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samedi 30 décembre 2017

Des stratégies commerciales durables pourraient débloquer 637 milliards de dollars dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA)

ClimaSouth

Une transition radicale vers des stratégies commerciales durables dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) pourrait générer plus de 637 milliards de dollars dans l'ensemble de la région d'ici 2030. 

C'est ce que révèle le nouveau rapport Better Business, Better World MENA (De meilleures entreprises, un monde meilleur – région MENA) publié récemment par la Commission des entreprises et du développement durable

La valeur économique générée pour la région MENA, estimée à 637 milliards de dollars, concerne quatre systèmes clés, à savoir l'énergie et les matériaux (229 milliards de dollars) ; les villes (183 milliards de dollars) ; la santé et le bien-être (133 milliards de dollars) ; et l'alimentation et l'agriculture (92 milliards de dollars). « Le rapport intitulé « De meilleures entreprises, un monde meilleur – région MENA » montre qu'il existe pour les entreprises et les gouvernements de très bonnes raisons économiques d'accélérer l'adoption de solutions durables et la mise en œuvre de stratégies innovantes pour garantir que la région exploite pleinement son potentiel », a déclaré Mark Malloch-Brown, président de la Commission des entreprises et du développement durable.

Les Objectifs de développement durable pourraient permettre de cibler les investissements. « Les ODD sont pertinents pour la région MENA, où la population jeune et dynamique cherche à saisir les opportunités et à apporter une contribution positive à la société au sens large », a souligné Arif Naqvi, directeur général du groupe Abraaj et membre de la Commission des entreprises et du développement durable. Ce rapport évalue les opportunités économiques susceptibles d'être générées si l'ensemble de la région poursuit un développement plus inclusif et plus durable, comme l'énoncent les objectifs mondiaux. 
Selon la Commission des entreprises, 12,4 millions d'emplois pourraient être créés dans la région grâce à des modèles commerciaux alignés sur les ODD. Les développements dans les domaines de la construction urbaine, de la mobilité et des infrastructures généreront près de 6 millions d'emplois. Des modèles commerciaux durables pourraient également engendrer 3 millions d'emplois liés à l'énergie et aux matériaux, 2,1 millions d'emplois dans la santé et le bien-être et plus de 1,5 million dans l'alimentation et l'agriculture.

Le projet ClimaSouth soutient l'action pour le climat dans les pays du sud de la Méditerranée en les assistant dans leurs efforts de transition vers une économie sobre en carbone et de renforcement de leur résilience climatique. Lancé en 2013, ce projet est financé par l'Union européenne. Les parties prenantes clés sont les services techniques gouvernementaux aux niveaux opérationnel et politique, les décideurs et les représentants de la société civile.

Pour en savoir plus
ClimaSouth Site web

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Soutient la transition des pays du sud de la PEV vers le développement à faible intensité en carbone et la résilience au changement climatique, dans un contexte de développement durable et…

L'IEMed passe l'extrémisme violent au crible en Méditerranée

Selon une enquête menée par l'Institut européen de la Méditerranée (IEMed), la France est identifiée comme l'un des quatre pays (avec la Syrie, l'Irak et l'Égypte) les plus vulnérables dans les prochaines années face à l'extrémisme. 

L'IEMed passe l'extrémisme violent au crible en MéditerranéeIl est le seul européen cité. 

Editée lundi 18 décembre 2017, cette étude consacrée à l'extrémisme violent dans la région euro-méditerranéenne a été réalisée grâce à 746 réponses reçues après l'envoi d'un questionnaire auprès de 5 000 experts et acteurs (dont econostrum.info) provenant des quarante-trois pays de la région euro-méditerranéenne. 

Le document met en avant que cet extrémisme est considéré comme "la principale menace pour la stabilité et la sécurité de la région, mais l'islamophobie ou la montée de l'extrême droite ainsi que les tendances autoritaires dans certains pays ont des effets similaires". Ses moteurs s'avèrent davantage sociaux que religieux. Ils reposent sur l'exclusion économique, l'affaiblissement des États, l'exclusion politique et la discrimination. "Le meilleur remède pour combattre l'extrémisme violent est la lutte contre les facteurs structurels qui le nourrissent, en particulier les facteurs économiques et sociaux", précise l'enquête, et non pas la mise en place de mesures sécuritaires. 

L'étude préconise à l'Union européenne de se concentrer sur deux priorités principales : "combattre les discriminations et contribuer à résoudre les conflits en dehors de l'UE qui fournissent un terrain fertile à l'extrémisme violent". 


Source de l'article IEMed

L’UE lance le nouveau programme de travail d’Horizon 2020 pour la recherche et l’innovation

HORIZON 2020

La délégation de l’Union européenne (UE) en Égypte, en collaboration avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a organisé un atelier mardi pour marquer le lancement du programme de travail 2018-2020 d’Horizon 2020, le programme de financement de la recherche et de l’innovation de l’UE.

Il s’agit du plus grand programme multinational dédié à la recherche et à l’innovation, qui est par ailleurs « ouvert sur le monde ». Les chercheurs, les universités, les organismes de recherche, les entreprises et les organisations non gouvernementales du monde entier peuvent demander à participer aux activités du programme de travail menées principalement par le biais d’appels à propositions. Dans le cadre d’Horizon 2020, l’Égypte a jusqu’à présent pris part à 31 conventions de subvention. Ces projets couvrent des actions de recherche collaborative dans des domaines tels que l’alimentation et l’agriculture durable, l’environnement et la gestion de l’eau.

Les nouveaux appels représentent un investissement majeur de 30 milliards d’euros. Ceux-ci donnent une occasion extraordinaire à la communauté scientifique et aux innovateurs des pays partenaires d’exploiter les possibilités offertes par Horizon 2020 en collaborant avec leurs homologues de l’UE et d’ailleurs dans des domaines d’intérêt mutuel.

