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dimanche 28 août 2016

Sciences Po Tunis : Premier Institut d’Etudes Politiques en Tunisie pour former l'élite de demain en partenariat avec Sciences Po Paris

Un partenariat stratégique avec le prestigieux Institut d’Etudes Politiques de Paris ' Sciences Po Paris ' a été signé le 11 juillet entre Frédéric Mion Directeur de Sciences Po Paris et Abderraouf Tebourbi Président de l’Université Européenne de Tunis pour renforcer un programme d’élite pour former les décideurs de demain.

Sciences Po Tunis : Premier Institut d’Etudes Politiques en Tunisie pour former l élite de demain en partenariat avec Sciences Po ParisDes Masters et MBA en Sciences Politiques, Affaires Publiques et Relations Internationales en accréditation notamment avec l’EABHES,' l’European Accreditation Board for Higher Education', renforce une reconnaissance des diplômes à l’échelle européenne et internationale.

L’IEP de Tunis joue déjà dans la cour des grands, l’école fait partie du réseau des sciences politiques internationales, membre de l’Association Européenne de la Défense des Droits de l’Homme, membre de l’InternationalAssociation for Schools & Institutes of Administration et partenaire de l’International Commission on Accreditation of Public Administration, du Centre Juridique Africain et de l’Association Européenne de Sociologie. 

Résultat de recherche d'images pour "Sciences Po Paris"L’entrée en scène d’un Institut d’Etudes Politiques à Tunis ouvre une nouvelle ère à la scène politique pour accompagner le processus démocratique en Tunisie, mais aussi aux jeunes étudiants. Des échanges dans le domaine pédagogique, de la recherche et des programmes de mobilité seront mis en place; des étudiants tunisiens auront donc l’opportunité de poursuivre leur troisième année à ' Sciences Po Paris ' et de passer leurs stages à l’échelle internationale; des étudiants de l’école parisienne viendront à Tunis afin de compléter leur formation.

Un échange d’enseignants et enseignants chercheurs renforce la coopération de partenariat avec la prestigieuse école de la rue Saint Guillaume, permettant aussi à des enseignants de 'Sciences Po Paris' d’intervenir à Tunis et donner ainsi la possibilité à nos enseignants d’intervenir à Paris.

« Ce sera une importante expérience pour tous, mais surtout l’occasion de former des jeunes gens capables de gouverner selon les normes et standards des grandes démocraties dans le monde », souligne Abderraouf TEBOURBI fondateur del’Institut d’Etudes Politiques de Tunis et Président de l’Université Européenne. 

L’Université Européenne de Tunis est un groupe d’écoles qui participent activement à l’évolution et la mutation de l’enseignement en Europe et de son développement en Tunisie en partenariat avec l’AEA Europe, l’European Association for International Education, l’European Council for Business Education et l European Bord for Higher Education.

Source de l'article Tuniscope

Pays méditerranéens : La gouvernance des systèmes alimentaires

Les modes de consommation déterminent la durabilité des systèmes agricoles et alimentaires. Pour les pays méditerranéens, il y a urgence d’adopter des mesures pour évaluer les régimes alimentaires durables dans différentes zones agro-écologiques. 

Résultat de recherche d'images pour "systèmes alimentaires méditerranéen"A ce sujet, Marc Dedeire, maître de conférences en aménagement à l’université Montpellier 3 relève la nécessité de réfléchir à la façon de voir si les modes de consommation se régionalisent ou pas. C’est aussi, aux yeux du spécialiste, l’idée de voir s’il y a un système d’homogénéisation des modes alimentaires, voire un modèle alimentaire globalisé. Mais la question qui requiert davantage l’attention est celle de savoir «si la globalisation à l’échelle mondiale intègre importe la question de l’alimentation». Pour la Méditerranée, M. Dedeire propose de «chercher la façon de régionaliser les modes et modèles alimentaires». Les pays méditerranéens ont-ils les moyens d’aller vers cette «régionalisation alimentaire»? Le spécialiste cite, d’abord, l’existence des modes alimentaires, comme la «diète méditerranéenne».

En s’appuyant sur ce modèle, «on devrait promouvoir des actions intersectorielles innovantes pour contrer la dégradation des écosystèmes, la perte de biodiversité et la simplification des régimes alimentaires à travers l’amélioration des pratiques alimentaires durables». Les pays concernés sont appelés à «préserver cet acquis et mettre en avant cette particularité en intégrant une dimension de durabilité au point de pouvoir mieux gouverner cette région au niveau des modes de consommation alimentaires». M. Dedeire pense beaucoup à «l’intérêt d’un mode alimentaire régionalisé à l’échelle des grandes régions, pas forcément au niveau de chaque pays». 

Si, comme le proverbe le dit, «nous sommes ce que nous mangeons», alors nous devons aussi manger en respectant ce que nous sommes. D’autre part, le spécialiste dira que la question de la Méditerranée est importante parce qu’on a affaire à un territoire qui est «très homogène sur le plan climatique et agronomique». L’idée étant de pouvoir développer des stratégies de développement agricole et rural cohérentes à l’échelle du bassin méditerranéen. «Il sera également question d’imaginer un modèle de labellisation qui puisse convenir à tous les pays et de pouvoir, collectivement, faire connaître les produits de région à travers toute l’Europe, mais aussi à travers le monde», a ajouté M. Dedeire. 

D’autres spécialistes diagnostiquent que «réformer» l'agriculture sur des bases plus écologiques et plus directement nourricières ne suffira pas si le secteur agroalimentaire n'adopte pas une obligation de qualité nutritionnelle. Une prise de conscience nouvelle à l'instar des questions écologiques peut finir par faire évoluer le système alimentaire dominant. A l’avenir, les enjeux d'un changement vers un mode alimentaire plus durable peuvent être compris et acceptés par nombre de citoyens, incités à faire de nouveaux choix pour leur santé, mais aussi pour soutenir une gestion plus sociale et écologique de l'alimentation. Poser la question de la durabilité des systèmes alimentaires des territoires méditerranéens c’est reconnaître que la manière dont les citoyens s’organisent, dans l’espace et dans le temps, pour obtenir et consommer leur nourriture, pose à l’heure actuelle de redoutables problèmes sociaux, environnementaux et économiques.

D’où l’urgence de repenser la gouvernance des systèmes alimentaires de la région, de la territorialiser. Et l’espace méditerranéen en a tous les atouts.

Par Fouad Irnatene - Source de l'article Elmoudjahid

Destins croisés de femmes méditerranéennes

Alors qu'en Algérie, les femmes souffrent encore du harcèlement de rue dont certains se rendent les fiers auteurs, la France surprend voire choque, par les récentes polémique sur le burkini, et plus récemment, sur le sort réservé aux femmes voilées. En Algérie, comme en France, la femme est dans une situation peu enviable, au centre de revendications pseudo-politiques et identitaires.

Destins croisés de femmes méditerranéennes
Pablo Picasso, Les femmes d'Alger. San Francisco Museum of Art.
Alger le 23 août 2016

Une vidéo – une de plus – montre une fille marchant dans les rues d’Alger. T-shirt rose, pantalon noir et bottes, une tenue somme toute classique. Pourtant l’espace de quelques centaines de mètres durant lesquels elle se meut dans la capitale algérienne, les quolibets ne cessent pas. Les hommes les plus polis resteront sur des «charmante» et «belle» au ton bien narquois, mais la majorité usera de termes qu’il est préférable de taire pour l’intégrité de tous. 
Cette vidéo ne m’a rien appris de nouveau, elle m’a simplement rappelé à ma rage à chaque fois que je pense à ce genre de scènes qui sont devenues monnaie courante dans mon pays, et dont personne ne s’offusque plus. Un jour, je me souviens de ce chauffeur de taxi qui me disait qu’ «après tout, faut pas être naïf, si elles s’habillent comme ça, c’est bien pour nous aguicher. Au fond, on ne fait que leur donner ce qu’elles veulent». Sombre idiot.

