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mardi 23 novembre 2010

Atlas historique de la Méditerranée

« La Méditerranée est une énigme que ce livre ne prétend pas résoudre, tout au plus tente-t-il, en restituant les principales étapes de son histoire, de rendre plus compréhensibles sa ou ses spécificités ». Ainsi, comme l’indiquent les auteurs en introduction, le prisme historique permet d’analyser les nombreuses spécificités de l’espace méditerranéen. Des cartes illustrent également leurs propos.
Le retour aux origines de la Méditerranée, tant géographiques qu’humaines, en fixe le cadre : il y a deux millions d’années, l’homme s’installe autour de cette « mer fermée », aux caractéristiques climatiques et végétales bien spécifiques, et y invente l’art, l’agriculture et l’écriture.

Les villes s’y développent également, comme dans la région de Sumer, et sont « le signe que les relations différentes s’établissent entre les hommes et les territoires ; elle(s) manifeste(nt) le développement des échanges de marchandises et d’idées, les relations nouvelles entre les communautés ».
Des « Empires et royaumes » sont alors fondés dans cet espace, notamment en Egypte au temps des Pharaons, en Mésopotamie avec l’Empire créé par Sargon et avec l’Empire de Babylone, en Haute-Mésopotamie avec l’Empire d’Assyrie, au Levant dans les cités-Etats, en Anatolie dans l’Empire des Hittites, en Crète, en Grèce actuelle à Mycènes, sur les côtes orientales de la Méditerranée avec les Phéniciens, en Canaan avec le royaume d’Israël, à Carthage et dans l’actuelle Toscane avec les Etrusques.
A la suite de ces civilisations, d’autres apparaissent, comme en Grèce du VIII ème siècle avant J.C. à Alexandre le Grand, comme à Rome également.
Les grandes étapes de la puissance romaine sont ainsi rappelées : la naissance de Rome, les guerres puniques, les guerres civiles, l’apparition du christianisme, l’expansion de l’Empire sur le pourtour méditerranéen et la notion de Mare Nostrum, le déclin de l’Empire romain à la suite des invasions barbares.
Au VI ème siècle, avec l’empereur Justinien, l’Empire romain d’Orient se constitue et Constantinople devient la « Nouvelle Rome ».
Au VII ème siècle, l’Islam nait et se développe, lors des conquêtes arabo-musulmanes, sur le pourtour méditerranéen et jusqu’en Perse. En parallèle, les Carolingiens créent un Empire, qui se positionne au VIII ème siècle face à l’Empire byzantin et face aux royaumes musulmans.
Au XI ème siècle, la Méditerranée est marquée par plusieurs événements : alors qu’en 1054 un schisme sépare les Eglises d’Orient et d’Occident, l’opposition qui sévit entre chrétiens et musulmans depuis le VIII ème siècle se renforce avec les croisades et avec l’établissement des Etats francs d’Orient, qui en sont le corollaire.
A la suite des croisades, la Méditerranée entre dans une époque de « grandeur et (de) décadence ». Du XI ème au XIII ème siècle, le monde musulman est secoué par des divisions internes ; la fin du califat de Cordoue en 1031 remodèle l’Espagne (Reconquista). Ces changements ne remettent cependant pas en cause les intérêts commerciaux de l’Italie en Méditerranée.
Entre les XIV ème et XVI ème siècles, la Méditerranée est marquée par d’autres problématiques : l’affirmation de l’Empire ottoman à la suite de la prise de Constantinople en 1453 ; le devenir des Juifs à fin de la Reconquista en 1492 ; le déclin de Venise et celui de l’Espagne.
A cette époque de « grandeur et décadence » succède un temps de « déchirure ». Alors que sous le règne de Soliman le Magnifique la grandeur de l’Empire ottoman s’affirme, la bataille de Lépante remet en cause son invulnérabilité.
L’Espagne est également touchée par une guerre de succession, qui « au delà de ses intérêts dynastiques, est aussi un conflit pour la domination de la Méditerranée occidentale et du vaste empire d’Amérique ».
La Méditerranée des XVIII ème et XIX ème siècles entre alors dans une nouvelle phase de conquête, comme en témoignent les expéditions de Napoléon à la fin du XVIII ème siècle, tant en Italie, en Egypte, en Palestine qu’en Syrie. Au début du XIX ème siècle, la France conquiert le Maghreb, jusqu’alors sous contrôle ottoman. L’espace méditerranéen devient essentiel pour les puissances européennes dans leur recherche de zones d’influences, en particuliers dans les provinces arabes de l’Empire ottoman. La Question d’Orient est alors une problématique essentielle de la diplomatie européenne.
En parallèle, le nationalisme se développe. L’indépendance de la Grèce en 1830, sous domination ottomane depuis le XV ème siècle, en est l’illustration ; l’unité italienne en 1871 également.
Le XX ème siècle voit la mise en place d’un nouvel espace méditerranéen, à la suite de la Première Guerre mondiale : des mandats sont notamment attribués par la Société des Nations à la France et à la Grande-Bretagne sur les anciennes provinces arabes de l’Empire ottoman ; l’Espagne et l’Italie mettent en œuvre leurs ambitions sur la rive sud de la Méditerranée, en Afrique.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Méditerranée est un des théâtres d’opérations puis, pendant la guerre froide, elle devient un des enjeux des Etats-Unis et de l’URSS.
Les questions du Moyen-Orient sont également au cœur des problématiques méditerranéennes : la création de l’Etat d’Israël, les guerres israélo-arabes, le Liban, les questions religieuses.
u final, le partenariat entre les deux rives de la Méditerranée, la question du développement durable et de l’immigration sont les grandes questions sur lesquelles il semble nécessaire d’avancer.
De cette vasque fresque, on retiendra que la Méditerranée peut se comprendre comme un lieu d’opposition et de rivalités, et que l’unité, si elle est longue à se mettre en place, n’en demeure pas moins « plus nécessaire que jamais », « dans l’immense rapport de force qui est en train de s’établir dans le monde d’aujourd’hui ».
Odile Sassi et Mathilde Aycard, sous la direction de Pierre Vallaud, Atlas historique de la Méditerranée, Editions Presse de l’université Saint-Joseph, Beyrouth et Editions Fayard, Paris, septembre 2009, 206 pages.
Source Anne-Lucie Chaigne-Oudin - www.lesclesdumoyenorient.com - le 23 novembre 2010
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Conclusions de la 2è Conférence des ministres de l’Emploi et du Travail de l’Union pour la Méditerranée