L’ambassadeur Ivan Surkoš, chef de la délégation de l’UE en Égypte, a déclaré : « 2018 marque le dixième anniversaire de l’entrée en vigueur de l’accord UE-Égypte sur la science et la technologie. Nous restons convaincus que la coopération scientifique est l’un des piliers les plus importants de notre coopération. » L’Ambassadeur Surkoš a fait valoir que la science et l’innovation peuvent apporter des réponses aux grands défis sociétaux qui nous touchent tous directement, tels que la sécurité alimentaire ou la gestion des ressources en eau. « Le programme européen Horizon 2020 met en place les outils nécessaires pour garantir une collaboration plus étroite dans des domaines d’intérêt mutuel et des avantages partagés », a-t-il ajouté.

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE en Egypte - Site internet
HORIZON 2020 – Site internet

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Euromed capital décortique l’impact de la digitalisation sur l'économie


Les 17 et 18 janvier à Barcelone, l’association des acteurs méditerranéens du private equity, Euromed capital, organise un forum sous le thème de l’impact de la digitalisation sur l’économie.

Quels changements et opportunités la digitalisation offre-t-elle aux PME, aux banques, aux investisseurs, aux cabinets d'audit, aux comptables, aux avocats, aux agences de communication financière dans la zone euro-méditerranéenne ? Pour répondre à toutes ces questions, l'association des acteurs méditerranéens du private equity organise un forum qui se tiendra les 17 et 18 janvier 2018 à Barcelone en Espagne.

Au programme, des sessions pratiques et des présentations d'études sur l'importance de la digitalisation des PME, notamment. Alors que les « digital natives » et certaines entreprises ont été bercées par le numérique, d'autres doivent se transformer, comme le souligne l'association présidée par Bpifrance, l'organisme français dédié au financement et au développement des entreprises,

Plus de 400 participants attendus
La digitalisation n'est pas un choix, mais une nécessité pour les entreprises et les économies européennes dans leur ensemble. Elle ne peut pas être arrêtée mais doit être accompagnée. Ce processus offre de nombreuses opportunités, mais aussi des répercussions», précise la même source citant la Commission européenne.
Plus de 400 participants sont attendus à cette sixième édition du forum biennal d'Euromed capital, ainsi qu'une cinquantaine d'intervenants, tous acteurs du capital investissement notamment les entrepreneurs, les banquiers, les investisseurs, les avocats, les membres de cabinets d'audit, d'expertise comptable ou d'agences de communication financière. 

L'événement, selon le communiqué de presse diffusé par l'association, rassemblera diverses entités publiques comme l'Instituto de crédito oficial (ICO, Espagne) et la Banque européenne d'investissement (BEI), mais aussi privées, parmi lesquelles Africinvest, Abraaj ou encore Mediterrania capital partners. Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance inaugurera le forum, qui sera clôturé par Carmen Vela, secrétaire d'Etat au numérique espagnole.

Source de l'article La Tribune Afrique

CES-MED lance une nouvelle formation pour les Plans d’Action en faveur de l’Energie Durable à Batna en Algérie

EU Neighbours South

Le projet CES MED poursuit ses activités relatives à la consolidation des acquis au bénéfice des APC en matière de planification environnementale, énergétique et de résilience climatique.

C’est dans cette logique que le projet engagera les 19 et 20 décembre 2017 une action de formation et suivi évaluation d’un PAED (plan d’action en faveur de l’énergie durable) groupé dans la Daira de Batna accompagnant les communes dans le cadre d'une instruction que la willaya de Batna a reçu des autorités nationales. Notons que les trois villes-pilotes CES-MED ont été positivement évaluées au niveau des autorités nationales algériennes et que leur réplication est à l’étude par l’APRUE.

Les trois APC de Ghardaïa participeront également à cette formation suite au séminaire de sensibilisation à l'approche PAED et à la Convention des maires tenus en mai.

La formation de Batna qui s'étendra sur deux jours sera assurée en collaboration avec l'APRUE et l'Université de Blida. Interviendront comme formateurs Messieurs Kamel Dali Directeur des projets à l'APRUE (l’Agence Nationale pour la Promotion et la Rationalisation de l’Utilisation de l’Energie), Menouère Boughedaoui (Université de Blida) et Pierre Couté, expert principal Maghreb du projet. Les responsables de l'équipe énergie de Batna partageront également leur expérience réussie de préparation des PAEDs avec leurs homologues des autres communes.

Le projet CES-MED est une initiative régionale financée par l’UE mise sur pied pour fournir une formation et une assistance technique aux autorités locales et nationales dans la région sud-méditerranéenne, en vue de les aider à répondre plus activement aux défis en matière de politique durable. CES-MED garantit que les actions proposées sont conformes aux objectifs de la Convention des Maires : atteindre et dépasser l’objectif européen en termes de réduction des émissions de CO2 de 20 % grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au recours plus systématique aux énergies renouvelables.

Pour en savoir plus
CES-MED - Site internet

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Soutient les efforts des autorités locales des pays partenaires de l'IEVP-Sud pour répondre plus activement aux défis de la politique durable.Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc,…

Le GGF fournit la toute première ligne de financement verte en Palestine pour soutenir l’efficacité énergétique

EU Neighbours South

Le Green for Growth Fund (GGF) a annoncé l’octroi d’un prêt de premier rang de 2 millions de dollars à Vitas Palestine Microfinance Private Shareholding Company (Vitas). 

Il s’agit du premier investissement du fonds dans les territoires palestiniens et de la première facilité verte d’une institution de financement du développement dans le pays.

Vitas, la deuxième institution de microfinance en importance dans les territoires palestiniens, prévoit d’utiliser le financement de GGF pour promouvoir des mesures d’efficacité énergétique auprès de sa clientèle. En s’appuyant sur le programme actuel d’amélioration résidentielle, le financement appuiera les prêts aux ménages pour améliorer les mesures d’efficacité énergétique. Vitas sensibilisera également les micro-entreprises et les petites entreprises à l’efficacité énergétique en leur proposant des prêts en faveur de l’efficacité énergétique pour ce groupe cible.