Une jeune fille habillée à l’européenne côtoie
une femme portant le voile dans une rue d’Alger.
C’était en octobre 1971. AFP
J’ai pensé tourner cette chronique à la troisième personne, en me mettant à la place de cette jeune fille et puis j’y ai renoncé. Pourquoi ? Parce que, malgré toute ma compassion, toute mon imagination, je ne suis simplement pas une femme. Je peux passer des heures à imaginer ce que ça fait de se faire harceler à longueur de journée, je ne le saurai purement et simplement jamais. 
Ça n’empêche pas de témoigner mon dégoût face à cette frange de la population beaucoup trop tiraillée entre le patriarcat traditionnel, et l’émancipation contre vents et marées que la femme algérienne mène avec abnégation. Est-ce à ce point menaçant de voir une femme mener sa vie comme elle l’entend ? Ça me dépasse. J’ai beau essayé de comprendre les motivations de cette partie de la gente masculine, en vain. En passant, merci à ces énergumènes pour la réputation que nous, hommes algériens, nous trainons. Les filles, au nom de tous ceux qui s’identifieront à ces mots, ceux qui sont de votre côté, pardon ! Ça ne change pas grand-chose à votre calvaire quotidien, mais sachez que oui, il existe des hommes qui sont de votre côté.

Je vous promets qu’un jour, on fera en sorte que vous arrêtiez de terminer vos journées par vous dire : « qu’est ce qui m’a pris de porter ça ? Serais-je un jour tranquille dans mon propre pays ? ».

Voir la vidéo d’Amina Zoubir, plasticienne algérienne, sur la place de la femme à Alger : Prends ta place

Paris, le 24 août 2016

De l’autre côté, c’est atterré que je vois la frénésie médiatique autour du burkini et du voile. Tout commence quand un maire de la côte d’Azur décide d’interdire les burkinis sur les plages. Je ne vais pas définir ce que ce vêtement est, je pense que la presse l’a assez fait. Les uns s’écriaient qu’il s’agissait d’une atteinte injustifiée et injustifiable à la liberté, pendant que d’autres clamaient à haut poumons que le burkini banni, c’était la laicité qui sort vainqueur. Elle a bon dos la laicité, à tel point qu’hier, des policiers décidaient de virer d’une place une femme portant un simple voile. Evidemment, vous comprenez bien. Le burkini était attentatoire aux valeurs de la République en ce sens qu’il était un outil de répression de la femme, il n’est pas en adéquation avec la vision de l’égalité homme-femme que la République se fait. La République a aussi bon dos soi dit en passant.

Pas une seconde on pourrait potentiellement penser que peut-être, il existe une infime chance que, hypothétiquement, cette femme voilée ou parée de son burkini, le fait en connaissance de cause, et en totale indépendance ; qu’elle n’est pas influencée ou forcée par un grand méchant mâle derrière, n’en déplaise à mes copines Marine et Nadine. Trop difficile à concevoir une liberté qui va dans deux sens, et surtout pas dans le sens que nos biais culturels et civilisationnels n’arrivent pas à saisir, je sais.

Mes pensées vont à cette femme qui hésite de sortir de chez elle parce qu’elle se dit : « avec mon voile, je m’expose aux regards de travers, aux sourires en coin, alors que je n’ai rien demandé à personne. A quand la tranquillité ».

Partout et nulle part , en toute heure

La situation est des plus ironiques. Pendant qu’au Sud de la Méditerranée, on cherche à vêtir à tout prix la femme au nom de valeurs traditionnelles sorties de je ne sais où, si ce n’est de la frustration des uns, et de l’instrumentalisation populiste que d’autres en font. Il faut bien surfer sur les vagues, de préférence en burkini du coup ; à moins qu’on se trouve au Nord de la Méditerranée. Alors là, au nom d’une autre tradition, la noble, belle, révolutionnaire et inébranlable tradition laïque à laquelle on aime faire tout et rien dire – je radote, je sais, c’est à dessein – on préfère dévêtir la femme, parce qu’il écrit quelque part, je suppose, qu’elle est forcément plus libre en bikini qu’en burkini.

Vêtir pour dominer, dévêtir pour «libérer» de force ; voilà les débats stériles auxquels l’Algérie et la France sont soumis dans une espèce de chassé-croisé qu’aucune de ces deux Nations ne mérite, tellement des sujets plus importants méritent qu’on s’y attardent.

Pour le reste, je pense me faire l’écho d’une écrasante majorité de femmes, en disant aux uns et autres : arrêtez de cristalliser vos crispations identitaires et vos peurs qui sont de natures multiples, autour du corps féminin. Les femmes n’ont besoin de personne pour leur dire à quelle hauteur doit s’arrêter une jupe décente, à quelle épaisseur de tissu le jean slim d’une fille respectable doit se limiter, ou encore quel largeur doit avoir son t-shirt pour ne pas attiser les convoitises, combien de centimètres de cheveux doivent dépasser du voile pour que cela n’heurte pas la République, ni quelle tenue est adéquate pour aller se baigner sur une plage publique. Faites juste en sorte, de part et d’autre de la Méditerranée, qu’elles puissent s’habiller comme elles l’entendent, sans qu’aucune tenue ne tourne au débat brûlant national de l’été. Là serait là réelle victoire, la réelle avancée.

Le reste, elles s’en chargent.

Par Amarane Medjani - Source de l'article Libération

Tunisie: Première édition du Festival des Récits de la mer à Haouaria

La première édition du Festival des Récits de la mer qui se tiendra du 1er au 4 septembre 2016 à la ville de Haouaria, située à l’extrême pointe du Cap Bon, sera axée sur le cinéma et les arts visuels au service du développement durable, selon le site du festival.

Pecheurs

Le Festival des Récits de la Mer est organisé à l’instigation des Caravanes Documentaires, en partenariat avec l’Association OSIRIS, l’Association Forum Hermaea – El Haouaria, le Groupe d’Etudes et d’Explorations Subaquatiques (GEXS), l’Association des Amis des Oiseaux du Cap Bon, l’Association Tunisienne d’Anthropologie Sociale et Culturelle, et l’Association In’Art – Les artistes de Hammamet et leurs amis et Villa Zembra – El Haouaria.

L’association française “Film, Recherche, développement durable (FReDD) sera présente à l’ouverture du festival par un film primé du festival FReDD-2016: “La Buena Vida” du réalisateur chilien Andrés Wood. La clôture du festival verra la présentation d’un spectacle stambeli “Lasmar tounsi” de Mounir Ergui. Parmi les invités du festival la soprano tunisienne Alia Sellami, invitée d’honneur, et le plasticien irakien résidant en Tunisie, Samir Majid Bayati, connu pour ses oeuvres sur la mer.

Le festival a également prévu l’organisation d’une exposition documentaire sur la pêche du thon à Sidi Daouad, comportant des photographies inédites datant de 1907 réalisées par le pionnier des cinéastes disparu, Albert Samama-Chikli (1872-1934).

“Dans un esprit participatif, Le Festival des Récits de la Mer ouvre un vaste débat pluridisciplinaire proposant, en plus des films, des animations, des expositions, des conférences et des ateliers de production, reliés par une thématique commune: le développement durable des mers et océans”, lit-on sur le site L’Initiative des Détroits d’Europe (European Straits Initiative ESI), partenaire de cet évènement.


ESI est un organisme européen lancé en 2009 et qui oeuvre à mettre en réseau des collectivités géographiquement similaires et à la sensibilisation quant à l’importance “des enjeux économiques, environnementaux, sociaux et humains des détroits, véritables traits d’union entre les arrière-pays et les territoires extérieurs mais aussi des laboratoires de mise en œuvre d’une politique maritime intégrée”.

Répondant à trois nécessités, ce festival de films maritimes dans un village de marins vise à se mettre à l’écoute des premiers concernés, à savoir les travailleurs en milieu halieute, réfléchir à un niveau local pour promouvoir des modalités spécifiques face aux menaces écologiques et économiques, créer un espace de dialogue favorisant une meilleure appréhension des problèmes.