La 2e Conférence des ministres de l’Emploi et du Travail de l’Union pour la Méditerranée s’est tenue à Bruxelles, ces 21 et 22 novembre 2010, à l’invitation de la Belgique, en charge de la Présidence du Conseil de l’Union européenne, des Co-Présidences égyptienne et française et de la Commission européenne.
Les ministres se sont réjouis de la convocation de la réunion malgré les difficultés qui affectent le processus de paix au Moyen-Orient. La Belgique, compte tenu de son intérêt pour la région, a souhaité par cette initiative soutenir la paix par un climat de coopération politique sur les politiques sociales et d’emploi et renforcer le projet relatif à l’Union pour la Méditerranée qui ne peut être freiné en raison de la problématique israélo-palestinienne.
Les ministres ont tenu à conforter la dimension ‘emploi’ de la coopération euro-méditerranéenne dans les domaines de l’emploi, du travail et du dialogue social, contribuant de ce fait à la dimension sociale de la mondialisation. Les succès politiques d’une telle coopération pourraient aussi inspirer le G20 et être très significatifs dans le cadre de l’Organisation Internationale du Travail où tous les pays ont soutenu l’agenda du Travail décent.
Lors de cette réunion, les partenaires sociaux et les ministres de l’Emploi et du Travail ont considéré que le cadre d’action, concentré sur l’emploi, l’employabilité et le travail décent, tel que convenu à Marrakech lors de la première Conférence en 2008, a gardé sa pertinence pendant la récente crise économique ainsi qu’en période de reprise. Les ministres se sont entendus sur des nouvelles priorités politiques pour renforcer le dialogue politique régional et le Cadre d’action.
Les ministres ont entendu les représentants des organisations internationales des partenaires sociaux qu’ils ont consultées ce dimanche, à la veille de leur réunion, et celles-ci ont fait état de leurs projets et conceptions de la coopération entre elles, de même qu’avec les gouvernements. Ils se sont référés, de même que le représentant de l’OIT, à la récente Assemblée des Conseils économiques et sociaux de l’Union pour la Méditerranée à Rome et ont pris note de leur volonté d’institutionnaliser celle-ci.
Cette Conférence a également permis à la Belgique de consolider ses relations de coopération avec plusieurs pays de cette région, notamment le Maroc. Un nouvel accord de coopération bilatérale, s’inscrivant dans ce Cadre d’action de Marrakech et de Bruxelles, a ainsi d’ailleurs été signé entre le ministre de l’Emploi du Maroc, Jamal Rhmani, et la ministre de l’Emploi de Belgique, Joëlle Milquet.

