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dimanche 21 février 2016

La Fondation Femmes de l’Euro-Méditerranée... à plein rendement

Un site web totalement opérationnel et comptant 150 membres appartenant à 30 pays ; deux lignes de travail bénéficiant d’un financement extérieur et plus de 20 activités menées au cours des trois derniers mois dans sept pays méditerranéens... la Fondation Femmes de l’Euro-Méditerranée a commencé l’année 2016 à plein rendement.


Les différentes manifestations tenues depuis novembre 2015 (ateliers, conférences, débats, tables rondes et colloques) visent à doter les associations de femmes de divers pays (Algérie, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine et Tunisie) d’outils destinés à combattre la violence de genre et à encourager la participation de la femme à la vie publique et politique de la région. 

La grande majorité de ces actions s’inscrivent dans le cadre du projet «Renforcer les capacités des acteurs de l’égalité» du projet «Femmes d’avenir en Méditerranée» financé par le ministère français des Affaires étrangères sous la coordination de l’IEMed et de la FFEM. La Fondation a aussi mis en œuvre le projet Renforcer les capacités dans le sud de la Méditerranée pour ouvrir le dialogue et le suivi des politiques pour les femmes dans la société, qui est financé par l’Instrument européen de Voisinage et Partenariat. (Pour plus d’informations sur les deux projets)

Un réseau de réseaux

Par ailleurs, la Fondation avance vers son objectif de devenir un réseau de réseaux en développant sa présence sur Internet via un site web pleinement opérationnel (en anglais, français et arabe) qui entend devenir un lieu de rencontre pour les organismes et les autres réseaux. Pour ce faire, outre son agenda d’activités et d’informations, elle met à la disposition des membres inscrits à l’Intranet un espace privé leur permettant de se faire connaître, de publier leurs contenus, d’interagir et donc d’engendrer des synergies avec les autres membres du réseau. La majorité des membres actuellement inscrits sont des associations, mais on y compte aussi des départements ministériels, des centres de recherche, des organismes régionaux et des entreprises.

Source de l'article IEMed

Algérie : appui européen dans l'environnement et le développement durable


Une cérémonie de clôture du projet de 'jumelage institutionnel' dans le domaine de l'environnement et du développement durable a eu lieu à Alger le 18 février 2016, indique la Délégation de l'UE en Algérie.

Mis en œuvre par la France et l’Autriche, ce 'jumelage', d'une durée de 18 mois, a bénéficié d'un appui de l'UE de 850 000 euros et d’une participation algérienne de 12 millions de dinars. 

Intitulé officiellement « Appui à l’Observatoire national de l’Environnement et du Développement durable (ONEDD) pour l’amélioration de ses capacités opérationnelles et la mise en œuvre du Système national d’Information Environnementale (SIE) », il a été lancé dans le cadre du Programme d'appui à la mise en œuvre l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne (P3A). 
 
Le projet a permis de développer des activités riches et variées autour d'actions de formation, d'accompagnement à la mise en place de l’infrastructure matérielle et logicielle nécessaire et la  mise en place d’outils et de méthodologies, d’analyse et la production d’information.
 
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Tunisie : coopération accrue dans le secteur agricole



La Tunisie et l'UE ont fait le point début février sur l'état de leur coopération agricole et il en découle une demande tunisienne d'appuis pour la « mise à niveau » de ce secteur pour améliorer la compétitivité de ses produits et diversifier les débouchés en Europe. 

C'est ce qui ressort des « conclusions opérationnelles » publiées le 15 février 2016 par la Délégation européenne à Tunis qui rendent compte des travaux du 6ème Sous-comité «Agriculture et pêche », du 4 février dernier à Bruxelles. On y trouve aussi les « conclusions » de la consultation préalable menée fin 2015 par la Tunisie et la Commission européenne avec la société civile locale.
 
La Tunisie qui a présenté les grandes lignes de sa stratégie nationale, exprime une demande particulière sur les produits 'bio' et leurs normes, notamment sur la «reconnaissance triangulaire» qui implique aussi bien ses échanges avec l'UE que les États Unis.
 
Elle réclame aussi une 'évaluation des risques sanitaires, climatiques et dans la gestion des stocks de pêche. Pour l'UE, cet appui est envisageable mais « dans la mesure des moyens disponibles ». La Tunisie a aussi « constaté des divergences sur les données statistiques » et appelle à y travailler ensemble.
 
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L'institut euro-méditerranéen de sciences politiques lancé à Fès en partenariat avec la Sorbonne

Après avoir signé un partenariat avec la prestigieuse école française Polytechnique, l'université euro-méditerranéenne de Fès (UEMF) a signé, mercredi 17 février à Rabat, un accord de coopération avec l'Université Paris 1 Sorbonne dans le domaine de l'enseignement supérieur, la recherche scientifique et la culture, pour la création d'un Institut euro-méditerranéen des sciences politiques.

FES SORBONE
Jean-Marc Bonnisseau, vice-président de l'Université Paris 1 Sorbonne chargé des relations internationales, Lahcen Daoudi, ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, Mostapha Bousmina,
président de l'université euro-méditerranéenne de Fès (UEMF). | MAP
Le futur institut, qui relèvera donc de l'Université euro-méditerranéenne de Fès, se veut un "établissement supérieur d'excellence pour la formation et la recherche dans les domaines des sciences politiques, de la gouvernance, du droit des affaires et du droit public", selon les termes de l'accord.

Le partenariat a été signé par le président de l'UEMF, Mostapha Bousmina, et Jean-Marc Bonnisseau, vice-président de l'Université Paris 1 Sorbonne chargé des relations internationales, lors d'une cérémonie en présence du ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, Lahcen Daoudi.

La formation sera assurée par une équipe pédagogique de l'Université euro-méditerranéenne de Fès et du département des sciences politiques de l'Université Paris 1 Sorbonne ainsi que par d'autres institutions euro-méditerranéennes partenaires.

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, M. Daoudi a indiqué que la signature de cet accord s'inscrit dans le cadre de l'intérêt particulier accordé par le ministère à l'élargissement de l'offre pédagogique, qui comprenait dans un premier temps les domaines de la technologie, de la médecine, et qui englobera aujourd'hui, à travers cet accord, les sciences sociales.

Les cours devront débuter en septembre prochain après des épreuves de sélection des meilleurs étudiants, qui recevront au terme de cette formation au Maroc et en France, un double diplôme de l'Université euro-méditerranéenne de Fès et de la Sorbonne.

Source de l'article Huffpostmaghreb

Des jeunes porteurs d’avenir dans le monde arabe

Alors qu’obsédé par l’État islamique, l’Occident porte un regard de plus en plus noir sur le monde arabe, 99 % de la population des pays arabes, notamment les jeunes, est bien plus préoccupée par le thème de la formation, de l’emploi et des perspectives d’avenir.


Bessma-Momani-ok.jpgC’est ce que constate Bessma Momami, professeure associée du Département de Sciences politiques de l’Université de Waterloo (Canada) dans un ouvrage qu’elle a présenté aujourd’hui à l’IEMed: Arab dawn: Arab youth and the demographic dividend they will bring (L’aube arabe : les jeunes Arabes et le dividende démographique qu’ils apporteront), fruit d’une recherche qui l’a menée dans 15 pays arabes.

Pour Mme Momani, de nos jours, le monde arabe est constitué d’une «génération jeune, qualifiée et informée, qui se sent frustrée en raison de la corruption gouvernementale et du manque d’opportunités». Cela dit, la chercheuse est convaincue que cette nouvelle génération ne se résignera pas et que, d’ici deux décennies, au fur et à mesure qu’elle occupera l’espace public, elle sera capable de changer le statut quo. Les jeunes «veulent faire évoluer la société, développer leurs propres affaires, réduire le secteur public et construire un secteur privé puissant»

Source de l'article IEMed

De la COP21 à la COP22 : il n’y a que la Méditerranée à traverser

La France vient d’accueillir la COP21 et de mener à bien les négociations pour une issue qui a été qualifiée de franc succès : l’Accord de Paris de 2015. Ce texte a obtenu l’adhésion de 196 pays sur un des sujets les plus complexes de notre temps—le changement climatique. 

