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jeudi 28 novembre 2013

L’UE offre des bourses d'études à des diplômés universitaires des pays de la PEV


L'UE (Commission européenne/DG Education et Culture) offre un grand nombre de bourses d'études à des diplômés universitaires provenant des pays de la Politique Européenne de Voisinage afin de poursuivre des études post-universitaires au Collège d'Europe - campus de Bruges et campus de Natolin - durant l'année académique 2014-2015. Ces bourses couvrent les frais académiques ainsi que le logement, les repas et les frais de voyage.
 
Les pays concernés sont: l'Algérie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, l'Egypte, la Géorgie, Israël, la Jordanie, le Liban, la Libye, la Moldavie, le Maroc, la Palestine, la Syrie, la Tunisie et l'Ukraine.
 
Les candidats sont priés de consulter le site internet du Collège www.coleurope.eu afin d'obtenir l'information nécessaire concernant: 'Programmes d'études' et 'Admission': conditions d'admission et langues. Les candidats doivent s'enregistrer etintroduire leur demande d'admission selon une procédure en ligne. Une copie imprimée de la demande d'admission en ligne doit être envoyée par poste au Bureau d'Admission du Collège d'Europe avec tous les documents requis (cf. note explicative). 
  
En savoir plus
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Collège d'Europe - Conditions d'admission
Collège d'Europe - candidature en ligne
EU Neighbourhood Info Centre - Éducation & Formation

L’Accord d’Agadir, zone de libre-échange euro-méditerranéen et d’économie globalisée

agadirA l’occasion de la célébration du 10ème anniversaire de l’Accord d’Agadir, Aid Mahsoussi, directeur exécutif de cet organisme a souligné que cet accord est un prélude à la future zone euro-méditerranéenne de libre-échange et à l’économie globalisée, visait à créer une zone de libre échange arabe, qui regroupe actuellement l’Égypte, la Jordanie, le Maroc, la Tunisie et la Palestine, entité qu’il faut élargir pour englober tous les pays arabes riverains de la Méditerranée.

Signé le 25 février 2004, l’Accord d’Agadir avait été soutenu politiquement et financièrement par la Commission européenne grâce à un programme de 4 millions d’euros.

A noter que le Liban avait entamé des consultations en vue de son adhésion à l’accord d’Agadir auquel sont, en principe, éligibles, tous les pays arabes riverains de la Méditerranée et liés à l’UE par un accord de libre échange (officiellement, accord d’association). Mais l’Algérie a opposé un net refus aux sollicitations de l’UE et de ses voisins maghrébins, préférant, officiellement, une intégration économique chapeautée par l’UMA (Union du Maghreb Arabe, Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie).

Les pays de l’accord d’Agadir se sont enfin dotés d’une structure permanente, ATU (Agadir Technical Unit) a été créée et le siège fixé à Amman.

Source de l'article l’Économiste magrébin

Tunisie- UE: Des actions pilotes pour réduire les pertes d'eau à partir des conduites

Cinq projets pilotes ont été entrepris par les opérateurs de distribution de l'eau dans des pays méditerranéens, Tunisie, Jordanie, Italie, chypre, Egypte, dans le cadre du projet "Acquaknight", un projet financé par l'Union européenne, qui promeut des solutions avancées pour réduire les pertes de l'eau en Méditerranée, où les ressources se font de plus en plus rares en raison du climat, de la demande croissante et de l'activité économique. 

Le projet, qui a débuté en 2011 arrivera à terme fin 2014 et ses résultats vont être dévoilés, dans le cadre d'un meeting qui regroupera, au mois de décembre prochain, les 9 partenaires. 
Lassâad Guermazi, chef de service à la Direction centrale des économies de l'eau au sein de la SONEDE, a expliqué à la TAP que ce projet s'inscrit dans le cadre de la réduction de la perte d'eau dans les réseaux de distribution. 
Concrètement, il consiste à échanger et à promouvoir de bonnes pratiques pour réduire les pertes d'eau dans les réseaux de distribution qui s'élèvent à plus de 30% dans de nombreuses villes de la Méditerranée. "En Tunisie, l'action a permis, d'obtenir des résultats concluants en matière de ce qu'on appelle pertes commerciales dans la zone sélectionnée par la SONEDE, soit la zone de Gammarth", a déclaré M.Guermazi. "On a procédé à l'isolation de la conduite d'eau d'une zone test de 59 abonnés pour pouvoir cerner et détecter les fuites et les pertes d'eau", a-t-il expliqué. "Ensuite on a procédé à l'installation d'équipements fiables tels que les débitmètres, moyens de comptage efficaces, des régulateurs de pression et des compteurs neufs pour pouvoir calculer et faire la comparaison entre la quantité d'eau mobilisée dans le réservoir de la SONEDE et celle distribuée", a-t-il développé. 
D'après le responsable, ces démarches ont permis de réduire le taux des pertes à une moyenne de 13% après l'installation de compteurs de classe de précision très efficace.
Pour la phase de réduction de perte sur les réseaux de distribution, M.Guermazi a indiqué qu'elle est encore en cours. Elle consiste à équiper le réservoir d'un moyen de comptage efficace pour calculer la différence entre les quantités mobilisées par la SONEDE et celles distribuées et consommées par les abonnés. "On va procéder à un calcul des fuites en tenant compte des pics de consommation, des périodes de consommation minimum (la nuit), des grands consommateurs (hôtels, boulangeries on va procéder à un calcul à part ) et aussi de ce qu'on appelle les consommations légitimes (consommations exceptionnelles)", a-t-il développé. Il a évoqué une étape ultérieure qui consiste à installer des appareils qui détectent les fuites par le son. 
Sur la possibilité d'étendre et de généraliser ces actions pilotes, le responsable a relevé qu'il n'est pas envisageable d'implémenter tout de suite le projet dans d'autres zones, car, il faut d'abord prendre en considération le coût à investir pour l'équipement du réseau et d'autres effets secondaires tels que la baisse de la pression et ce qui en pourraient découler comme réclamations.
Source de l'article TAP & Babnet

Le Championnat Méditerranéen du Pur-sang Arabe 2014 aura lieu en Italie


La prochaine édition du Championnat Méditerranéen du Pur-sang Arabe aura lieu en 2014 dans la ville de Syracuse en Italie, a annoncé, samedi à Casablanca, le directeur général de la société royale d'encouragement du cheval (SOREC) Omar Skalli.

