux et budgétaires répétés, l’Algérie tente depuis de redresser la situation en introduisant une série de mesures (guichet unique pour les investisseurs, révision du Code de l’investissement, abattement fiscaux, assouplissement des procédures bureaucratiques pour la création d’entreprises, réorganisation des entreprises publiques, etc.) dans le cadre d’un modèle de croissance qui se veut nouveau, et qui, selon le gouvernement, serait de nature à améliorer l’environnement des affaires, stimuler et attirer les investissements et relancer l’appareil productif en remettant l’entreprise, publique et privée, au centre de la stratégie de croissance. De l’avis des spécialistes, l’effet de ces mesures prendra du temps. 

…et beaucoup de restrictions à l’importation 

Le gouvernement a aussi procédé à une réorganisation du système algérien des importations. D’abord par l’instauration de licences d’importations assorties de quotas, toujours en vigueur pour l’automobile dont l’industrie est à ces balbutiements. Ensuite, depuis 2018 par des suspensions provisoires à l’importation et le rétablissement des droits de douanes pour plus de 1000 produits ayant leurs équivalents locaux et répondant aux normes de qualité. Ces mesures avaient été très encouragées par les producteurs locaux. Pour justifier ces mesures, notamment vis-à-vis des partenaires commerciaux européens, le gouvernement a assuré qu’elles étaient provisoires, le temps de rééquilibrer la balance des paiements. Comme pour l’accord de révision de 2012, le gouvernement a invoqué les clauses dites de sauvegarde, contenues dans les articles 9 et 11 de l’accord d’association. 

Par Ismain - Source de l'article Réflexion

Federica Mogherini rencontre Ghassan Salamé, représentant spécial des Nations Unies pour la Libye

Federica Mogherini


La haute représentante de l'UE et vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini, a reçu à Bruxelles le représentant spécial des Nations Unies pour la Libye, Ghassan Salamé.

Le représentant spécial a informé la haute représentante de l'UE sur les récents développements et la situation actuelle en Libye. Ils ont en outre discuté de la mise en œuvre du plan d'action de l'ONU pour la Libye comprenant quatre points (négociations politiques, Conférence nationale, Constitution et élections) que le représentant spécial a présenté en septembre 2017.

Mme Mogherini a exprimé ses remerciements au représentant spécial des Nations Unies et réaffirmé le soutien sans réserve que l'Union européenne lui apportera pour la mise en œuvre de ce plan et dans le cadre des efforts déployés pour aider les Libyens à parvenir à l'unité et à la réconciliation dans leur pays.

Tous deux ont souligné la coopération fructueuse mise en place entre les Nations Unies et l'Union européenne pour soutenir la Libye et sa population, notamment en ce qui concerne les aspects humanitaires, ainsi que la préparation de la Conférence nationale et des élections.

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE en Libye - Site internet

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Euromed Police facilite une formation de renforcement de capacités au Liban

EU Neighbours South

La semaine dernière, Euromed Police a concrétisé une action de renforcement des capacités destinée aux professionnels des services de police. L’activité s’est tenue au sein de L’Académie d’Aramoun, située sur les hauteurs de Beyrouth, et qui constitue le centre de formation des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) libanaises.

Les contours de cette action furent dessinés dans la foulée de l’échange réalisé en Décembre 2017 en Italie, portant sur le trafic d’êtres humains lié à l’immigration irrégulière illégale en tant qu’aire de priorité d’Euromed Police. Au terme de celui-ci, les FSI ont marqué leur intérêt pour organiser une action abordant spécifiquement les enquêtes financières intervenant dans le contexte de trafic d’êtres humains et de l’immigration irrégulière.

Selon le rapport SOCTA 2017 produit par Europol, le trafic d’êtres humains intervient principalement à des fins d’exploitation en tant que main d’œuvre ou sexuelle, ou encore pour le trafic d’enfants. En tant que tel, le trafic d’êtres humains demeure une priorité pour l’ensemble des pays de l’Union européenne mais aussi pour les pays partenaires situés au Sud de la Méditerranée. Par ailleurs, et comme le soulignent la Stratégie Euromed Police et différents documents d’analyse, les enquêtes financières menées dans ce domaine ne génèrent pas encore des résultats satisfaisants.

C’est dans ce cadre, et dans l’objectif de promouvoir l’efficacité globale de ces investigations, que les autorités des FSI et Euromed Police ont élaboré une action conjointe de formation destinée à travailler sur les principaux défis auxquels les forces de police sont confrontés dans leurs enquêtes. A cette fin, des thématiques telles que le blanchiment d’argent, la criminalité financière, le recouvrement des avoirs furent abordées en détail, ainsi que des méthodes liées aux transferts de type Hawalla, les cartes « Ukash » ou les comptes omnibus.

Les unités canines de la Police nationale espagnole et de la Guardia Civil ont apporté leur pierre à l’édifice, en démontrant l’opportunité d’avoir recours aux chiens dans la détection de l’argent liquide. Les organisateurs libanais ont également mis en lumière leur expérience pertinente en matière d’enquêtes menées conjointement avec les autorités du travail. Des représentants de l’ABAAD et des agences des Nations Unies étaient finalement parties prenantes ; ces dernières apportant une perspective complémentaire au travail policier, à savoir l’assistance aux victimes de trafic.

L’objectif du projet Euromed Police IV, qui s’étend de 2016 à 2020, est d’accroître la sécurité des citoyens dans l’ensemble de la zone euro-méditerranéenne grâce au renforcement de la coopération sur les questions de sécurité entre les pays partenaires du sud de la Méditerranée, ainsi qu’entre ces pays et les États membres de l’Union européenne. Il s'appuie sur les réalisations de la phase précédente du projet. Son budget s’élève à 5 millions d’euros.

