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dimanche 29 mai 2016

Près d’une centaine de personnalités lancent l’« Appel de Beyrouth pour une Méditerranée du vivre-ensemble »

L'objectif est notamment de connecter les « modérés » qui se trouvent autour du bassin méditerranéen.

Près d'une centaine de personnalités de la société civile libanaise ont lancé hier, autour de Samir Frangié, l'« Appel de Beyrouth pour une Méditerranée du vivre-ensemble ».
Née, au lendemain des attentats du 13 novembre, de la hantise qu'un mur de la haine ne s'abatte entre les deux rives de la Méditerranée du fait de l'inexorable montée mimétique aux extrêmes de part et d'autre du bassin méditerranéen, l'initiative a pris forme lors d'une visite d'une délégation formée par 14 personnalités fin novembre 2015 à l'ambassadeur de France, Emmanuel Bonne, à la Résidence des Pins.
Présidée par l'ancien député Samir Frangié, la délégation était formée de nos collègues Hind Darwish et Michel Hajji Georgiou, ainsi que de MM. Antoine Courban, Sélim Mouzannar, Hassan Rifaï, Sami Nader, Jabbour Douaihy, Chawki Azouri, Charif Majdalani, Ali el-Amine, Moustapha Fahs, Hanine Ghaddar et François Abisaab (invité par le groupe à titre amical).
L'initiative qui est née de cette rencontre et qui doit déboucher sur la création d'un observatoire du vivre-ensemble et l'élaboration d'une « Charte d'une Méditerranée du vivre-ensemble » avait également fait l'objet, en avril dernier, d'une rencontre de Samir Frangié et Hind Darwish avec le président français François Hollande lors de sa visite à Beyrouth.
Cette initiative sera suivie par l'élaboration d'un « Appel arabe pour une Méditerranée du vivre-ensemble », à l'issue d'une rencontre qui aura lieu demain mercredi, à l'hôtel Crown Plaza à Hamra, entre 9h et 14h, en présence de délégations de la société civile venues de Palestine, d'Irak et de Tunisie, avec la participation notamment de personnalités syriennes.
Une conférence similaire est prévue ultérieurement cette année en France.

Le texte de l'appel
Le texte de l'appel est disponible, pour ceux qui souhaitent le signer, en cliquant ici

Nous le reproduisons ici dans son intégralité :
« Face à la violence inouïe qui se déchaîne contre l'homme et sa dignité, en Orient et ailleurs dans le monde,
« Faisant le constat de la responsabilité du terrorisme d'État au Moyen-Orient, notamment celui du régime syrien, qui, depuis 2011, a préparé le terrain à un terrorisme dit islamiste-jihadiste, lequel, depuis 2014, se propage et menace aujourd'hui l'Europe et l'Afrique,
« Prenant acte de la montée des crispations identitaires, de l'intolérance, de la discrimination et du rejet de l'autre, en Europe et au-delà, qui menacent, à terme, la démocratie, et soucieux du principe d'égalité des citoyens en droits et en libertés, garanti par la Déclaration universelle des droits de l'homme,
« Conscients de la valeur inestimable du modèle pluraliste du vivre-ensemble, que les peuples du bassin méditerranéen ont su mettre en place au long des siècles, à travers leur culture et leur mode de vie,
« Forts de l'expérience du modèle libanais du vivre-ensemble, au sein duquel s'associent institutionnellement, dans la gestion de l'État et l'exercice du pouvoir, musulmans et chrétiens ; mais où également, fait unique dans le monde musulman, sunnites et chiites sont également associés dans la gestion du même État,
« Constatant les limites des actions militaires menées contre le terrorisme dit islamiste dans le monde arabe, plus particulièrement au Levant, et face aux risques de dérapage que peuvent comporter les mesures sécuritaires qui se mettent progressivement en place en Europe et qui pourraient menacer les droits fondamentaux de l'homme,
« Nous, signataires de cette pétition, appelons les modérés des deux rives de la Méditerranée qui partagent notre vision à jeter les bases d'une "Charte d'une Méditerranée du vivre-ensemble" et créer un observatoire du vivre-ensemble. »

Les signataires

Voici la liste complète des signataires par ordre alphabétique : Shirine Abdallah, Samir Abdel Malak (avocat), Firas Abi Younès (avocat), Hicham Abou Nassif (professeur d'université), Georges Aftimos (ancien président de l'ordre des médecins), Ali el-Amine (journaliste), Maha Aoun (journaliste), Chawki Azouri (psychanalyste), Assaad Béchara (journaliste), Youssef Bitar (professeur de philosophie), Mary Boghossian Salamé, Jocelyne Boustany (politologue), Fady Bustros (consultant), Yolande Cady (enseignante), Sami Chamoun (avocat), Mohammad Hussein Chamseddine (chercheur), Amal Charif, Marwan Chédid (avocat), Antoine Courban (médecin, professeur d'université), Chawki Dagher (avocat), Hussein Dannawi (avocat), Hind Darwish (éditrice), Jabbour Douaihy (écrivain), Ernest Eid (avocat), Carole Faddoul, Maurice Faddoul (avocat), Diana Fadel, Badia Fahs (journaliste), Moustapha Fahs (journaliste), Chryssoula Fayad (enseignante), Mona Fayad (professeure d'université, psychologue), Hala Frangié (avocate), Samir Frangié (politologue, ancien député), Nadine Garabédian (consultante), Hanine Ghaddar (journaliste), Issa Goraieb (journaliste), Tony Habib (ingénieur), Antoine Haddad (professeur d'université), Élie el-Hage (journaliste), Mayyad Haïdar (avocat), Samer Hajj Chéhadé (conseiller pédagogique), Michel Hajji Georgiou (journaliste), Lina Hamdane (journaliste), Nathalie el-Hani (professeur d'université), Mohammad Harfouche (journaliste), Fatina Homsi, Fady Honein (avocat), Salah Honein (avocat, ancien député), Yasser Ibrahim (dignitaire religieux), Stavro Jabra (caricaturiste), Sana' el-Jaq (journaliste), Abbas Jawhari (dignitaire religieux), Rouba Kabbara (journaliste), Régina Kantara (avocate), Joseph Karam (avocat), Walid Kassir (professeur d'université), Antoine Kassis (ingénieur), Nabil Katra (avocat), Jean-Pierre Katrib (chercheur, consultant), Michel Béchara el-Khoury (ancien gouverneur de la Banque centrale, avocat), Michel Youssef el-Khoury (avocat), Antoine el-Khoury Tok (président de municipalité), Raymond Maalouf (ingénieur), Charif Majdalani (professeur d'université, écrivain), Chebli Mallat (avocat, professeur d'université), Michel Mecattaf, Ghassan Moghabghab (avocat), Câline Morcos (architecte d'intérieur), Élias Moukheiber (avocat), Abdallah Moussallem (avocat), Fouad Moussallem, Sélim Mouzannar, Malek Mroué (journaliste), Sami Nader (consultant), Alexandre Najjar (avocat, écrivain), Ibrahim Najjar (avocat, ancien ministre), Maha Najjar (enseignante), Sandra Noujeim (journaliste), Hassan-Tâbet Rifaat (avocat), Hassan Rifaï (avocat), Georges Saad (professeur d'université), Wissam Saadé (journaliste), Bahjat Salamé (activiste), Mahmoud Sammoura (journaliste), Ahmad Sankari (professeur d'université), Ziad el-Sayegh (écrivain et chercheur), Charbel Skaff (professeur d'université, psychanalyste), Obad el-Sokhn, Farès Souhaid (médecin, ancien député), Nada Souhaid, Akram Succariyé (professeur d'université), Raphaël Tabet (médecin), Louis Tannoury (œnologue), Ihab Torbey, Michel Touma (journaliste), Khaled Ziadé (écrivain, ancien ambassadeur) et Kamal el-Zouki.