Pur-sang Arabe cheval Le comité de l'Union Hippique de la Méditerranée (UHM), réuni samedi à Casablanca en marge de la journée internationale du Pur-Sang Anglais qui s'est déroulée à l'hippodrome de Casablanca-Anfa, a décidé de l'organisation de la 2ème édition du championnat méditerranéen en Italie et dont la date sera fixée ultérieurement.

La première édition, organisée en juillet dernier à Cagnes-sur-Mer (France), avait été remportée par le Maroc grâce au cheval Djarnizam Maamora monté par Abderrahim Faddoul.

Le comité de l'UHM a, en outre, décidé de regrouper deux fois par an le championnat des jockeys au lieu d'un championnat tous les mois ou les deux mois dans un pays membre. Cela permettra, a ajouté M. Skalli, de donner plus de temps aux engagés et aux visiteurs de ne pas voir uniquement les courses mais de connaître le pays sur le plan touristique et effectuer des visites aux haras nationaux ou privés ainsi qu'aux écuries notamment pour l'échange d'expériences. 

Créée à Naples en décembre 2008, l'UHM réunit 15 pays à savoir l'Algérie, Croatie, Espagne, France, Italie, Libye, Malte, Maroc, Portugal, Russie, Serbie, Slovénie, Tunisie, Turquie et Ukraine.

L'association, dont les membres sont les Sociétés de Courses et les Fédérations Hippiques des pays qui bordent la Mer Méditerranée et la Mer Noire, s'occupe d'organiser des événements hippiques internationaux de Trot et de Galop dans les pays adhérents à l'Union, d'établir les calendriers et les règlements et de promouvoir les courses hippiques dans les pays de l'espace méditerranéen.

Elle tend aussi à protéger leurs traditions et leur prestige dans le monde, à renforcer les relations entre les pays membres en développant la collaboration dans le secteur hippique, à augmenter la croissance des hippodromes, des enjeux, de la préparation professionnelle et de la sécurité dans le travail.

La SOREC, acteur majeur de la filière équine sous tutelle du ministère de l'Agriculture et de la Pêche Maritime, a pour missions principales l'encadrement de l'élevage, l'amélioration des races chevalines nationales, la gestion des jeux hippiques et le développement des courses hippiques au Maroc.

Source de l'article Aujourd'hui Maroc

La Méditerranée au chevet de l'économie du liège

Pour la seconde fois, élus, techniciens, monde associatif sont réunis à Plan-de-la-Tour jusqu’à ce soir pour faire le point sur les efforts consentis pour relancer l'économie du liège autrefois florissante.

La Méditerranée au chevet de l'économie du liège
Algérie, Maroc, Tunisie, Espagne, Portugal, Italie, les techniciens, spécialistes du liège venus
de tout le bassin méditerranéen ont profité des journées techniques pour échanger leurs
connaissances sur la filière.
Photo doc. Michel Luccioni
C'est au centre de vacances le Reverdi, entre Le Plan-de-la-Tour et Grimaud, que sont réunis pour la deuxième édition, toutes les parties prenantes à la « régénération du liège », qu'elle soit physique ou économique.

Jadis, cette écorce de bois bien spécifique faisait travailler des milliers de personnes tout autour de la Méditerranée, que ce soit en France, en Espagne, en Italie et en Afrique du nord.

Mais depuis une cinquantaine d'années, l'activité a décliné et se trouve aujourd'hui quasiment moribonde.

Réinvestir les collines
Son abandon, qui contribuait aussi à l'entretien des forêts a en partie laissé place aux incendies qui ravagent régulièrement les collines.

Conscients qu'il faut réinvestir les bois, les entretenir et recréer une économie tout à la fois écologique et rentable, élus et techniciens convaincus par cette croisade ont décidé notamment de tenter de ressusciter l'économie du liège.

Un long travail qui commence au premier chef par rendre à ce bois si léger qu'il flotte une qualité qu'il a perdue.

C'est ainsi qu'organisé par l'association régionale Forêt modèle Provence, l'association « Suberaie varoise », et l'Institut méditerranéen du liège, les secondes journées techniques du liège ont débuté hier au Plan-de-la-Tour.

Les interventions s'enchaînent pour présenter diverses techniques de régénération du bois. Des techniciens venus de tout le pourtour de la Méditerranée (France, Portugal, Maroc, Espagne, Tunisie, Italie, Algérie), présentent ainsi leurs expériences à leurs alter ego.

Plusieurs associations
Hier matin, à l'ouverture des travaux, le maire du Plan-de-la-Tour, Florence Lanliard a accueilli les participants en présentant un historique du village, lequel comprend évidemment une histoire du liège et du bouchon, malheureusement aujourd'hui disparus.

Las, plusieurs associations et groupements institutionnels relèvent la tête depuis plusieurs années, que ce soit sur le plan régional, départemental ou local. Elle a de ce fait présenté l'association d'elle préside « Maures bois énergie », qui regroupe plusieurs communes du golfe autour de la production de bois combustible et qui œuvre avec la nouvelle communauté de communes.

Claude Audibert, président de l'association « Suberaie varoise » a de même fait l'historique du groupe, né après les grands incendies de 1989 et 1990, pour aider les propriétaires à restaurer leurs forêts dévastées par le feu.

Charles Laugier, conseiller régional, délégué à la forêt et Georges Franco, secrétaire général de l'association « Forêt modèle » ont de même expliqué leur démarche.

Les différentes méthodes, françaises et étrangères de régénération du liège ont ensuite été détaillées.

Aujourd'hui, ce sont des perspectives plus économiques de développement des filières qui seront abordées, avant la visite d'un chantier d'exploitation et de broyage.

De nombreux techniciens locaux étaient présents dans la salle, ainsi que le maire de La Môle, Gabriel Ciarimboli, très concerné par cette démarche.

La filière varoise
Le Var comporte 58000 hectares de forêts de chêne-liège. Elle est ainsi la première région « subéricole » de France devant la Corse, les Pyrénées-Orientales et quelques zones dans les Landes.

Le chêne-liège ne se développe pas partout. Dans le département, il se concentre dans les Maures, l’Estérel, la Colle du Rouet, le Tanneron et quelques poches autour de Toulon. Suite à une succession de facteurs sociologiques et climatiques, les suberaies varoises sont aujourd’hui vieillissantes, embroussaillées avec des levées de liège abandonnées depuis plus de 30 ans.

D’après les spécialistes, elles ont besoin de travaux de régénération (débroussaillement, élagage, semis....) La sylviculture serait également essentielle et propice à une bonne qualité de liège. Il faut enfin remettre en production des arbres par des levées régulières dans certains secteurs.