Christopher Knowles, président de GGF, a déclaré : « Nous sommes très heureux d’annoncer notre première transaction dans les territoires palestiniens, suite à l’expansion du fonds en 2016 au Proche-Orient et en Afrique du Nord. Ce nouveau partenariat avec Vitas place GGF à l’avant-garde en matière d’efficacité énergétique sur ce marché. »

Le Green for Growth est un fonds cofinancé par l’UE qui investit dans des mesures visant à réduire d’au moins 20 % la consommation d’énergie et les émissions de CO2 sur 19 marchés d’Europe du Sud-Est, du Caucase, d’Ukraine, de Moldavie, du Proche-Orient et d’Afrique du Nord. Le fonds fournit des financements à des partenaires locaux qui rétrocèdent des prêts aux entreprises et aux ménages privés, et il investit directement, principalement par le biais de la dette de premier rang, dans des projets d’énergie renouvelable. La facilité d’assistance technique du GGF maximise l’impact des investissements du fonds en soutenant le renforcement des capacités des institutions financières locales et de ses partenaires.

Pour en savoir plus
Green for Growth Fund (GGF) – Site internet

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Quels types de partenariats lient l’Algérie, le Maroc et la Tunisie avec l’Ile-de-France ?


La Présidente de Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, est revenue au micro d’Ecomnews Med sur les relations entre sa collectivité et les 3 pays du Maghreb : l’Algérie, le Maroc et la Tunisie.

« L’Ile-de-France n’avait pas de partenariats avec les pays de la Méditerranée. Je trouvais ça aberrant ! » 

Ce sont les mots lancés en guise d’introduction par Valérie Pécresse, la Présidente de la Région Ile-de-France, au micro d’Ecomnews Med. 

Alger, Casablanca et Tunis signent un accord avec l'Ile-de-France

Depuis, la première Région de France et trois capitales économiques des pays du Maghreb. 

Ainsi, le 14 février dernier, Valérie Pécresse s’était rendue en Tunisie pour entériner un accord de partenariat avec le Grand Tunis. 


La capitale Tunisienne a ainsi pu renforcer son développement économique dans les domaines de l'emploi, le développement durable, les énergies renouvelables mais aussi l'innovation et le numérique et mettre en lumière ses start-ups. 

Le 23 Mars, c’est le 1er réseau d’incubateurs francophones franciliens et africains, baptisé Sprint, pour start-up « vertes et sociales » qui a vu le jour. 

Les villes de Casablanca, Tunis et Alger sont 3 des 6 villes qui accueillent les incubateurs de ce réseaux. Un projet qui, à terme, sur l’ensemble de ces trois villes, permettra la création d’environ 350 emplois durables, l’accompagnement de 100 startups, la formation de 450 jeunes à l’entrepreneuriat et la sensibilisation de 1 200 jeunes aux nouvelles technologies.

L’île de France veut miser sur la diaspora maghrebine 

De l’autre côté de la Méditerranée, à Paris, Valérie Pécresse a exprimé son désir de se rapprocher sur ces pays « essentiels » au développement. Elle compte donc sur la diaspora francilienne, originaire des pays du Maghreb pour établir ce « pont » entre les deux territoires. 

« Ici, en Île de France, nous avons des gens qui sont investis et qui ont envie d’aider au développement de leurs pays d’origines. Ce sont des ambassadeurs naturels sur lesquels nous devons nous appuyer ! » 

Par Nicolas D'Andreano - Source de l'article Econewsmed

L'Europe méditerranéenne et l'Afrique du Nord tirent la croissance du tourisme mondial

L'Afrique du Nord revient sur le podium touristique mondial (photo : F.Dubessy)
L'Afrique du Nord revient sur le podium touristique mondial (photo : F.Dubessy)
Entre janvier et octobre 2017, le tourisme mondial a connu une hausse de 6,6% par rapport à la même période de l'exercice précédent. 

La dernière livraison du baromètre de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) dévoile que la planète a compté 1,12 milliard de touristes internationaux sur les dix premiers mois de l'année contre 1,237 milliard sur toute l'année 2016
Si la progression s'avère tangible dans toutes les parties du monde, ce sont les destinations de l'Europe méridionale et méditerranéenne qui affichent le redressement le plus spectaculaire (+13,3%) avec notamment la Turquie. Dans son ensemble, l'Europe atteint les 8,4% de hausse, la plus forte des arrivées internationales sur les dix premiers mois de l'année 2017. 

L'Afrique du Nord (+13,3%) et le Moyen-Orient (+4,7%) tirent également le tourisme mondial avec un net rebond de la la Tunisie et de la Palestine alors que le Maroc, Bahreïn, la Jordanie, le Liban, Oman et Dubaï poursuivent leur croissance continue. 

" Ces résultats solides – les meilleurs depuis longtemps – traduisent la demande soutenue de voyage partout dans le monde faisant écho à l’amélioration de l’économie mondiale et au rebond des destinations qui étaient en repli les années précédentes", commente Taleb Rifai, ...

Suite de l'article ici

Par Frédéric Dubessy Source de l'article Econostruminfo

L’Union européenne adopte un nouveau programme d’aide pour améliorer les services de santé en Libye

EU Neighbours South

La Commission a adopté un nouveau programme de santé de 10,9 millions d’euros qui contribuera à améliorer l’accès de la population libyenne aux soins de santé.

L’action financée par l’UE bénéficiera directement à la population libyenne et améliorera l’accès de celle-ci aux soins de santé. Les mesures comprendront une aide à la santé maternelle et néonatale, des formations pour les futurs infirmiers et sages-femmes et la mise en place d’une stratégie nationale de prévention au niveau des soins de santé primaires dans tout le pays.

« L’Union européenne est aux côtés de la population libyenne en ces temps éprouvants. Cette nouvelle aide témoigne de notre volonté d’alléger les souffrances de la population libyenne en améliorant les soins de santé, un bien public essentiel », a commenté Johannes Hahn, commissaire pour la politique européenne de voisinage et les négociations d’élargissement.

Pour améliorer la fourniture et la qualité des services de santé, le nouveau programme de l’UE ciblera les services de santé essentiels suivants :

- la santé maternelle et néonatale et les services de transfusion sanguine ;

- l’éducation et la formation du personnel infirmier et des sages-femmes ;

- la santé mentale, la gestion de la toxicomanie et le soutien psychologique ;

- la prévention et la gestion des maladies non transmissibles.