Pour mémoire
Une délégation de 14 personnalités suggère à Bonne une « Charte pour la Méditerranée du vivre-ensemble »

Source de l'article l'Orient le Jour

Un projet européen organise une formation sur les enquêtes administratives anti-corruption pour la Jordanie, le Maroc et la Tunisie



Une formation régionale de quatre jours sur les enquêtes administratives anti-corruption basées sur l’analyse des risques s'est tenue  du 17 au 20 mai 2016, au siège du Conseil de l'Europe à Strasbourg, dans le cadre du projet anticorruption dans le voisinage sud (SNAC2), mis en œuvre au titre du programme conjoint de l’UE et du Conseil de l’Europe (CdE) « Vers une gouvernance démocratique renforcée dans le sud de la Méditerranée » (programme Sud II),
 
Cette formation a rassemblé des fonctionnaires provenant de plusieurs institutions de contrôle, d'autorités d'audit et d'agences anti-corruption en provenance de la Jordanie, du Maroc et de la Tunisie. Les participants ont étudié les types et les méthodes d'enquêtes administratives, les risques des marchés publics, les techniques d'analyse financière et de comptabilité ainsi que d'autres aspects des enquêtes administratives, présentés à travers une approche basée sur les risques.
 
Le programme conjoint de l’UE et le Conseil de l'Europe (CoE) "Vers une gouvernance démocratique renforcée dans le sud de la Méditerranée" (Programme Sud II), 2015-2017 - financé avec un budget de €7,4 M  - vise à contribuer au renforcement de la gouvernance démocratique dans la région sud de la Méditerranée en soutenant le développement de nouveaux cadres constitutionnels et juridiques; à contribuer à la création et l'expansion d'un espace juridique commun entre l'Europe et la Méditerranée du Sud et à favoriser la coopération régionale dans le domaine des droits de l'homme, état de droit et la démocratie.
 
Les activités de coopération dans le cadre du Programme Sud II sont principalement dirigées vers le Maroc, la Tunisie et la Jordanie et sont ouvertes à d'autres pays du sud de la Méditerranée, à travers des activités régionales ou bilatérales ciblées. 
 
En savoir plus
Site web du programme Sud II 
 

Formation sur l’évaluation des risques à Beyrouth dans le cadre d’un projet de protection civile de l’UE



Un atelier de formation de quatre jours portant sur l’évaluation et la cartographie des risques, axé principalement sur les applications de système d’information géographique (SIG), s’est tenu du 16 au 19 mai 2016 à Beyrouth au Liban dans le cadre du programme PPRD SOUTH II (prévention, préparation et réponse aux catastrophes naturelles et humaines) financé par l’UE.
 
L’atelier avait pour objectif de fournir aux participants, qui représentaient des ministères, agences et gouvernorats de premier plan, une vue d’ensemble de l’évaluation des risques et de l’utilisation du Système d’information géographique (SIG). La première phase de la formation, organisée en février, proposait une approche théorique en procurant les connaissances et les compétences requises en matière d’évaluation des risques. La seconde phase présentait des informations plus pratiques et détaillées sur l’évaluation des risques, et sur la cartographie, avec des exercices et des analyses, compte tenu des origines des participants.
 
PPRD Sud II est un programme qui s’étend sur une durée de trois ans. Avec un budget de 5 millions d'euros, il vise à réduire la vulnérabilité aux catastrophes naturelles et d'origine humaine, ainsi que leurs coûts sociaux, économiques et environnementaux, augmentant ainsi le développement durable régional et national et l'adaptation au climat. 
 
Pour en savoir plus
PPRD Sud – fiche et actualités
PPRD Sud – Site internet et page Facebook

Ouverture à Tanger du 3ème Sommet des présidents des parlements de l'AP-UpM

Les travaux du 3ème Sommet des présidents des parlements de l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée (AP-UpM) se sont ouverts samedi à Tanger sous le signe "Ensemble pour un avenir commun de l’espace euro-méditerranéen", à l’initiative de la Chambre des représentants.

Ouverture à Tanger du 3ème Sommet des présidents des parlements de l'AP-UpMCette grand-messe parlementaire, tenue sous la présidence du président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, également président de l'AP-UpM, s’est déroulée en présence du président de la Chambre des conseillers, Hakim Benchemmach, de membres des deux chambres ainsi que de délégations parlementaires d'environ 30 pays et de représentants de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée. 

S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture de cette session, M. Talbi Alami a assuré que le Parlement marocain ne cesse d’œuvrer à renforcer ce cadre de dialogue et d'adhérer de manière active à sa dynamique, partant de la ferme conviction qu’il constitue pour le Royaume un acquis pour l’action parlementaire commune, soulignant l’importance du dialogue euro-méditerranéen et de la fédération des efforts en vue de soutenir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, renforcer la coopération et consolider le processus démocratique. 

Pour sa part, M. Benchemmach a fait savoir que ce sommet constitue une plateforme de réflexion collective autour de l’avenir de l’espace euro-méditerranéen, en vue d’édifier un espace méditerranéen interculturel incubateur d’un développement partagé dans les domaines de paix, de sécurité et de développement durable, plaçant la protection de l’environnement et la lutte contre les effets des changements climatiques dans la Méditerranée au centre des préoccupations. 