Pour en savoir plus
Euromed Police site internet

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Fathallah Oualalou : Le Maroc, un relais entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine

Fathallah Oualalou : Le Maroc, un relais entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine

Le Maroc se positionne comme un relais économique et culturel dans la dynamique triangulaire liant l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine, a souligné mardi à Lisbonne Fathallah Oualalou, ancien ministre de l’Economie et des Finances. 

Le Maroc, par son histoire et par sa géographie, joue un rôle de relais sur le plan économique puisqu'il fait partie de l’espace euro-méditerranéen, jouissant d’un statut avancé auprès de l’UE, et du fait aussi de l’intérêt que le Royaume accorde à l’Afrique, ses propres racines, grâce aux initiatives de S.M le Roi Mohammed VI ces dernières années, a-t-il indiqué lors de la 7ème rencontre sur le triangle stratégique: Amérique latine/Caraïbes-Europe-Afrique
En Afrique, nous avons un double intérêt fondamental lié aux investissements et aux liens humains et culturels, poursuit l’ancien Argentier du Royaume dans une déclaration à la MAP, notant que la question alimentaire est aussi fondamentale, parce que tout le monde sait que le 21ème siècle sera africain sur le plan démographique : 40 % de la population mondiale sera africaine. Et par conséquent, a-t-il dit, cela interpelle les Africains qui se doivent de relever les défis de développement et de lutte contre la pauvreté, mais aussi les Européens parce que l’Afrique est voisine, soulignant dans ce sens que le renforcement de la verticale Afrique-Méditerranée-Europe est essentiel. 

Cette verticale fait partie intégrante de ce triangle qui était à la base de la naissance de la mondialisation au 15ème siècle, a rappelé Fathallah Oualalou, également membre de l’OCP Policy Center. 
Il a, d’autre part, relevé que le Maroc veut également jouer le rôle de relais culturel, notamment avec des pays avec lesquels nous avons une histoire commune comme le Portugal et l’Espagne. 

L’ex-ministre a en outre souligné que cette dynamique triangulaire a un sens aujourd’hui, essentiellement à un moment où la mondialisation se renforce, notant que nous avons besoin aussi de repères, de revenir à notre identité, à notre culture et à notre histoire. « Ce triangle rassemble des identités, des cultures et une histoire dont on est fier, et il est important qu’on se réfère à cette histoire pour dialoguer avec la mondialisation qui s’impose à tous », a-t-il conclu. 

Organisée chaque année depuis 2012 par l’IPDAL, cette conférence est dédiée au dialogue et aux échanges sur le partenariat stratégique entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine, avec la participation de représentants d’organismes internationaux et des corps diplomatiques de pays de ces trois continents accrédités au Portugal.

Source de l'article Libération Maroc

Création de l'Union de l'apiculture de l'Europe et de la Méditerranée

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Le 17 avril au Palais du Pharo à Marseille sera créé le comité français de l’Union de l’Apiculture de l’Europe et de la Méditerranée. En présence annoncée du Prince Albert II de Monaco.

L'UAEM a pour objectif de réunir des experts apicoles des 42 pays regroupés au sein de l’Union pour la Méditerranée et être une enceinte de discussions des questions concernant l’avenir de l’apiculture afin de proposer des mesures stratégiques basées sur une codécision et une coresponsabilité entre tous les pays représentés.

L’UAEM permettra d’élaborer les mesures à recommander et deviendra un interlocuteur légitime et crédible auprès des Institutions Politiques Européennes et Méditerranéennes, et des Pouvoirs Publics de chacun des pays concernés.

Les représentants des pays membres seront des personnalités des filières apicoles et horticoles et des personnalités de la société civile, en lien avec le monde apicole. Ils interviendront au sein de l’UAEM à titre personnel et en toute indépendance.

Parmi ses membres fondateurs, l'on trouve notamment Pierre Ickowicz, président de Icko Apiculture, ou encore Thierry Dufresne, président de l'Observatoire français d'apidologie ou encore Olivier de Lachapelle, président de l'Institut supérieur d'agriculture et d'agroalimentaire Rhône-Alpes.

4 missions :
  • la sauvegarde des abeilles (recherche, sélection, élevage, ressources mellifères)
  • la qualité des miels (contrôle, label, valorisation)
  • la formation professionnelle (programmes et accompagnement)
  • la création d'emplois (de l'accompagnement à l'installation)
Source de l'article e-Tribune

MedMedia organise son dernier atelier pair-à-pair pour les radiodiffuseurs à Tunis

EU Neighbours South

MedMedia, un programme financé par l’Union européenne, en partenariat avec la Conférence permanente des opérateurs audiovisuels méditerranéens (COPEAM), a organisé cette semaine son dernier atelier pour les radiodiffuseurs de service public du sud de la Méditerranée.

Organisée à Tunis les 23 et 24 avril, cette rencontre marque la fin d’un programme d’échange multilatéral ayant duré quatre ans, et visant à appuyer la transition des radiodiffuseurs de la région vers une radiodiffusion davantage axée sur le service public.

Représentant sept radiodiffuseurs publics de la région, dont Soread-2M au Maroc, la Télévision et la Radio algériennes (EPTV et ENRS), El Watanya et RNT en Tunisie, al Mamlaka en Jordanie et Radio Liban, les participants ont élaboré des stratégies de renforcement interne des principes de radiodiffusion publique et d’accroissement de l’indépendance éditoriale des radiodiffuseurs, à court et à moyen termes.