Ce Cadre d’action sera développé grâce à :
• Un dialogue politique régional plus soutenu ;
• La création de réseaux d’experts et de fonctionnaires spécialisés sur divers enjeux des politiques d’emploi ;
• Des initiatives thématiques (comme des conférences) menées en partenariat par des pays leaders en la matière, des deux rives de la Méditerranée ;
• Des coopérations bilatérales renforcées, comme celle que la Belgique et le Maroc ont décidée ce jour-même ;
• Aux actions qui seront décidées par les partenaires sociaux eux-mêmes dans le cadre du Forum euro-méditerranéen du dialogue social, lancé à Barcelone en mars 2010 et qui se réunira à nouveau courant 2011 ;
• La promotion de projets par les acteurs publics et privés du développement, auxquels l’accès au financement international et notamment celui de l’Union européenne sera facilité ;
• La stabilité de la coopération envisagée.
L’Union européenne, à travers ce Partenariat, met à disposition une série d’instruments financiers et soutient également la coopération politique et technique des Etats membres de l’Union pour la Méditerranée. La Présidence belge, pour sa part, consolidant de ce fait ses relations de coopération avec plusieurs pays de la région, a tenu à livrer avec ses partenaires, grâce à cette initiative, une contribution à la dimension sociale de l’Union pour la Méditerranée qui couvre 43 pays partenaires.
Source Eutrio.be - le 22 novembre 2010
Communiqué de presse: http://www.eutrio.be/files/bveu/101122-CP-Union_pour_la_Mediterranee.pdf
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Euromed Postal : 18 pays, une ambition commune

Euromed Postal est une convention réunissant 18 opérateurs Postaux des deux rives de la Méditerranée*, dont la Principauté de Monaco. Elle a pour ambition de soutenir le développement économique de la zone Euro-méditerranée en valorisant le rôle des Postes dans l’économie des différents pays et en favorisant les coopérations entre les acteurs du secteur postal.
D’un simple lieu d’échanges, la rencontre fondatrice de 2007 évolue rapidement vers un projet ambitieux d’harmonisation de fonctionnement postal dans la zone Euro-méditerranéenne.
Les 28 et 29 septembre dernier, une seconde convention Euromed Postal s’est tenue à Alexandrie, à l’invitation d’Egypt Post. La rencontre a été marquée par la décision de 14 postes de la région Euro-méditerranéenne de créer, à l’initiative de La Poste française, une communauté postale qui prend le nom d’« Union des Postes pour la Méditerranée ».
Alors que les initiatives se multiplient pour forger des communautés professionnelles Euro-méditerranéennes (gaz, électricité, ferroviaire, télécoms, banque), le secteur postal est l’un des premiers grands réseaux de services à s’engager dans une action multilatérale dans cette zone géographique. Un cadre aujourd’hui nécessaire pour améliorer la qualité des échanges, enrichir les services, mieux intégrer les réseaux, dynamiser les transferts de technologies.
Car une partie des défis auxquels sont confrontés les opérateurs postaux ne peut être relevée que dans un cadre de coopération multilatérale et solidaire, particulièrement en période de crise économique. Or, le secteur postal est une composante essentielle de la croissance régionale et un levier du progrès économique et de la cohésion sociale. Il contribue efficacement aux politiques régionales de transports, d’environnement, de mobilité urbaine, d’accès de la société à l’information, de développement du tissu économique - notamment des petites et moyennes entreprises -, de promotion de la micro-finance.
Les Directeurs Généraux d’Euromed Postal, animés par cette volonté commune de renforcer la coopération entre les opérateurs postaux, ont adopté une déclaration. Elle marque une étape importante dans le processus de concrétisation de la convention engagée en 2007.
Les enjeux à venir sont importants. Le hub, en particulier, pourrait voir le jour à Tunis et permettrait de mettre fin au trafic "point à point" actuellement en cours (Alger-Paris, Alger-Le Caire…), de rationaliser et renforcer le trafic, le rendre moins onéreux et plus rapide, faciliter le contrôle qualité des courriers et colis mais aussi des transferts d’argent.
Contact :
Jean-Luc DELCROIX
Directeur, La Poste Monaco
Tél. : (+377)99 99 80 00
E-mail : jean-luc.delcroix@laposte.fr
(*) Algérie, Chypre, Egypte, Espagne, France, Italie, Jordanie, Liban, Lybie, Maroc, Malte, Monaco, Portugal, Palestine,Slovénie, Syrie, Tunisie et Turquie