Rabat, Morocco - Arne Hoel l World Bank

Il a réconcilié les intérêts divergents des pays en développement et des pays développés et effacé le clivage Nord-Sud qui est responsable de la difficulté à obtenir un accord sur le climat au cours des vingt dernières années. En comparaison, les négociations sur le commerce international ont l’air facile. La France être fière de ses talents en diplomatie. Chapeau !

L’Accord de Paris traite de trois problèmes épineux : l’engagement des pays en voie de développement à réduire leurs émissions de CO2 (bien qu’ils ne soient en rien responsables du changement climatique), l’aide financière des pays développés aux pays en développement pour les aider dans cet engagement et les mécanismes de marché pour appuyer l’atténuation.

Maintenant c’est au tour de la France de passer le relais du Nord au Sud en traversant la Méditerranée au pays qui accueillera la COP22, le Maroc. Et d’appuyer le Maroc pour que la COP22 soit un succès comparable à celui de la COP21. En bref, pour passer de la « COP de la décision » à la « COP de l’action » à l’intérieur de l’espace méditerranéen.

En effet, la Méditerranée est un véritable microcosme des enjeux des COP. Nulle part ailleurs dans le monde, autant de pays en développement ne côtoient autant de pays développés. Environ 10% des pays du monde sont rassemblés autour de la mer « au milieu des terres » (du latin méditerraneus) — une situation qui les amène à partager un écosystème interconnecté par des infrastructures physiques, échanger des biens et services, être le théâtre de flux et reflux de migrants, voyageurs et réfugiés.

Au vu de cette situation unique, comment la France et le Maroc pourraient-ils, dans leur espace commun méditerranéen, montrer au monde ce qui peut être accompli, grâce à un partenariat efficace, pour faire progresser le processus COP pendant cette première année critique de l’Accord de Paris ? Quel symbole pourrait représenter, d’ici le premier anniversaire de l’Accord, le pouvoir d’un partenariat entre pays développés et pays en développement ?

Un exemple de symbole serait le changement de direction des flux sur le seul inter-connecteur électrique entre l’Europe et l’Afrique du Nord—au travers du détroit de Gibraltar, là où la Méditerranée s’ouvre au reste du monde. Actuellement, l’interconnexion transporte de l’électricité « grise » du Nord vers le Sud, de l’Espagne vers le Maroc.

Et si la France achetait pour l’occasion de l’électricité « verte » de la plus grande centrale solaire au monde, la centrale Noor-Ouarzazate au Maroc, permettant ainsi à l’électricité de s’écouler du Sud vers le Nord ? Quel serait le message au monde entier d’un tel partenariat climatique et du soutien financier qui l’accompagne ? Et quelles en seraient les conséquences pour l’investissement, les emplois et la croissance économique, alors que l’énergie solaire se déploierait sur l’ensemble du territoire de l’Afrique du Nord en réponse aux opportunités de marché créées grâce à ce partenariat ? Quelle serait l’image pour COP22 ? Quel moteur ce serait pour créer des partenariats climatiques et mener des actions innovatrices en faveur du climat ailleurs dans le monde !

Par Jonathan Walters - Source de l'article Blog de la Banque Mondiale

« L’Europe doit agir »

Compte tenu des menaces communes pour la sécurité et des transformations complexes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l’Allemagne et l’Europe devront davantage assumer leurs responsabilités dans cette région, selon M. Roderich Kiesewetter, membre du Parlement allemand. 

Pour cela, il faut une coopération étroite avec les partenaires de la région même, á l’instar de la Tunisie.
Assumer la responsabilité ensemble : M. Roderich Kiesewetter, membre
 du Bundestag, parle de la politique étrangère allemande et européenne
Lors d’une table ronde organisée le 5 février 2016 à Tunis par la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) et l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES), M. Kiesewetter, le porte-parole pour la politique étrangère et de sécurité du groupe parlementaire de la CDU/CSU au Bundestag, s’est entretenu avec des experts tunisiens.

En guise d’introduction, M. Hatem Ben Salem, le directeur de l’ITES, a évoqué les relations tuniso-allemandes en géneral qu’il a qualifié de « plus qu’amicales ». Selon M. Ben Salem, l’intérêt allemand pour la Tunisie a fortement augmenté après la révolution en 2011 et les Tunisiens en sont reconnaissants. A son tour, le Représentant Résident de la Konrad-Adenauer-Stiftung en Tunisie, M. Hardy Ostry, a affirmé l’engagement, d’une manière durable, de la Fondation en Tunisie dans une perspective durable. « Il y 70 ans, notre pays a été un champ de ruines. » Par ces mots, M. Kiesewetter a commencé son discours dans lequel il a présenté la politique extérieure de l’Allemagne comme conséquence de l’histoire de son pays. Cette politique de la République fédérale fait passer la coopération et des négociations avant la confrontation. Les crises des dernières années, surtout celles ayant lieu dans le voisinage direct de l’UE, ont cependant montré qu’il ne suffisait plus de se borner au rôle d’un « commentateur international ». Pour davantage assumer sa responsabilité, l’Allemagne est en train d’adapter sa politique extérieure qui prend en compte les interdépendances et les risques d’aujourd’hui. Dans cette perspective, un nouveau livre blanc pour la politique de sécurité sera rédigé cette année.

Nonobstant ces adaptations, l’Allemagne restera fidèle à sa tradition d’une politique extérieure prudente et coopérative. Selon M. Kiesewetter, cette approche se manifeste, entre autre, dans la position allemande concernant des interventions militaires. Pour l’Allemagne, celles-ci ne sont envisageable que si trois conditions sont remplies. Premièrement, il faut agir sur la base d’une résolution de l’ONU ou d’une légitimation comparable fournie par la communauté internationale. Deuxièmement, une intervention militaire allemande ne se produit que dans le contexte d’une coalition internationale (par exemple OTAN, OSCE). Troisièmement, les actions militaires doivent être accompagnées par un concept politique qui tient compte de la reconstruction et de la réconciliation des parties concernées après l’intervention respective. L’Iraq en 2003 et la Libye 2011 sont, selon M. Kiesewetter des exemples d’un manque d’un tel concept politique.

Dans la suite de son discours, le député a abordé trois développements, qu’il considère actuellement comme étant les plus grands défis pour l’Allemagne et l’Union européenne. D’abord, il faut trouver un comportement convenable face à la Russie qui affiche une politique problématique dans plusieurs conflits dans le voisinage européen. Ensuite, l’UE doit trouver des solutions aux menaces terroristes et aux crises qui bousculent le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Enfin, il faut gérer la crise des réfugiés en trouvant des stratégies à tous les niveaux, y compris dans la coopération internationale. A la fin de son discours, M. Kiesewetter a rappelé « l’espace culturel commun » qui relie l’Europe et les pays de la Méditerranée du Sud. Il a renvoyé au fait que, auparavant, l’Empire romain s’est étendu d’Allemagne jusqu’à la Tunisie. Pour M. Kiesewetter, il est important de soutenir un échange des jeunes de deux côtés de la Méditerranée pour favoriser la compréhension mutuelle. Sur cette base, la multitude de problèmes auxquels nous faisons face pourra mieux être résolue ensemble.

Par Edmund Ratka - Source de l'article KAS

Le dialogue interculturel, une nécessité pour mieux admettre la diversité et les spécificités culturelles des peuples de la Méditerranée (AP-UpM)

Promouvoir le dialogue interculturel est devenu une nécessité impérieuse pour mieux admettre la diversité et respecter les spécificités culturelles des peuples de la région méditerranéenne, ont affirmé vendredi à Rome les participants à la réunion de la commission culturelle de l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée (AP-UpM). 

Résultat de recherche d'images pour "Union pour la Méditerranée"Les intervenants lors de cette réunion, qui s'est déroulée à la Chambre des députés italiens, ont souligné qu'en ce "moment très délicat" de l'histoire de cette région, marqué par la montée de l'extrémisme et de la xénophobie et la multiplication des guerres, il est nécessaire de "réagir et prendre des décisions politiques responsables" afin de favoriser "la connaissance réciproque" entre les peuples de la région. 