Le Festival des Récits de Mer a pour objectif de consolider le lien intergénérationnel, réparer le lien social et construire le lien entre les rives de la Méditerranée, avec l’ambition de propager et ancrer des valeurs citoyennes et des comportements responsables vis-à-vis de la mer nourricière.

L’approche anthropologique du festival, plaçant la culture au centre des questions de notre temps, remonte aux origines des mythes et des représentations qui nourrissent l’imaginaire collectif des pêcheurs, principaux acteurs de ce festival.

Les grandes lignes de ce festival seront dévoilées, vendredi 19 août 2016, à 19h00, au cours d’un point de presse, à Villa Sébastien, au Centre Culturel International de Hammamet. La soirée sera animée par un concert de Abdelkarim Shabou.

Source de l'article Directinfo

Algérie: Appel à propositions pour soutenir la jeunesse



Trois appels à propositions ont été lancés pour soutenir la jeunesse en Algérie dans le cadre du Programme d’Appui Jeunesse Emploi PAJE financé par l’Union européenne.
 
L’objectif de PAJE est de soutenir les réformes et l’action du gouvernement algérien dans sa politique nationale en direction de la jeunesse. Il prévoit de financer des projets associatifs s’inscrivant dans les objectifs du programme, en direction des jeunes et en partenariat avec les institutions dans les wilayas pilotes de Annaba, Béchar, Khenchela et Oran.
 
Handicap International, l’Organisation Internationale du Travail et le GRDR (groupe de recherche et de réalisation pour le développement rural) ont signé un contrat avec le Ministère du Travail de l’Emploi et de la Sécurité Sociale et vont à leur tour subventionner des associations à travers des appels à propositions aux procédures plus souples.
Les lignes directrices à l’intention des associations sont téléchargeables ici
 
Pour en savoir plus
PAJE - présentation
Délégation de l’UE en Algérie – site web
EU Neighbourhood Info Centre – Algérie

Égypte : des experts de l’UE partagent leur expérience avec des membres du personnel de la justice



Dans le cadre du projet « Soutien à la modernisation de l’administration de la justice » (SMAJ), financé par l’UE, des experts européens ont partagé leur expérience avec les membres du Centre national égyptien pour les études judiciaires (NCJS) et du Centre d’information judiciaire (JIC).
 
Au cours d’un atelier organisé dans les locaux du NCJS, les experts ont discuté du renforcement des capacités d’apprentissage en ligne et de sa mise en œuvre en Égypte. Deux experts, représentant les écoles nationales française et espagnole de magistrats, ont présenté en détail l’approche stratégique en ligne adoptée par leur pays respectif. Le public a ensuite contribué activement à la définition de domaines/cours provisoires pour les programmes de formation initiale et continue qui pourraient être dispensés en ligne.
 
L’UE a alloué neuf millions d’euros au projet SMAJ qui vise à soutenir le ministère égyptien de la Justice et les organismes institutionnels connexes. Le projet, qui durera jusqu’en décembre 2018, continue de soutenir le renforcement des capacités d’apprentissage en ligne en Égypte. D’autres activités, notamment de nouveaux ateliers fondés sur l’échange de connaissances et de savoir-faire de pair à pair, sont prévues dans les prochains mois. 
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre – Egypte
Délégation de l’UE en Egypte – site internet et page Facebook 

L'UE entretient des relations régulières avec Euromed dont des membres présents en Algérie

La Vice-présidente de la Commission européenne et Haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Fédérica Moghreni, a affirmé que le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) et la Délégation de l'UE en Algérie entretiennent des relations régulières avec le Réseau Euromed des Droits de l'homme et plus particulièrement avec certains de ses membres présents en Algérie.

L'UE entretient des relations régulières avec Euromed dont des membres présents en AlgérieLa déclaration de Mme Moghreni intervient en réponse a des eurodéputés qui soulevaient des difficultés administratives et lenteurs bureaucratiques pour l'accès du Réseau euro-méditerranéen des Droits de l'homme au territoire algérien.

"Le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) et la Délégation de l'UE en Algérie entretiennent des relations régulières avec le Réseau Euromed des Droits de l'homme et plus particulièrement avec certains de ces membres présents en Algérie. Jusqu'à présent, le Réseau n'a pas porté à l'attention ni du SEAE ni de la Délégation de l'UE les difficultés mentionnées dans la question" a précisé Mme Moghreni.

Le REMDH, qui représente plus de 80 organisations de défense des Droits de l'homme dans 30 pays de la région euro-méditerranéenne, a publié le 23 mai dernier un communiqué sur son site, dans lequel "il regrette de ne pas avoir pu accéder aux camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, en Algérie".

Source de l'article APS

Rencontres Medinea : Dense réflexion sur art et lien social en Méditerranée

En ces temps troublés où des forces sont à l’œuvre pour tuer, diviser, monter les gens les uns contre les autres, il est des rencontres précieuses, qui donnent du souffle et du sens. Les Rencontres Medinea qui viennent de se dérouler à la Villa Méditerranée en font partie. Ouvertes au public, elles ont réuni des professionnels du monde de la culture et des artistes pour un échange sur la création en Méditerranée (et au-delà).

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© Salam Yousry - « Mashrua chorale »
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Bernard Foccroulle, directeur général du Festival d’Aix-en-Provence qui coordonne le réseau Medinea (Photo Robert Poulain)
Elles avaient cette année pour thématique « Art et lien social en Méditerranée » avec un focus sur le rapport entre art et espace public, pratique chorale et création de lien social notamment dans des contextes où l’expression artistique dans l’espace publique ou la prise de parole collective deviennent des actes de résistance ? Comment la pratique artistique consolide les liens sociaux et crée un sentiment d’appartenance à la communauté ? Un grand moment de partage, de gai savoir face à l’obscurantisme.
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Pierre Sauvageot, Lieux Publics (France) - Jan Goossens, Festival de Marseille (France/Belgique) - Sofiane Ouissi Festival Dream City (Tunisie)
Bernard Foccroulle, directeur général du Festival d’Aix-en-Provence, rappelle que la question de l’artiste a évolué suivant les époques, expliquant qu’il peut être, suivant les moments, l’expression du groupe ou avoir une position plus individuelle. « Lors des dix derniers siècles l’évolution du statut a été forte en Europe. Au XIIe puis au XIIIe nous sommes dans une notion de communauté, de ville ». Expliquant notamment : « L’apparition du troubadour n’est rendue possible que par l’Andalousie des trois religions qui construit pas à pas la modernité européenne ». « Des formes d’expériences individuelle, poursuit-il, en peinture, en littérature, en musique et en opéra se font jour, elles ne peuvent exister que par l’incarnation du “Je”. Le rôle de l’artiste est essentiel, la relation au groupe est permanente. » Elle devient plus tendue avec le romantisme. « On assiste à un positionnement de rébellion contre la société, l’entourage, contre l’oppression du corps social. Nous sommes encore héritiers de ces valeurs alors que le monde a changé », avance Bernard Foccroulle qui n’omet pas d’évoquer la naissance d’un autre mouvement, fin XIXe, début XXe : « Une avant-garde se crée. Le dialogue avec le corps social est de plus en plus complexe dont une partie de plus en plus réduite va suivre. Héritiers du romantisme et des avant-gardistes les artistes doivent réfléchir à un positionnement pertinent face à la société ».