Par www.pompiers.gouv.mc - le 22 novembre 2010
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Patrimoine institutionnel et patrimoine populaire en Méditerranée


Rencontre autour des notions de Patrimoine et patimonilisation en Méditerranée,organisée par la Maison de l'Orient et de la Méditerranée avec pour exemple le Proche-Orient
Jeudi 25 novembre, de 9h15 à 18h - Rencontre sur "L'accession au statut patrimonial en Méditerranée orientale"
Ouverte à toute personne concernée
Amphithéâtre Benveniste - Maison de l'Orient et de la Méditerranée - 7 rue Raulin - Lyon 7e
Dépliant du programme : http://www.mom.fr/IMG/pdf/DepltThPat_10.pdf
Propos:
La reconnaissance de patrimoines, au pluriel, renvoie-t-elle seulement à une diversité de pratiques patrimoniales,
c'est-à-dire d'une part à différents facteurs de patrimonialisation, parmi lesquels le tourisme prend une
importance croissante et ambiguë, d'autre part aux processus par lesquels certains héritages sont sélectionnés,
pas nécessairement par leurs héritiers naturels, pour être hissés au rang patrimonial ? Ou existe-t-il, à côté d'un
patrimoine officiel, défini par des institutions à des échelles diverses (locale, régionale, nationale, mondiale…),
un patrimoine « populaire », au sens de « qui émane du peuple », indépendant de toute démarche administrative
de classement ? L'utilisation très large qui emultiples, voire inconciliables entre elles ?
....
En savoir plus : www.mom.fr/-Patrimoine-.html
Source http://www.lyon-communiques.com/communiques/

lundi 22 novembre 2010

Arte Mare à Bastia - Festival du Film et des cultures méditerranéennes.

Du 22 au 27 Novembre, c'est à dire en ce moment même, se déroule Arte Mare, le Festival du Film et des cultures méditerranéennes. Depuis presque 30 ans ce festival fait découvrir le cinéma de Méditerranée. Mélange d'oeuvres méconnues et d'artiste à la renommée plus prononcée, Arte Mare est une fenêtre sur un univers cinématographique différent mais riche et dense. La 28 eme édition est placé sous le signe de la comédie !
Comédie de mœurs, de caractère, farce, commedia dell'arte, vaudeville, boulevard, comédie sophistiquée, burlesque, comédie musicale, slapstick, comédie loufoque… Une sélection décapante et d'origines variées.
'Arte Mare' propose des longs métrages venus des pays européens de l'arc Nord de la Med, mais aussi bien sûr des œuvres du Maghreb, du moyen orient...
... Une sélection solide en compétition complétée par une programmation hors compétition ouverte aux documentaires, aux courts métrages et à la fiction.
La manifestation se déroule selon trois axes:
- Le périple en Méditerranée: voyage à travers le cinéma, la littérature, la musique, tous les arts, avec le prix Arte Mare du film, des avants premières, le prix Ulysse...