« Il existe un consensus régional sur la responsabilité des radiodiffuseurs nationaux dans la défense des valeurs de service public, mais chacun doit développer son propre modèle, programmation, politique et financement, selon les contraintes spécifiques de son environnement politique, social et historique » a déclaré Rita Noujaim, Directrice à Radio Liban.

Financé par l’UE, le projet MedMedia vise à créer un environnement favorable à la réforme des médias dans la région sud de la Méditerranée. Il fait partie de « Média et culture pour le développement en Méditerranée du Sud », un programme à hauteur de 17 millions d’euros qui vise à soutenir le processus de réforme des médias et de la culture dans la région.

MedMedia met l’accent sur la législation, la réglementation, la programmation, la stratégie et le leadership en vue d’aider les médias étatiques à remplir leur mission de service public, en concurrence avec le secteur commercial. Il permettra également de renforcer la confiance du public en consolidant le rôle des médias en tant qu’organismes indépendants de surveillance et vecteurs du débat démocratique.

Pour en savoir plus
Projet MedMedia – Site internet

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SwitchMed propose des opportunités de productions efficaces en ressources aux entreprises algériennes

SwitchMed

Le 8 mai, 12 entreprises du secteur alimentaire algérien vont présenter leurs expériences et leurs résultats du projet MED TEST II du programme SwitchMed à Alger. 

Cet évènement sera une excellente opportunité pour des entreprises algériennes intéressées de voir comment une production efficace en ressources pourrait aider à donner un avantage concurrentiel à leurs affaires.

Depuis 2015, 12 entreprises algériennes, sous la conduite de l’ONUDI et du CNTPP, se sont concentrées sur la façon dont de meilleures pratiques de production plus durables pourraient être adoptées. Des premiers résultats d’autres pays ont démontré que l’application de normes en matière de production efficace en ressources apporterait des économies importantes non seulement pour l’environnement, mais aussi pour les entreprises.

Le programme SwitchMed de consommation et de production durables vise à encourager les économies méditerranéennes à passer à des profils de consommation et de production durables et à l'économie verte, y compris à des stratégies de développement à faible émission, en présentant et en diffusant des méthodes susceptibles d'améliorer l'efficacité énergétique et des ressources. Le programme cherche également à atténuer l'impact environnemental lié au cycle de vie des produits et, s'il le juge opportun, à promouvoir les énergies renouvelables.

Pour en savoir plus
SwitchMed – Site internet

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Tunisie : 3,35 milliards d’euros d’échanges commerciaux avec l’Allemagne


L’Allemagne est et restera un partenaire commercial très important de la Tunisie. En 2017, le volume commercial a augmenté de 11% soit 3,35 milliards d’euros, sachant que les exportations vers l’Allemagne excèdent les importations de 180 millions d’euros. 

La mission de l’AHK Tunisie consiste à consolider et étendre les relations économiques tuniso-allemandes.

Lors d’un débat, organisé dans le cadre de l’assemblée générale annuelle (3 mai 2018), Dr. Andreas Reinicke, l’ambassadeur d’Allemagne en Tunisie, Afif Chelbi, président du Conseil des analyses économiques, Hichem Elloumi, vice-président de l’UTICA, Fatma Omrani, directrice des relations avec les pays membres de l’Union européenne au sein du ministère des Affaires étrangères, et Ibrahim Debache, président de l’AHK Tunisie, ont discuté les opportunités et les défis de l’économie tunisienne.

Le président de l’AHK Tunisie a mis en exergue le travail fructueux de l’AHK en 2017 concernant la promotion de ces relations économiques. Par le biais d’événements d’information, de voyages de délégation, des entretiens individuels ainsi qu’à travers la formation professionnelle et le Centre d’orientation et de reconversion professionnelle (CORP), l’AHK informe non seulement les investisseurs potentiels sur le site économique tunisien mais aussi s’efforce d’améliorer l’employabilité des jeunes tunisiens.

Selon Dr. Reinicke, l’Allemagne soutient actuellement la Tunisie dans divers projets avec 1,5 milliard d’euros. Il a souligné que l’avenir de la Tunisie réside dans le secteur privé, le seul à pouvoir créer des emplois et augmenter les exportations, a ajouté Afif Chelbi.

Selon lui, l’augmentation des exportations est nécessaire pour relancer l’économie et stabiliser le dinar; rappelant que l’objectif de la Tunisie d’ici 2025 est de doubler ses exportations.

Hichem Elloumi a mis en avant le potentiel du secteur privé, qu’il juge compétitif en comparaison internationale. Le rôle de la politique devrait être de créer des conditions cadres positives et réduire les obstacles bureaucratiques.

D’une manière générale, il est ressorti de la discussion l’importance de maintenir et d’approfondir les liens avec les partenaires européens. En effet, 80% des relations commerciales tunisiennes se font avec l’Europe.

Par conséquent, selon Fatma Omrani, les acteurs politiques sont en contact étroit avec l’Europe afin de représenter les intérêts de la Tunisie et d’intensifier les liens économiques avec son partenaire commercial le plus important.

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Faouzi Abderrahmane, a saisi cette occasion pour échanger avec les représentants des entreprises lors de l’événement de networking qui a suivi le panel débat.

Source de l'article Webmanagercenter

Messahel souligne à Bruxelles la nécessité de renforcer le dialogue "franc et ouvert" entre l'Algérie et l'UE

Messahel souligne à Bruxelles la nécessité de renforcer le dialogue "franc et ouvert" entre l'Algérie et l'UE

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel a souligné, lundi à Bruxelles, la nécessité de renforcer le dialogue "franc et ouvert" entre l'Algérie et l'Union européenne (UE) dans un cadre de "partenariat global", réitérant son invitation pour la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmstrom, à visiter l'Algérie.