L’Union européenne aide la Libye dans sa transition vers la stabilité et le bon fonctionnement du pays et soutient les efforts de médiation déployés à cette fin par l’ONU. Le programme récemment adopté par l’UE tend à favoriser l’accès à des services de santé de qualité en Libye, qui a été confrontée à des enjeux difficiles ces dernières années. La Commission européenne finance la présente action au moyen de l’instrument européen de voisinage (IEV), qui est l’une des principales sources de l’aide accordée au pays par l’Union.

L’UE consacre actuellement une enveloppe de près de 120 millions d’euros d’aide bilatérale à la Libye pour financer 37 projets couvrant six secteurs : la société civile ; la gouvernance ; la santé ; la jeunesse et l’éducation ; la migration et la protection ; et l’appui au processus politique, la sécurité et la médiation.

Pour en savoir plus
European Commission – Site internet

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Participation historique des membres du CrimEx à la réunion plénière du Réseau Judiciaire Européen à Tallinn

EU Neighbours South

Du 21 au 23 novembre 2017, le Groupe d'experts en matière pénale d'EuroMed Justice (CrimEx) a tenu sa 4ème session sous les auspices de la présidence estonienne de l'UE à Tallinn, aux côtés de la 49ème réunion plénière du Réseau Judiciaire Européen (RJE). 

Cette session a réuni des participants en provenance de six pays partenaires du Voisinage Sud - la Palestine, le Liban, l'Algérie, Israël, le Maroc et la Tunisie - ainsi que des représentants de la présidence estonienne, Eurojust, le Secrétariat du RJE, des points de contact du RJE en Allemagne, Bulgarie et Roumanie, ainsi que de l'UNODC. Cette quatrième session a été organisée conjointement avec le RJE.

Le 4ème CrimEx s’est penché sur la « Feuille de Route pour une plateforme judiciaire EuroMed». Cela a permis aux membres du CrimEx de suivre d’être en contact direct et de participer à un échange de vues dynamique avec les représentants d’Eurojust, du Secrétariat du RJE, de l’UNODC et de l’Association Internationale des Procureurs (AIP) sur la participation aux réseaux de coopération judiciaire en matière pénale et la coordination existante entre ceux-ci. Un questionnaire a également été rédigé et servira à l’élaboration de la Feuille de Route, laquelle fera l’objet de débats ultérieurs et sera approuvée lors d’une future session du CrimEx.

Cette quatrième session a également marqué un moment historique, puisque des représentants de pays méditerranéens ont assisté pour la première fois à une réunion plénière du RJE. Ainsi, des contacts Euro-méditerranéens directs et un dialogue entre les experts en coopération judiciaire ont été établis. Dans ce cadre, le CrimEx a agi en tant que « Plateforme de facilitation EuroMed » pour la coopération judiciaire et des affaires entre pays partenaires du Voisinage Sud et États membres de l’UE ont été traités pour la première fois.

L’objectif général du projet Euromed Justice IV (2016-2018), financé par l’Union européenne, est de contribuer au développement d’un espace euro-méditerranéen doté d’un système de justice effectif, efficace et démocratique, et soucieux du respect et de la protection des droits de l’Homme.

Pour en savoir plus
EuroMed Justice – Site internet

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Où en est le développement Méditerrannéen du port de Sète ?

Résultat de recherche d'images pour "Le port de Sète"

Le port de Sète jouit d'une situation géographique exceptionelle et d'une croissance avancée depuis les trois dernières années. C'est ce que nous explique Jean Claude Gayssot, président de l'EPR Port de Sète Sud de France qui souhaite promouvoir le commerce vers la rive sud de la Méditerranée.

Jean Claude Gayssot, président de
l'EPR Port de Sète Sud de France.
Le sud de la Méditerranée représente pour le port de Sète un marché de 500 millions de consommateurs mais surtout une porte ouverte vers l'Afrique. Jean Claude Gayssot président de l'EPR Port de Sète Sud de France se veut optimiste pour le developpement commercial de Sète vers la Méditerranée.

Une année positive, excepté pour le port de plaisance

Port Sud de France enregistre une augmentation de + 4% de son chiffre d’affaire cette année pour atteindre 18,8 millions d'€. Un chiffre qui augmente pour la 4ème année consécutive, soit +30% sur 4 ans.
Commerce : 3.97 millons de tonnes de marchandises, contre 3,8 millions de tonnes en 2016, soit une augmentation de + 5%, (+20% de trafic sur 3 ans).
Pêche : +10% de CA, il s’agit d’une seconde année de reprise avec +23% sur 2 ans
Plaisance : - 4% de CA lié aux travaux du plan d’eau du Môle St Louis qui a réduit de -30% le CA de la saison estivale. "Mais pour l'an prochain nous prévoyons déja 10% de plus" a annoncé Jean-Claude Gayssot, le Président du Port. 

La fin d’année a été marquée par la réouverture après 6 ans d’arrêt du hangar Frigorifique : 8 000 palettes de Litchis ont été débarquées et stockées dans d’excellentes conditions.

Ce nouveau trafic de fruits exotiques survient après le choix du port de Sète de confier cet été, à l’issue d’un appel d’offres lancé en juin 2016, la gestion, l’exploitation et le développement de son terminal frigorifique à la société dunkerquoise Conhexa.

La crise Saipol

La levée des taxes anti-dumping concernant le biodiesel par la commission européenne a engendré une crise. « L’Europe et la France ont été envahies de biodiesel argentin. Plus de 200 000 tonnes, l’équivalent d’une année de production » annonce l'ancien Ministre des transports. Le Port de Sète devrait être lourdement touché, car l’entreprise Saipol représente 20% du chiffre d’affaires du port.

Saipol va imposer dès le mois de février prochain six mois de chômage partiel à ses 90 salariés.

Les embauches de 10 personnes supplémentaires au Port Sud de France prévues ont été gelées. Cependant, un Conseil d’Administration Extraordinaire pourra être organisé si une évolution positive est notée, afin de proposer un budget rectificatif.