« Les institutions mises en place au XXe siècle ne sont pas pensées pour nos sociétés d’aujourd’hui »

Puis de poser la question de l’institution culturelle qui a un rapport, à la fois, à la création, aux créateurs et au public. Considérant : « Les institutions mises en place au XXe siècle ne sont pas pensées pour nos sociétés d’aujourd’hui. Comment une institution fait-elle face aux fractures sociales, entre les générations et les différences culturelles ? Quel miroir de la société renvoient-elles ? Est-ce qu’elles renvoient une image correcte, dynamique de la métropole, permettant aux populations de s’y reconnaître et de s’en emparer ? J’ai un doute. La réalité évolue beaucoup plus vite que notre réaction ». « Il y 25 ans, ajoute-t-il, j’ai participé à la création de l’association Culture et Démocratie à Bruxelles. La question du lien ne se posait alors pas, il s’agissait de savoir comment un allait être utile à l’autre... Mais aujourd’hui, 25 ans plus tard, c’est la culture et la démocratie qui sont en question ». Puis d’en venir à l’année 2013, capitale européenne de la culture : « ce fut une année forte, précédée par des mouvements forts de synergie mais 2014 et 2015 n’ont pas vu une consolidation de cette dynamique. Il faut s’emparer de ce dossier sous peine de voir les clivages s’agrandir, d’assister à la montée de l’extrême-droite et du fanatisme. Nous devons réfléchir à la manière de mieux travailler les transversalités ». Et Bernard Foccroulle de juger : « la manière dont à Tunis, Ankara, Tanger, la question se pose peut être différente dans la forme mais sur le fond pas très différente avec ce qui se passe ici ».

« le problème n’est pas là-bas, il n’est pas ici, nous sommes interdépendants, il est partout »

Selon Sofiane Ouissi, Festival Dream City (Tunisie), « pour se réapproprier l’espace public il n’y a pas mieux que l’art ». Et il ne s’agit pas de simples mots, le concept « Dream City » voit le jour en novembre 2007 et se poursuit en 2010, 2012, 2013 et 2015. Il s’inscrit dans le milieu artistique tunisien comme un acte de défi autour d’une esthétique contemporaine. Ce projet entend s’émanciper de la forme traditionnelle de festival et de la seule monstration d’œuvres pré-existantes. Conçu comme un espace de libre expression et de libre circulation, Dream City encourage les artistes à expérimenter plus de sociabilité et de citoyenneté en créant dans un rapport de proximité avec le territoire (création in situ) et les populations. Il instaure des modes de relations inédits avec la population en l’impliquant, directement ou indirectement, dans les processus de création. Et Sofiane Ouissi de lancer, en écho aux propos de Bernard Foccroulle : « Le problème n’est pas là-bas, il n’est pas ici, nous sommes interdépendants, il est partout ». Pour Pierre Sauvageot, Lieux Publics, « on parle beaucoup d’espace public mais on n’y fait rien. La volonté du monde de la culture existe, mais elle se heurte tout de suite à des blocages. Au-delà, nous sommes confrontés à une forte demande de consensus sur l’espace public, et c’est fondamental de faire ensemble, mais, dans le même temps, j’ai la certitude que nous sommes là pour faire dissensus ». Jan Goossens, Festival de Marseille(France/Belgique), ancien responsable du KBS à Bruxelles. « Le festival de Marseille est un festival de danse exigeant. Mais comment faire dialoguer cet outil avec une ville dans laquelle le monde entier est présent ? Mon ambition est de réduire le décalage entre la ville et le festival ». Dans ce cadre, il considère que « les questions critiques de Dream City doivent énormément apprendre à l’Europe ». Sofiane Ouissi préconisant : « les politiques devraient faire confiance aux intervenants qui vivent, travaillent dans l’espace public, avec la population car il n’y a rien de mieux que l’art pour approcher les publics dans toute leur diversité ».
Depuis 2010, Salam Yousry (The Choir Project-Égypte) popularise les chorales des complaintes dans le monde arabe et au-delà, il présente une vidéo où, dans diverses villes du monde, des chorales naissent, proposent leur mélodie, leur texte et, partout, de l’harmonie, de la joie. Il invite ensuite le public à créer son propre chant choral, en laissant l’initiative à la salle, c’est d’abord le boléro de Ravel qui s’élève. « C’est bien mais créez votre mélodie, ne réfléchissez pas, chantez » et une mélodie voit le jour. « Il faut un texte maintenant, donnez moi des mots, des idées ». Et du public de fuser :« Marseille, Méditerranée, la belle, la cruelle, ville libre, la rebelle ». Des phrases se construisent et c’est un moment de partage.

« Une Nation qui sait chanter est une Nation heureuse »

Kathryn Mcdowell apprécie tout particulièrement cette expérience, elle qui dirige le London Symphony Orchestra : « Plus que jamais nous avons besoin de l’art pour bâtir des ponts au-dessus des frontières. Or, le chant, et nous venons de le prouver, est une des façons les plus simples de construire du lien social. D’autant que le chant ne coûte rien et il n’est pas besoin de prendre des cours ». « En Grande Bretagne, précise-t-elle, nous réalisons maintenant toute l’importance du chant. Il était devenu désuet, on ne le pratiquait plus à l’école jusqu’en 2011 où, le gouvernement a demandé que les enfants de tous les milieux sociaux aient la possibilité de chanter et nous avons remis le pays en chanson ». Elle cite alors Nelson Mandela : « Une Nation qui sait chanter est une Nation heureuse ». « Le chant, poursuit-elle, crée le partage dont nous avons tant besoin aujourd’hui ». Un propos nourri de son expérience : « J’ai passé un an dans un camp de réfugiés à Vienne en tant que professeur de sport. Un jour, j’ai eu peur que les gens s’entretuent, un chant est parti, et j’ai pu mesurer que des gens différents, qui n’ont pas envie de partager leur histoire, peuvent se retrouver dans le chant ». Salam Yousry reprend : « mon principe est de créer sans leader, sur la base de l’échange, de la réciprocité. J’étais étudiant en peinture mais j’ai eu envie de découvrir un autre médium, j’ai alors écrit une pièce de théâtre, puis une autre... Mais, j’ai découvert que le théâtre n’est pas un vrai collectif. Je considère que lorsque la production, les décisions sont partagées, le projet est plus stable, plus durable. Je voulais prouver qu’un groupe peut fonctionner sans leader ». 
Emmanuelle Taurines, Festival d’Aix-en-Provence / Service Socio-artistique évoque le réseau Medinea (Mediterranean Incubator of Emerging Artists) qui, en 2016 accompagne deux projets portés par deux ensembles. Des sessions de formation ont lieu en Égypte, en Espagne et en France. Les deux ensembles ont bénéficié tout au long de l’année de l’encadrement pédagogique et artistique du compositeur Fabrizio Cassol, auprès de qui les musiciens en formation ont étudié en juillet 2015 lors de la session de création interculturelle de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée. Ils sont également encadrés par Ahmed el Maghraby, responsable artistique du Makan Center for Culture and Arts du Caire, et par Brian Cole, responsable académique de Berklee College of Music à Valencia. A Aix-en-Provence, dans le cadre des sessions de formation de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, les deux groupes ont bénéficié de l’encadrement du chef de chœur Philippe Franceschi et de la chorégraphe Léa Canu-Ginoux, avec lesquels ils ont conçu un projet de médiation. Ils ont également suivi des ateliers de formation animés par Christiane Louis, responsable du programme de formation « Développer sa carrière » à la Philharmonie de Paris, qui leur fournit des outils pour élaborer leurs stratégies de diffusion. A l’issu de ces sessions de formation, les deux ensembles ont proposé une restitution publique de leur travail. Ils se produisent ensuite en tournée dans plusieurs pays méditerranéens, développant également un projet de médiation dans chaque pays. Elle considère : « Nous réfléchissons au partage, à la transmission à des publics différents ». Philippe Franceschi en vient au travail accompli : « parfois les musiciens veulent un accord et nous avons toujours à trouver une réponse, à faire quelque chose de beau et chacun a pris ce qu’il fallait prendre ». 
Emmanuelle Taurines reprend : « Ce groupe est un concentré de notre société dans sa diversité, de milieux sociaux, de valeurs, d’âges... Il n’y a plus beaucoup d’endroits qui permettent de telles rencontres, tout cela au sein d’une institution artistique qui a son exigence ». 

Par Michel CAIRE - Source de l'article Destimed

Monastir : Bientôt un centre méditerranéen de recherche aux Îles Kuriat

Un centre de recherche sera bientôt créé aux îles Kuriat (gouvernorat de Monastir), caractérisées par un environnement marin diversifié.