"Je suis heureux de réitérer l'invitation qui a été adressée à la commissaire Malmstrom de visiter mon pays, mais également pour que ce dialogue franc et ouvert continue dans un cadre de partenariat global", a-t-il déclaré lors d'un point de presse commun avec la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, à l'issue du 11ème Conseil d'association Algérie-UE.

Messahel a assuré que la rencontre a été l'occasion d'expliquer au partenaire européen le contexte ayant contraint le gouvernement algérien à prendre une série de "mesures provisoires" pour réduire ses importations.

Le ministre s'est dit, à ce titre, "convaincu" que cet effort de dialogue "aboutira à une meilleure compréhension et prise en charge des préoccupations" des deux parties.

Evoquant les questions internationales et régionales d'intérêt commun, le ministre des Affaires étrangères a affirmé que l'Algérie et l'UE "partagent les mêmes préoccupations et les mêmes objectifs" dans la région: oeuvrer pour rétablir la paix et la stabilité dans la région et accompagner les acteurs des processus de paix au Mali et en Libye à "concrétiser les objectifs qu'ils se sont fixés".

Le chef de la diplomatie algérienne a estimé, à ce propos, que l'Algérie et l'UE doivent poursuivre leur coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et le phénomène de la radicalisation.

Messahel a annoncé, à ce titre, la tenue à Alger en octobre prochain de la deuxième session du dialogue informel de haut niveau en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme entre l'UE et l'Algérie.

Cette deuxième session sera précédée, en juillet, par une réunion au niveau des experts algériens et européens.

Réitérant l'attachement de l'Algérie à la coopération énergétique avec l'UE, le ministre a annoncé également la tenue, en novembre prochain, à Alger de la troisième session du comité sur l'énergie en vue de dynamiser le dialogue de haut niveau en la matière.
"La volonté existe de part et d'autre. Cette dynamique qui n'a jamais cessé va s'accélérer et nous allons faire en sorte que ce partenariat stratégique, que nous voulons tous, soit bien compris de part et d'autres et bénéfique pour les deux parties", a-t-il conclu.
=Volonté européenne de dynamiser davantage le partenariat Algérie-UE=

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s'est félicitée, de son côté, des "avancées" enregistrées dans "presque tous les domaines" du partenariat Algérie-UE, relevant une "volonté commune" d'approfondir encore cette coopération.
"Au cours de l'année dernière, nos échanges et notre dialogue se sont intensifiés, tant sur les questions bilatérales que régionales. Notre partenariat progresse et se consolide, dans un esprit d'ouverture et de franchise qui caractérise les relations entre amis, donc aussi entre l'Union européenne et l'Algérie", a-t-elle affirmé. 
Selon Mogherini, l'UE reste "engagée" à accompagner les réformes politiques et économiques entreprises par les autorités algériennes.

"Nous avons discuté aujourd'hui de la façon la plus efficace possible dont nous pouvons y parvenir, pour les deux parties", a-t-elle indiqué.

Elle a précisé, à ce titre, que la réforme du système de gouvernance politique en Algérie "reste au coeur" du partenariat et bénéficie de l'appui de l'UE pour sa mise en £uvre, en particulier dans les domaines de la justice et de la démocratie participative.

La première responsable de la diplomatie européenne a réaffirmé la volonté de l'UE à ce que "les mesures de régulation des échanges commerciaux soient prises dans le respect de l'Accord d'association".

Elle a fait savoir, à ce titre, que l'Algérie et l'UE ont convenu de finaliser leurs discussions à ce propos "dans les meilleurs délais et si possible, avant la fin de l'année".

Mogherini a affirmé, en outre, qu'elle "apprécie particulièrement le rôle de l'Algérie et du ministre (Abdelkader Messahel) personnellement sur ces dossiers (Mali et Libye)".

Mogherini s'est félicitée également du dialogue stratégique de haut niveau lancé au mois d'octobre dernier, dans les domaines de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme et de la radicalisation.

"Les défis sécuritaires ne connaissent pas de frontières et nous sommes décidés à les affronter dans un esprit de coopération, pour le bénéfice de nos citoyens. Nous avons des expériences et des informations à partager, et beaucoup de travail à faire ensemble", a-t-elle estimé.

Elle a soutenu, à ce titre, que l'Algérie et l'Europe partagent le même objectif de "renforcer la stabilité dans la région, qui est une région partagée, celle de la Méditerranée".

Source de l'article APS

SANAD contribue à l’augmentation de capital d’Enda Tamweel de 72 millions de dinars tunisiens

SANAD

Enda Tamweel vient de conclure avec succès une augmentation de capital réservée de 72 millions de dinars. Elle permettra à Enda Tamweel de mobiliser plus de dette pour servir plus de micro-entrepreneurs en Tunisie, satisfaire leurs besoins accrus en micro-crédit et contribuer ainsi à l'inclusion financière des populations exclues du système financier classique.

Ce montant a été entièrement souscrit par six investisseurs internationaux à savoir : BIO (Belgique), PROPARCO (France), SANAD Fund for MSME (Luxembourg), SIDI (France), TRIODOS Investment Management (Pays-Bas), et WWB Capital Partners (Etats-Unis).

Cette opération témoigne encore une fois de l’intérêt que ces institutions financières internationales portent à Enda Tamweel en particulier et au secteur de la micro-finance en Tunisie. L’opération renforce le partenariat stratégique de longue date entre Enda Tamweel et ces institutions partenaires.

A la suite de cette opération, l’ONG Enda inter-arabe demeurera l’actionnaire principal de Enda Tamweel.