Ils ont appelé notamment à trouver des réponses concrètes et mettre en place des stratégies communes et partagées pour la prévention du radicalisme, la xénophobie et autres phénomènes sources de méfiances entre les peuples de la région, en mettant au centre la culture, la préservation du patrimoine culturel commun et le dialogue interreligieux, comme outils de paix et de développement. 

Les participants ont également appelé à sur ce que l'UpM et les parlements nationaux incitent les gouvernements des pays méditerranéens à prendre les mesures qui s'imposent pour préserver le patrimoine culturel matériel et immatériel et le protéger contre "la barbarie, le terrorisme et la destruction". Ils ont, en outre, appelé à élaborer des projets concentrés surtout sur les jeunes dans l'objectif de leur assurer une éducation et une formation qui favorisent leur épanouissement au sein de leurs sociétés et partant leur éviter de "succomber aux idéologies extrémistes".

Parlementaires, diplomates, universitaires et autres hommes religieux prenant part à cette rencontre ont également invité à réfléchir sur le sens profond les concepts "culture" et "dialogue culturel" ainsi que sur la nécessité de trouver les éléments communs, en surmontant les particularismes. D'autre part, plusieurs intervenant ont dénoncé la gravité des attaques contre le patrimoine culturel. "Il s'agit d'un véritable nettoyage culturel, une tactique de guerre pour effrayer les populations et effacer la mémoire collective", ont-ils fait remarquer citant en particulier "les actes de destruction du patrimoine culturel en Irak, en Libye, au Yemen et en Syrie". 

Aussi, un appel pressant a été adressé à la société civile pour qu'elle joue un rôle de médiateur avec les autres acteurs notamment étatiques dans le but de protéger un patrimoine archéologique et culturel unique au monde, dont dispose la Syrie. Ils ont plaidé pour davantage de sensibilisation de l'opinion publique sur l'importance de conserver le patrimoine historique, faisant observer que ce qui est en train de se produire actuellement dans des pays du Moyen Orient, notamment en Syrie et n Irak, "devrait suffire pour inciter à mettre en place une stratégie internationale pour la défense du patrimoine culturel". A cet égard, les participants ont salué l'accord signé dernièrement entre l'Italie et l'Unesco, qui porte sur la création d'une "task force" composée de 60 experts universitaires et carabiniers italiens, dédiée à la défense du patrimoine culturel mondial. Cet accord permettra à coup sûr de renforcer la capacité de l'Unesco à répondre aux situations d'urgence à venir, ont-ils estimé, se félicitant de cette initiative qui fait suite aux attaques systématiques ciblant le patrimoine culturel et artistique dans différentes zones de crise à travers le monde. 

Les travaux de cette réunion ont été axés sur deux thématique à savoir "le patrimoine culturel de la Méditerranée : préserver les racines pour construire un futur commun" et "les villes, lieux de dialogue et de cohabitation". 

Ont pris part à cette rencontre, des parlementaires, des représentants de gouvernements, des diplomates, des universitaires, des personnalités appartenant aux trois religions monothéistes et les maires de plusieurs villes du pourtour méditéranéen. 

Source de l'article Atlasinfo

Séminaire-atelier « Les défis de la gouvernance locale et de la Méditerranée. L’Arc Latin à l’horizon 2020″ - 3 mars 2016

Dans le contexte actuel la Méditerranée doit répondre à des grands défis. Une des priorités pour les gouvernements locaux dans ce territoire est de travailler à la création des espaces de coopération qui donnent centralité à la dimension méditerranéenne en Europe.

La cohabitation, l’innovation et la compétitivité, la viabilité environnementale et la gouvernance sont des questions importantes sur lesquelles les gouvernements locaux de cette région ont à traiter. Telles questions seront discutées par les gouvernements locaux et les intervenants de la France, l’Espagne et l’Italie au Séminaire-atelier international: « Les défis de la gouvernance locale et de la Méditerranée. L’Arc Latin à l’horizon 2020″. La journée, organisée par l’Arc Latin en collaboration avec le Conseil Provincial de Barcelone aura lieu dans le cadre des travaux de l’Assemblée Générale de 2016 de l’Association et l’élaboration de sa nouvelle stratégie pour 2020.

L’Arc Latin actif depuis 2002 se compose des gouvernements locaux intermédiaires méditerranéens. Actuellement ses membres sont les Provinces et les Villes Métropolitaines italiennes, Conseils Provinciales et Insulaires espagnols et Départements françaises. Le réseau est un espace pour l’échange des meilleures pratiques, le développement des actions politiques communes et la coopération technique internationale pour le renforcement du rôle des collectivités locales, le développement durable des municipalités et le bien-être des citoyens de la Méditerranée.

Inscription et programme : Arc Latin

Source de l'article COMMED

Apéro-Science#4 - Bien manger où que l’on vive en Méditerranée !

Les "apéro-sciences de la Méditerranée" invitent à discuter avec des chercheurs et des acteurs du monde associatif sur les enjeux de l’environnement et des sociétés en Méditerranée.

Le débat est animé par les étudiants du Master professionnel de journalisme juridique d’Aix-Marseille Université accompagnés par Thierry Noir, journaliste et Radio Grenouille.

Retrouver l'enregistrement de cet apéro-science sur radiogrenouille.com

Bien manger où que l’on vive en Méditerranée !

La sécurité alimentaire et nutritionnelle est un double défi: répondre à une demande alimentaire croissante en quantité suffisante et de qualité/diversité, permettant à chacun d’avoir accès à une alimentation équilibrée et adaptée à ses besoins. Dans un bassin Méditerranéen où les habitants tendent à délaisser le régime Méditerranéen pour un régime occidental, les intervenants se pencheront sur cette transition alimentaire, différente de part et d’autre des rives de la Méditerranée. Qu’en est-il de l’offre alimentaire : est-elle suffisante aujourd’hui? Comment l’organiser au regard de l’assiette de demain? Elle devra tenir compte des ressources qui s’amenuisent, d’une meilleure utilisation des terres et résoudre le paradoxe entre la rentabilité de production et le maintien de la biodiversité des espèces cultivées et sauvages.

Avec
  • Rekia Belahsen, professeure et directrice de l’unité de formation et de recherche "Nutrition & Food Sciences" de l'Université Chouaib Doukkali d'El Jadida, Maroc.
  • Marie-Josèphe Amiot-Carlin, directrice de recherche au sein de l'unité mixte de recherche "Nutrition, Obésité et Risque Thrombotique" Aix-Marseille Université-Inserm-Inra-AP-HM, de Marseille, France.
  • Nacéra Benoudjit , directrice de la Maison de l’Économie et du Développement Solidaires de Sophia Antipolis, France
Villa Méditerranée, Marseille, le 01 mars 2016
RDV à 18h  -Entrée libre dans la limite des places disponibles 
Villa Méditerranée - Esplanade du J4  - Marseille 2e 
Contact : conference@ird.fr

Un projet porté par l’IRD avec le CNRS, l’INRA et l’IRSTEA en partenariat avec la Villa Méditerranée, Avitem, Radio Grenouille et avec la participation d’AMU. Le projet bénéficie du soutien de la Région PACA dans le cadre du programme « Citoyenneté Méditerranéenne ».

Source de l'article IRD

10e Session plénière de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée a Tirana : Faire face aux défis

Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, conduit la délégation des parlementaires des deux chambres du parlement algérien, le Conseil de la nation et l’APN, aux travaux de la 10e session ordinaire de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée (APM), prévue aujourd’hui et demain à Tirana, en Albanie.