îles kuriat

Selon le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Néjib Derouiche, qui a fait cette annonce, mercredi, son département coordonnera avec le gouvernorat de Monastir pour trouver les financements nécessaires à la création de ce centre.

M. Derouiche, qui parlait à la presse, en marge d’une visite effectué aux îles Kuriat, où se déroule une session de formation régionale sur la diversité biologique en Méditerranée, a ajouté que le centre permettra d’assurer de meilleures conditions de travail et d’hébergement aux chercheurs dans ces îles qui sont parmi les principales zones de nidification des tortues marines en Méditerranée.

Le ministre a souligné que la décision du gouvernement de faire des îles Kuriat une aire protégée nécessite l’activation du rôle de la Commission nationale de protection et de gestion des aires protégées, ainsi que l’actualisation de leur plan de gestion, qui devra comporter un scénario de protection et de valorisation de ces îles dans une approche participative entre les différentes parties concernées et la société civile.

M. Dérouiche a, par ailleurs, visité les pièges à rats noirs, sachant que les îles ont enregistré une opération réussie d’élimination de ces bestioles nuisibles depuis le 16 septembre 2015, réalisée par l’association Grand Bleu, et qui a abouti à des résultats positifs dont la réapparition de certaines espèces d’oiseaux dans les îles, selon le président de l’association, Ahmed Ghedira.

La session de formation régionale sur la diversité biologique se déroule du 18 au 23 juillet 2016 à l’initiative du centre d’activités régionales pour les aires spécialement protégées et l’association Grand Bleu.

Des chercheurs et formateurs venant de 10 pays de la Méditerranée participent à cette session de formation, à savoir la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Libye, le Liban, la Syrie, l’Italie, Malte, Chypre et l’Egypte.

Cette session comporte trois thèmes: la nidification des tortues marines, la diversité biologique et le dénombrement des poissons vivant dans les aires protégées.

Source de l'article Kapitalis

Forum méditerranéen 2016 de la Fondation Anna Lindh : les inscriptions se clôturent



Les demandes d’inscription pour le Forum méditerranéen de la Fondation Anna Lindh de cette année se clôtureront le 14 août 2016 (17 heures, heure d’Égypte). 

Le Forum méditerranéen est financé par l’intermédiaire de la subvention à l’action de l’UE de la Fondation Anna Lindh. Le ministère maltais des Affaires étrangères participe également à l’organisation.
Le Forum méditerranéen, qui se tiendra à Malte du 23 au 25 octobre 2016, représentera le plus grand rassemblement de la société civile et l’événement le plus influent de son genre en matière de dialogue interculturel dans la région euro-méditerranéenne. Le Forum relie un réseau régional unique de praticiens, de décideurs, de médias et de donateurs internationaux, réunis pour engendrer ensemble un changement réel et durable face aux défis régionaux communs sans précédent.
Pour s’inscrire avant la date limite, il convient de se rendre à l’adresse :http://www.annalindhfoundation.org/forum2016/
Le Forum de cette année vise à accélérer et à intensifier l’impact et la portée de l’action interculturelle pour lutter contre les forces qui alimentent la polarisation et l’extrémisme. Le Forum relie un réseau régional unique de praticiens, de décideurs, de médias et de donateurs internationaux, réunis pour engendrer ensemble un changement réel et durable face aux problèmes les plus urgents de la région de la Méditerranée, de l’impact d’une crise des réfugiés et du changement climatique au chômage des jeunes et à la radicalisation.
La Fondation Anna Lindh pour le dialogue interculturel favorise la connaissance, le respect mutuel et le dialogue interculturel entre les populations de la région euro-méditerranéenne, au travers d'un réseau de plus de 3.000 organisations de la société civile dans 43 pays. Son budget est co-financé par l'UE (10 millions d’euros) et les États membres de l'UE (6 millions d’euros) 
Pour en savoir plus
Fondation Anna Lindh – fiche et actualités
Fondation Anna Lindh – site internet
Fondation Anna Lindh sur TwitterFacebookYouTube ,Flickr 

Palestine : un spectacle de rue met en lumière la discrimination contre les Bédouins



Theatre Day Productions, l’organe d’exécution du projet « Young Stories of Bedouin Life and Prejudice » relevant du programme Drame, Diversité et Développement, présente son spectacle « In the Rectangle of Doubt » (Dans le rectangle du doute) à Gaza depuis le 1er août. 

L’objectif de cette pièce est de mettre en lumière la discrimination et la stigmatisation auxquelles est confrontée la communauté du village bédouin d’Um Al Nasser dans le nord de Gaza. La représentation suit un Bédouin appelé Salem, alors qu’il grandit dans un endroit qui semble être coupé du reste de la société.
 
Le spectacle rassemble divers styles théâtraux, combinant des techniques théâtrales épiques avec des éléments de la farce. En outre, il intègre différents effets musicaux, tels que les sons du désert et les rythmes de la « Dahiyya », une danse folklorique bédouine.
 
L’histoire présente Salem, un jeune garçon qui grandit dans le village d’Umm El Nasser. À l’âge de six ans, Salem fait son premier voyage hors du village pour s’inscrire à l’école. Il commence à découvrir progressivement l’ « autre » monde à l’extérieur de son village et à subir, en tant que Bédouin, le comportement des autres à son égard. Cette histoire reflète les réalités vécues par les Bédouins d’Umm El Nasser dans la société gazaouie.
 
Drame, diversité et développement est le premier projet de subvention de la culture financé dans le cadre du programme régional «Médias et culture pour le développement dans la région sud de la Méditerranée". DDD et les sous-subventions à des projets de moindre envergure contribuent aux objectifs du programme de promotion de la diversité et de lutte contre la discrimination à l'encontre des minorités, à travers le théâtre.
 
Médias et culture pour le développement dans le sud de la Méditerranée a été affecté d'un budget total de 17 millions d'euros sur une période de quatre ans, dont 9 millions d'euros  pour l'octroi de subventions sur une base de co-financement, et 8 millions d'euros pour un mécanisme de renforcement des capacités des médias (MedMedia) et un mécanisme de renforcement des capacités en matière de culture (MedCulture). Plus précisément, le programme vise à renforcer le rôle des médias et de la culture en tant que vecteurs de démocratisation et de développement économique et social pour les sociétés dans le sud de la Méditerranée. Dans le domaine culturel, il soutient des activités favorisant la réforme de la politique culturelle et le renforcement de la capacité des décideurs politiques en matière de culture, ainsi que la promotion des investissements et le développement des capacités commerciales des opérateurs culturels. 
  
En savoir plus
"Drame, Diversité et Développement" (DDD) page internet
Med Culture page internet
Média et culture pour le développement dans le Sud de la Méditerranée -  fiche projet
EU Neighbourhood Info Centre – Culture et Média
        

État des lieux de l’économie verte au Maghreb - Des enjeux nationaux du développement aux défis régionaux de l’intégration

Il y a des réalités géopolitiques qui persistent et durent : «l’intégration économique au Maghreb est toujours au stade des balbutiements». Cela ne doit en aucun cas nous empêcher de persévérer et développer des réflexions innovantes à même d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la coopération régionale maghrébine. 

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Et comme la créativité naît souvent dans la contrainte, il nous est légitime d’affronter les maux du Maghreb sans autocensure. Le diagnostic de nos pays est connu de tous, et peut être synthétisé par : une croissance structurellement insuffisante, un alarmant chômage des jeunes et une pression démographique intense et inquiétante sur nos économies, et ce sans étaler les indicateurs macroéconomiques de chaque pays qui sont loin d’être réjouissants. Il apparaît clairement que les modèles économiques adoptés par nos gouvernements ont presque atteint leurs limites, et nécessitent par conséquent une refonte sinon des ajustements. Dans ce sens, l’économie verte doit rapidement s’afficher sur les radars des États maghrébins, et constituer ainsi une approche économique innovatrice qui, à la fois, anticipe les évolutions de la conjoncture internationale et respecte les équilibres environnementaux.