Régénérer la filière
Actuellement le liège est de mauvaise qualité. Le manque de leveurs et de transformeurs de la matière implique que les débouchés sont limités (liège broyé pour l’isolation, fabrication de plats traditionnels, ou de ruches, matériel de pêche, planches pour la culture des orchidées).

L’objectif est donc de reconstituer et professionnaliser la filière en responsabilisant les propriétaires (75 % de la forêt est privée), de former de nouveaux leveurs, de proposer des débouchés attractifs et de certifier chaque étape par une démarche qualité

Source de l'article Var Matin

Rapport du Sénat français sur la politique méditerranéenne de l’UE «La question du Sahara fragilise directement l'Union du Maghreb arabe»

Le cas du Maroc constitue le noyau dur du rapport de la commission des affaires européennes au Sénat français sur la politique méditerranéenne de l’Union européenne après le Printemps arabe. Une bonne partie de ce document a été consacrée, en effet, au Royaume et à ses relations avec l’UE. 

Le document souligne que le Maroc est aujourd’hui le premier pays bénéficiaire des crédits accordés dans le cadre du volet méditerranéen de la politique européenne de voisinage. Et qu’il dispose de fait d’une «position singulière». «Les relations entre le Royaume et le Vieux Continent sont plus denses que celles nouées par ses voisins de la Rive-Sud de la Méditerranée, voire que celles mises en place par certains pays du Partenariat oriental, à l’image de l’Arménie», lit-on dans le document élaboré par les sénateurs français.

Le rapport rappelle par ailleurs que le Statut avancé vient reconnaître la singularité des relations qu’entretiennent les deux parties. «Il répond aussi à une demande de la part du Maroc pour se distinguer des autres pays de la Rive-Sud, qu’il estime moins en pointe», dit le rapport, ajoutant que le Statut avancé «a également permis de mettre en place une réelle concertation sur les questions de défense et de sécurité. Le dialogue bilatéral dans ce domaine porte notamment sur la question de l’insécurité au Sahel ou la guerre civile en Syrie». Mieux encore, l’Union européenne et le Maroc ont également décidé de travailler ensemble à la préparation d’un accord-cadre sur la participation du Royaume aux missions civiles et militaires européennes de gestion de crise.

La convergence réglementaire a été également évoquée dans le rapport des sénateurs français qui estiment que l’adaptation complète de la législation marocaine à la norme communautaire «est tout à la fois inédite, vaste et complexe». C’est dire toute la difficulté de ce chantier et le temps nécessaire pour sa réalisation. Les jumelages institutionnels constituent avec l’assistance technique et l’échange d’expertise financés par l’Union européenne le moyen d’intervention privilégié en vue de mettre en œuvre la convergence réglementaire. Le rapport indique ainsi que depuis 2005, 30 contrats de jumelage ont été signés par des institutions marocaines. Plusieurs secteurs sont concernés : finances publiques, commerce, énergie, recherche, propriété intellectuelle, sécurité routière, aviation civile, pêche, emploi et formation professionnelle. La France est intervenue dans plus des trois quarts des jumelages.

La situation politique et socioéconomique au Maroc après le Printemps a été analysée également par les sénateurs français qui estiment que, «la donne politique n’a aucune conséquence sur le Statut avancé, qui bénéficie d'un consensus au sein du pays». Toutefois, ils considèrent que l’UE doit prendre en compte, dans ses négociations avec le Maroc, deux paramètres : les difficultés économiques et sociales qui peuvent impacter les échanges autour de l'Accord de libre-échange complet et accompli et la question du Sahara «qui n'est pas sans conséquence sur le souhait européen de favoriser l'unification économique du Maghreb».
Concernant les défis sociaux, le rapport des sénateurs français estime qu’ils sont susceptibles «d’affecter à terme la dynamique dans laquelle le Maroc semble s'être placé». Il relève ainsi les disparités entre les populations du milieu urbain et celles du monde rural, subissant la pauvreté et l’analphabétisme. «Il s’agit d’un élément à ne pas mésestimer», note le rapport tout en mettant en relief «la modernisation économique accélérée de la région de Tanger». L’éducation n’est pas en reste. «Une politique éducative ambitieuse apparaît comme une priorité». Celle-ci devrait notamment répondre à trois défis, à savoir la prévalence de situations de rentes et l'insuffisante valorisation de la méritocratie, le faible taux d'activités des femmes qui atteint à peine 25% et l'insuffisance de la formation professionnelle.

S’agissant du dossier du Sahara marocain, les sénateurs français soulignent qu’il s’agit d’une question qui continue de peser sur le partenariat avec l’UE. À cela s’ajoute son impact indéniable sur l’Union du Maghreb arabe. «Il n'en demeure pas moins que ce problème fragilise directement l'Union du Maghreb arabe. Si l'Union européenne entend agir en faveur d'un Maghreb unifié au moins économiquement, elle ne pourra ignorer cette question», pour reprendre l’expression utilisée dans ledit rapport dont les rédacteurs sont conscients des bienfaits de l’unification de la zone maghrébine, notamment pour l’accès aux marchés africains.

La nouvelle politique méditerranéenne appelée à s’adapter à la réalité de chaque pays

Le rapport du Sénat français révèle clairement que «la politique méditerranéenne de l’UE a été profondément bouleversée par le Printemps arabe». Et pour cause, «l’UE s’est concentrée, jusque-là, sur les aspects commerciaux ou le lancement de grands projets. Elle n'a pas anticipé les profondes mutations sociopolitiques qui ont conduit à l'explosion de janvier 2011». Selon ce document, «la réaction de l’UE a cependant été efficace avec le développement de nouveaux instruments financiers et la mise en œuvre de programmes destinés à consolider les réformes démocratiques». 
Les rédacteurs du rapport estiment que «la nouvelle politique méditerranéenne devra être affinée et adaptée à chacun des pays qui peuplent la Rive-Sud, tant il serait inopportun d'appréhender la zone comme un bloc». Ils ont également mis l’accent sur le caractère distinctif des processus de transition démocratique de ces pays et qui appellent des réponses ciblées». Quant au volet économique, le rapport attire l’attention sur la nécessité de bien évaluer les économies des pays de la Rive-Sud, notamment à la lumière du souhait de l’UE d’instaurer définitivement une zone de libre-échange couvrant tout le bassin méditerranéen. Ainsi, le rapport estime qu’il est judicieux pour l’UE de «poursuivre son action en faveur du développement politique, économique et social de la région à travers des formules innovantes, à l'instar du Statut avancé mis en œuvre avec le Maroc».