Cette session, qui se tient dans le contexte des derniers développements sur les fronts des crises en Libye et en Syrie, accentués par l’aggravation du problème des réfugiés dans la région du Moyen-Orient, aura à discuter des répercussions de ces questions sur le développement économique et le dialogue méditerranéen.
C’est également une occasion pour les parlementaires des Assemblées nationales des États membres de l’APM, de débattre et d’échanger leurs points de vue sur les moyens et les voies devant permettre aux participants de contribuer à la protection des civils et à la promotion des droits de l’homme. Les participants auront à débattre des questions sur la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ainsi que sur l’urgence découlant des migrations et des activités des combattants terroristes étrangers. Les participants à la session ordinaire de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée aborderont, aussi, des thèmes liés aux développements politiques et leurs perspectives en Méditerranée, aux défis économiques et environnementaux dans la région, la problématique de la migration ou encore le dialogue interculturel. La tenue de cette session, qui coïncide avec le 10e anniversaire de la création de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée, verra la participation de plus de deux cents délégués dont des représentants de haut niveau des parlements internationaux, des Nations unies et d’autres organisations régionales.
À l’occasion de ce 10e anniversaire depuis la création de l’APM en Jordanie, en 2006, la session ordinaire, qui s’ouvre ce matin dans la capitale de l’Albanie, comportera certainement un ordre du jour chargé débordant sur des débats autour des thèmes relatifs aux stratégies et aux politiques futures du plan d’action des travaux de l’actuelle session de l’APN. La session dont les travaux s’ouvrent à Tirana permettra aux participants de discuter du rôle de l’APM pour contribuer efficacement aux mesures collectives que la communauté internationale doit entreprendre afin de faire face aux nombreux défis de la région méditerranéenne à travers les instruments de la diplomatie parlementaire. En plus de la paix et de la sécurité régionale, les délégués seront également appelés à aborder des thèmes importants se rapportant à la crise économique, au chômage, au changement climatique, à la pénurie d’eau, au dialogue interculturel et interreligieux, qui sont des éléments nécessaires pour contrer l’extrémisme violent et assurer la promotion de la stabilité politique et du développement socio-économique durable. C’est dire l’importance de ce forum que constitue l’APM, au sein duquel les Parlements de la région méditerranéenne se réunissent en vue d’atteindre leurs objectifs communs visant la création d’un meilleur environnement politique, social, économique et culturel, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des citoyens qu’ils représentent.
L’APM est une organisation interétatique régionale, bénéficiant du Statut d’Observateur auprès de l’Assemblée générale des Nations unies, qui dispose de sa propre personnalité et de sa capacité juridique internationale, joue en effet un rôle clef dans la région, sachant que ses activités viennent en complément des travaux d’autres organismes régionaux et internationaux, responsables de la promotion de la sécurité, de la stabilité et de la paix en Méditerranée. C’est dans ce sens que, dès sa création, l’APN s’est imposée comme l’acteur principal de la diplomatie parlementaire au niveau régional. Le soutien continu de tous ses parlements membres garantit le dialogue politique et la compréhension mutuelle entre ses États membres, tout en œuvrant à la promotion de la sécurité, de la stabilité et de la paix au niveau régional, ou encore l’encouragement aux initiatives des pays méditerranéens. 
Pour information, l’APM est la seule enceinte interparlementaire ouverte à tous les États riverains et assimilés, et à eux seuls. Les États assimilés à des riverains sont ceux qui ont une étroite communauté d’intérêt avec l’aire méditerranéenne. L’APM comprend actuellement 25 États membres.

Par Houria Akram - Source de l'article El Moudjahid

Algérie : « vive la biodiversité ! »

Le ‘Fonds de Partenariat pour les Ecosystèmes Critiques’ (CEPF), financé notamment par l'UE, lance un concours photos sur le thème  « vive la biodiversité ! », rapporte un communiqué de la Délégation de l'UE en Algérie daté du 17 février 2016.

Le maître d'œuvre de ce concours est le CEPF. Crée en 2000, il s’agit d’une initiative conjointe de plusieurs agences mondiales de financement et organisations dont l'UE, la Banque mondiale et l'Agence française de développement.

Source :
 
Le concours

EGYPTE : soutien de l'UE au système de gestion de la sécurité ferroviaire




L'UE et l'Egypte annoncent le coup d'envoi du projet institutionnel de 'jumelage' en soutien au ministère égyptien des Transports pour la mise en œuvre du système de gestion de la sécurité ferroviaire, rapporte un communiqué publié par la délégation de l'UE au Caire, daté du 15 février 2016.
 
Le projet est financé par l'Union européenne (1,3 millions d'euros) et sera mis en œuvre par le Royaume d'Espagne.
Lien :


European Commission Directorate General for Enla : Les relations entre l'Union Européenne et la Tunisie

Dès le lendemain de la Révolution de 2011, l'UE s'est engagée à soutenir la transition entamée par le peuple tunisien vers plus de démocratie, de liberté et de justice sociale.

Résultat de recherche d'images pour "Tunisie Europe"L'appui de l'UE à la transition tunisienne

Dès le lendemain de la Révolution de 2011, l'UE s'est engagée à soutenir la transition entamée par le peuple tunisien vers plus de démocratie, de liberté et de justice sociale. Partenaires naturels au regard de la géographie et de liens culturels et commerciaux, l'UE et la Tunisie ont, dans ce nouveau contexte, conclu un 'Partenariat Privilégié' en novembre 2012.

Ce statut particulier accordé à la Tunisie, parmi les partenaires de son voisinage sud, reflète l'engagement résolu de l'UE à soutenir la transition tunisienne face à des défis interconnectés : la consolidation de sa démocratie - notamment la mise en œuvre de la Constitution de janvier 2014 -, une situation socio-économique difficile - et la menace terroriste dans une situation régionale fragile. Il concrétise aussi une ambition partagée d'approfondir les relations bilatérales dans tous les domaines possibles - politique, culturel, économique, commercial, sécuritaire, etc. - et d'intensifier les échanges entre nos sociétés. Cet objectif commun a été réitéré au plus haut niveau politique, notamment lors de la participation exceptionnelle du Chef du gouvernement tunisien, M. Habib Essid, au Conseil Affaires étrangères de l'UE du 20 juillet 2015 présidé par la haute représentante/vice-présidente Federica Mogherini.

Depuis 2011, l'UE a plus que doublé le montant de sa coopération financière (dons) allouée à la Tunisie ; celle-ci est le premier bénéficiaire, dans le voisinage sud, du Programme 'Umbrella' qui reconnaît les progrès en matière de démocratie et de droits de l'Homme. Les grands axes de l'assistance actuelle de l'UE sont les suivants : 1) Réformes socioéconomiques pour la croissance inclusive, la compétitivité et l'intégration ; 2) Consolidation des éléments constitutifs de la démocratie ; 3) Développement régional et local durable.

Ces subventions se doublent d'une assistance macro-financière (prêts) de 300 millions d'euros, à laquelle la Commission propose aujourd'hui d'ajouter un deuxième programme de 500 millions d'euros. Dans le cadre du 'Partenariat Privilégié' et au regard de la singularité de la Tunisie, l'UE s'efforce d'identifier dans ses politiques sectorielles toutes les opportunités d'appuyer la transition et de renforcer les liens entre les Tunisiens et les Européens. Enfin, la société civile tunisienne, acteur fondamental de la transition (ce qui a valu au Quartet du dialogue national le Prix Nobel de la Paix 2015), est largement impliquée, notamment à travers des dialogues tripartites réguliers sur les grands chapitres de la relation UE-Tunisie.

Les relations UE-Tunisie ont connu des progrès importants en 2015, avec des résultats concrets dans les domaines suivants :

- En matière de lutte contre le terrorisme et de prévention de la radicalisation, dans le cadre du dialogue politique tenu pour la première fois à Tunis en septembre 2015 à la suite des attentats perpétrés au Bardo (mars 2015) et à Sousse (juin), l'UE a proposé à la Tunisie une liste d'actions supplémentaires de soutien à la Tunisie, en complément de son important programme d'appui à la réforme du secteur de la sécurité lancé en novembre 2015 ;

- Les négociations d'un futur Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA), levier majeur pour le retour de l'investissement et la croissance en Tunisie et pour son intégration économique et commerciale avec l'UE, ont été lancées en octobre 2015 lors de la visite à Tunis de la Commissaire Cecilia Malmström ;

- Une mesure exceptionnelle d'appui au secteur clé de l'huile d'olivetunisienne, consistant à augmenter pour deux ans le contingent annuel exempté de droits de douanes, est en voie d'adoption sur proposition de la Commission, afin d'apporter un soutien à une économie tunisienne lourdement frappée par les pertes du secteur touristique ;

- La Tunisie est depuis le 1 janvier 2016 le premier pays arabe pleinement associé au Programme de recherche de l'UE Horizon 2020, ce qui offre de nouvelles opportunités aux chercheurs et universitaires tunisiens.