Source de l'article Econewsmed

10 documentaires récompensés lors du 21e PriMed !


La 21e édition du PriMed marque une année record pour le festival : plus de 6 000 spectateurs présents, plus de 2 500 lycéens participants, et un palmarès riche qui a récompensé le meilleur de la production documentaire consacrée à la Méditerranée.

5 documentaires, reportages et web-documentaires faisaient partie de la sélection 2017 du PriMed, le Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen, organisé par le Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle (CMCA).

Ces films ont été projetés durant toute une semaine au Mucem puis à la Bibliothèque de l’Alcazar, pour un total de 30h de projections gratuites.
10 des 25 films de la sélection se sont répartis les 11 récompenses attribuées par le PriMed. Outre le jury de professionnels présidé par Mathieu GUIDERE, le public a également pu remettre un prix, celui du Court Méditerranéen, tandis que les lycéens ont décerné le Prix Averroès Junior à leur film préféré parmi 3 documentaires qu’ils ont visionnés en classe.

Découvrez notre dossier complet :
Source de l'article Méditerranée Audiovisuelle

New e-learning course on Mediterranean Food and Diet



"Mediterranean Food and Diet : A multidisciplinary Historic, Cultural, Environmental and Dietary Overview"

The programme is designed for people who wish to learn in depth about the Mediterranean food products and diet, their historical evolution and related cultural goods as well as the central role of food in sustainable development.

Scope : The e-course aims to introduce participants to and raise their awareness about the typical Mediterranean food products and diet, as well as the intangible cultural heritage and goods that are related to food: customs, traditions, social status, culinary practices and tools, ceremonies, and values.

Language : English taught e-learning course.

Duration : 9-week course

Content developed by : Prof Michael Scoullos, UNESCO Chair on Sustainable Development Management and Education in the Mediterranean/University of Athens, MEdIES Coordinator

Credits : This course leads to an official Training Certificate.

When : The course is repeated regularly during a year. CHECK for registrations and course's dates at http://elearninguoa.org/programme/Mediterranean-Food-and-Diet

For more information : Contact the E-learning Programme of the University of Athens at: info@elearninguoa.org, tel: 0030 2103689359, 0030 2103689319 , Web: http://en.uoa.gr/

Find here a brief presentation of the e-course by Prof M.Scoullos  

 

Source of article Medies

mercredi 27 décembre 2017

Perceptions de l’UE dans les pays voisins du Sud : nouveaux résultats de sondage


EU Neighbours South

EU NEIGHBOURS South et KANTAR PUBLIC, son partenaire dans la réalisation de sondages d’opinion, ont mené une enquête en face à face dans les pays du sud de la Méditerranée pour évaluer les perceptions générales à l’égard de l’Union européenne et des valeurs auxquelles elle est associée.

Globalement, plus de la moitié (53 %) de la population en Algérie, en Israël, en Jordanie, au Liban, au Maroc, en Palestine et en Tunisie a une opinion positive de l’Union européenne. 76 % des habitants de la région du Maghreb déclarent que les relations entre leur pays et l’UE sont bonnes, contre 64 % dans les pays du Machrek, tandis que les deux régions considèrent en très grande majorité que le soutien financier de l’UE est efficace (88 % au Maghreb et 85 % au Machrek).

Pour les habitants des deux régions, l’égalité entre les femmes et les hommes et les droits de l’homme sont les valeurs les plus importantes promues par l’UE. Les citoyens des pays du Maghreb estiment que le soutien de l’UE a le plus contribué au commerce (37 %) et au tourisme (33 %) dans leur pays, tandis que dans le Machrek, l’éducation (32 %) et le développement économique (22 %) sont les domaines les plus fréquemment cités. Dans les deux régions, les répondants souhaitent que l’UE joue un rôle encore plus important dans la promotion du commerce, du développement économique et des droits de l’homme.

Le sondage d’opinion a été réalisé d’avril à juin 2017 dans les pays du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie) et du Machrek (Jordanie, Liban, Palestine et Israël).

Un échantillon représentatif d’environ 1 000 personnes par pays a été interrogé. Les enquêtes annuelles en sont maintenant à leur deuxième année, la première vague ayant eu lieu au printemps 2016.

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Soutenir les réseaux de la jeunesse méditerranéenne est vital


Avec plus de 4.000 jeunes femmes et hommes formés, 150 membres actifs dans 9 pays, 7 politiques nationales de jeunesse révisées ou mises en œuvre, 12 études sur les besoins et aspirations des jeunes, et de nombreuses expériences d'échange et de réseautage à travers la Méditerranée, 2017 s'achève sur une note positive pour le projet des Réseaux de la jeunesse méditerranéenne de l'UNESCO (NET-MED Youth) !

« Soutenir les jeunes dans la région du sud de la Méditerranée est vital, » a déclaré Nada Al-Nashif, Sous-Directrice générale pour les sciences sociales et humaines à l'UNESCO. « Les jeunes d'aujourd'hui transforment leurs sociétés. Nous devons utiliser leurs énergies, leurs capacités et leurs idées en tant que partenaires pour construire un avenir commun fondé sur la paix, la justice sociale et les droits de l'homme. »

Depuis son lancement en février 2014, NET-MED Youth a formé plus de 4000 jeunes à l'analyse politique, au dialogue, à la planification stratégique, au plaidoyer, aux médias, à la liberté d'expression, à la communication, aux politiques du marché du travail et bien plus encore. Les jeunes membres du projet constituent aujourd'hui un réseau régional fort, avec des liens remarquables avec ses voisins du nord de la Méditerranée.

« NET-MED Youth n'est pas seulement un projet, c'est une vision et un réseau que l'UNESCO a mis en place pour que les jeunes deviennent des acteurs actifs dans les processus de changement et de développement de leurs pays, » explique Souria Saad-Zoy, Spécialiste du programme Jeunesse à l'UNESCO. « Les jeunes et les organisations de jeunes avec lesquels nous avons collaboré nous inspirent à continuer de renforcer une plate-forme solide pour que les jeunes soient des leaders et des acteurs de l'innovation. »

Plusieurs initiatives et réalisations clés illustrent le caractère unique de NET-MED Youth, l'un des projets phares de l'UNESCO financés par l'Union européenne.