Essma Ben Hamida, Directrice générale et co-fondatrice d’Enda Tamweel, a indiqué : « Nous avons accompli notre rêve de voir le petit projet de micro-crédit lancé en 1995 avec 20 000 dollars déboucher sur une institution de micro-finance solide servant des milliers de Tunisiennes et Tunisiens jusque-là privés d'accès aux services financiers ». Elle a ajouté : «Cette augmentation de capital s’inscrit dans la continuité du nouveau plan de développement de l’institution lancé en 2013 en vue de consolider ses acquis et de préparer sa croissance future pour contribuer à la croissance économique et la stabilité sociale en Tunisie ». 

Créé en 2011, le Fonds SANAD pour les MPME finance les micro, petites et moyennes entreprises et les ménages à faible revenu au Moyen-Orient et en Afrique du Nord par l’intermédiaire de prêteurs régionaux qualifiés. SANAD encourage ainsi le développement économique et la création d’emploi - dont celui des jeunes - l’agriculture, le logement abordable et les innovations dans la finance et les technologies financières. Les investisseurs du fonds SANAD comprennent la KfW Banque de Développement et l’Union européenne.

Pour en savoir plus
Le fonds SANAD – site internet

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SANAD vise à offrir des instruments financiers fondés sur le marché, en particulier aux institutions de microfinance de la région MENA, en les encourageant à améliorer l’accès au financement des…

Tunisie: Un projet de gestion de la migration financé par l’UE organise son premier comité de pilotage

EU Neighbours South

Le projet ProGreS Migration Tunisie (Projet GouveRnance et Stratégie) a tenu son premier comité de pilotage cette semaine à Tunis. 

Ce projet est financé par l’Union européenne au travers d’un don de 12,5 millions d’euros via le Fonds Fiduciaire d’Urgence de l’UE, qui vise à relever les défis que représente la migration et aussi à exploiter les possibilités qu'elle offre. 

ProGreS Migration Tunisie a pour objectif de renforcer la gouvernance de la migration et de développer les opportunités socio-économiques des migrants potentiels ou en situation de migration, suivant quatre axes d’intervention :

I) la mise en œuvre de la Stratégie Nationale Migratoire de la Tunisie ;

II) le développement des opportunités d’emploi et d’investissement par la mobilisation de la diaspora;

III) la mise en place d'un service d'accueil et de réintégration socio-économique des migrants tunisiens ;

IV) la gestion locale des migrations. 

Ce projet, d'une durée de 42 mois, s’inscrit plus largement dans le Plan d'action mis en place lors du sommet de la Valette en 2015 par les dirigeants de l'Afrique et de l'UE en vue de renforcer la coopération en matière de migration. Il est mis en œuvre par le Secrétariat d’Etat à l’Immigration et aux Tunisiens à l’Etranger.

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE en Tunisie – Site internet

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Made in MED dessine le futur de la Méditerranée

Le colloque « Made in Med » tenu les 18 et 19 avril 2018 à Romea effectué un point à mi-parcours du programme de coopération Interreg Med 2014-2020. Photo JCB.
Le colloque « Made in Med » tenu les 18 et 19 avril 2018 à Romea effectué un point à mi-parcours du programme de coopération Interreg Med 2014-2020. Photo JCB.

Plus de 800 participants ont pris part à Rome les 18 et 19 avril à « Made in MED » afin d’évaluer l’avancée des projets du programme Interreg Mediterranean pour la période 2014-2020. 


« Forger la Méditerranée du futur » ne s’édifiera pas sans la coopération institutionnelle et citoyenne la plus large. Comment trouver l’organisation la plus efficace ? Comment s’assurer que les expérimentations de terrain débouchent sur des stratégies et des décisions déclinables au niveau méditerranéen ? Ces questions ont traversé l’ensemble des débats du colloque « Made in MED » tenu les 18 et 19 avril 2018 à Rome. L’événement effectuait un point à mi-parcours du programme de coopération Interreg MED2014-2020, initié par la Commission européenne et cofinancé par le Fonds Européen de Développement Régional (Feder), pour treize pays de la rive nord de la Méditerranée.

275 M€ sont consacrés à financer des projets regroupés en trois axes prioritaires recouvrant huit thématiques : croissance bleue, croissance verte et innovation sociale et créative pour le premier, bâtiments efficaces, énergies renouvelables et transports urbains pour le deuxième, tourisme durable et protection de la biodiversité pour le troisième. Un quatrième axe ajoute un 91ème projet, Panoramed, concentré sur la gouvernance la plus efficiente. Une multitude d’études, d’expérimentations, d’initiatives ont émergé, avec déjà, des effets réels et concrets.

Plus d’acteurs mais une seule voix

Interreg Med permet d’accroître les connaissances et la compréhension des risques qui pèsent sur les territoires, d’analyser leur vulnérabilité et de travailler, déjà, à leur adaptation. Photo JCB

Lors de deuxième journée, plus politique, les réflexions se sont concentrées sur les synergies à établir avec d’autres programmes européens, sur la construction d’une approche commune avec la rive sud et sur les perspectives après 2020. « Nous devons affirmer le rôle stratégique de la Méditerranée au sein de l’Union Européenne » martèle le ministre de la cohésion territoriale de l’Italie, Claudio de Vincenti. Agnès Rampal, présidente de la commission Euroméditerranée de la Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur, se réjouit qu'Interreg Med « contribue à ce que notre zone parle d’une seule voix à la Commission Européenne ». 