De son côté, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Mbarka Bouaida, a mis l’accent sur le rôle des parlements dans la consécration d’une coopération politique, économique et sociale entre les pays membres de l'Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (AP-UpM), afin de trouver des solutions communs aux défis auxquels fait face la région et d’édifier un espace de paix et de prospérité pour les peuples des pays du pourtour méditerranéen. 

Selon Mme Bouaida, la représentation des peuples constitue une responsabilité nationale qui implique la conjugaison des efforts de tous et l'adoption d'une approche concertée permettant de trouver des solutions concrètes aux grandes questions posées. 

Pour le président du Sénat italien, Pietro Grasso, les difficultés auxquelles fait face la région, notamment celles liées à la grave crise économique, aux flux de réfugiés, au terrorisme et à la protection de l'environnement nécessitent, de façon urgente et impérative, la mise en place d’une nouvelle approche fondée sur l’engagement commun pour la construction d’un espace de paix, de prospérité et de bien-être pour les peuples de la région. 

Le responsable s’est dit convaincu que la coopération interparlementaire peut être un incubateur de décisions et d’actions intergouvernementales en vue d’édifier un espace euro-méditerranéen où règnent la paix, la sécurité et le développement économique durable. 

D'autres participants ont souligné que cette rencontre constitue une plateforme idoine de dialogue et de coordination, ajoutant que l’action commune des institutions parlementaires internationales et méditerranéennes devrait servir de base pour faire face aux problèmes posés à la communauté internationale, liés notamment au terrorisme, l’extrémisme, les interventions militaires, la fragilité des systèmes politiques dans de nombreux pays, la crise économique, sociale et sécuritaire, l’immigration clandestine et la prévalence de la logique de la force sur le dialogue et la concertation. 

Ils ont également estimé nécessaire de promouvoir le dialogue, éviter l'ingérence dans les affaires internes des pays, imposer le respect de la légalité internationale et des décisions onusiennes, consacrer les valeurs de solidarité entre les peuples et opter pour des solutions concertées au service des intérêts des peuples. 

Ils ont, par la même occasion, salué le leadership du Maroc dans la résolution des conflits régionaux, la promotion de la stabilité dans la région et le rapprochement des parties en conflit, afin de faire face au terrorisme, à l’immigration clandestine et au trafic des êtres humains. 

De même, les participants ont mis en avant l'engagement du Royaume dans le domaine de protection de l’environnement et de lutte contre les effets des changements climatiques, à travers le lancement de plans pionniers, en particulier dans le secteur des énergies renouvelables, et l’organisation du sommet du climat COP22. 

Le programme de cette session prévoit l'organisation des réunions des commissions permanentes, des groupes de travail et du Bureau, outre l’adoption de la Déclaration du 3ème Sommet des présidents et de la Déclaration finale de la 12ème session plénière de l’AP-UpM, ainsi que l’approbation des recommandations des commissions de l'AP-UpM. 

Source de l'article Atlasinfo

L’interculturalité s’invite à la médina

Une rencontre interculturelle sur le thème «Une médina florissante, culture entre deux villes impériales» se déroulera successivement, du 2 au 4 juin prochain, à Rabat et à Fès. 

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Organisée par la «Fondation Ducci», section Maroc, et placée sous le patronage de l’ambassadeur d’Italie à Rabat, cette manifestation combinera art, musique et danse pour promouvoir le dialogue entre les cultures de la Méditerranée, selon un communiqué. Cet événement sera marqué, jeudi 2 juin, par une visite de la médina de Rabat et par un concert de piano intitulé «Le voyage de Liszt en Italie», animé par le soliste Orazio Sciortino.

Le programme prévoit aussi un symposium sur «L’Italie et le Maroc : deux voies parallèles dans l’art contemporain», avec la participation 
de Claudio Strinati, historien d’art et Abdelaziz Idrissi, directeur du Musée d’art moderne
Mohammed VI de Rabat. Ce symposium sera suivi d’une visite guidée à l’exposition de l’artiste Alberto Giacometti et à la collection d’art moderne et contemporain marocain. Les participants se déplaceront, vendredi 3 juin, à Fès où ils assisteront à un concert de musique andalouse intitulé «Contaminations» et qui aura pour cadre la cour de Ksar Annoujoum dans la médina. Un dîner de gala sera offert par le président de la Fondation, Paolo Ducci.

Le programme comporte également, le samedi 4 juin, une visite à la médina de Fès et le vernissage à la galerie Aquas de l’exposition «Souffles d’une douceur grise» de l’artiste Aziz Said. 
Par ailleurs, la Fondation Ducci, créée en 2000 à Rome, s’active dans les domaines économique, social, culturel, historique et politique. Elle a, à son actif, une multitude de colloques, de symposiums, de concerts de musique et d’expositions d’arts. La Fondation organise, à Rome, le «Grand Prix de la Paix», distinction créée en 2006, pour gratifier les personnalités de confection juive, chrétienne ou musulmane contribuant d’une manière remarquable à l’instauration et au maintien de la paix dans les pays du pourtour méditerranéen.

La fondation a déjà organisé, à Fès, la cinquième édition des «IncontriFès», dont un symposium sur le dialogue interreligieux sur le thème «Le dialogue interreligieux, fondement de rencontre et de tolérance», avec la participation des personnalités de confessions monothéistes du Maroc et de l’étranger.
Le Centre international pour le dialogue interculturel, qui relève de la Fondation Ducci, a pour objectif la création d'un forum permanent et dynamique qui favorise le rôle central de la culture, en tant que vecteur de compréhension et moteur du développement économique et social. 

Source de l'article Le Matin

Promouvoir l'accès des femmes aux instances de gouvernance dans les pays méditerranéens

La 2ème édition de la session de formation du programme ''Promouvoir l'accès des femmes aux instances de gouvernance dans la région Méditerranée" s'est ouverte, lundi à l'Ecole nationale supérieure de l'administration de Rabat, avec la participation de femmes fonctionnaires et décideuses venues de plusieurs pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. 