En Tunisie, une plateforme numérique pilote intitulé Jeun'Experts met à l'honneur une centaine de jeunes actifs, avec une expertise dans les domaines de l'économie, de la politique, de la dynamique sociale et culturelle, et des médias. La plateforme favorise leur participation au débat public et un traitement pluriel, juste et objectif des questions de jeunesse dans les médias et dans la sphère publique. Au Liban, une base de données en ligne a été créée par des jeunes pour mettre en lumière de jeunes professionnels et experts. NET-MED Youth a également positionné des jeunes de différents pays de la région en tant que leaders d'opinion sur des questions liées aux jeunes telles que la protection du patrimoine culturel, les Objectifs de développement durable et l’Agenda pour la jeunesse, la paix et la sécurité.

Au niveau des politiques publiques, les jeunes membres du projet et les coordinateurs ont beaucoup investi dans le développement et la révision des stratégies nationales de la jeunesse dans différents pays. La première politique nationale de la jeunesse a été lancée en Palestine après une série de formations et de consultations avec les jeunes. Les jeunes membres du Maroc ont révisé leur stratégie nationale pour la jeunesse et travaillent actuellement à son adaptation à une localité pilote. Les jeunes tunisiens sont en train de mettre en œuvre leur propre stratégie nationale. Les jeunes Jordaniens en construisent un nouveau. Et les jeunes d'Israël et du Liban ont construit un important corpus de recherches et de connaissances qui leur permettra de passer aux étapes suivantes.

Sur le front des médias, les membres de NET-MED Youth ont dirigé plus de 50 actions de sensibilisation qui les ont connectées à plus de 100 médias nationaux. Ces campagnes de sensibilisation et de plaidoyer sont l'un des nombreux résultats des formations et des opportunités d'apprentissage régionales et internationales pour les jeunes afin d'assurer une meilleure représentation de leurs problèmes dans les médias grand public. Les jeunes membres de NET-MED Youth sont désormais formés au suivi des médias, à la recherche et aux méthodologies, au plaidoyer, aux campagnes, à la production médiatique et bien plus encore, pour être les leaders et créateurs de contenus médiatiques inclusifs et adaptés aux jeunes.

La question du chômage des jeunes a toujours été présente dans tout le travail de NET-MED Youth. Les jeunes et les experts nationaux et les institutions des pays bénéficiaires du projet ont beaucoup appris des sessions de renforcement des capacités sur la conception des politiques de l'emploi. Les premières séries de projections de compétences sur les futurs besoins de compétences des jeunes sont maintenant produites dans plusieurs pays.

NET-MED Youth est plus que les initiatives mentionnées ci-dessus. C'est une masse de jeunes, dont la vie de tous les jours est stimulée par l'engagement civique, l'apprentissage et l'impact. Ces jeunes, membres du projet et autres acteurs de la société civile, sont les superhéros d'aujourd'hui. NET-MED Youth a réussi à rallier les jeunes au-delà de ses groupes de travail initiaux pour développer leurs communautés, s'exprimer, faire partie du changement et construire demain aujourd'hui.

Le projet se poursuivra jusqu'en mars 2018, préparant le terrain pour une seconde phase potentielle, avec la même énergie et la même passion, et avec une ouverture d’esprit pour renforcer les relations autour des pays du bassin méditerranéen – Nord et Sud – et engager davantage de jeunes autour d'actions communes pour un avenir plus inclusif et plus durable pour tous.

Source de l'article Unesco

Kafaat Liljamia - Pour une offre de formation professionnelle en région plus efficace et inclusive

EU Neighbours South

Garantir une formation professionnelle de qualité avec une coordination optimale et la participation du secteur public, privé et des organisations de la société civile est l'objectif du projet Kafaat Liljamia qui sera lancé le 13 décembre au centre de la formation professionnelle offshoring d'Oujda. 

Le projet est financé par l'Union européenne et mis en œuvre par le British Council et le Secrétariat d'Etat à la Formation professionnelle en partenariat avec l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement.

Le Projet Kafaat Liljamia a été lancé officiellement le 29 novembre 2017 pour une durée de trois ans dans deux régions pilotes: la Région de Tanger– Tétouan– Al Hoceima et la Région de l'Oriental et avec un financement de l'Union européenne de plus de 26 millions de dirhams dans le cadre du Programme d'Appui à la Formation Professionnelle pour le développement du capital humain au Maroc.

Kafaat Liljamia prévoit l’accompagnement à la mise en place d’un mécanisme de gouvernance régionale à travers plusieurs activités sensées élargir et améliorer la qualité de l'offre en formation professionnelle. Plusieurs activités seront à cet effet organisées, dont: des conférences pour présenter les expériences européennes similaires; des sessions de renforcement des capacités des membres des Groupes de Travail Régionaux ; des ateliers pour la collecte et l'échange d'information sur la demande et l'offre en Formation Professionnelle à l'échelle régionale ; des ateliers pour l’élaboration d’un Plan Régional pour la formation professionnelle ; et des voyages d'étude et d'échange en Europe, notamment au Royaume Uni et en Espagne.

Le projet prévoit également l'octroi de subventions pour soutenir des initiatives locales de formation professionnelle ou d’acquisition de compétences techniques visant à assurer l'inclusion de groupes éloignés de l'emploi.

A cette occasion, Mme Claudia Wiedey, ambassadeur de l'Union européenne au Maroc a déclaré: "Kafaat Liljamia traduit encore une fois l'engagement de l'Union européenne auprès du Maroc pour une offre de formation professionnelle régionale de qualité, plus élargie, inclusive, et plus efficace. Je suis convaincue qu'en travaillant sur la coordination entre acteurs publics et privés de la formation professionnelle, ce programme ouvrira la voie à une meilleure gouvernance dans le secteur au Maroc."