Nous tenterons, dans ce qui suit, de faire le point sur la place de l’économie verte dans les modèles de développement respectifs des trois principaux pays du Maghreb, à savoir le Maroc, l’Algérie et la Tunisie ; et approcher ainsi des perspectives de coopération, en vue d’une réelle intégration logiquement bénéfique pour l’emploi de nos jeunes et la prospérité de nos populations. Pour plusieurs pays à travers le globe, le passage rapide et dense vers une économie durable devient une décision imposée par la diminution des ressources naturelles, le changement climatique, la dégradation croissante de l’environnement et leurs effets croissants sur la sécurité alimentaire, l’emploi, les infrastructures et la santé. Même le premier producteur mondial de pétrole qu’est l’Arabie saoudite a lancé une stratégie de transition énergétique et économique tous azimuts, pour prévenir la pénurie de ses richesses fossiles.

Au Maghreb, nos pays connaissent des réalités complexes que l’on ne peut plus dissimuler : ressources naturelles rares, déficits structurels en termes de sécurité alimentaire et énergétique, situation de stress hydrique de plus en plus inquiétante et exposition régulière aux risques dévastateurs du changement climatique. Si l’on ajoute à cela l’insuffisance des politiques économiques et de prévoyance sociale pour répondre aux attentes des populations en termes de création et de répartition des richesses, d’emploi, d’habitat digne et de santé, le tableau tend à s’assombrir. Même si nos pays sont parvenus à réduire relativement la pauvreté absolue, le chômage des jeunes s’installe durablement et les disparités sociales et territoriales s’accentuent : plus de 60% de la population pauvre vivent en zones rurales ou montagnardes (enclavement, sécheresse, déficits sociaux…). Une grande partie des populations maghrébines demeure ainsi vulnérable. Et la jeunesse est inactive à des pourcentages alarmants. Cela dépasse les 20% dans certains cas pour les jeunes diplômés et surtout la jeune femme qualifiée.

Les enjeux pour le développement de nos pays sont colossaux. Il nous faut trouver l’efficacité économique nécessaire pour harmoniser les attentes populaires, les exigences environnementales et les priorités macroéconomiques. Nos gouvernants semblent prendre conscience de l’exigence de s’engager dans une nouvelle voie. Une approche, plus inclusive et protectrice de nos ressources naturelles limitées, semble prendre forme dans les dispositifs conçus récemment par les États. Certes, l’engagement est graduel, mais cela est indispensable pour comprendre les impacts institutionnels et humains de cette évolution, selon le contexte de chaque pays et ses priorités de développement. L’économie verte constituera vraisemblablement l’incarnation de cette transition. Les raisons justifiant l’émergence de ce nouveau mode de développement sont multiples. L’économie d’énergie semble se distinguer comme principal défi pour un tel choix. Mais la portée sociale devra être le moteur stimulant pour une stratégie économique verte. Le potentiel d’emplois de certaines filières et l’attractivité des jeunes et des femmes pour ces métiers d’avenir sont aussi des arguments forts pour aller de l’avant dans ce sens. La santé, la réduction de la pauvreté et des inégalités sociales et une attention accrue accordée aux populations rurales dont l’existence est fortement liée aux ressources naturelles sont aussi des défis que les États doivent inclure dans leurs tableaux de gouvernance d’un tel tournant économique.

À cet effet, les travaux et études récemment produits (voir les études menées par le PNUD, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la GIZ, l’Agence française de développement, l’AFD, etc., en partenariat avec les gouvernements respectifs des trois pays) ont démontré concrètement que la transition écologique de l’économie peut représenter une stratégie favorable à la croissance et donc à l’emploi. Les filières vertes de l’économie, basées sur des investissements diversifiés et futuristes, sont capables d’améliorer la productivité, l’utilisation efficiente des ressources naturelles et la compétitivité des entreprises, et fructifier ainsi la richesse collective. Leur spectre est large et peut contenir : les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, les industries vertes, l’écotourisme, la gestion des déchets solides, de l’eau et de l’assainissement, les transports durables, l’agriculture et la pêche durables, et même les industries chimiques et pétrochimiques peuvent y être incluses, si toutefois les autorités publiques les incitent à faire preuve de civisme écologique, en donnant de l’importance à la recherche/développement. D’autres secteurs seront logiquement amenés à s’y ajouter.

Par ailleurs, les clés de la réussite d’une telle stratégie sont entre les mains de plusieurs acteurs. Le premier d’entre eux reste l’État à qui incombe la responsabilité de préparer le cadre légal et les réformes institutionnelles incitatives à l’investissement et l’innovation. Le secteur industriel (privé et public) doit s’engager pleinement dans ce changement des modes de production. Enfin, l’attitude et le civisme du consommateur seront primordiaux pour la consolidation d’une économie verte à la hauteur des enjeux identifiés.

Le Maroc

Il est de notoriété internationale que le Maroc est un pionnier en matière de lutte contre le changement climatique et de transition énergétique. La Charte nationale de l’environnement et du développement durable a été élaborée dès 2010 et formalisée dans une loi-cadre en 2014. Le pays se positionne ainsi dans le top 10 des pays ayant réalisé les meilleurs progrès, en prenant la neuvième place sur 61 pays, selon l’indicateur de performance changement climatique 2015 (voir l’Indice arabe de l’énergie future, AFEX/RCREEE). Fort de son engagement, le pays abritera la COP 22 sur le climat fin 2016.

Le Maroc a ainsi logiquement positionné l’économie verte tel un enjeu majeur de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD 2015-2020). Il en a fait un projet de société et un vrai modèle innovateur pour le développement économique et social. La Constitution de 2011 a consacré le développement durable en tant que droit du citoyen. Le Maroc a mené également des études d’opportunités en identifient trois grands secteurs à fort potentiel d’emplois verts : la gestion des déchets solides, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Pour les énergies renouvelables, le Maroc a opté stratégiquement pour un partenariat public-privé pour atteindre une capacité en énergie renouvelable de 4.000 MW d’ici 2020. Le pays a développé un schéma institutionnel dédié à cet objectif composé de : un Fonds de développement énergétique, des zones spécialement dédiées au secteur et des programmes de formation et de recherche-développement, l’Agence pour le développement des énergies renouvelable et de l’efficacité énergétique «Aderee», Moroccan Agency for Solar Energy «Masen», l’Institut de recherche en énergie solaire et énergie nouvelle «Iresen» et la Société d’investissement énergétique «SIE». Ils sont amenés à coordonner davantage leurs efforts afin d’accompagner les PME du secteur. Le potentiel d’emplois que peuvent générer les filières des énergies renouvelables au Maroc est estimé à plus de 23.000 emplois d'ici 2020.

En ce qui concerne l’efficacité énergétique, le Maroc fait également preuve d’ambitions en lançant le Programme national d’efficacité énergétique dès 2011 visant la réduction de la consommation d’énergie primaire de 15% en 2030, la Stratégie d’efficacité énergétique (2014-2030) avec moins de 320 millions de tonnes d’émissions de CO2, et un Fonds pour l’efficacité énergétique qui est en voie de création. Des secteurs clés de l’économie marocaine : bâtiment, industrie, transport, agriculture et éclairage public sont étroitement liés à cette dynamique en visant la création de 520.000 emplois. Ceci est accompagné par une panoplie de mesures incitatives pour la promotion de l’utilisation des technologies optimisant la consommation énergétique (audit industriel, chauffe-eaux solaires…).

La valorisation des déchets solides est une priorité pour le Maroc : 20% des déchets d’ici 2020 et 150.000 emplois. L’insertion des acteurs informels, l’amélioration des mécanismes institutionnels et l’implication du secteur privé sont les axes principaux de la stratégie marocaine ainsi que l’implication des grandes collectivités territoriales. Une écotaxe pour le développement de la filière de recyclage du plastique au Maroc a été instituée par la loi de Finances 2013 et est entrée en vigueur en 2015.