Cette session de formation vise, entre autres, à renforcer le rôle des femmes au sein des instances de prise de décision dans les administrations publiques, promouvoir la parité entre les sexes et les droits de la femme tout en intégrant l'approche genre dans les politiques publiques et l'élaboration de stratégies aux niveaux central et régional. 
Le taux de féminisation dans le service public au Royaume a atteint 39 %, alors que celui de femmes occupant des postes de responsabilité est de 19 %, a souligné le ministre de la Fonction publique, ajoutant que ce taux est de 34 % dans le secteur privé, avec 10 % des postes de responsabilités occupés par des femmes. 
Il a également passé en revue les mesures prises par son Département pour renforcer le statut de la femme dans les secteurs publics, notamment la création du Comité de concertation interministérielle de l'égalité entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique et le Programme d'institutionnalisation de l'égalisation entre les sexes dans la Fonction publique en partenariat avec ONU Femmes. 
"Nous constatons ces dernières années que l'effectif des femmes est important au sein de la Fonction publique", a affirmé dans une déclaration à la presse la représentante du Bureau multi-pays de l'ONU Femmes pour le Maghreb, Leila Rhiwi, notant toutefois que cet effectif "n'est pas du tout répercuté au niveau de l'accès des femmes aux fonctions de responsabilité", d'où l'importance de ce type d'initiatives qui aspirent à renforcer le leadership des femmes et leur accès aux hautes fonctions. 
L'objectif de cette session de formation destinée à des fonctionnaires et cadres représentant la Jordanie, la Libye, la Tunisie, l’Egypte et le Maroc est double, a-t-elle souligné, expliquant qu'il s'agit d'abord de travailler sur les techniques de leadership, de réseautage et de transfert des bonnes pratiques entre les participantes d'un côté, et d'échanger sur le niveau d'institutionnalisation de l'approche genre au sein des pays concernés par cette formation, de l'autre. 
Cette session de formation, qui se poursuit jusqu'au 3 juin, est organisée par le ministère de la Fonction publique et de la Modernisation de l'administration en partenariat avec le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international et ONU Femmes. L’inauguration de cette formation a été marquée par la présence, notamment, de l'ambassadeur de la République de Tunisie au Maroc, Mohamed Najem Gharsalli.

Source de l'article Libération Maroc

Académie EUROMED Invest : promouvoir la coopération dans le domaine des affaires entre les pays de l'Europe, de la Méditerranée et du Golfe

Le projet EUROMED Invest, financé par l’UE, organise une Académie EUROMED Invest du 2 au 3 Juin 2016 à Beyrouth au Liban sur le thème "Développer le Business et la Coopération Industrielle entre les pays de l'Europe, de la Méditerranée et du Golfe".
 
La Conférence se propose de renforcer la coopération entre les organisations de soutien au business et PME d'Europe, du Sud de la Méditerranée et des pays GCC. L'Académie est organisée dans le cadre de la 3e Conférence Euro-Arabe au soutien de la PME.
 
L’objectif du projet EUROMED Invest est de stimuler les affaires et l'investissement privé dans la région euro-méditerranéenne et de contribuer à un développement économique inclusif. Les activités du projet visent à habiliter les réseaux d'affaires et d'investissement euro-méditerranéens à mettre en œuvre des stratégies ciblées en faveur du développement des PME dans des secteurs spécifiques : l'agro-alimentaire, l'eau et les énergies alternatives, le tourisme, les transports et la logistique, les industries culturelles et créatives. Par EU Neighbourhood Info
 
Pour en savoir plus
EUROMED Invest : site internetfacebook et twitter
EUROMED Invest : fiche et actualités

Algérie : tenue d’un atelier du programme ENPARD Méditerranée en vue de soutenir le développement des filières agricoles


Le Programme d'appui à l'initiative ENPARD Méditerranée (ESSP II) organise un atelier national le 26 Mai en Algérie sur le thème « Filières, Pôles Agricoles Intégrés et Clusters Territoriaux », pour étudier les dynamiques de construction territoriale nécessaires à l’émergence de pôles agricoles intégrés et en quoi elles peuvent répondre à certains enjeux inhérents aux filières agricoles.
 
Cette journée sera l’occasion d’approfondir et de débattre autour des principaux axes transversaux de développement des filières en Algérie, des prérequis aux plans institutionnels, techniques et matériels à la construction de pôles agricoles intégrés. Elle permettra par ailleurs d’étudier collectivement les opportunités de construction de pôles dans différentes Wilayas algériennes.
 
ENPARD a été conçu pour aider les pays du sud du voisinage de l'UE dans leur développement agricole et rural. L'initiative vise à soutenir la formulation et la mise en œuvre de politiques publiques renouvelés afin de relever les défis de la sécurité alimentaire, la diversification des économies rurales et la gouvernance dans l'agriculture et la gestion des zones rurales. 
 
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ENPARD Méditerranée : Site webTwitter et Facebook

Ilyas El Omari : Les organes élus et les collectivités locales ont un rôle central dans l’atténuation des effets des changements climatiques

Les organes élus et les collectivités locales sont appelés à jouer un rôle central dans l’atténuation et l’adaptation aux effets des changements climatiques, notamment dans les pays du pourtour méditerranéen, les plus vulnérables à ce phénomène, a affirmé, samedi à Tanger (Maroc), le président de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Ilyas El Omari. 

Ilyas El Omari : Les organes élus et les collectivités locales ont un rôle central dans l’atténuation des effets des changements climatiquesIntervenant à l’ouverture d’une rencontre d’information et de communication avec les présidents des collectivités territoriales et les élus de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima sur les changements climatiques, M. El Omari a souligné que cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs du comité de pilotage pour l’organisation de la deuxième conférence des Parties des pays méditerranéens (MedCOP22), vu le rôle important joué par les organes élus et les collectivités locales comme un élément clé dans l’adaptation et l’atténuation des effets des changements climatiques aux niveaux mondial en général et méditerranéen en particulier. 

Les élus et responsables locaux sont également invités à contribuer efficacement à l’élaboration d’une vision commune et d’un agenda environnemental méditerranéen, afin de mettre en place un projet de charte sur la gouvernance environnementale territoriale et de présenter les notions de base liées aux changements climatiques, a-t-il poursuivi. 

Le responsable a, dans ce contexte, affirmé que cette manifestation de sensibilisation vise à renforcer les capacités des élus de la région dans le domaine des changements climatiques et à les mobiliser autour de la cause environnementale, et à mettre l’accent sur les défis et les enjeux majeurs liés au phénomène de dérèglement climatique. 