Financement de la Commission européenne

Politique de voisinage

L'UE s'est engagée à nouer des relations étroites avec la Tunisie et à soutenir les réformes économiques et politiques de la Tunisie. Dans le cadre de la Politique européenne de voisinage (PEV), la Tunisie reçoit une aide financière de l'UE principalement par le biais de l'Instrument européen de voisinage (IEV). L'enveloppe indicative de l'IEV pour la période de financement actuelle 2014-2020 se situe entre €725 et €886 millions.

L'apport de l'IEV est complété par d'autres instruments financiers de l'UE tels que l'Instrument contribuant à la stabilité et à la paix (IcSP), l'Instrument européen pour la démocratie et les droits de l'Homme (IEDDH), la Facilité d'investissement dans le cadre de la Politique de voisinage (FIPV) et des programmes thématiques dans le cadre de l'instrument de financement de la coopération au développement.

Fonds IEV/ IEVP

Depuis les mouvements du Printemps arabe en 2011, la Tunisie a bénéficié de plus d'un milliard d'euros de subventions, dont plus de €890 millions ont été fournis par les instruments de mise en œuvre de la Politique européenne de voisinage.

Pour la période 2011-2013, la Tunisie a reçu €445 millions d'aide au développement dans le cadre de l'Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP), soit près de deux fois plus que le montant initialement prévu pour la Tunisie pour cette période. La part la plus importante de l'aide a été allouée au soutien de l'économie et au soutien de la transition démocratique. Le reste a été consacré à des projets bénéficiant aux citoyens tunisiens, en particulier dans les régions marginalisées. Ce soutien comprenait également des fonds significatifs (€ 155 millions) dans le cadre du 'programme SPRING' qui récompense les progrès en matière de réforme démocratique et dont la Tunisie a été le premier pays bénéficiaire dans la région du voisinage sud.

L'aide bilatérale 2014 fournie dans le cadre de l'IEV s'est élevée à €169 millions et a mis l'accent notamment sur la reprise économique, les réformes dans les secteurs clés (système judiciaire, média, égalité des sexes, etc.) la gestion des frontières, les moyens de subsistance dans les quartiers urbains défavorisés de même que sur le soutien à la société civile. L'aide bilatérale 2015 fournie dans le cadre de l'IEV s'est, elle, élevée à €186.8 millions et a soutenu six programmes, principalement axés sur la reprise économique (dont le secteur du tourisme), la réforme du secteur de sécurité et le développement régional. Des fonds additionnels ont également été fournis dans le cadre du mécanisme de soutien incitatif (€50 millions en 2014 et €71.8 millions en 2015), qui récompense les progrès en matière de réforme démocratique par des financements supplémentaires (ce que l'on appelle 'les financements cadres') .

Assistance macro-financière (AMF)

Quelles sont les spécificités de l'assistance macro-financière?

L'AMF est un instrument de crise exceptionnel mis en place par l'UE en faveur de ses pays voisins, qui rencontrent de graves difficultés avec leur balance des paiements. Une condition préalable à toute opération d'assistance macro-financière de l'Union est l'existence de mécanismes démocratiques effectifs, notamment le pluralisme parlementaire, l'État de droit et le respect des droits de l'homme. Cette assistance est complémentaire de l'aide du FMI. Dans le cas de la Tunisie, l'AMF compléte un nouveau programme d'ajustement et de réforme économique qui est à présent en cours de négociation entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI), suite à l'expiration en 2015 de l'accord de confirmation (Stand-By agreement) approuvé en juin 2013. Pour financer l'AMF, l'UE emprunte des fonds sur les marchés internationaux de capitaux. L'assistance financière est ensuite octroyée à des conditions similaires au pays bénéficiaire.

L'AMF repose sur la mise en œuvre d'un programme de réformes par le pays bénéficiaires qui font l'objet d'un protocole d'accord.

De quelle assistance macro-financière la Tunisie bénéficie-t-elle déjà?

L'Union européenne (UE) et les autorités tunisiennes ont signé une première convention de prêt assorti d'un protocole d'accord pour une assistance macro-financière à la Tunisie (AMF) pour un montant total de € 300 millions en septembre 2014.

L'assistance est destinée à aider la Tunisie à progresser dans ses réformes économiques tout en soutenant ses efforts de réforme politique. Par conséquent, l'AMF est liée à la mise en œuvre par la Tunisie d'un certain nombre de mesures économiques, décrites dans le Protocole d'accord. Ce premier programme a permis de soutenir la mise en œuvre d'un agenda de réforme ambitieux dans les domaines suivants: la gestion des finances publiques ; la fiscalité avec des mesures visant à améliorer la collecte de l'impôt et à améliorer la progressivité de l'impôt; des réformes visant la protection sociale, le secteur financier; et des mesures visant à améliorer le cadre réglementaire pour le commerce et l'investissement.

Cette aide financière, sous forme d'un prêt à moyen terme, a donné lieu à deux déboursements d'un montant de 100 millions d'euros chacun en 2015. Une troisième et dernière tranche de l'aide, d'un montant équivalent, doit être versée cette année, si les conditions sont remplies.

Quelle assistance macro-financière supplémentairea proposé la Commission le 12 février?

Les attentats terroristes perpétrés en 2015, et les défis en termes de sécurité qui en découlent, ont gravement ébranlé l'économie tunisienne, affectant des secteurs clés comme le tourisme et les transports. Ceci a conduit à une forte révision à la baisse des projections de croissance pour 2015 et ont exacerbé les vulnérabilités de la balance des paiements. L'AMF de l'Union européenne couvrirait donc une partie des besoins de financement extérieurs de la Tunisie en 2016 et 2017, tout en facilitant les réformes destinées à redresser la balance des paiements et la situation budgétaire ainsi qu'à l'amélioration du climat d'investissement. La convergence réglementaire avec l'UE serait également favorisée.

Le 12 février 2016, à la demande de la Tunisie et après avoir conduit une évaluation ex ante, la Commission a proposé une assistance macro-financière (AMF) supplémentaire à la Tunisie, d'un montant maximal de 500 millions d'euros. Cette aide devrait également revêtir la forme de prêts à moyen terme. Cette proposition doit être approuvée par le Parlement européen et le Conseil selon la procédure législative ordinaire.

Coopération commerciale de l'Union européenne avec la Tunisie

La Tunisie a été, en juillet 1995, le premier pays méditerranéen à signer unaccord d'association avec l'Union européenne. L'élimination des droits de douane conformément à l'Accord a été achevée en 2008, ce qui a permis la création d'une zone de libre-échange, la première à être établie entre l'Union européenne et un partenaire méditerranéen. Le 13 octobre 2015, l'Union européenne a entamé à Tunis les négociations pour un accord de libre-échange approfondi et complet qui s'appuiera sur la Zone de libre-échange déjà existante suite à l'Accord d'Association Euro-Méditerranéen. L'objectif de l'accord est l'amélioration des opportunités d'accès au marché et des conditions d'investissement, ainsi que le soutien aux réformes économiques en cours en Tunisie. Le premier volet des négociations a eu lieu en octobre 2015. Une fois achevé, s'appuiera sur la zone de libre-échange déjà existante, qui a pour base l'accord euro-méditerranéen d'association signé il y a 20 ans mais qui porte essentiellement sur le commerce des biens. Le montant total approximatif des échanges commerciaux pour 2014 atteint les 20 milliards d'euros. Les principales importations de l'Union européenne en provenance de la Tunisie consistent surtout en machines et équipements de transport (38,1%), produits textiles et d'habillement (24,9%), carburants et produits miniers (14%). Les exportations de l'Union européenne vers la Tunisie se composent principalement de machines et équipements de transport (34,9%), carburants et produits miniers (14,4%), ainsi que de produits textiles et d'habillement (12,4%) et de produits chimiques (7,7%).