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE au Maroc – Site internet

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La BERD accorde un prêt de 22 millions de dollars pour la construction d’une nouvelle centrale solaire en Jordanie

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La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) intensifie son soutien au programme d’énergie solaire jordanien en accordant un prêt de 22 millions de dollars pour la construction et l’exploitation d’une centrale photovoltaïque de 50 MW dans la région de Risha, à 300 km au nord-est d’Amman, la capitale.

Le prêt sera accordé à Risha pour Solar Power Projects PSC, une société jordanienne détenue à 100 % par l’International Company for Water and Power Projects (ACWA Power). Le prêt de la BERD s’ajoute aux prêts parallèles de 16 millions de dollars accordés par la Deutsche Investment Corporation (DEG) et la Banque arabe. Cette dernière détient également les comptes onshore et les sûretés pour les prêteurs.

La nouvelle centrale sera située à proximité d’une centrale électrique au gaz existante de 150 MW, détenue et exploitée par CEGCO, le plus grand producteur d’électricité en Jordanie et filiale d’ACWA Power. La centrale au gaz a été construite en 1984 et arrive à la fin de sa durée de vie.

Harry Boyd-Carpenter, directeur de la branche électricité et énergie à la BERD, a déclaré : « Ce projet remplacera progressivement la centrale au gaz vieillissante par une nouvelle installation solaire générant l’électricité la moins chère en Jordanie tout en utilisant la ligne de transport existante. Il s’agit du huitième projet solaire photovoltaïque financé par la BERD dans le pays au cours des quatre dernières années, ce qui porte la capacité totale installée des projets de production d’électricité soutenus par la Banque en Jordanie à plus de 1 100 MW. Cela démontre ce qui peut être réalisé dans un environnement où le cadre réglementaire, la conception tarifaire et l’accès au financement permettent une utilisation réussie des sources d’énergie renouvelables et est un symbole puissant de la transition énergétique de la Jordanie. »

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Crise en Méditerranée : quand l'Union européenne barre la route aux migrants et aux ONG

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Depuis 2014, plusieurs ONG patrouillent en mer pour porter secours aux naufragés. Depuis quelques mois, c'est devenu plus difficile. Par Antoine Pécoud et Marta Esperti. 

Antoine Pécoud et Marta Esperti sont sociologues à l'université Paris 13. Cet article est à retrouver sur le site de The Conversation.

Avec plus de 15.000 décès depuis 2014, la Méditerranée est depuis quelques années le théâtre d’une crise humanitaire sans précédent, qui bouleverse en profondeur la gouvernance des frontières européennes. Confrontée à des naufrages à répétition, ainsi qu’à l’incapacité des États à les prévenir, la société civile s’est mobilisée. Depuis 2014, plusieurs ONG patrouillent en mer pour porter secours aux naufragés. Ce phénomène est nouveau : le contrôle des frontières est un attribut essentiel de la souveraineté, que les États ne partagent pas avec des acteurs non-étatiques comme la société civile.

En juin 2017, une dizaine d’ONG étaient ainsi présentes en Méditerranée, dans la zone entre l’Italie, Malte et la Libye. Certaines sont des acteurs expérimentés, avec une longue pratique de l’humanitaire, comme Médecins sans frontières (MSF) ou Save the children. D’autres sont plus récentes et ont été créées par des citoyens allemands, français, espagnols ou hollandais, effarés par le drame qui se joue au large des côtes européennes. Leur objectif est de secourir les migrants en détresse, avant de les transporter vers des ports européens, où ils sont en général pris en charge par les autorités.

Cependant, trois mois plus tard, plusieurs ONG annonçaient leur retrait. Ainsi, The Migrant Offshore Aid Station (MOAS), l’organisation qui avait été la première à intervenir en 2014, décidait de quitter la région méditerranéenne pour porter secours aux réfugiés Rohingyas entre la Birmanie et le Bangladesh. MSF a mis un terme aux activités de son bateau «Prudence». Le «Vos Hestia», un bateau affrété par Save the Children, a lui aussi renoncé à ses activités de sauvetage.

Âpres discussions autour d'un code de conduite

Cette remise en question de la présence des ONG fait suite à plusieurs évolutions dans la stratégie des États européens. Ceux-ci se sont d’abord irrités de voir les ONG secourir les migrants, au motif que cela créerait un «appel d’air» et renforcerait donc l’immigration irrégulière. Ils ont également entrepris de circonscrire l’action des ONG : c’est à Paris, le 2 juillet 2017, lors d’une réunion des ministres de l’Intérieur français, allemand et italien, que fut conçue l’idée d’un «code de conduite» pour les ONG, qui fut ensuite approuvée par le Conseil européen de Tallin du 6 juillet. L’objectif était de soulager le gouvernement italien, en contraignant les ONG à adopter certaines pratiques, sous menace de ne plus être autorisées à intervenir.

Les discussions entre les ONG et le ministère de l’Intérieur italien furent tendues, tant ce code prévoit des dispositions que les ONG jugent problématiques, comme par exemple la présence d'un policier armé à bord. Le bureau de l’UNICEF en Italie s’est ainsi inquiété des conséquences de ce code sur le sort des enfants migrants. Si la plupart des ONG finirent par signer ce code, à l’exception notable de MSF, elles se divisèrent sur la stratégie politique à adopter. Certaines, comme MOAS et Save The Children, signèrent immédiatement et affichèrent leur pleine collaboration avec les autorités italiennes. D’autres, comme Sea-Eye ou Proactiva Open Arms, signèrent tout en déplorant le contenu du code. SOS Méditerranée, quant à elle, parvint à introduire certains amendements, de même que les ONG allemandes Sea-Watch et Lifeline, qui négocièrent des modifications jusqu’en octobre avant de signer.

L'Union européenne s'en remet à la Libye

Mais les ONG furent rapidement confrontées à d’autres difficultés. En parallèle des discussions entre le gouvernement italien et les ONG se déroulaient en effet d’autres entretiens, nettement plus opaques, entre les gouvernements italien et libyen, avec l’objectif de renforcer la capacité de la Libye à contrôler ses frontières terrestres et maritimes. L’enjeu est de taille, car les migrants recueillis par les garde-côtes locaux sont refoulés vers la Libye, tandis que ceux secourus par les ONG sont transportés en Italie.