Pour sa part, la présidente du comité de pilotage pour l’organisation de la MedCOP22, Assia Bouzkri, a souligné que ce sommet méditerranéen ambitionne de renforcer la conscience méditerranéenne à l’importance de l’adhésion collective aux efforts de la communauté internationale visant à lutter contre les changements climatiques, de fédérer les efforts des acteurs des pays du pourtour méditerranéen à même de relever les défis liés à ce phénomène universel et de proposer des solutions stratégiques et efficaces pour atténuer les effets du dérèglement climatique. 

Elle a précisé que les instances élues, les associations de société civile et les entreprises sont appelées, aujourd’hui plus que jamais, à jouer un rôle de premier plan dans cette dynamique, à travers l’intégration de la question environnementale et de la dimension de l’efficacité énergétique dans les politiques d’aménagement de territoires. 

Et de poursuivre que le sommet international du climat de Tanger s’assigne pour objectif d’intégrer la dimension méditerranéenne dans les négociations internationales autour de l’environnement, afin d’entendre la voix des pays méditerranéens, renforcer la coopération provinciale dans les domaines d’efficacité énergétique et de l’économie verte et de créer un espace intégré où règne l’équité environnementale et territoriale. 

Mme Bouzekri a assuré que le choix de Tanger pour abriter cette grand-messe est dicté par la place stratégique qu’occupe la ville du Détroit en tant que modèle pionnier en Afrique aux niveaux socio-économique et culturel, un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique et un exemple en matière d’engagement à l’égard de la préservation de l’environnement et de développement de l’économie verte. 

Cette manifestation de deux jours sera couronnée par la signature d’une charte régionale pour la protection de l’environnement, en tant qu’engagement moral des élus à contribuer effectivement à la mise en œuvre des bonnes pratiques dans le domaine de l’environnement et à intégrer la dimension écologique et d’efficacité énergétique dans les politiques locales et les sessions ordinaires des conseils locaux, et à encourager les entreprises à proposer des initiatives créatives en matière de préservation de l’environnement. 

De son côté, le président de la Fondation méditerranéenne pour la coopération et le développement (FOMCD), Mohamed Sefiani, a souligné que le forum de la société civile méditerranéenne "MedCOP22", qui se tiendra les 18 et 19 juillet prochain à Tanger, permettra de valoriser, partager et de consolider les contributions et les efforts des Etats, collectivités locales, ONG, associations et des entreprises, qui sont considérés comme les principaux catalyseurs du développement durable et de la lutte contre les changements climatiques. 

Outre l’élaboration d’un agenda positif climat renouvelé pour cette édition, qui s’inscrit dans la continuité des engagements et enjeux ressortis lors de la MedCOP21 à Marseille, la MedCOP22 constitue une occasion pour engager une prise de position sur de nouvelles perspectives à propos des négociations climat, donner la parole aux jeunes et les inciter à agir dès maintenant pour une société de demain durable et aboutir à un accord des Etats permettant de définir un modèle commun de gouvernance environnementale territoriale, a-t-il ajouté. 

Cette rencontre, organisée par le Conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, en partenariat avec (FOMCD) et la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS), se veut être une plateforme d’échange d’idées et de propositions afin de donner une vision locale, nationale et méditerranéenne pour fédérer les efforts autour de la question des changements climatiques.

Source de l'article Atlasinfo

Les Suds à Arles, pour porter la voix de la Méditerranée

« Les valeurs portées par ce festival sont aussi fondamentales que le choix des artistes qui s’y produisent » a réaffirmé Marie-José Justamond, directrice des Suds à Arles, en présentant le programme de la 21ème édition, le 20 mai 2016, en salle d’honneur de l’Hôtel de Ville d’Arles.

Afficher l'image d'origineLe festival Les Suds à Arles se déroulera du 11 au 17 juillet et présentera plus de 60 concerts qui apporteront la preuve que « l’art et la création sont des moyens de dialogue pour rapprocher les individus« . 
En effet chaque soirée est l’occasion d’associer des artistes venus d’horizons différents comme le 12 juillet, où sur la scène du théâtre antique se succèderont la tunisienne Dorsaf Hamdani et le colombien Yuri Buenaventura, ou le 13 juillet, l’andalouse La Macanita et Emir Kusturica et The No Smoking Orchestra venu des Balkans. 
Comme toujours, le festival fait la part belle aux artistes venus du bassin méditerranéen, fidèle à l’identité « sudiste » qui le guide depuis sa création, a rappelé Michel Vauzelle, qui fut à l’origine de ce rendez-vous. 
Le député de la 13ème circonscription des Bouches-du-Rhône a ajouté que « Les Suds, unis aux autres grands festivals du sud de la France, porte la voix de la Méditerranée et de la résistance à la montée du racisme et du rejet de l’autre. »

Mais Les Suds, c’est aussi » la manifestation d’un engagement économique et citoyen » a souligné Claudie Durand, qui a rappelé que le festival « participe à l’attractivité de la ville et travaille toute l’année, avec tous les publics de tous les quartiers et tous les villages« .

Ne reste plus qu’à profiter de tous les concerts, dans la cour de l’Archevêché, au théâtre antique, au Parc des Ateliers, comme des scènes en ville où les concerts sont gratuits et des 41 stages qui accueillent enfants, débutants ou professionnels.

Tout le programme sur www.suds-arles.com

Par Marie-Pierre Garrabos Source de l'article Arles Info

La Méditerranée au carrefour des turbulences migratoires

Orient XXI et l’université Mohamed V organisent une journée d’étude sur le thème des migrations en Méditerranée. Elle se déroulera le vendredi 27 mai 2016, de 9h à 18h, au département de sciences économiques, faculté de sciences juridiques, économiques et sociales — Souïssi.


Au cours de ces dernières années, la Méditerranée est devenue le théâtre de migrations sans précédent. On évalue à 29 000 le nombre de migrants décédés en mer depuis 2000. Le nombre des arrivants n’a cessé de croître tandis que les trafiquants du passage irrégulier s’enrichissent de la très grande difficulté de traverser librement les frontières extérieures de l’Europe pour le plus grand nombre. 

La rencontre de Rabat mettra l’accent sur les situations nouvelles issues de ce bouleversement, s’appuyant à la fois sur des recherches de terrain et des analyses des politiques déployées dans la région. 

La fracture nord et sud, mettant l’accent sur l’existence ou non d’un modèle méditerranéen des migrations au nord et sur les mutations survenues au sud sera particulièrement mise en évidence.