Un meilleur accès pour l'huile d'olive

L'Accord d'Association Euro-Méditerranéen, signé en 1995, comprend un quota annuel hors taxes pour l'exportation d'huile d'olive de Tunisie vers l'UE de 56 700 tonnes. La Commission s'est toujours engagée à soutenir le gouvernement tunisien et ses citoyens ainsi que la reprise de la croissance économique tunisienne et à approfondir ses relations avec ce pays. Dans cette optique, nous avons proposé en septembre 2015, sur une initiative des ministres européens des affaires étrangères, de supprimer la limite mensuelle des exportations d'huile d'olive tunisienne vers le marché européen et d'accorder 35 000 tonnes supplémentaires hors taxes par an sur une période de deux ans (2016-2017) pour ce même produit. L'huile d'olive est la première exportation agricole de la Tunisie et représente près de 33% des exportations totales de la Tunisie vers l'Union Européenne. Plus d'un million de tunisiens travaillent de manière directe ou indirecte pour le secteur de l'huile d'olive. Ces deux mesures - la suppression de la limite mensuelle d'exportation et l'augmentation des quotas- permet dès lors de diminuer considérablement les lourdeurs administratives pour les autorités tunisiennes et de soutenir de manière significative la balance commerciale de ce pays.

Partenariat avec la BEI

Depuis 2011, la BEI a signé des opérations de financement d'un montant total de 1.3 milliards d'euros pour la mise en œuvre de nouveaux projets dans des secteurs clés de l'économie tunisienne, comme l'énergie, les PME, les infrastructures, l'éducation et le logement social. En 2015, les prêts de la BEI à la Tunisie s'élevaient à 200 millions d'euros.

Récemment, on peut citer comme projet d'investissement-clé pour le pays, «ETAP», un projet concernant le gaz tunisien du Sud (380 millions d'euros), qui a été signé en 2014. Le projet prévoit le développement d'un vaste gisement de gaz naturel («NAWARA») dans le Sud, d'un gazoduc de 370 km et d'une unité de traitement des gaz à Gabès.

En ce qui concerne les PME, la Banque a accordé une ligne de crédit de 50 millions d'euros à AMEN BANK en partenariat avec le Réseau Entreprendre pour soutenir les entreprises tunisiennes à vocation industrielle ou commerciale.

La Sté European Commission - Directorate-General for Enlargement a publié ce contenu, le 12 février 2016 et est seule responsable des informations qui y sont renfermées. Les contenus ont été diffusés non remaniés et non révisés, le 15 février 2016 09:41:24 UTC.

Le document original est consultable sous: http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-16-286_en.htm

Source de l'article Zone Bourse

Le Maroc, un modèle de stabilité dans une région en proie aux conflits (SG délégué de l'OTAN)

Le Royaume du Maroc constitue un modèle de stabilité dans une région en proie aux conflits à la faveur de sa politique efficiente visant à maintenir la stabilité et la paix dans la région de la Méditerranée, a indiqué, vendredi à Rabat, le Secrétaire Général Délégué de l'OTAN, Alexander Vershbow.

Animant un séminaire sur les missions de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) et les relations de l'alliance avec le Maroc, M. Vershbow a noté que le Royaume donne une image de stabilité dans une région en proie aux conflits, mettant en avant les réformes entreprises par le Maroc et son influence stabilisatrice dans la région. Il a dans ce cadre évoqué les réformes sociales, économiques et politiques entreprises par le Maroc, soulignant les efforts déployés par Rabat pour diffuser les valeurs de l'Islam modéré dans l'Afrique du Nord et la région du Sahel. 

Le Royaume, pays fort, confiant et moderne, ne peut qu'être fier du progrès accompli et doit être érigé en un modèle à suivre dans la région, a-t-il dit, relevant que le Maroc est un partenaire solide et fiable de l'OTAN ayant des relations étroites avec l'Union européenne et de forte relations bilatérales avec les pays de l'alliance. Et de rappeler que le Royaume a contribué, grâce à son armée professionnelle et moderne, aux différentes missions de l'OTAN au Balcon (La Bosnie-Herzégovine) et à l'opération de protecteur unifié en Libye il y a cinq ans, relevant le rôle majeur joué par le Maroc pour parvenir à une solution politique à la crise libyenne, en accueillant les pourparlers politiques inter-libyens. 

S'agissant du rôle de l'OTAN à travers le monde, M. Vershbow a souligné que l'alliance est une organisation basée sur le respect de la souveraineté des pays, les règles de droit, les droits de l'Homme et la liberté des nations et des peuples, précisant que l'objectif fondamental de l'OTAN est la sauvegarde de la liberté et de la sécurité de tous ses membres par des moyens politiques et militaires. L'OTAN assure la stabilité à plus d'un milliard de personnes, a dit M. Vershbow, relevant que les décisions de l'OTAN sont prises par consensus sur la base du principe un "Etat égale une Voix". 

Evoquant les efforts de l'Alliance pour combattre le terrorisme, il a insisté sur le rôle vital de la coopération bilatérale et multilatérale pour détruire l'EI et ses semblables et rétablir une stabilité à long terme en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, faisant savoir que pour le moment, l'OTAN ne compte pas mener des opérations terrestres contre cette organisation en Irak, en Syrie ou en Libye. L'Organisation du traité de l'Atlantique nord mène des raids aériens contre l'EI en Irak et en Syrie et présente des aides aux armées irakienne et tunisienne pour pouvoir faire face à cette menace, a-t-il dit.

Source de l'article Atlasinfo

La Tunisie face à des choix difficiles dans un contexte de déficit énergétique croissant

Alors que sa production de gaz naturel est vouée à baisser à partir de 2020, la Tunisie se trouve aujourd’hui face à des choix stratégiques difficiles pour satisfaire ses besoins énergétiques futurs

Shutterstock l rj lerich

Le pays doit-il accroître ses importations de gaz naturel algérien ou plutôt s’approvisionner en gaz naturel liquéfié sur le marché international ? Doit-il construire une interconnexion électrique avec la Sicile afin de pouvoir accéder au surplus de production du sud de l’Italie ? Ou doit-il commencer à importer du charbon pour produire de l’électricité ?

Les besoins d’énergie primaire de la Tunisie sont actuellement couverts par le pétrole et le gaz, les ressources propres du pays assurant près de 85 % de la consommation. Une part importante de son approvisionnement énergétique extérieur est constituée de gaz naturel acheminé d’Algérie par gazoduc, que la Tunisie importe ou prélève à titre de redevance sur le gaz destiné à l’Italie. La Tunisie était, jusqu’au début des années 2000, un exportateur net d’énergie. Depuis lors, la demande d’énergie a augmenté plus vite que la production nationale, et les importations pétrolières et gazières ont connu une augmentation progressive. Selon des projections sur la demande d’énergie et les sources d’approvisionnement actuelles, on peut prévoir que la Tunisie sera confrontée à une pénurie d’énergie primaire vers 2020. Certes, il existe des perspectives de développement de nouveaux gisements, mais ces réserves sont limitées et incertaines.