- L'île ouverte : ou la rencontre entre artistes corses et artistes invités.
- L'escale: qui permet de découvrir soit un port de Méditerranée, soit une destination plus lointaine. Il s'agit pour Arte Mare de partir à la recherche de cultures qui ont porté partout dans le monde l'héritage de la civilisation méditerranéenne.
Cela se déroule donc au Théâtre municipal de Bastia pendant encore 4 jours , dont voici le programme à venir.
La séance de 19h00 vous attend encore !
Mercredi 24 novembre
09h15 - Le pigeon
12h15 - Le voyage du directeur...
14h15 - La prima cosa bella
16h15 - Matante
18h00 - Appuntamenti : Et l'humour corse dans tout ça ?
19h00 - Mardi après Noël
21h00 - Tambien la lluvia
Jeudi 25 novembre
09h15 - Le marchand de sable / ma tante
12h15 - Mardi après Noël
14h15 - Rue des figuiers
16h30 - Rubber
18h00 - Appuntamenti : J.N. Schifano, La VF d'Umberto Eco
19h00 - Kavsak, le croisement
21h00 - Angèle et Tony
Vendredi 26 novembre
09h30 - Rendez-vous
12h15 - Rencontre avec P. Salvadori
14h15 - Petits meurtres à l'anglaise
16h30 - Angèle et Tony
18h00 - Appuntamenti : Sacha Ramos, Prix Ulysse - 1ère œuvre
19h00 - Incendies
21h00 - Le premier qui l'a dit
Samedi 27 novembre
09h30 - Incendies
12h15 - Kavsak, le croisement
14h15 - Dernier étage gauche gauche
16h00 - Conférence Patrick Poivre d'Arvor, Prix Ulysse
16h15 - Le marchand de sable
18h00 - Sans queue ni tête
20h30 - Soirée de clôture
Remise du Prix Ulysse et des Prix Cinéma
21h00 - De vrais mensonges
Le site officiel d'Arte Mare : http://www.arte-mare.eu/
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Qu’est-ce que l’Euromed ?

La Méditerranée, berceau des cultures des pays occidentaux, n’a cessé d’exercer sa fascination sur l’Europe continentale, en dépit des mouvements de l’Histoire
Les pays du sud de la Méditerranée, et notamment dans la zone du Moyen-Orient, se sont trouvés au cœur des rivalités entre les cultures, les civilisations et les Empires.

C’est ainsi que les pays du Moyen-Orient d’abord, puis d’une façon plus générale les pays méditerranéens exercèrent entre eux et sur les pays des rives nord une fascination qui ne s’est pas amoindrie avec le temps.
Napoléon y succomba au XVIII ème siècle, plus récemment, durant la période contemporaine, cette fascination inspira d’une part les ambitions coloniales des pays européens du nord, et en particulier celles de l’Italie et de la France, et d’autre part la recherche du contrôle des voies de communication et des routes commerciales par la Grande-Bretagne.
Cette fin du XIXe siècle et cette première partie du XXe siècle ont conduit les pays européens, notamment la Grande-Bretagne et ceux du nord de la Méditerranée, à élaborer des séries d’accords bilatéraux avec les pays du sud de la Méditerranée qui leur paraissaient les plus intéressants au regard de leur politique économique et commerciale, et de leur rayonnement culturel et diplomatique.
Mais ce volet méditerranéen n’était qu’un des aspects des politiques étrangères des grandes puissances européennes, qui dans la deuxième partie du XXe siècle, à la suite de la Seconde Guerre mondiale, se lancèrent dans la construction d’une Union européenne de plus en plus intégrée.
C’est ainsi que le particularisme des politiques méditerranéennes qui avaient abouti pour les pays européens du nord de la Méditerranée à une somme d’accords bilatéraux plus ou moins désordonnés dans les domaines culturels, commerciaux, économiques et diplomatiques, s’est trouvé confronté au concept de politique économique et commerciale unitaire élaboré au sein de la Communauté européenne.
Dès lors, les pays européens qui avaient des intérêts en Méditerranée ont été amenés à unifier le particularisme de leur politique méditerranéenne afin de le rendre compatible avec la gouvernance européenne qui se mettait alors en place, et notamment à transformer les accords bilatéraux de chacun des pays membres en accords conformes au Traité de Rome. Le concept d’Euromed était né, ce qui ne voulait pas dire pour autant que son application dans les instances européennes fut facile.