Par Soumeya Bencherki Source de l'article Le Matin

2e Forum du Réseau arabo-allemand des femmes

2e Forum du réseau arabo-allemand des femmes - Pour une participation politique et une économie durable le 24 octobre 2013
Weltsaal, Ministère des Affaires étrangères, Werderscher Markt 1, 10117 Berlin 


"Les femmes arabes ont activement participé à la révolution et ont ainsi acquis le droit de décider de ce qui va advenir après la révolution. ». C’est par ces mots que Dr. Kristina Schröder, Ministre fédérale de la Famille, des Personne âgées, des Femmes et de la Jeunesse, a inauguré le 2e Forum du réseau arabo-allemand des femmes le 24 octobre 2013, un événement initié par l’organisation EMA.

Cet événement, organisé conjointement par le Ministère fédéral des Affaires étrangères, le Ministère fédéral de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse (BMFSFJ), la Chambre de Commerce de Hambourg et l'EMA, a réuni au sein de la prestigieuse enceinte du Ministère des Affaires étrangères plus de 300 participants venant d'Allemagne et de plusieurs pays arabes et s’inscrit ainsi dans la lignée du réseau arabo-allemand des femmes initié il y a déjà deux années.

Cette rencontre, qui fut également inaugurée par le Ministre des Affaires étrangères Dr. Guido Westerwelle et la Ministre tunisienne des Affaires de la Femme Mme. Sihem Badi, portait principalement sur l'émancipation politique et économique des femmes. En effet, la philosophie de l’EMA repose aussi sur la conviction que les femmes sont la clé vers la croissance durable: « dans le partenariat arabo-allemand, les femmes ne sont pour l'instant pas suffisamment prises en compte. L'EMA a ainsi pour objectif d'attirer l'attention sur les potentiels variés d'une coopération ainsi que sur les nombreux points communs. »

C'est dans cet esprit qu'un dialogue ouvert était encouragé, également entre les intervenantes de haut-rang parmi lesquelles Reem Asaad (Head of Private Banking Investments, Saudi Fransi Capital Co., Arabie Saoudite), Nouzha Skalli (Députée, Membre du Parti du Progrès et du Socialisme, ancienne Ministre de la Famille, Maroc) et Ibtisam Ben Amer (Fondatrice du Libyan Women in Business Committee, Libye). Non seulement les participants allemands ont pu en apprendre beaucoup sur les pays d'Afrique du Nord et du Proche-Orient mais également les représentantes algériennes, égyptiennes, libyennes, marocaines, saoudiennes, qataries et tunisiennes ont été fascinées par les informations qu'elles ont pu acquérir.

En résumé: nous pouvons beaucoup apprendre les unes des autres et l'Allemagne représente un partenaire fiable pour la région. Comme exemple pour l'engagement allemand, le partenariat pour la transformation tuniso-allemand a été particulièrement mis en lumière. Le projet de parrainage ouissal.org initié par l'EMA a été distingué- la Ministre Schröder a récompensé lors du Forum quatre des participantes du programme pour leur engagement tout particulier.

Le projet de parrainage a débuté à l'automne 2012 et se déroule encore jusqu'à fin 2013. Une prolongation dans le cadre du partenariat pour la transformation est actuellement à l'étude. En effet, le Ministre des Affaires étrangères, Dr. Westerwelle a personnellement loué le travail exceptionnel de l'EMA car les femmes sont „ un vecteur de performance de la société et constituent désormais des interlocutrices incontournables pour surmonter les défis posés par les soulèvements arabes. L'Allemagne continuera ainsi à soutenir les femmes dans le monde arabe.
Source de l'article EMA Hambourg

Liban : l’UE associe les jeunes au débat sur les droits de l’homme et la démocratie

La Délégation de l’Union européenne au Liban, en coopération avec l’Université Islamique du Liban (UIL) organise jeudi 21 novembre 2013 un débat sur la participation politique ainsi que le rôle des élections et des municipalités dans le processus de décision.

Ce débat, qui se tient à 10H00 dans le hall des Cérémonies de l’UIL à Khaldé, fait partie d’une série de débats universitaires d’automne organisés par la Délégation sur la démocratie et les droits de l’homme. Les étudiants et le public sont invités à participer à des discussions avec les ambassadeurs des Etats membres de l’UE, des officiels libanais, des représentants de la société civile et des professeurs.
 
Cet événement offre aux étudiants et au grand public l’occasion de discuter de sujets tels que la séparation des pouvoirs, la transparence et la responsabilisation, ainsi que l'inclusion des jeunes et des femmes. Les participants peuvent échanger avec un certain nombre d'experts présentant des points de vue différents. Le débat sera traduit en français, en arabe et en anglais.
 
Cette série de débats universitaires d’automne fait suite à la série de débats organisés avec succès ce printemps. Ils ont permis à des centaines d’étudiants libanais des quatre coins du pays de participer à des discussions sur les droits de l’homme et la démocratie ainsi que sur l’action extérieure de l’Union européenne, dont les droits de l’homme sont l’une des priorités fondamentales.
 
«Il est important d’associer la jeunesse libanaise au débat sur les droits de l'homme et les principes démocratiques au Liban et d’examiner comment l'Union européenne peut étendre son soutien afin de leur permettre de jouer un rôle efficace dans la société», a indiqué l’ambassadeur Angelina Eichhorst, Chef de la Délégation de l’Union européenne au Liban
 
Pour en savoir plus
Délégation de l’UE au Liban – site internet 
Délégation de l’UE au Liban – page facebook

Tunisie : l'UE réaffirme son soutien au processus de transition et sa disposition à le renforcer


Réunis aujourd'hui à Bruxelles, les ministres européens des affaires étrangères ont discuté de la situation en Tunisie et adopté une série de conclusions qui réaffirment le soutien de l'UE au processus de transition dans le pays et assurent que l'UE reste disposée à renforcer le dialogue avec les autorités tunisiennes, au titre du partenariat privilégié avec la Tunisie, afin d'exploiter au mieux les instruments européens.
 
Les ministres de l'UE ont encouragé tous les acteurs à poursuivre le dialogue national en vue d'une adoption rapide de la nouvelle constitution et de la tenue de nouvelles élections générales. Ils ont salué le rôle constructif joué par la société civile et les médias dans le cadre du dialogue national.
 
Les conclusions du Conseil indiquent que l'UE « réaffirme sa disposition à renforcer son soutien, en conformité avec les besoins de la Tunisie et ses progrès dans la mise en œuvre de son programme de réformes », et ce, dans le respect de l’esprit et des principes de la politique européenne de voisinage rénovée. L'UE a aussi réitéré son engagement à soutenir les efforts déployés par la Tunisie pour faire face aux principaux défis socio-économiques que rencontre le pays, notamment dans le cadre de la lutte contre le chômage, en particulier des jeunes, ou contre les inégalités de développement régional. L'UE s'est aussi engagée à soutenir l'intégration graduelle de l'économie tunisienne dans le marché européen, dans le contexte des réformes entreprises par la Tunisie.
 