Source de l'article Orient XXI

Quand ViaStella conforte son ancrage méditerranéen

Le magazine télé hebdomadaire Mediterraneo vient de sceller un partenariat avec IB3, la télévision autonome des Îles Baléares. Un cap considérable pour cette belle fenêtre ouverte il y a 22 ans sur le bassin méditerranéen.

Résultat de recherche d'images pour "ViaStella  Méditerranée"La Méditerranée, c'est de toute façon l'ADN de la chaîne", s'exclame Marc Degli-Esposti.

Une manière, pour le directeur des antennes de France 3 Corse ViaStella d'apprécier en toute logique le nouveau cap que vient de passer notre confrère dans une stratégie d'ouverture dont le magazine Mediterraneo constitue le fer de lance éditorial.

Ce dernier vient de jeter durablement l'ancre aux Baléares pour une véritable première : un partenariat très fort avec la télévision IB3 implantée depuis 10 ans dans l'archipel (lire par ailleurs).

Le rapprochement a été guidé par un intérêt mutuel multiple.

En premier lieu, l'attachement à une ligne éditoriale commune liée aux problématiques insulaires en Méditerranée, mais aussi la volonté de s'ouvrir un peu plus sur un bassin naturel "qui n'en finit pas d'être au coeur de l'actualité internationale", fait remarquer François Tortos, journaliste détaché depuis trois ans au magazine.
Mediterraneo, un magazine qui marie naturellement la Corse à son bassin méditerranéen, désormais bien ancré du côté des Baléares.
Mediterraneo, un magazine qui marie naturellement la Corse à son bassin méditerranéen,
 désormais bien ancré du côté des Baléares.
Documents Corse-Matin
L'échange de sujets à la base du contrat

En quoi va consister cette collaboration ?

Faire en sorte, d'abord, que les deux territoires fassent mieux connaissance et qu'ils partagent leurs expériences méditerranéennes respectives par petite lucarne interposée.

"La base de notre partenariat, c'est l'échange de sujets. Nous sommes tombés d'accord pour douze reportages par an", explique Thierry Pardi, rédacteur en chef d'un magazine qui vient de diffuser le premier reportage d'IB3 consacré à l'histoire de la cathédrale de Palma de Majorque.

La chaîne des Baléares a déjà, de son côté, inauguré sa collaboration avec la télévision corse en diffusant sur ses antennes un sujet réalisé par ViaStella sur l'arrivée des migrants à Athènes et la solidarité des bénévoles locaux.

Par Noël KRUSLIN - Source de l'article Corsematin

Enseignement et formation professionnels : un atelier en Jordanie donne le coup d’envoi du quatrième cycle du processus de Turin



Dans le cadre du quatrième cycle du processus de Turin de l’ETF – une analyse participative de l’état et des progrès de l’enseignement et de la formation professionnels (EFP) dans les pays partenaires de l’ETF –, un groupe de 38 participants a assisté à un atelier en Jordanie.
 
Pour la Jordanie, dont la population continue à grandir, le processus de Turin est un outil important pour le développement du marché du travail et des systèmes d’enseignement et de formation. Les participants ont débattu de différents thèmes, notamment le suivi des évolutions du système d’EFP.
 
La Fondation européenne pour la formation est une agence créée par l'Union européenne qui vise à contribuer au développement des systèmes d'éducation et de formation de ses pays partenaires. Dotée d'un budget annuel de 18 millions d'euros, sa mission consiste à aider les pays en développement et en phase de transition à exploiter le potentiel de leurs ressources humaines par le biais de réformes dans les secteurs de l’éducation, de la formation et de l’emploi, dans le cadre de la politique de relations extérieures de l’UE. 
 
Pour en savoir plus


L’UE prolonge le mandat de l’opération EUNAVFOR MED et met en place de nouvelles task-forces pour soutenir les autorités libyennes



Lors de sa réunion à Bruxelles hier le 23 mai, le Conseil des affaires étrangères de l’UE, saluant la volonté exprimée par le Premier ministre libyen Serraj de coopérer avec l’UE, a convenu de prolonger d’un an le mandat de l’opération Sophia EUNAVFOR MED.
 
L’opération Sophia EUNAVFOR MED reste focalisée sur sa mission fondamentale mais se voit ajouter deux nouvelles tâches d’appui:
  • renforcement des capacités et formation de la garde côtière et de la marine libyennes, et partage d’informations avec elles, une tâche adoptée à la demande des autorités libyennes légitimes en respectant le besoin d’une appropriation par la Libye;
  • contribution au partage d'informations et mise en œuvre de l’embargo de l’ONU sur les armes en haute mer au large des côtes libyennes.
 
Pour en savoir plus
Conclusions du Conseil sur l’opération Sophia EUNAVFOR MED (23-05-2016) 
EU Neighbourhood Info Centre – Mobilité et migrations

Les Conclusions ministérielles de l’Union pour la Méditerranée sur le renforcement du rôle des femmes dans la société et la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes: priorités et opportunités au Liban

Les Conclusions ministérielles de l'Union pour la Méditerranée sur le renforcement du rôle des femmes dans la société et la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes: priorités et opportunités au Liban

Dialogue politique régional de l’UpM  et préparation de la prochaine Conférence Ministérielle sur l’autonomisation des femmes – Faire avancer l’Agenda de l’égalité des genres dans la région Méditerranéenne Le 18 mai 2016, l'Initiative Féministe Euro-Méditerranéenne IFE-EFI a organisé une table ronde nationale ayant pour thème « Les conclusions ministérielles de l'Union pour la Méditerranée (UpM) sur le renforcement du rôle des femmes dans la société et la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes: priorités et opportunités au Liban», sous le patronage de S.E. M. Nabil De Freige, Ministre d'Etat pour la Réforme administrative. La rencontre, organisée dans le cadre du projet "Plate-forme Régionale de Genre" financé par l'Union européenne, a réuni des participants de haut niveau avec l'objectif d'améliorer la coopération et de renforcer au plan national le dialogue politique entre la société civile, les représentants de l'Etat et les partis politiques, sur la question de l'avancée des droits des femmes et de l'égalité des sexes. Le débat a porté sur les Conclusions ministérielles UpM (Paris 2013) sur le renforcement du rôle des femmes dans la société et a permis de formuler des recommandations pour la préparation de la 4ème Conférence ministérielle UpM sur les droits des femmes qui aura lieu en février 2017.

L'Ambassadrice Christina Lassen, Chef de la Délégation de l'Union européenne au Liban, a ouvert la rencontre en évoquant les principaux défis à l'égalité au niveau régional. Elle a souligné l'importance de la participation des femmes à la prise de décision politique ainsi que les différentes options susceptibles d'améliorer cette implication et d'encourager les femmes à s'y investir davantage.