Dès février 2017, les dirigeants européens réunis à Malte s’étaient mis d’accord sur une coopération avec la Libye. Mais dans un pays en proie au chaos, que se disputent deux gouvernements et une kyrielle de milices armées, une négociation de ce type s’annonçait difficile. Elle se mit progressivement en place, cependant, et déboucha sur une baisse notable des départs, dès le mois de juillet : de l’avis de nombre d’observateurs, cette baisse n’est donc pas liée au code de conduite (qui n’entra en vigueur qu’en août), mais bien à la politique menée en Libye.

Le plan d'action européen concernant la Libye eut des conséquences immédiates pour les ONG, non seulement parce que les migrants, bloqués dans ce pays, étaient moins nombreux à s’embarquer, mais aussi parce que les garde-côtes libyens intensifièrent leurs interventions, d’une manière assez belliqueuse. Un bateau de l’association espagnole Proactiva Open Arms fut ainsi l’objet de menaces de la part de la marine libyenne, alors qu’il se trouvait dans les eaux internationales. Face à ces intimidations, le mois d’août vit MSF, Save The Children et Sea-Eye suspendre leurs opérations.

L’Europe a donc financé et équipé les autorités libyennes, en leur confiant indirectement le soin d’effrayer les ONG. Cette coopération avec la Libye marque l’achèvement d’une stratégie de fermeture à distance des frontières européennes. En 2016, un accord entre l’Union européenne et la Turquie avait déjà permis de réduire drastiquement les arrivées sur le flanc sud-est de l’Europe, en Grèce et dans les Balkans. En échange de trois milliards d’euros, le gouvernement turc s’est engagéà bloquer les migrants avant qu’ils ne parviennent à gagner l’Europe. De l’autre côté de la Méditerranée, du côté de l’Espagne, l’Europe coopère de longue date avec le Maroc et le Sénégal, afin de réduire les migrations vers les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, ainsi que vers les Canaries.

Restait donc la route dite de la «Méditerranée centrale», entre l’Italie, Malte et la Libye.

Coût humain et coût politique

L’externalisation des contrôles migratoires est une constante des politiques européennes. Elle pose toutefois un certain nombre de problèmes, à commencer par le coût humain de la coopération avec des pays qui ne sont pas connus pour leur respect des droits fondamentaux des migrants et des réfugiés. L’affaire du «marché aux esclaves» en Libyeen a fourni un exemple récent, mais nullement isolé.

l y a aussi un coût politique, puisque l’Europe s’en remet à des Etats tiers qui peuvent monnayer chèrement leur coopération. Dans le cas de la Turquie, cela a un impact direct sur les relations déjà complexes entre ce pays et l’UE. De même, lorsque l’Europe travaille avec des milices en Libye, il est difficile de ne pas voir les risques en matière de sécurité. Il y a enfin les difficultés pratiques: l’extension des contrôles dans une zone aboutit mécaniquement à déplacer les routes migratoires vers d’autres zones.

Depuis septembre 2017, on assiste ainsi à une recrudescence des arrivées en Espagne, en provenance du Maroc, probablement liée au contrôle accru en Libye. Par ailleurs, le nombre de migrants qui tentent de franchir la Méditerranée semble être à nouveau en hausse, alors que l’hiver est traditionnellement une saison peu propice aux traversées. Entre avril et juin 2017, le nombre moyen de migrants secourus était de 23.000 par mois. En août, il avait baissé à 3.993, avant de remonter à 5.401 en octobre. Il semblerait que ce soit précisément les atrocités perpétrées en Libye qui incitent les migrants à prendre des risques encore plus désespérés.

Autant dire que l’externalisation du contrôle a alors un effet contraire à celui escompté par les autorités européennes.

Une démocratisation de la frontière en gestation

Il n’en demeure pas moins que, face à l’intrusion des ONG dans leur pré carré, les Etats européens ont marqué un point. En contrôlant l’action des ONG, en coopérant avec la Libye, ils ont partiellement réduit la pression migratoire, tout en réaffirmant la primauté de leur approche sécuritaire sur les préoccupations humanitaires de ces organisations. Ils les ont aussi divisées, et les ont même criminalisées en suggérant qu’elles étaient responsables de la crise des migrants.

On peut s’étonner de cette stratégie. Les ONG ne font que ce que les États eux-mêmes devraient faire, c’est-à-dire apporter des réponses à des situations de très grande vulnérabilité. De plus, les autorités européennes se disent convaincues de la nécessité de travailler avec la société civile, tout en préférant coopérer avec un pays totalement défaillant en termes d’État de droit.

On aurait tort d’idéaliser les ONG. Leur essor, depuis quelques décennies, et leur implications dans un vaste éventail d’actions humanitaires ont certes sauvé des vies et soulagé des souffrances, mais sans nécessairement déboucher sur des solutions pérennes. Toutefois, la société civile n’en est pas moins à l’origine de nouvelles manières de faire de la politique. Des impératifs aujourd’hui reconnus, comme la lutte contre les changements environnementaux ou la promotion des droits des femmes, ne sont pas nés dans la tête des gouvernements, mais dans celles de militants – qui à l’époque ont été considérés comme des utopistes, voire comme des menaces à l’ordre public.

De ce point de vue, la crise en Méditerranée a vu se dessiner des partenariats nouveaux entre États et société civile, avec l’objectif de conjuguer la volonté de contrôle des gouvernements et la préoccupation humanitaire des ONG. Ces nouvelles formes de gouvernance témoignent peut-être d’une démocratisation de la frontière, qui ne serait plus un espace où des États souverains agissent en toute liberté, mais un lieu de coopération et de compromis entre acteurs étatiques et non-étatiques. Une telle démocratisation de la frontière constituerait un bouleversement de l’ordre établi – mais un bouleversement dont l’Europe, continent fondé sur le dépassement des frontières nationales, devrait s’enorgueillir.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.Par Antoine Pécoud et Marta Esperti - Source de l'article le NouvelObs