En ce qui concerne la coopération dans le domaine de la migration et de l'asile, les conclusions indiquent que les négociations pour un partenariat pour la mobilité UE-Tunisie ont été finalisées et que les procédures internes ont été lancées en vue de sa signature imminente. 
 
Pour en savoir plus
Action extérieure de l’UE - Tunisie
EU Neighbourhood Info Centre – Tunisie

Tunisie-Allemagne : Tarak Cherif et la Conect au 2e Forum du Maghreb de Berlin

La Confédération des entreprises citoyennes en Tunisie (Conect) représente les milieux d’affaires tunisiens au 2e Forum du Maghreb, qui se tient aujourd’hui à Berlin, capitale de l’Allemagne réunifiée.

tarak cherif 11 26Cette rencontre, organisée par l’Euro-Mediterranean Association (EMA) vise à renforcer la coopération entre l’Allemagne et les pays du Maghreb.

Les pays d’Afrique du Nord inscrits dans le «Partenariat de Transformation» lancé par les autorités de Berlin au lendemain du déclenchement du "Printemps arabe" (Tunisie et Libye) jouissent de très étroites relations avec l’Allemagne et sont au coeur de la dynamique de renforcement et de diversification de la coopération économique arabo-allemande.

Des participants de renommées venant du Maghreb et d’Allemagne discuteront des opportunités qu’offre la région et du potentiel de l’engagement des entreprises allemandes qui y sont présentes.

Tarak Cherif, président de la Conect, qui est à la tête de la délégation d’hommes d’affaires tunisiens participant au 2e Forum du Maghreb, signera aujourd’hui un accord de coopération entre la Conect et l’EMA en vue de consolider les relations entre les deux organisations.

La Conect est une jeune organisation nationale qui valorise l’esprit de l’entreprise. Elle veut être un interlocuteur de poids des pouvoirs publics, des partenaires sociaux, ainsi que des organisations nationales et internationales.
Source de l'article Kapitalis

Chronique : Des enjeux de la méditerranéité

« Langues et méditerranéité : Conjonction-disjonction ». Voilà une problématique qui s’impose d’elle-même pour faire verdir les racines de la création et de la pensée face au mur de la haine et des intégrismes qu’ils soient au sud ou au nord de la Méditerranée. 

La conjonction des langues et de la méditerranéité, c’est la reconstitution permanente de ce que l’on devient par les mots aux couleurs de la Méditerranée. C’est aussi le dépassement critique de tous les dogmatiques de l’achèvement, du repli sur soi et de toutes prétentions à l’immuable. Toutes les langues méditerranéennes sont porteuses d’idéaux, de valeurs et de visions du monde. 
Elles convergent toutes pour exprimer le désir d’une Méditerranée autre. Et pour exprimer le sentiment d’appartenance de ceux qui les parlent non pas seulement géographique, mais aussi et surtout humain à cette aire géopolitique où s’entremêlent les cultures et se fécondent mutuellement. La méditerranéité débouche sur une perception de la Méditerranée non comme héritage préservé, mais comme œuvre des hommes, quotidienne, objet de luttes, de création et de pensée, inséparablement. 
Vecteur de modernité, de connaissance et d’universel, la méditerranéité conduit à éviter toute clôture à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des sociétés méditerranéennes, et, positivement, d’instaurer l’homme méditerranéen dans une relation universelle. La conjonction des langues et de la méditerranéité et leur interaction positive à travers le soi-même et l’autre auront pour effet culturel le dépassement d’une ipséité opposée à toute intrusion d’éléments extérieurs. Les trente chercheurs qui ont pris part, du 21 au 23 novembre courant à Tunis, au colloque international sur les langues et la méditerranéité ont engagé un questionnement intellectuel fondateur pour la mise en mouvement de nombreux chantiers de recherche et de coopération entre les universités méditerranéennes. 
 C’est de cette façon que l’université tunisienne contribue à tailler des brèches dans la tristesse et dans l’inquiétude causées par les chantres de la mort et à porter le message d’une Tunisie ouverte et attachée aux idéaux de la modernité. L’idée-force qui se dégage de cette rencontre scientifique est que, dans ou malgré leurs diversités, les langues et les imaginaires de la Méditerranée ne s’opposent pas sur le fond, mais qu’ils sont les diverses manifestations de l’universel humain. Toutes les langues et les cultures de la Méditerranée nourrissent mutuellement la polyphonie méditerranéenne. 
Elles s’articulent les unes sur les autres. C’est pourquoi, la méditerranéité est synonyme de lutte contre toutes les hégémonies: d’une langue sur l’autre, d’une société sur d’autres. D’un sexe sur l’autre. La conjonction des langues et de la méditerranité est devenue de l’ordre de ces enjeux eux-mêmes, fin et moyen tout à la fois, participant à la constitution d’une culture méditerranéenne ouverte s’attaquant sans merci aux vérités les plus exclusives. 
Tels sont les enjeux de la méditerranéité, pour peu que les créateurs, les intellectuels et les chercheurs s’en emparent pour transgresser les frontières, non seulement des pays méditerranéens, mais aussi des disciplines à partir desquelles ils posent les questions qui engagent la région de la Méditerranée. Le projet sociétal tunisien à mettre en mouvement dans la Tunisie de l’après 14 janvier 2011 n’aura son sens et sa consistance que lorsque l’élite politique aura sauvegardé la dimension méditerranéenne de la tunisianité dans la nouvelle Constitution qui peine à voir le jour. Une utopie ? 
Par Omar Ben Gamra - Source de l'article Tunivisions

Rencontre 5+5 de la protection civile de la région méditerranéenne

Rencontre 5+5 de la protection civile de la région méditerranéenne - “Retour d’expériences dans la gestion des catastrophes”