Dans son discours, lu par sa représentante, le Ministre d'Etat pour la Réforme administrative,

S.E. M. Nabil De Freige, a affirmé son soutien à la participation des femmes à la vie publique. Il a rappelé que la Constitution libanaise consacre l'égalité en droits et en devoirs entre tous les citoyens libanais et a exprimé le souhait que la table ronde émette des recommandations en vue de renforcer les politiques d'égalité entre les hommes et les femmes au Liban.

Madame Leila Al Ali, Co-Présidente de l'IFE-EFI, a insisté sur l'importance d'utiliser les Conclusions ministérielles UpM comme un outil de promotion de l'égalité des sexes au Liban et dans toute la région. Elle a rappelé la nécessité d'un dialogue permanent sur ce sujet avec les responsables politiques.

Les participants ont évoqué les progrès accomplis en matière de droits des femmes mais ont souligné également la lenteur des changements. Ils ont identifié les priorités à mettre en oeuvre dans un contexte marqué tout à la fois par la radicalisation et la crise des réfugiés. Parmi ces priorités, on dénombre le besoin urgent de changer la législation discriminatoire pour les femmes, et en particulier la loi de statut personnel, le "gender mainstreaming", à savoir la prise en compte de manière transversale de l'égalité des sexes et des engagements internationaux du Liban sur cette question par tous les ministères, l'introduction de quota aux niveaux de la décision politique et une approche des questions de

sécurité en lien structurel avec les droits humains des femmes et des hommes et avec la démocratie. Les recommandations de la table ronde seront transmises au Ministère d'Etat pour la Réforme administrative ainsi qu'aux autres ministères et institutions concernés et à la société civile. Elles seront intégrées aux recommandations régionales pour la 4ème Conférence UpM sur les droits des femmes.

Communiqué de Presse - Source de l'article Zone Bourse

Mare Pacis - Pour une Méditerranée de la paix, actrice d’une politique nouvelle des coopérations internationales

Le monde bouge, et avec une rapidité stupéfiante. Il a y eu plus de changements ces trente dernières années qu’au cours des trois siècles écoulés. Et l’avenir proche est incertain.

Une certitude : le monde de demain sera multipolaire, et les institutions et les lois internationales devront être adaptées. Un monde multipolaire dans lequel les seules données en croissance sont les injustices et les inégalités. Selon différentes études de l’Organi­sation des nations unies (ONU), dans seulement quatre ans, la population des classes moyennes aura triplé en Asie. En 2020, elles seront donc plus nombreuses qu’en Occident.

Sortir des logiques de concurrence

Nous assistons à un renversement majeur du rapport des forces économiques et donc géopolitiques. De nombreux foyers de tensions et des guerres témoignent de la recherche de leadership économique, donc politique. Mais en toile de fond, le capitalisme recherche la meilleure voie pour assurer son avenir et sa prospérité.

C’est dans ce cadre que se poursuivent en catimini les négociations sur le Traité de libre-échange transatlantique (TAFTA) avec la recherche de domination impériale des États-Unis sur l’Europe. Ce projet, s’il aboutissait, instituerait la zone de libre-échange la plus importante de l’Histoire, couvrant 45,5 % du Produit intérieur brut (PIB) mondial, 850 millions de consommateurs, où marchandises et investissements vogueraient librement par-dessus l’Atlantique.

Autant dire que le défi principal de notre époque est l’implication des citoyens de la planète à construire un monde où chacune et chacun peut vivre, s’épanouir et s’émanciper, libre, en paix, dans le respect de la personne et de notre environnement. L’urgence est donc à sortir des logiques de concurrence et de domination qui ne font qu’accroître les inégalités, les migrations et à diminuer l’espérance de vie de notre planète.

Construire une politique méditerranéenne de sécurité collective et de paix

Dans ce cadre, la France dans l’Europe a un rôle majeur à jouer, en sortant du soutien atlantiste et des logiques d’allégeance envers tout autre pays dont l’ambition serait d’imposer sa domination sur tout ou une partie du monde. Géographiquement positionnée à la fois sur la façade atlantique, en cap extrême de l’Europe et de l’Asie, à la jonction entre le Nord et le Sud de l’Europe et en interface naturelle de l’Afrique, la France baigne enfin dans la mer Méditerranée dont l’histoire nous a mêlés au destin de nombreux peuples.

Faisons de cet héritage et de cette réalité le socle pour construire une politique méditerranéenne de sécurité collective et de paix fondée sur les droits des peuples et promouvoir de nouvelles coopérations. Creuset de civilisations, l’aire méditerranéenne a une histoire, des cultures, des modes de vie qui se rencontrent et s’entrelacent depuis des siècles voire des millénaires. De la Grèce à la Syrie, en passant par la Turquie et la Palestine, cet espace commun vit dans le tourment.

La construction d’espaces de coopérations est le défi le plus pressant pour réhumaniser notre monde. Coopéra­tion dans la sphère de la production et des échanges de biens et de services. Coopération entre les citoyens d’un quartier, d’une ville, entre les territoires et entre les peuples. Les institutions transnationales sont dans l’incapacité ou plutôt le refus d’établir les bases d’un vivre-ensemble planétaire, reposant sur la dignité et l’émancipation des peuples. De l’ONU à l’Union européenne (UE). Je ne parlerai évidemment pas des organisations commerciales ou financières.

Le processus européen est un échec qui tourne chaque jour un peu plus le dos à toutes les aspirations qui fondaient la légitimité du projet. Le chantier de sa refondation prendra du temps. Il incombe à celles et ceux qui croient en la solidarité internationale d’engager la bataille pour des coopérations d’un type nouveau. Une coopération qui ne serait ni une union d’États au sommet encore moins une fédération intégrationniste à marche forcée. Une coopérative où tout le monde serait réellement à égalité. Après tout, une « Union méditerranéenne » aurait au moins autant de légitimité que notre Union européenne.

La Méditerranée doit redevenir le berceau d’humanité et d’échange qu’elle a toujours été. Car, oui, nous avons besoin de relations de haute qualité avec les pays riverains de la Méditer­ranée. L’actualité tumultueuse et souvent dramatique de cette dernière décennie nous conforte dans l’exigence de comprendre et d’agir. Non pour administrer des conseils, des jugements à des pays souverains ou à leurs peuples, mais pour réfléchir à ce que nous pouvons et devons faire ensemble.