Grâce aux coopérations instaurées au sein du programme Interreg MED sur le changement climatique, près de 230 sites pilotes et « living labs » se concrétisent dans les 13 pays membres, mais aussi 25 technologies innovantes, plus de 210 outils et instruments de planification, une cinquantaine de méthodes et d’évaluations en R&D… « Les pays méditerranéens n’ont pas beaucoup contribué au changement climatique, mais ils en subissent les impacts » confie Ana Maria Paladus, activatrice de responsabilité sociale de la Fondazione Ecosistemi. Augmentation des températures, réduction des précipitations, acidification de l’eau de mer, augmentation du niveau de la mer, dégradation des sols, diminution de la biodiversité, intempéries violentes… Interreg MED permet d’accroître les connaissances et la compréhension des risques qui pèsent sur les territoires, d’analyser leur vulnérabilité et de travailler, déjà, à leur adaptation et même à leur résilience future. 

« La croissance économique évolue avec la décroissance du capital naturel. Il est impératif de la maîtriser sans attendre que la nature nous arrête » indique Ferdinando Boero, professeur de zoologie à l’Université de Salento. Sous ses différents pans (énergies renouvelables, transports, agriculture, biotechnologies…), l’économie bleue représenterait 500 milliards d’euros de valeur ajoutée. Les projets d’Interreg MED s’attachent à trouver le bon équilibre en s’appuyant au maximum sur les opérateurs et usagers locaux. 

Pour Zeljka Skaric (CAR/PAP), « l’environnement peut devenir stratégique pour tous les autres secteurs ». Par exemple, le tourisme est aussi générateur de ressources qu’il peut être destructeur. La science, en produisant des données de qualité, aidera les politiques à décider de manière mieux informée.

Conforter et élargir la coopération méditerranéenne

Les différents groupes ont travaillé sur des projets concrets. Photo JCB.

Tous les experts conviés à s’exprimer durant la 2ème journée de « Made in MED » ont reconnu les retombées effectives du programme Interreg MED. Chercheur international et consultant, Francesco Molinari estime que le programme peut révéler, par les coopérations engagées et les initiatives qui en découlent, une sorte de « Med Touch », porteuse de compétitivité. Les illustrations sont diverses à ses yeux pour promouvoir cette identité méditerranéenne, avec des « clusters » engagés dans le tourisme, les industries de la mode et du textile, la culture, les énergies renouvelables… 

« A son lancement, la stratégie méditerranéenne pouvait ressembler à une usine à gaz. En évoluant dans le temps, elle a démontré son caractère concret » confie Curzio Cervelli, (Secrétariat Interreg MED). « Mettre en cause l’impact des projets, c’est de la mauvaise foi ou de la méconnaissance » renchérit Vincent Ernoux, coordinateur du Bureau de la Méditerranée occidentale (ENI CBC MED). 
Les orientations futures dépendront évidemment des moyens accordés au plus haut niveau européen. « Nous luttons contre la perspective d’une réduction de 20% du budget de la coopération territoriale » confie Davide Strangis, secrétaire exécutif de la commission interméditerranéenne de la Conférence des Régions Maritimes Périphériques (CPMR). « C’est aux Etats membres de fixer le niveau de leurs ambitions » rappelle Jean-Marc Venineaux. Considérant que « le bassin méditerranéen est la zone la plus cruciale de l’Union Européenne », Patrizio Bianchi, conseiller régional pour le développement européen de l’Emilie-Romagne, en Italie, estime inconcevable une baisse des ressources, compte tenu des enjeux à venir.

Source de l'article Interreg & Econostruminfo

28ème concours euro-méditerranéen “le Talon de Cristal- Créatif 2018”

28ème concours euro-méditerranéen “le Talon de Cristal- Créatif 2018”

Le Centre National du Cuir et de la Chaussure (CNCC), en collaboration avec la Fédération Nationale du Cuir et de la Chaussure, et en partenariat avec ses homologues de la France "CTC Lyon", l'Italie "ASSOMAC- STYLE MODA IN PELLE", l'Espagne "INESCOP" et ICE Tunis, a organisé les 10 et 11 mai 2018 au siège de l’UTICA la vingt huitième édition du concours euro-méditerranéen : le Talon de Cristal "Créatif 2018", sous le thème "La Mer et ses Secrets".

La cérémonie de remise des prix aux lauréats du concours, s’est tenue le 12 mai 2018 sous la présidence de M. Slim Feriani, Ministre de l’Industrie et des PME, et M Samir Majoul, le Président de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat et en présence de quelques membres du bureau exécutif de l'UTICA de M. Akram Belhaj, président de la Fédération Nationale du Cuir et de la Chaussure de M. Nabil Ben Bechir, directeur général du CNCC et de son excellence M. Lorenzo Fanara, ambassadeur d’Italie en Tunisie.

73 articles innovant en design et modélisme et plus de 114 candidats ont présenté leurs travaux en design-modélisme et métiers du cuir à l’occasion de ce concours. Ils représentent des institutions de la mode, des écoles de beaux-arts et des écoles de formation professionnelle. Parmi eux figuraient cinq candidats syriens en formation à Istanbul.

Prenant la parole, M. Slim Feriani, Ministre de l’industrie et des PM a affirmé que le secteur du cuir et chaussure est un secteur qui outre ses 45.000 emplois réalise des exportations de l’ordre de 1 milliard de dinars et qui a des potentialités considérables de développement pour conquérir de nouveaux marchés. Il doit toutefois bénéficier de l’appui nécessaire pour se développer en misant sur l’innovation et la créativité comme le confirme le concours talon de cristal qui est en à sa 28ieme édition.