La réunion des 5+5 de la Protection civile de la zone méditerranéenne s’est tenue, hier, à Alger. Cette rencontre, qui durera deux jours, regroupe des experts de la Cimo et a pour thème “Le retour d’expériences dans la gestion des catastrophes”. Le séminaire intervient à la suite de la rencontre des ministres de l’Intérieur des États de Méditerranée, les 8 et 9 avril dernier, où ils avaient convenu de renforcer et de consolider davantage la coopération.
Lors de leur rencontre, les responsables avaient convenu de l’intensification de la connaissance mutuelle, la formation technique spécialisée et le transfert d’expertise et du savoir-faire. Ils avaient également décidé l’organisation d’exercices de simulation de situation d’urgence visant la mutualisation des moyens, l’échange d’informations et de retour d’expériences, l’échange d’informations sur les nouvelles technologies dans le domaine de la Protection civile comme l’utilisation de l’image satellitaire ou la cartographie des risques. “De grands pas sont déjà franchis. 
Ce programme très riche et varié permettra de rapprocher nos systèmes d’organisation, de coordination et de gestion des catastrophes et de préparer une éventuelle projection en cas d’entraide mutuelle”, a déclaré, hier, le directeur général de la Protection civile algérienne, le colonel Mustapha Lahbiri. Et d’ajouter que “plusieurs communications de restitution de la Protection civile algérienne, telles que le tremblement de terre de Boumerdès, les inondations de Ghardaïa et un accident industriel de Skikda”, seront données. 
Durant les deux jours, plusieurs sujets seront également à l’ordre du jour, à savoir l’organisation administrative et opérationnelle de la Protection civile, l’organisation des secours en Algérie en cas de catastrophe, ainsi que le retour d’expérience concernant le séisme de 2003, l’inondation de Ghardaïa en 2008 et l’explosion de la zone pétrochimique de Skikda en 2004. Le second jour sera dédié à une table ronde qui aura, entre autres, pour thème l’échange de points de vue sur les retours d’expériences des différentes catastrophes enregistrées dans le bassin méditerranéen ou l’interopérabilité des équipes de secours dans le bassin méditerranéen dans le cadre de la solidarité régionale. 
La rencontre, qui a vu la participation de l’Espagne, de la France, de l’Italie, de la Tunisie, de la Lybie et du Malt, a été clôturée par un exercice grandeur nature exécuté par les éléments de l’Unité nationale d’instruction et d’intervention.
Par  Djazia Safta - Source de l'article  Liberté Algérie

Conférence de Rabat Des villes durables pour faire face aux défis environnementaux

  • Elles permettent de réduire les émissions de CO2 et la facture énergétique des habitant
  • Le partenariat public-privé, levier du développement durable 
  • Impliquer les collectivités pour une meilleure gestion
La Méditerranée est incontestablement l’une des régions les plus vulnérables au stress hydrique, à la dégradation des ressources naturelles et au réchauffement climatique. La Conférence de Rabat pour le développement, qui s’est ouverte mercredi dernier, a été l’occasion d’approfondir le thème. 
Pour faire face aux défis environnementaux, la région méditerranéenne devra promouvoir de nouvelles stratégies urbaines répondant aux critères du développement durable, se sont accordés à dire les participants à ce nouveau rendez-vous. Michèle Pappalardo, magistrate à la Cour des comptes française, a souligné que la construction de villes durables devrait être au cœur de chaque stratégie. 
Ce nouveau modèle de cité ne devrait pas se limiter à la consommation énergétique. Pappalardo a affirmé que la ville durable doit également répondre à des objectifs locaux. «Les conditions de vie de l’homme doivent être placées au cœur de tout projet de cité durable», a-t-elle souligné. Il n’empêche que «ce nouveau modèle de ville doit être performant en matière de consommation de ressources naturelles».
En clair, la ville durable met en jeu un projet environnemental, économique et social. Mais «sa réussite reste conditionnée par la gouvernance locale», a-t-elle estimé. En effet, l’implication des collectivités et des habitants dans la gestion des espaces communs est une composante essentielle du développement durable. Mais au-delà de la gestion participative, le financement de constructions écologiques nécessite aussi la même démarche. 
Les participants ont été unanimes à considérer que l’Etat ne peut à lui seul financer les projets de villes durables. Ainsi, le partenariat public-privé se présente comme un levier du développement durable. Pour inciter les pays de la région méditerranéenne à promouvoir les projets de villes durables, Eric Mazoyer, DGA de Bouygues Immobilier, a mis en lumière leurs principaux avantages. Il a cité notamment la réduction du coût de traitement des bâtiments, la baisse de la facture énergétique des habitants et la diminution des émissions de CO2.
Du côté marocain, la promotion du développement durable semble faire partie de la vision du gouvernement. La construction de villes nouvelles le démontre, comme l’a souligné Ahmed Baroudi, DG de la Société d’investissements énergétiques.
Par ailleurs, les projets touristiques menés dans différentes régions du Royaume le prouvent également. Nadia Roudies, secrétaire général du ministère du Tourisme, a affirmé que la question écologique est inscrite dans les programmes de ce département, notamment la Vision 2020. Elle a également souligné que les zones rurales sont un élément vital pour le développement durable. C’est pourquoi ce ministère a mobilisé 200 millions de DH dans le programme de «pays d’accueil touristiques». Sans oublier l’appui financier dont bénéficient les porteurs de projets répondant aux critères du développement durable, y compris ceux souhaitant construire des gîtes.
Source de l'article l’Économiste

Se préparer aux défis
La population urbaine devrait atteindre 82 millions de DH à l’horizon 2040. Cette augmentation risque de fragiliser davantage les écosystèmes. Les participants à la Conférence de Rabat ont mis l’accent sur la nécessité de se préparer à ce défi. Pour eux, la première mesure à prendre est de promouvoir le transport en commun et développer des activités en milieu rural pour mieux maîtriser la forte urbanisation que connaît déjà la région.

Maroc : l’ambassadeur continue sa tournée au Nord et s’intéresse aux investissements de l’UE


Le chef de la délégation de l’UE au Maroc, M. Rupert Joy, poursuit sa tournée des projets de coopération financés par l’UE dans les provinces marocaines du nord avec les visites de Chefchaouen et la Rocade Méditerrenéenne.

 
A Chefchaouen, M. l’ambassadeur a été frappé par l’engagement et le dynamisme des acteurs locaux. Il a déclaré après sa visite : « Les élus locaux, les responsables de l'éducation nationale, des Eaux et Forêts, la société civile, aussi bien dans les domaines de l'éducation, du développement durable, de l'environnement et de la préservation du patrimoine architectural et culturel, montrent une réelle volonté d'améliorer le quotidien de la population aussi bien urbaine que rurale, en entreprenant des actions innovantes et concrètes sur le terrain. »
 
Il a rappelé que le développement rural et la gestion durable des ressources naturelles restent l’une des priorités de l’appui budgétaire de l’UE à l'Etat marocain, avec un programme de financement de 400 millions de dirhams, signé en mai dernier.
 