L’écart grandissant entre le niveau des approvisionnements nationaux et la demande d’énergie est aggravé par le fait que le secteur énergétique est considérablement subventionné. Ces subventions publiques ont représenté ces dernières années 5 % du PIB et sont généralisées : les prix des produits pétroliers, du gaz naturel et de l’électricité sont tous subventionnés, aussi bien au niveau des consommateurs finaux industriels que des particuliers. (En 2015, des prix pétroliers plus bas ont eu pour effet automatique de réduire le volume des subventions, mais celui-ci pourrait de nouveau remonter en cas d’inversion de la tendance des cours du pétrole.) Ces subventions vident les caisses de l’État et encourage le gaspillage énergétique, sans pour autant profiter le plus aux pauvres, dans la mesure où leur consommation d’énergie est inférieure à celle des autres classes socioéconomiques. Sachant que la Tunisie dépendra de plus en plus des importations d’énergie et de ses propres sources d’énergie renouvelable, il lui faudra davantage s’attacher à recouvrer les coûts (tout en maintenant des tarifs sociaux et d’autres filets de protection sociale pour les pauvres), de manière à promouvoir une plus grande efficacité énergétique et à éviter que le fardeau budgétaire que constituent les subventions ne devienne insoutenable. Il faudra augmenter les prix de l’électricité et du gaz naturel afin de couvrir le coût plus élevé des sources d’énergie, que celle-ci soit importée ou d’origine nationale. En se dotant d’un secteur énergétique financièrement plus autonome, la Tunisie sera davantage en mesure de mobiliser auprès du secteur privé les investissements qui font actuellement cruellement défaut.

Rappelons que la Tunisie possède un important potentiel en matière d’énergie solaire et éolienne, qu’il n’a pas encore exploité. À l’heure actuelle, la part des sources d’énergie renouvelable dans la capacité du réseau électrique tunisien n’est que de 3 % et elle est principalement fournie par deux parcs éoliens. Le pays a adopté en 2012 le « Plan solaire tunisien » avec l’objectif de porter cette part à 30 % d’ici 2030, selon la répartition suivante : éolien (15 %), photovoltaïque (10 %) et énergie solaire concentrée (5 %). La Tunisie s’emploie également à accroître l’efficacité énergétique sur la période 2013-2020 et vise une réduction moyenne de la demande d’électricité de 1,4 % par an par rapport à un scénario tendanciel.

L’année dernière, en amont de la conférence de Paris sur le climat (COP21), la Tunisie a fait part de son intention de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, tous secteurs économiques confondus, de 41 % à l’horizon 2030 (par rapport au niveau de 2010). Ces efforts d’atténuation se concentrent sur le secteur énergétique, qui représente à lui seul 75 % des réductions d’émissions prévues. Les besoins d’investissements nouveaux pour pouvoir les concrétiser sont chiffrés à 18 milliards de dollars.

Si les énergies renouvelables peuvent occuper une place essentielle dans le futur bouquet énergétique de la Tunisie, le pays a encore besoin de sources d’énergie fiables et constantes afin d’accompagner l’expansion de sources d’énergie renouvelable qui sont pour la plupart intermittentes et de faciliter ainsi la transition de son réseau électrique. C’est d’autant plus nécessaire que les projections tablent, pour les prochaines années, sur une hausse de la demande d’électricité en Tunisie de 5 % par an. Le gaz naturel est, à cet égard, le candidat idéal, compte tenu de sa compétitivité en termes de coût et de la souplesse offerte par les centrales électriques alimentées au gaz. Toutefois, avec des réserves de gaz à la baisse, le pays doit jongler entre plusieurs objectifs : 1) minimiser les coûts énergétiques ; 2) accroître la sécurité de l’approvisionnement ; et 3) protéger l’environnement.

En ce qui concerne l’approvisionnement intérieur, la Tunisie peut, dans une certaine mesure, ralentir la baisse de sa production de gaz ; il lui est même possible d’exploiter le potentiel du gaz de schiste, mais il faudra attendre près de dix ans pour que cette option ne se matérialise. La Tunisie pourrait aussi accroître ses importations de gaz algérien, en particulier dans le contexte actuel d’une baisse de la demande de gaz en Europe, principal marché de l’Algérie en ce qui concerne les exportations par gazoduc. Mais la Tunisie pourrait aussi construire des infrastructures de stockage et de regazéification du gaz naturel liquéfié (GNL), et diversifier ainsi ses fournisseurs — une piste qu’explorent activement la Jordanie et le Maroc afin de faire face à leurs besoins énergétiques. Le marché international du GNL a connu ces dernières années un fléchissement des cours due en partie au déclin des prix pétroliers mais aussi à la hausse de la production de gaz de schiste aux États-Unis. La Banque mondiale finance actuellement une étude sur les perspectives d’approvisionnement en gaz naturel de la Tunisie qui aidera les autorités à faire les bons choix stratégiques pour une industrie vitale en 2016.

En l’absence d’un plan arrêté dans le domaine du gaz naturel, la Tunisie envisage l’introduction du charbon dans son mix énergétique. Les prix du charbon sont bas depuis quelques années, et les ressources mondiales abondantes, ce qui en fait un combustible compétitif pour la production d’électricité. Mais le charbon émet deux fois plus de carbone dans l’atmosphère que le gaz naturel. Il émet aussi d’autres polluants, notamment de l’oxyde de soufre et d’azote, et la réduction de ces émissions aboutirait à augmenter le coût de la production d’électricité. Faire du charbon l’une des principales sources d’énergie primaire irait naturellement à l’encontre des objectifs d’atténuation du changement climatique que s’est fixée la Tunisie, et cette orientation ne manquerait pas de susciter des oppositions d’ordre environnemental dans l’opinion publique.

À courte et moyenne échéance, l’option la plus séduisante qui s’offre à la Tunisie réside peut-être dans la construction d’une liaison électrique sous-marine qui lui permettrait de puiser dans les surplus de production que connaissent actuellement les centrales à gaz italiennes. Ce projet suppose l’installation, à une profondeur de 750 mètres, d’un câble de 192 kilomètres qui relierait le nord de la Tunisie au sud de la Sicile (la technique est éprouvée et ce type d’interconnexion sous-marine existe déjà ailleurs). 
Cette infrastructure permettrait à la Tunisie d’importer entre 600 et 1 200 MW à un coût compétitif auprès de centrales à gaz largement sous-exploitées en raison du ralentissement économique enregistré ces dernières années en Europe, en général, et en Italie, en particulier. Ce câble viendrait en outre compléter la stratégie de la Tunisie sur le gaz naturel en offrant une alternative à l’importation de gaz puisqu’il serait désormais possible de choisir d’importer du gaz ou de l’électricité en fonction des prix en vigueur pour chacun d’eux. Alors que le Maroc importe déjà 18 % de son électricité d’Espagne, l’interconnexion entre la Tunisie et l’Italie permettrait de « fermer la boucle » et de disposer d’un système de transmission haute tension entre le Maghreb et l’Europe qui renforcerait l’intégration des réseaux de part et d’autre de la Méditerranée et améliorerait leur fiabilité. À la faveur de l’amélioration de la situation économique européenne, la Tunisie pourrait par exemple utiliser la liaison sous-marine pour exporter de l’énergie solaire en Europe.

On le voit : la Tunisie est confrontée à des choix cruciaux au moment de définir les stratégies qui lui permettront de satisfaire ses besoins énergétiques futurs d’une manière durable tant sur le plan environnemental que financier. Ce chantier donne lieu à un débat public important et un large processus de consultation, car les choix faits aujourd’hui auront des répercussions en chaîne sur le développement du secteur énergétique de la Tunisie et sur son économie pendant de nombreuses années.

Par Moez Cherif - Source de l'article Blog de la Banque Mondiale

Ader Méditerranée organise le Forum ReaMed Sud à Tunis le 23 février 2016!

Après la première édition à la Villa Méditerranée, Ader Méditerranée organise en partenariat avec la CONECT et l'Ecole Centrale Marseille le Forum ReaMed Sud le 23 février 2016

Ce forum est organsié autour du thème :
Réglementations européennes - « Une excellente opportunité de développement collaboratif pour les acteurs de la recherche, de l’entrepreneuriat et de la formation professionnelle dans les territoires du bassin méditerranéen»

Pour accéder au programme de l'ensemble de la journée, cliquer ici .