L’Algérie

Pour l’Algérie, les efforts consentis en matière d’économie verte sont certes encourageants, mais insuffisants du fait de la nature même de l’économie nationale algérienne, basée exclusivement sur l’exportation du gaz et du pétrole. 50% du PIB provient essentiellement de l’industrie pétrolière et gazière. Les autres secteurs industriels algériens sont grandement énergivores, tels que le bâtiment (42% de la consommation finale) et l’industrie du ciment avec 60% de la consommation énergétique industrielle totale. À ce titre, l’intensité énergétique en Algérie est deux fois plus que dans les pays de l’OCDE. Par ailleurs, la pollution engendrée par une forte urbanisation et une concentration des activités économiques sur le littoral ne cesse de croître. Les dommages environnementaux coûtent au pays plus de 2% du PIB. Par conséquent, et à travers le plan quinquennal de croissance 2015-2019, l’Algérie érige l’économie verte en axe porteur de développement et de progrès technologique. Des stratégies sectorielles d’adaptation aux changements climatiques sont en cours dans ce sens. Le pays mise également sur l’éducation et la formation dans les métiers verts pour stimuler l’emploi. Des filières spécialisées doivent progressivement être mises en place dans les universités (énergies renouvelables, efficacité énergétique, gestion de l’eau, climat).

L’Algérie a ainsi pris conscience de l’importance économique de l’efficacité énergétique, et ce par la mise en œuvre d’un nouveau Programme national d’efficacité énergétique (PNEE 2015-2030) qui vise 9% de réduction de la consommation et devrait favoriser l’émergence d’un marché durable de l’efficacité énergétique. Il prévoit également l’isolation thermique de 100.000 logements par an, la diffusion de 10 millions de lampes à basse consommation et la conversion de 1,3 million de véhicules au GPL à l’horizon 2030. Sa mise en œuvre sera soutenue par le Fonds national pour la maîtrise de l’énergie (FNME), l’élaboration d’un cadre juridique adéquat et l’adoption de mesures incitatives en faveur des investisseurs.
En ce qui concerne les énergies renouvelables, l’Algérie vient de réviser son Programme national de développement des énergies renouvelables (PNDER 2015-2030) dont l’objectif est d’atteindre 37% en renouvelables, soit 25 GW. La production solaire nécessitera ainsi un investissement d’environ 60 milliards de dollars. Le pays mise également sur le développement du photovoltaïque et de l’éolien, l’introduction des filières de la biomasse, la cogénération, la géothermie et le solaire thermique. Pour soutenir cette stratégie, l’État a mis en place le Fonds national des énergies renouvelables et cogénération (FNERC), alimenté par un prélèvement de 1% de la redevance pétrolière. D’autres mécanismes d’encouragement sont prévus, notamment la réduction des droits de douane et de la taxe sur la valeur sur les équipements dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Le secteur de la gestion des déchets solides requiert également une attention particulière de la part des autorités algériennes. Le pays s’est fixé un objectif ambitieux pour le recyclage de 40% des déchets (en 2016) contre 6% il y a quelques années. À cet effet, l’État a mis en place des subventions, a enclenché une réforme du cadre règlementaire, et a entrepris un renforcement des actions de sensibilisation publique et de partenariat avec le privé. La réalisation d’une usine de traitement thermique des déchets, d’une unité de transformation du plastique et d’une usine de compostage a été engagée dès 2015. Le recyclage des déchets pourrait engendrer une valeur ajoutée de 3,5 milliards de dinars algériens (environ 30 millions d’euros) par an selon le gouvernement.

La Tunisie

Pour la Tunisie, une nouvelle Stratégie nationale de développement durable 2014-2020 a été mise en place dans l’esprit de la nouvelle Constitution tunisienne dans laquelle l’économie verte prend une place prépondérante, notamment à travers l’instauration de la Stratégie nationale pour l’économie verte 2016-2036. Elle comprend une loi sur l’économie verte et un plan de promotion d’une consommation et d'une production durables, une gestion efficiente des ressources naturelles, un développement équilibré du territoire, le renforcement des capacités d’adaptation au changement climatique, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, et l’amélioration de la qualité de vie, de l’équité sociale et du savoir. 
En terme d’emploi, la Tunisie s’est fixé comme objectif à court terme d’intégrer les emplois verts dans la nouvelle stratégie nationale de l’emploi 2014-2017. Les secteurs ayant le plus contribué à la création d’emplois verts sont la gestion de l’eau, la gestion des déchets, l’agriculture, les services, les énergies renouvelables et la construction (voir OIT, Rapport d’évaluation nationale des emplois verts).

En matière d’efficacité énergétique, La Tunisie est le premier pays selon le classement 2015 de l’Indice arabe de l’avenir énergétique (AFEX). Cette performance est le fruit d’une mise en œuvre précoce d’une politique d’efficacité énergétique entre 1990 et 2010 et la baisse de l’intensité énergétique de 26%. Le pays a tôt mis à contribution les secteurs de l’industrie et du transport où des audits énergétiques ont été effectués, et a mis en place des contrats-programmes pour l’optimisation énergétique, avec un arsenal réglementaire de taille : le Programme national d’efficacité énergétique, PNEE, la loi sur la maîtrise de l’énergie et le Fonds de transition énergétique (FTE). Par ailleurs, la promotion du chauffe-eau solaire dans les secteurs résidentiels, la diffusion des lampes à basse consommation, la cogénération et la certification des réfrigérateurs sont des actions concrètes dans la mise en œuvre de la stratégie tunisienne. La nouvelle stratégie de maîtrise de l’énergie élaborée en 2014 et son plan d’action 2014-2020 sont actuellement les cadres de consolidation de tous ces efforts consentis par le pays.

Par ailleurs, la Tunisie a lancé des plans ambitieux relatifs aux énergies renouvelables : le Plan solaire tunisien 2014-2030 a pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 30% soit 3.815 MW en 2030, contre une puissance installée fin 2014 d’environ 275 MW. D’autres dispositions sont en cours de mise en œuvre : le Fonds de transition énergétique, le nouveau Code des investissements, la loi sur les partenariats public-privé et une nouvelle loi (2015) sur la production d’électricité des énergies renouvelables. La Tunisie reste pionnière techniquement et commercialement dans la technologie du chauffe-eau solaire, dont la superficie atteint actuellement plus de 650.000 m², grâce à une autonomie industrielle et technologique nationale.

La gestion des déchets solides reste un secteur fragile en Tunisie. En 2011, la situation du secteur s’est dégradée avec une multiplication des décharges sauvages. Seulement 5% des déchets collectés sont recyclés et 0,5% sont compostés. Le modèle actuel basé sur la décharge contrôlée et la méthode d’enfouissement technique n’est plus viable. Les efforts doivent s’orienter vers la mise en place d’une politique de réduction des déchets et une meilleure valorisation (tri et recyclage). Le pays avait adopté une stratégie nationale de gestion des déchets (2007-2016), encourageant ainsi des filières de recyclage et de valorisation. Les efforts entrepris restent limités en résultats à cause de la réticence du secteur privé à investir et des faiblesses institutionnelles, règlementaires et financières. Par conséquent, la réforme du processus de gestion des déchets nécessitera une nouvelle approche de partenariat et de financement. Le secteur informel devra être intégré dans tout le processus et une révision du cadre règlementaire et de la fiscalité locale devrait avoir lieu.

Par Rabii Leouifoudi,(Chercheur en économie territoriale et en géopolitique et président fondateur de l’Union des jeunes euro-maghrébins au Maroc) - Source de l'article Le Matin

Algérie-UE/ Lamamra : “Cela ne reflète pas la réalité de l’Algérie”

L’image effective de l’Algérie “n’a absolument rien à voir avec celle donnée par Politico”, a souligné le ministre des Affaires étrangères, estimant que ces déclarations émanent de “personnes faisant preuve de haine envers notre pays”.