De son coté, M. Samir Majoul, président de l’UTICA a mis l’accent dans son intervention sur la place du secteur dans l’économie nationale et s’est félicité de la sa résilience durant toutes ces dernières années caractérisées par une conjoncture difficile. L’UTICA ne ménagera aucun effort pour appuyer ce secteur du cuir et de la chaussure afin qu’il reprenne le chemin de la croissance a-t-il ajouté

M. Majoul a par ailleurs dénoncé et le dumping, le commerce parallèle soulignant qu’il est important d’ouvrir des horizons meilleurs pour la jeunesse tunisienne pour stimuler sa créativité et son esprit d’innovation comme le confirme le concours d’aujourd’hui.

Source de l'article Espace Manager

Deuxième conférence de Bruxelles sur le thème « Soutenir l'avenir de la Syrie et de la région »

EU Neighbours South

Les 24 et 25 avril, l'UE a organisé la deuxième conférence de Bruxelles sur le thème « Soutenir l'avenir de la Syrie et de la région » (# SyriaConf2018), coprésidée par les Nations Unies.

Avant la tenue des réunions plénières ministérielles, la haute représentante de l'UE et vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini, a rencontré l'envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, M. Staffan de Mistura. 
Ils ont échangé avec des représentants de la société civile syrienne et tenu un point de presse conjoint à 13h00 (diffusé en direct sur EbS). Le 24, le commissaire européen chargé de la politique européenne de voisinage et des négociations d'élargissement, Johannes Hahn, et le commissaire chargé de l'aide humanitaire et de la gestion des crises, Christos Stylianides, ont participé, aux côtés de représentants des Nations Unies et de donateurs clés, à la « Journée de Dialogue » de haut niveau avec plus de 200 ONG jordaniennes, libanaises, syriennes et turques.

Divers aspects de l'appui international apporté en réponse au conflit affectant tant la Syrie que le reste de la région ont été abordés à l'occasion de la conférence. Les remarques introductives des commissaires Hahn et Stylianides sont accessibles en ligne. Le commissaire Stylianides a également participé à un événement spécifique consacré à l'éducation, organisé conjointement avec le Fonds Malala et Sarah Brown, présidente de l'ONG « Their world ».

Pour obtenir de plus amples informations sur les événements du 24 avril, veuillez cliquer ici(débats axés sur la résilience et le développement régional) et ici (débats axés sur l'aide humanitaire). Les conclusions et recommandations ont ensuite été présentées lors de la Conférence ministérielle. 
Le 25 avril, les réunions plénières ministérielles ont rassemblé des représentants de plus de 85 délégations de l'UE et de la région, d'organisations régionales et internationales, d'ONG et de la société civile. Les délégations se sont présentées dès 7h30. La réunion plénière du matin, consacrée aux questions politiques, a été coprésidée par la haute représentante de l'UE et vice-présidente de la Commission européenne Federica Mogherini et a été suivie d'une conférence de presse conjointe entre l'UE et l'ONU à 12h45.

Pour en savoir plus
La politique européenne de voisinage et les négociations d'élargissement – Commission européenne – Site internet

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EUPOL COPPS et la mission EUBAM Rafah organisent une formation sur les atteintes à la propriété intellectuelle

EU Neighbours South

La lutte contre les atteintes à la propriété intellectuelle figure parmi les priorités absolues de la communauté internationale. Le commerce illégal de produits contrefaits représente 2,5 à 3 % du commerce mondial, soit plus de 330 milliards d'euros par an. 

Les violations des droits de propriété intellectuelle réduisent les revenus des entreprises concernées et affectent les recettes des gouvernements. De plus, certains produits de contrefaçon, tels que les médicaments, sont fabriqués sans respecter les normes prescrites en matière de santé et de sécurité et peuvent ainsi nuire aux consommateurs.

EUPOL COPPS, en partenariat avec la mission de l'Union européenne d'assistance à la frontière au point de passage de Rafah (EUBAM Rafah), a organisé une formation de trois jours sur les atteintes à la propriété intellectuelle à l'Institut judiciaire de Jordanie à Amman.

Cette formation dispensée à dix fonctionnaires de l'Autorité nationale palestinienne, qui s'est déroulée du 16 au 18 avril, a concerné cinq agents de l'Administration générale pour les points de passage et les frontières et cinq procureurs de l'Unité des crimes économiques du bureau du procureur général.

Au cours de la formation, les experts ont présenté aux participants un aperçu des principaux piliers du droit de la propriété intellectuelle avant de se pencher sur la protection des droits de propriété intellectuelle, les techniques d'enquête et des cas réels.

L'initiative conjointe des deux missions de l'UE en Palestine vise également à renforcer la coopération entre le parquet et les services de répression chargés des contrôles aux frontières et aux douanes.

Pour en savoir plus
EUPOL COPPS - Site internet
Mission de l’Union Européenne d’assistance aux frontières à Rafah (EUBAM Rafah)- Site internet

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Paris, 24-26 mai : L’Afric@tech au cœur des thématiques du Salon VivaTechnology


La troisième édition du salon Vivatech, dédié à la relation entre startups et grands groupes, se tiendra à Paris du 24 au 26 mai prochains. 

L’Afrique y sera à l’honneur, car les organisateurs de ce salon, qui veut concurrencer le famex CES de Las Vegas, ont bien conscience que l’Afric@Tech est en plein essor, le continent comptant déjà 995 millions d’abonnements mobiles et 362 millions d’internautes.

Tandis que la technologie révolutionne l’Afrique, quelles sont les nouvelles opportunités d’affaires nées de cet essor inédit dans le monde ?

Vivatech en apporte témoignage, réunissant pour la première fois jusqu’à 50 startups africaines. Provenant de 4 secteurs clés, les startups sélectionnées seront rassemblées dans une zone dédiée, avec des incubateurs et des accélérateurs locaux, et présenteront leurs solutions.