Source de l'article ADER

Conférence océan, climat et COP 21: conséquences pour la mer Méditerranée

Infos pratiques
le Vendredi 26 Février 2016 -Auditorium de la Banque Populaire Côte d’Azur, 457 Promenade des Anglais 06200 Nice

Description
La Méditerranée s’est réchauffée de près de 1°C au cours des 25 dernières années. Les prévisions suggèrent un réchauffement d’environ 2,5°C au cours du XXIe siècle, avec surtout des températures élevées en été (supérieures à 29°C) dans le bassin oriental d’ici 2050. L’absorption du gaz carbonique par les océans limite le réchauffement de l’atmosphère, mais perturbe la chimie de l’eau provoquant son acidification. L’acidité des eaux dans le nord-ouest de la Méditerranée a augmenté de 10 % depuis 1995. Si nous continuons à émettre du CO2 au rythme actuel, l’acidité augmentera encore de 30 % d’ici 2050 et de 150 % d’ici la fin du siècle. 

Après deux semaines de négociations intenses et difficiles, le premier accord universel sur le climat a été adopté par les 195 pays présents. Ce texte ouvre une nouvelle ère dans la lutte contre le changement climatique. « Contenir la hausse des températures moyennes mondiales bien en dessous de 2°C et de poursuivre les efforts pour limiter à 1,5°C » : voici un des objectifs à atteindre d’ici 2100. 

Deux mois après la clôture de la conférence sur le climat à Paris, quel est le bilan et les perspectives de ces négociations internationales ? Quels moyens sont mis en œuvre pour atteindre ces objectifs ? Comment financer la transition et la lutte contre le changement climatique ? Comment expliquer les phénomènes climatiques extrêmes ? Peut-on encore endiguer le réchauffement climatique et l’acidification des océans ? 

Jean De VAUGELAS et Jean-Pierre GATTUSO, répondront à toutes vos interrogations lors d’une conférence organisée par le Centre de Découverte du Monde Marin le vendredi 26 février à 20h00 à l’auditorium de la Banque Populaire Côte d’Azur à Nice. 

La projection du film « Tipping Point » de Laurence JOURDAN et Nicolas KOUTSIKAS illustrera le débat. 

Intervenants : 
  • Jean De VAUGELAS, maitre de conférence émérite, laboratoire ECOMERS, Université de Nice Sophia-Antipolis. 
  • Jean-Pierre GATTUSO, directeur de recherche au CNRS au laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer. Coordinateur du projet EPOCA, European Project on Ocean Acidification. Co-auteur du rapport du groupe II du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) et participant de la COP21. 
  • Richard CHEMLA, Président du Centre de Découverte du Monde Marin. 
Entrée gratuite sur réservation à cyrine.ayeb@cdmm.fr 
Fermeture des portes du parking et de la salle à 20h15.

Source de l'article Econostruminfo

L’IEMed inaugure son Année Lulle

C’est avec l’exposition « Raymond Lulle et la rencontre entre les cultures », inaugurée aujourd’hui à Tarragone, que l’IEMed ouvre son programme 2016 sur le célèbre penseur majorquin.

LlullTarragona.jpgExpoRamonLlull_009.jpgL’exposition est installée dans l’édifice du Séminaire de Tarragone où elle sera ouverte au public jusqu’au 3 mars. Elle a été inaugurée par Jaume Pujol i Balcells, archevêque de Tarragone, et Senén Florensa, président exécutif de l’IEMed, accompagnés d’Albert Soler, le commissaire de l’exposition, qui a prononcé la conférence « Raymond Lulle et le dialogue interreligieux ».

Organisée en collaboration avec le Séminaire de Tarragone et le Centre de Documentation Raymond Lulle, elle est constituée d’illustrations, de textes et d’audiovisuels interactifs et durera jusqu’au 3 mars. Ultérieurement, au fil de l’année 2016, elle sera présentée à Barcelone, Vic, Lérida et Bruxelles.

Programme de l’IEMed pour célébrer l’Année Lulle

La personnalité de Raymond Lulle et son rapprochement dialectique du monde musulman étaient déjà au cœur du travail accompli par l’IEMed lors de l’organisation d’expositions, de séminaires ou de publications réalisés par le passé. Cette année, pour célébrer le 700e anniversaire de la mort du philosophe et penseur majorquin, l’IEMed entend remettre en valeur ce travail et y ajouter quelques nouveautés: de nouvelles contributions à l’exposition, la parution d’un ouvrage, un cycle de conférences et un livre-disque. 
Une trentaine d’experts, parmi eux des historiens, des anthropologues, des écrivains et des islamologues, ont collaboré à l’élaboration de l’ouvrage intitulé Raymond Lulle et les dialogues méditerranéens, qui sera présenté prochainement dans le cadre d’un cycle de conférences. En outre, l’IEMed se consacre à la promotion du livre-disque Raymond Lulle, le dernier pèlerinage du groupe Capella de Ministrers de Carles Magraner, qui le présentera à la Basilique de Santa Maria del Mar de Barcelone le 21 avril prochain.

Pour plus d’informations, consultez le site web de l’IEMed (catalan et espagnol) et le blog du programme (catalan).

Source de l'article IEMed

Marrakech - La métrologie s’invite à l’Université Cadi Ayyad

Un atelier de formation interactive sur l’application de la métrologie dans les laboratoires de recherche s’est déroulé, le 16 février à Marrakech, à l’initiative du Centre d’analyse et de caractérisation (CAC) de la Faculté des sciences Semlalia relevant de l’Université Cadi Ayyad.

La-metrologie-.jpgLes directeurs des laboratoires de recherche, les enseignants chercheurs et les doctorants relevant de l’Université Cadi Ayyad ont retrouvé les bancs de classe, le temps d’une formation autour de la métrologie, le 16 février dernier à Marrakech. Celle-ci s’inscrit dans le cadre du projet européen «QESAMED» (Qualité en enseignement supérieur agronomique en Méditerranée).

Ce dernier a pour ambition de renforcer la prise en compte de la métrologie et de la qualité dans le cursus de formation agronomique des établissements d’enseignement supérieur et de recherche en Méditerranée.
Doté d’un budget de 1,25 million d’euros et s’étalant sur une durée de trois ans (2014-2016), ledit projet, soutenu par le programme Tempus de l’Union européenne, fédère 23 universités, établissements de formation, centres de recherche, associations et pôles de compétitivité issus du Maroc, de France, de Belgique, d’Italie, du Liban, de Tunisie et d’Algérie.

Animée par l’expert français en métrologie, Gilles Calchera, la formation avait pour objectif principal de présenter les concepts de base d’une métrologie adaptée aux besoins des laboratoires de recherche pour les aider à améliorer leur processus de mesure. Les axes abordés lors de cet atelier ont porté, entre autres, sur le contexte et les enjeux liés à la métrologie, le vocabulaire spécifique à la métrologie, les notions d’incertitude de mesure, la déclaration de conformité et l’exemple d’une vérification métrologique. Les institutions nationales partenaires du projet QESAMED sont au nombre de cinq. Il s’agit de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, l’École nationale forestière d’ingénieurs de Salé, l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II de Rabat, l’École nationale d’agriculture de Meknès et le Conseil régional de l’Oriental d’Oujda.

Ces institutions sont très actives comme en atteste le nombre d’événements qu’elles avaient abrités l’année dernière dans le cadre du projet : quatre à Marrakech, deux à Rabat, un à Salé et un autre à Meknès. 

Fiabilité et protection du consommateur

Définie comme la science de la mesure, la métrologie est l'ensemble des disciplines liées à la mesure. L’on peut distinguer différents aspects de la métrologie. D’abord la métrologie fondamentale qui vise à créer, développer et maintenir des étalons de référence reconnus. Pour sa part, la métrologie légale regroupe un ensemble d'exigences et de procédures de contrôle imposées par l'État pour garantir la fiabilité de certains instruments de mesure (balances, pompes à essence, taximètres, etc.), afin d'assurer la protection du consommateur, la loyauté des échanges et la bonne application des lois et règlements. Enfin, la métrologie industrielle et scientifique est un outil de performance économique qui permet de garantir les mesures, par exemple, d'un processus de fabrication, souvent dans le cadre d'un contrôle qualité lié à un système de management de la qualité. 

Par Moktar Grioute - Source de l'article Le Matin