Les autorités algériennes ont finalement réagi aux déclarations de responsables de l’Union européenne rapportées par le journal américain Politico. C’est par la voie de Ramtane Lamamra, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, qu’Alger a répliqué aux “affirmations” du journal qui a évoqué des sources anonymes au sein de l’UE qui s’inquiétaient des “blocages” politiques en Algérie. Ces blocages, a souligné Politico, ne seraient dus qu’à la persistance du règne d’Abdelaziz Bouteflika. 
En réaction à ces déclarations, Ramtane Lamamra a rappelé qu’Alger s’était déjà exprimé à ce sujet, refusant au passage “de commenter toute déclaration émanant de personnes faisant preuve de haine envers notre pays”. Pour le chef de la diplomatie algérienne, “ces déclarations ne reflètent aucunement la réalité algérienne”. Il a invité, à cet effet, les médias nationaux à donner l’image effective de l’Algérie. “Cette image n’a absolument rien à voir avec celle donnée par Politico”, a souligné le ministre. Sauf que la réaction du ministre des Affaires étrangères n’a concerné que ce volet où des responsables européens auraient exprimé leur souhait de voir le changement politique en Algérie s’opérer avec célérité, alors que d’autres questions, pourtant, ont été abordées par le journal américain, de façon plus ou moins directe. 
Il s’agit, entre autres, de l’engagement de l’Union européenne à aider l’Algérie pour lutter contre l’immigration qui touche le continent européen, à diversifier son économie, à assurer un soutien financier… Dans une déclaration écrite et transmise hier à notre rédaction, l’économiste Abderrahmane Mebtoul dit y voir aussi une volonté des Européens de mettre au point un plan d’investissement en Algérie en échange d’une ouverture économique du pays, notamment dans le secteur de l’énergie, en contrepartie d’une sécurité des approvisionnements en gaz de la part d’Alger. 
Il a relevé que, selon Politico, des responsables européens sont convaincus que l’Algérie dispose de deux choix seulement : développer sa production de gaz et devenir “la Norvège du Sud” pour l’UE, ou laisser son industrie gazière décliner encore pour être, en raison de la croissance de sa demande interne, un importateur net de ce produit. À souligner que Politico, dans sa livraison, a évoqué le projet du nouveau pipeline entre l’Espagne et la France, le Mid Cat, dont l’objectif de sa réalisation est de revoir à la hausse les livraisons de gaz algérien vers l’Europe. 
Selon l’article, poursuit M. Mebtoul, “l’Europe reste très critique envers la règle des 51/49% qui donne l’avantage à Sonatrach et à l’Algérie sur tous les gisements exploités, la législation algérienne étant jugée la pire de toute la région”. Il est vrai que de telles réformes passent nécessairement par des changements politiques réels, car c’est souvent les blocages politiques qui rendent impossible toute vraie réforme économique. Il est tout aussi vrai que de tels blocages, s’ils venaient à persister, pourraient, à terme, occasionner de vives tensions sociales.

Par Mohamed Mouloudj - Source de l'article Liberté Algérie

Le président du groupe turc de l'Assemblée parlementaire de l’UpM salue les efforts déployés par le Royaume dans la lutte antiterroriste -

Le président du Groupe turc de l'Assemblée parlementaire de l’Union pour la méditerranée (UpM), Ali Ercoskun, a salué, mercredi à Rabat, le discours de S.M. le Roi Mohammed VI, prononcé samedi à l’occasion du 63e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, et les efforts déployés par le Royaume pour lutter contre le terrorisme. 

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D’après M. Ercoskun, qui préside un groupe de parlementaires turc en visite de 3 jours au Maroc, les deux pays partagent les mêmes valeurs de tolérance et affichent un engagement commun de lutte contre le terrorisme.

«Nous ne pouvons que nous féliciter de ce discours royal qui a dénoncé fermement le terrorisme, l’extrémisme et le fanatisme», a-t-il souligné. Ali Ercoskun, qui s’exprimait mercredi lors d’une conférence de presse à Rabat, a salué par ailleurs le niveau des relations d'amitié historiques et solides unissant les deux pays, ainsi que le volume des échanges économiques en forte progression estimé aujourd’hui à 4 milliards de dollars. 
M. Ercoskun, qui a mis l'accent sur la nécessité de renforcer le partenariat stratégique entre le Maroc et la Turquie, a appelé à promouvoir les investissements et les projets communs entre les hommes d'affaires des deux pays et à mettre à profit tous les aspects de rapprochement entre les deux peuples afin de développer davantage les investissements turcs au Maroc estimés actuellement à 3,5 milliards de dollars.

Le parlementaire turc a appelé par ailleurs à renforcer davantage les relations bilatérales qu’entretiennent les deux pays, notamment dans le domaine sécuritaire. «Nous souhaitons renforcer la coopération qui lie nos deux pays dans ce domaine pour faire face aux dangers qui guettent nos pays respectifs», a indiqué le responsable turc, qui n’a pas manqué de saluer les efforts consentis par le Royaume pour lutter contre le terrorisme, ce qui lui a valu une reconnaissance de cet engagement au niveau international. «Le Maroc et la Turquie sont les seuls pays de la région ayant échappé aux effets néfastes du Printemps arabe». 
Revenant sur la tentative de coup d’État survenue en Turquie le 15 juillet dernier, le haut responsable s’est félicité de nouveau de la position du Maroc qui a été parmi les premiers pays à avoir dénoncé cette tentative de putsch. «Une tentative de putsch a été orchestrée le 15 juillet 2016 par un groupe de militaires au sein des forces de l’ordre turques, issu de l’Organisation terroriste FETO dont le leader Fetullah Gülen réside dans l’État de Pennsylvanie aux États-Unis. Cette tentative a fait 240 morts et 2.000 blessés. Mais heureusement, elle a pu être mise en échec par la résistance exemplaire de notre nation et la détermination des institutions étatiques», a conclu M. Ercoskun. Rappelons que la visite de ce groupe parlementaire s’inscrit dans le cadre de la volonté du Maroc et de la République de Turquie de renforcer leurs relations bilatérales, notamment dans les domaines politique, économique, scientifique et culturel. 

Examen du renforcement de la coopération parlementaire

Le renforcement de la coopération entre les institutions législatives du Maroc et de la Turquie a été au centre d’entretiens, jeudi à Rabat, entre le président de la Commission des affaires étrangères, de la défense, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l’étranger, Mehdi Bensaïd, et une délégation parlementaire turque conduite par le président du Groupe turc de l'Assemblée parlementaire de l’Union pour la méditerranée (UpM), Ali Ercoskun. Dans une déclaration à la MAP au terme de cette rencontre, M. Bensaïd a indiqué que les entretiens ont porté notamment sur la question du renforcement des relations parlementaires entre les deux pays, appelant à consolider la coopération dans ce domaine. 
Les parlementaires marocains et turcs participent à plusieurs rencontres internationales organisées par des institutions internationales comme le Conseil de l’Europe et jouent un rôle important en la matière, a-t-il ajouté, mettant l’accent sur l’importance de tirer profit de cette coopération pour renforcer la coordination dans les rencontres internationales en vue de défendre les causes justes. La rencontre avec M. Ercoskun a été également l'occasion pour évoquer la situation en Turquie après la tentative avortée du coup d’État, a relevé M. Bensaïd. Dans ce contexte, il a assuré que le Maroc a été parmi les premiers pays à condamner cette tentative et à exprimer son soutien aux institutions turques, ajoutant que la délégation parlementaire a exprimé sa considération pour cette position. 
De son côté, le parlementaire turc, Fevzi Sanverdi, a plaidé, dans une déclaration similaire, pour la mise en place d’un plan d’action parlementaire commun et continu entre les parlementaires des deux pays, saluant la stabilité dont jouit le Maroc et la position du Royaume vis-à-vis les différentes questions concernant la région. M. Ercoskun préside une délégation parlementaire de la Grande Assemblée nationale de Turquie, actuellement en visite de travail de 3 jours au Maroc, comprenant des députés de la majorité et de l'opposition. 

Par Yosra Amrani - Source de l'article Le Matin