La visite dans la région du Rif a permis à M. l’ambassadeur de se rendre compte personnellement de l’aide de l’UE à la région pour rattraper son retard par rapport à d’autres régions plus développées du pays. « Je suis passé par la route reliant Chefchaouen à la côte à Oued Laou, et donc par la Rocade Méditerranéenne entre Jibha et Ajdir. Ces routes, financées par l’UE à hauteur de 145 millions d’euros, ont grandement facilité le développement socio-économique de cette lointaine région montagneuse », a déclaré M. Joy.
 
L'Union européenne a financé la construction du tronçon El Jebha - Al Hoceima (103km) de l’autoroute Tanger-Saadia, reliant El Jebha à Al Hoceima.  Ce financement de 145 millions d’euros représente à ce jour le plus important financement d'infrastructure de l'Union européenne dans le nord de l'Afrique. 
 
Pour en savoir plus
Visite à Chefchaouen – communiqué sur Facebook
Visite de la Rocade Méditerranéenne - communiqué sur Facebook
EU Neighbourhood Info Centre - Maroc : L’ambassadeur de l’UE visite les projets financés par l’UE dans le nord (15/11/2013)
EU Neighbourhood Info Centre - Maroc

Sommet des conseils économiques et sociaux au siège de l'UpM : une union plus étroite avec la société civile



Plus de 120 représentants des conseils économiques et sociaux et un grand nombre d'autres organisations de la société civile de 14 pays méditerranéens et de l'UE se sont réunis au siège de l'Union pour la Méditerranée (UpM), à Barcelone, plus tôt dans la semaine, pour discuter du futur rôle de la société civile dans l'UpM.
 
« Il ne peut y avoir d'union fructueuse entre le Nord et le Sud de la Méditerranée sans l'implication de la société civile et, en particulier, des acteurs économiques et sociaux, tels que les organisations d'employeurs, les syndicats et autres organisations professionnelles, ainsi que les ONG concernées. » Tel est le message clé délivré par les représentants, qui ont appelé l'UpM à développer des partenariats structurés avec des intervenants et à les impliquer régulièrement dans les projets de l'UpM, afin de légitimer les décisions prises par les gouvernements de l'UpM.
 
Pedro Narro, du Comité économique et social européen, a souligné qu'« une telle implication devrait commencer par une simple contribution aux conférences ministérielles de l'UpM, avant de s'étendre, en particulier, à la conception, la mise en œuvre et la surveillance des projets de l'UpM résultant de décisions ministérielles. » Différents participants ont aussi mis en avant la nécessité d’obtenir davantage d'informations sur les activités de l'UpM.
 
Le secrétariat de l'UpM – son secrétaire général, Fathallah Sijilmassi, et sa secrétaire générale adjointe en charge des affaires sociales et civiles Delphine Borione – a répondu positivement à l'appel de la société civile et a exprimé sa volonté d'encourager l'implication structurée des acteurs de la société civile dans le travail de l'UpM, conformément au mandat de l'UpM.
 
En plus des questions concernant l'implication de la société civile dans le travail de l'UpM, les participants ont aussi discuté de plusieurs sujets d'une grande importance pour la région, en particulier le chômage des jeunes et les défis économiques, la situation des femmes, le défi de la mobilité et de la migration, ainsi que la nécessité d'améliorer la gestion des ressources limitées en eau. 
 
Pour en savoir plus
CESE – Site internet
UpM – Site internet
European Neighbourhoud Info Centre – Société civile et autorités locales

Le projet euromaghrébin SPCA lance sa phase de tests

L’association pour la Coopération Internationale et le Développement Local en Méditerranée (ACIM) espère beaucoup du lancement des tests du programme de "Soutien à la Création et Pérennisation d’Activité et développement solidaire" (SPCA) en Tunisie et au Maroc. 

De gauche à droite : Meftahi mohamed, coordinateur régional de l'UTSS, Chokri Jaouadi, Tahar Rahmani, Christian Apothéloz, Mustapha Bidouj, Ahmed Azouga, directeur du pôle développement de la Fondation Attawfiq et Nada Idrissi, coordinatrice du projet SCPA (photo Astrid JOUSSET)
De gauche à droite : Meftahi mohamed, coordinateur régional de l'UTSS, Chokri Jaouadi, Tahar
Rahmani, Christian Apothéloz, Mustapha Bidouj, Ahmed Azouga, directeur du pôle développement
de la Fondation Attawfiq et Nada Idrissi, coordinatrice du projet SCPA (photo Astrid JOUSSET
Créé en 2011 pour quatre ans, l’Union européenne (90%) et les partenaires (10%) dont l’Agence Française de Développement (l'AFD) le financent à hauteur de 650 000€. 

Ce programme ambitionne de "réduire la pauvreté" en Tunisie et au Maroc.L'objectif pour le moment reste la formation de cinquante accompagnateurs d'agences qui soutiennent 1 300 personnes désireuses "d'exercer une Activité Génératrice de Revenus" (AGR), souligne Sandrine Tabard, responsable développement et coordination de l'ACIM. Si cette phase de tests est couronnée de succès, elle devrait s'étendre sur les territoires marocain et tunisien. 

Deux agences concernées par le programme
Deux agences, une au Maroc, la fondation Attawfiq Microfinance et une en Tunisie, la Cellule Auto-Développement (ACD) de l’Union Tunisienne de Solidarité Sociale (UTSS), bénéficient actuellement de ce projet. 

Tahar Rahmani, délégué général de l'ACIM, rappelle que la fondation Attawfiq émane de la Banque populaire au Maroc et représente une"importante structure de microcrédit". "Nous accompagnons 1 600 personnes dans la région MENA et 400 agences sont installées dans les zones reculées du Maroc, afin d'inclure une population marginalisée", précise Mustapha Bidouj, directeur général de la fondation Attawfiq.

L'UTSS joue aussi "un rôle très important en Tunisie pour le développement, la lutte contre l'exclusion et l'emploi des jeunes notamment". Elle intervient dans "84 zones pour toucher 5 000 familles bénéficiaires", souligne Chokri Jaouadi, ingénieur en chef du programme de développement UTSS.

Des outils clés en main transposables dans d'autres pays de la Méditerranée
Le programme organise des séminaires et des échanges avec des filières de proximité (notamment agricole) dans les trois pays. 

Mais la vraie valeur ajoutée du réseau consiste à élaborer des outils "clés en main", à destination de ces acteurs du développement. Ces "malettes pédagogiques" pourraient ainsi s'exporter dans d'autres pays de la Méditerranée suggère Christian Apothéloz, président de l'ACIM. 