Les différents pays africains disposeront quant à eux d’un pavillon dédié, où ils pourraont présenter leurs réussites actuelles ainsi que leur futur potentiel présenteront leur futur potentiel en matière de technologie et d’innovation/

En fait, cette année L’Afrique occupera une place importante au IIIe Salon VivaTech : pendant trois jours, des orateurs africains – dont de nombreuses stars du secteur – participeront aux sessions, et chaque partenaire présentera ses innovations remarquables.

Une occasion unique de prendre le pouls de la révolution numérique africaine !

Inscriptions et détail du programme :

Source de l'article Africapresse

Afif Chelbi : L’Europe restera le premier marché pour la Tunisie au cours des 30 prochaines années


Le président du Conseil des analyses économiques, Afif Chelbi, a indiqué que la stratégie économique du gouvernement tunisien porte sur le doublement des exportations tunisiennes vers l’Union européenne -son principal partenaire commercial et économique-, de manière à les porter de 9 milliards d’euros actuellement à 16 milliards d’euros en 2025.

Lors d’un débat sur “le développement économique : ambitions et défis”, tenu jeudi 3 mai dans le cadre de la 39ème assemblée générale de la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce “AHK”, il a précisé que l’Europe restera pour 20 ou 30 ans encore le premier marché pour la Tunisie, notamment pour les secteurs mécanique et électrique.
"LES INTERVENTIONS DE L’ALLEMAGNE EN TUNISIE S’ORIENTENT DE PLUS EN PLUS VERS LE SECTEUR PRIVÉ. C’EST DANS LE PRIVÉ QU’IL Y A DE LA CRÉATION D’EMPLOIS. ANDREAS REINICKE"
“Quant au marché de l’Afrique subsaharienne, la stratégie du gouvernement prévoit le triplement des exportations vers ce marché, qui offre des débouchés importants pour l’ingénierie, les matériaux de construction, mais dont l’importance n’égalera jamais celle de l’Union Européenne”, a-t-il indiqué.

Afin d’atteindre ces objectifs, le Conseil préconise un rétablissement de l’autorité de l’Etat et du respect de la loi, particulièrement au niveau de la chaîne logistique et la garantie d’une stabilité fiscale et d’une stabilité du taux de change sur les 3 prochaines années, a expliqué Afif Chelbi.
"SUR L’AFRIQUE, L’OBJECTIF EST DE TRIPLER NOS EXPORTATIONS DE 230 MILLIONS D’EUROS ACTUELLEMENT À 700 MILLIONS D’EUROS". AFIF CHELBI
Il propose également la conclusion de pactes entre les pouvoirs publics et les professions dans certains secteurs telles que l’industrie pharmaceutique, les TIC, pour atteindre des objectifs clairs en matière de qualité et d’exportation.
"LES ENTREPRISES ONT BESOIN D’AVOIR UNE VISIBILITÉ FISCALE SUR AU MOINS 3 ANS, ET UNE MEILLEURE DÉFENSE DU COURS DU DINAR"- AFIF CHELBI
Pour l’ancien ministre de l’Industrie, l’Accord de libre-échange conclu en 1995 avec l’UE a été une réussite totale, citant les chiffres d’Eurostat (organisme européen chargé de l’information statistique) selon lesquels les exportations tunisiennes vers l’Europe sont passées à 9 milliards d’euros contre 2 milliards d’euros auparavant.

A travers l’ALECA, la Tunisie, qui n’est qu’à une heure de vol de l’Europe, aspire à un statut semblable à celui de la Norvège, à condition d’avoir une libération progressive et différenciée selon les secteurs, a-t-il dit. “Si on est dans l’ALECA, on est dans l’Union européenne”, estime Afif Chelbi.
"AFIF CHELBI PROPOSE LA MISE EN PLACE DE PACTES DE COMPÉTITIVITÉ ENTRE L’ETAT ET LES ENTREPRISES"
De son côté, l’ambassadeur d’Allemagne à Tunis, Andreas Reinicke, a indiqué que le gouvernement allemand a beaucoup de confiance en l’avenir de la Tunisie en raison du potentiel de la Tunisie notamment dans le domaine des ressources humaines.

Il a souligné le regain d’intérêt de l’Allemagne pour la Tunisie après 2011, affirmant que la valeur des projets financés par la banque allemande KFW atteint actuellement 1,5 milliard d’euros et concernent notamment les secteurs du transport (projet RER) et l’assainissement.
"ON NE LE DIT PAS ASSEZ, LE PORT DE RADÈS EST L’OBSTACLE MAJEURE AU DÉVELOPPEMENT DES EXPORTATIONS. LE PORT DE RADÈS C’EST LA PORTE DE SORTIE DE 80% DES EXPORTATIONS TUNISIENNES" – HICHEM ELLOUMI (UTICA)
En ce qui concerne l’Accord de libre-échange complet et approfondi entre la Tunisie et l’Union européenne (ALECA), le diplomate allemand s’est félicité de la tenue d’un débat public sur cette question estimant que l’avenir de la Tunisie se trouve dans le haut de gamme où une fois ces produits sont compétitifs sur le marché européen, ils le seront sur d’autres marchés.
"AUCUNE ENTREPRISE ALLEMANDE N’A QUITTÉ LA TUNISIE DEPUIS 2011" – IBRAHIM DEBBACHE
“Il est également important pour un pays comme la Tunisie d’avoir un partenaire fort lors des négociations internationales”, a-t-il dit, estimant que ceci étant, le pays doit définir ses intérêts d’une manière très réfléchi et avoir des requêtes précises (des différentes parties) par rapport à différents points dans les négociations.

Source de l'article Webmanagercenter