Il ne s’agit ainsi pas seulement de traiter de la place de notre pays dans une politique méditerranéenne, comme c’est le cas actuellement avec cette Union pour la Méditerranée, née sous Sarkozy, reformulée sous Hollande mais toujours marquée par une conception atlantiste et occidentaliste. Il s’agit de répondre à l’exigence de sécurité, de paix, de solidarité et de respect en Méditerranée, indissociable du développement des pays qui la composent. Au plan économique, nous devons réaffirmer l’intérêt de développer et d’amplifier les échanges commerciaux mutuels, créateurs d’emplois.

Au plan politique, nous devons peser dans des dossiers clés comme le conflit israélo-palestinien, la réforme de l’ONU, nous devons chercher à nouer des alliances face aux grandes questions. La France ne doit avoir aucune ambition dominatrice, ses intérêts sont le plus souvent convergents avec ceux de ses voisins du Sud. Le colonialisme et l’esprit de colonie sont morts ; rien ne les ressuscitera. Et plutôt que de ruminer les haines du passé, le souci de se tourner vers l’avenir et les projets communs doivent l’emporter.

La plupart des pays de la rive Sud ont un immense besoin d’emplois et d’activité. Pour la Banque mondiale, il faudrait créer 100 millions d’emplois en dix ans au Moyen Orient et en Afrique du Nord pour stabiliser la situation. Or le rythme actuel est au-dessous de la moitié des besoins.

Une politique de coopération équilibrée est nécessaire en Méditerranée. Elle peut porter évidemment sur l’énergie entre pays producteurs et pays consommateurs. Elle peut porter sur l’agriculture et ainsi éviter l’urbanisation effrénée gonflant les inégalités et les ghettos en banlieue des villes. Cela suppose des politiques d’aménagement des territoires pour fixer les populations rurales en leur assurant de pouvoir vivre de leur travail. Choisissons la préférence méditerranéenne dans certaines productions. Ce serait une mesure de sagesse et de prévoyante intelligence au contraire de la mise en concurrence au niveau des produits agricoles, de la rive Nord et la rive Sud. Cette coopération doit porter aussi sur l’eau, si rare, dont la gestion – de la production à l’assainissement – nécessite de gros investissements.

Dans le domaine de la formation, de la recherche et l’Université, l’insuffisance du travail en commun est criante entre pays francophones. Là sont les clés de la souveraineté des peuples par l’indépendance économique et sociale des pays. Cette coopération doit être aussi culturelle : dans le domaine de l’édition, du cinéma, de la télévision…

Enfin la Méditerranée est le berceau des idées de démocratie, de politique, d’humanisme… Or la communauté internationale est spectatrice d’une véritable tragédie. Sous ses yeux se déroule un crime contre l’humanité. Plus de 30 000 morts en Méditerranée depuis 2000. 3 770 en 2015, un record sinistre. Plus de 1 600 depuis le début de l’année. Avec l’arrivée de l’été, les tentatives désespérées de passage vont se multiplier. Le continent européen est devenu le plus mortifère du monde pour les migrants.

Nous ne pouvons continuer d’ignorer que ces enfants, ces femmes, ces hommes essaient de sauver leur vie en échappant à la guerre, aux persécutions, aux crises économiques dramatiques, aux conséquences du réchauffement climatique dont, directement ou indirectement, elle porte la responsabilité. Si la première des priorités doit être de mettre un terme à cette tragédie en sauvant des vies, il s’agit aussi de redéfinir sa politique des visas respectant les droits de l’homme, de la femme et de l’enfant, être solidaire des pays méditerranéens de premier asile.

Une zone d’accueil et du vivre ensemble

La crise au Proche-Orient explique largement la situation. Les puissances dites occidentales, dont certains États européens, ont une large part de responsabilité dans la déstabilisation de cette région notamment via les guerres en Irak, en Afghanistan ou en Libye. Les États membres de l’Union européenne dont la France ne peuvent pas intervenir militairement sans se préoccuper du sort des populations civiles. Ni économiquement, exiger des plans d’austérité, mettre en place des traités de « libre-échange » avec les pays du pourtour de la Méditerranée sans se préoccuper des conséquences pour les populations. On ne peut faire l’impasse sur des siècles de politiques coloniales qui ont vidé le continent africain ou le Proche et Moyen-Orient de ses richesses, de la maîtrise de ses ressources, de la liberté de ses habitants sous des régimes autoritaires complices de cette prédation.

Les Européens doivent se rappeler leur histoire. Eux qui furent près de 50 millions à migrer vers d’autres continents entre 1850 et la Première guerre mondiale. L’aire méditerranéenne doit être une zone d’accueil et de vivre-ensemble. L’UE doit garantir une entrée sécurisée et légale à tous les réfugiés et migrants.

Parler politique ne peut pas être un supplément d’âme, et c’est moins l’histoire que la globalisation du monde d’aujourd’hui qui nous l’impose. Un monde de plus en plus mobile, dans lequel les échanges se multiplient : les échanges commerciaux mais aussi les échanges entre les êtres humains. Dans le monde globalisé, il faut pouvoir peser. Dans le monde multipolaire en marche, les solidarités méditerranéennes peuvent se révéler consistantes et efficaces face aux intérêts américains ou chinois.

La question n’est pas celle de la sortie de l’Europe, ni de la fermeture de ses frontières. Ce qui nous est posé par la violence et l’inhumanité de la crise internationale des migrations est de définir le rôle politique et économique de l’Europe au XXIe siècle, pour une paix mondiale et de nouvelles coopérations internationales. Mais l’Europe a peur. C’est un continent vieillissant qui a voulu dominer le monde pendant plus de cinq siècles. Aujourd’hui, ses dirigeants cherchent à préserver leurs intérêts, ou du moins ceux des multinationales qui ont leur siège social sur leurs territoires. Alors, il est temps d’inventer un nouveau monde, de nouvelles relations entre les pays de la planète basées non plus sur la domination et le rapport de forces mais sur le partenariat, le respect de l’autre et les besoins des populations.

Ces dernières années ont fait de la Méditerranée un cimetière, par l’intervention populaire, qu’elle devienne la mer de la vie et de la paix. Un espace en commun, d’échanges, de coopérations et de fraternité. Une mare pacis.

Par Jean-Marc Coppola (Membre du Conseil national du PCF. Il est conseiller municipal de Marseille.- La Revue du Projet n°57, mai 2016) Source de l'article Blog Mediapart