Ce projet sera testé dans quatre zones en Tunisie (Kasserine, Gabès, Nabeul et le Kef) et trois zones au Maroc (Marrakech, Fès-Meknès et Casablanca), et sera étendu "à l'ensemble du territoire, en fonction des résultats". 
Par Astrid Jousset - Source de l'article Econostruminfo

Sécurité alimentaire - Riposte collective face à la pénurie d’eau

«La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires», dit un proverbe français. De même, la gestion de l’eau est une chose trop sérieuse pour être confiée seuls aux agronomes ou hydrauliciens. 

Voilà le principal message de «L’Initiative régionale pour faire face à la pénurie d’eau dans la région Proche-Orient et Afrique du Nord (MENA)», lancée dernièrement par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), lors d’un atelier de consultation, organisé à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II à Rabat.

Riposte-collective-face-a-la-penurie-deau.jpg

Ce projet interdisciplinaire et fédérant à l’échelle nationale tous les acteurs de l’eau et qui concerne six pays pilotes (Maroc, Tunisie, Égypte, Jordanie, Yémen et Oman) est initié en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, le ministère délégué auprès du ministre de l’Énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement ainsi que le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD). 
Pour les organisateurs, «l’initiative régionale sur la rareté de l’eau vient soutenir les pays membres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en vue d’identifier les domaines d’action prioritaires dans la gestion de l’eau dans le domaine agricole qui peuvent contribuer sensiblement à accroître la productivité agricole, améliorer la sécurité alimentaire et utiliser durablement les ressources en eau.»

Pour Jean-Marc Faurès de la division des terres et des eaux de la FAO, «cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une série de rencontres qui se dérouleront dans les six pays pilotes. La région Mena soufre d’un déficit alimentaire et la gestion de l’eau devient centrale. Quelque 80% des prélèvements d’eau vont à l’agriculture.»
Abderrahim Houmy, secrétaire général du HCEFLCD, ne dit pas le contraire. «Les ressources en eau se font rares et la demande ne cesse d’augmenter dans la région méditerranéenne. La rive Sud ne dispose que de 6% des ressources en eau de la région. À l’avenir, nous devons assurer une production agricole durable dans un contexte de pénurie d’eau.»


Trois méthodes d'évaluation

L’objectif de cette initiative de la FAO est de procéder à une évaluation nationale en utilisant trois méthodes d’évaluation novatrices pour analyser les coûts associés à l’approvisionnement alimentaire national, en fonction de la disponibilité et de l’utilisation des ressources en eau. Primo, une comptabilité rapide de l'eau qui passera en revue les ressources en eau du pays, les possibilités pour l’amélioration de l’utilisation efficace de l'eau dans l'agriculture, combinée à une révision de la politique et de l’environnement institutionnel qui soutiennent la gestion des ressources en eau. Secundo, une approche de la courbe des coûts de l'approvisionnement alimentaire qui analyse les options nationales d'approvisionnement alimentaire et examine les options de gestion de l'eau agricole en termes de coûts et d'avantages attendus. Tertio, une analyse de l’écart des connaissances, en se concentrant sur les conclusions fondées sur des preuves, des causes des succès ou des échecs des politiques, stratégies et programmes antérieurs relatifs à la gestion de l'eau pour l'agriculture.
Pendant que les experts se penchent pour apporter des solutions à la pénurie d’eau au Maroc qui se profile à l’horizon 2020 selon le Plan bleu, les fossoyeurs de l’environnement continuent leur besogne.
L’irrigation via le goutte-à-goutte dans des zones côtières a aussi fait des dégâts. La réduction des nappes phréatiques a favorisé l’avancée des eaux marines souterraines entraînant une salinisation des sols. Une situation qui a poussé plusieurs villageois à quitter leurs terres. Ce spectacle qui s’est déroulé dans la région d’El-Jadida devrait se renouveler dans la région de «Mnasra» près de Moulay Bouselham et dans les plaines du Haouz et de Saïz. «Depuis 30 ans, l’agriculture marocaine s’est orientée vers l’exploitation des eaux souterraines tandis que l’alimentation des nappes phréatiques n’a pas suivi. Si les exploitants agricoles continuent dans ce rythme, la nappe phréatique de la région d’El Haouz va être épuisée dans les dix ans à venir. Il ne faut pas insister sur la productivité, mais il faut voir ce que ce mode de production engendre comme dégâts environnementaux», a indiqué Christine Werner, experte de la coopération technique allemande (GIZ) au programme d’appui à la gestion intégrée des ressources en eau (AGIRE) au Maroc.

Les conclusions et recommandations de cette initiative régionale seront présentées à la 32e Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient en février 2014. «Notre initiative s’inscrit dans le nouveau Cadre stratégique de la FAO, spécialement l’objectif stratégique 2 à savoir “Intensifier et améliorer l’apport de bien et de services issus de l’agriculture, de la foresterie et des pêches”. Elle répond au premier défi identifié à la 31e Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient tenue à Rome en 2012 pour identifier les domaines d’action prioritaires pour la gestion de l’eau dans le domaine agricole qui peuvent améliorer la sécurité alimentaire et utiliser durablement les ressources en eau», a indiqué Michael George Hage, représentant de la FAO au Maroc. Et d’ajouter : «Je lance un appel aux cadres ici présents à cet atelier de consultation pour s’inscrire auprès de points focaux nationaux et faire partie du groupe marocain qui sera chargé de finaliser le rapport national de cette initiative.» 


Renforcement des institutions locales

«La pénurie d’eau augmente les conflits entre utilisateurs, ainsi que les possibilités de répercussions négatives sur les groupes sociaux vulnérables et l’environnement. L’importance croissante de la gestion de la demande exige des institutions plus fortes pour garantir une distribution équitable des bénéfices et le maintien des services environnementaux. Plus la pénurie d’eau se fait sentir, plus il devient important de mieux définir les rôles et les responsabilités, de donner de pouvoir aux institutions locales, de réviser les politiques, d’adapter les lois et d’utiliser judicieusement des dispositifs d’incitations», indique le rapport de la FAO sur l’eau «Faire face à la pénurie d’eau».
Les auteurs de ce rapport ajoutent que «dans la plupart des cas, la principale manière de gérer la demande en eau de l’agriculture consiste à augmenter la productivité agricole par rapport à l’eau. L’augmentation du rendement des cultures est la plus importante source d’augmentation de la productivité de l’eau en agriculture. L’augmentation des rendements est réalisable par l’association d’une meilleure maîtrise des eaux avec une gestion améliorée des terres et de meilleures pratiques agronomiques.»

par Rachid Tarik - Source de l'article Le Matin