Une mise en œuvre lente et laborieuse
Il convenait donc en priorité, pour respecter les règles communautaires en matière de politique commerciale, d’unifier les concessions douanières et tarifaires qui avaient été passées entre l’un ou l’autre des Etats membres de l’Union européenne et les Etats du sud de la Méditerranée.
C’est ainsi qu’en 1972 apparu le concept de politique méditerranéenne globale (PMG), qui ne concernait pas seulement les échanges commerciaux, mais également les accords bilatéraux de coopération. De plus, des accords spécifiques de libre-échange avec des perspectives d’intégration dans une union douanière, voire d’intégration à la Communauté européenne, furent passés avec la Grèce, la Turquie, Malte et Chypre. En 1976, fut établie la convention de Barcelone pour la protection de la mer Méditerranée des risques de pollution.
En 1990, en vue d’améliorer l’efficacité des liens et la stabilité du développement entre les pays des deux bords de la Méditerranée, la Commission européenne proposa une politique méditerranéenne rénovée (PMR).
Entre 1995 et 2000, le processus s’accéléra : l’Union européenne passa un accord d’union douanière puis d’association avec la Turquie. En novembre de la même année, le processus de Barcelone se mit en place entre les 15 de l’Union européenne et les 12 pays méditerranéens du sud, qui se caractérisa par une approche globale économique, sociale, culturelle et humaine. Le processus sera étendu progressivement jusqu’en l’an 2000 à Israël, au Maroc, à l’Autorité palestinienne et à la Jordanie.
Entre 2000 et 2008, un nouvel élan est donné, avec une conférence euroméditerranéenne qui se tient pratiquement tous les ans, sur les thèmes de la paix, de la stabilité, de la prospérité, du développement et de l’intégration économique.
L’objectif est la mise en place d’une zone globale de libre-échange entre tous les pays méditerranéens entre eux ainsi qu’avec l’Union européenne. C’est un objectif ambitieux, car les pays du sud de la Méditerranée répugnent à libéraliser leurs échanges économiques entre eux.
En 2004 est constituée une Assemblée Parlementaire Euromed (APEM) composée de 240 membres : 120 parlementaires européens et 120 parlementaires des pays du sud méditerranéen.
En 2008, la présidence française tente une nouvelle relance du processus de Barcelone avec la création officielle, lors du sommet de Paris, de l’Union pour la Méditerranée (UPM), entre les 27 états membres de l’Union européenne et les 16 Etats du sud de la Méditerranée. Le siège de l’UPM est fixé à Barcelone. La gouvernance est assurée par un secrétariat paritaire et par un comité permanent, basés à Bruxelles.

Une problématique aux multiples aspects
En dépit des efforts déployés, le concept d’Euromed peine à avoir son existence propre. En effet, différentes questions ont du mal à trouver des réponses satisfaisantes :
La Méditerranée pourrait être considérée comme « la chasse gardée » des Etats membres de l’Union européenne, riverains de cette mer ; mais dans la mesure où les financements ont pour origine les 27 Etats membres, ceux-ci souhaitent tout naturellement exercer un contrôle.
Dans le processus de mondialisation que la crise économique et financière de 2008 a encore exacerbé, la Méditerranée n’est plus le centre du monde, ni un espace fermé au bénéfice de ses seuls riverains. A cet égard, les États-Unis, la Russie et la Chine entendent bien s’intéresser à cette région, et notamment aux pays du Sud méditerranéen, si ceux-ci peuvent leur apporter des avantages en matières premières et énergétiques ou bien en contrôle des échanges commerciaux et des transports maritimes.
De même, du côté de l’Union européenne, le processus de mondialisation de l’économie a conduit à une libéralisation accélérée des échanges économiques et commerciaux avec l’ensemble des partenaires, et notamment asiatiques. Mais la crise a renforcé cette accélération des échanges et des délocalisations, qui dans un premier temps avaient pu bénéficier aux pays du sud de la Méditerranée mais qui, aujourd’hui, se retournent contre eux, au bénéfice des fournisseurs asiatiques et notamment de la Chine.
Ainsi la zone de libre-échange euro méditerranéenne qui devait être une source de prospérité peut devenir aujourd’hui un handicap pour les pays du Sud méditerranéen qui voient leurs débouchés en Europe se réduire en raison de la concurrence à très bas prix de produits venant d’Asie.
Les pays du sud de la Méditerranée ont jusqu’à maintenant été enclins à favoriser essentiellement leurs relations commerciales et économiques de manière bilatérale avec l’Union européenne. Les courants commerciaux, même avec le régime actuel de libre-échange, restent encore très limités entre pays du Sud.
À cet égard, on pouvait se poser la question de la très grande méfiance potentielle de certains d’entre eux au regard de la puissance de la Turquie et les risques d’un retour en force d’une nouvelle forme d’Empire ottoman. En outre, les incertitudes pesant sur le statut définitif de la Turquie au sein de l’U.E. confortent ces hésitations.

Conclusion
Idéalement ou de façon chimérique, la Méditerranée exerce toujours sa fascination sur l’Europe et au sein de l’Union européenne. Celle-ci rêve toujours d’un pourtour méditerranéen, fait de peuples unifiés dans leur économie et leur commerce, intégrés entre eux en une zone de libre échange associée à l’Union européenne.
Les matières premières, les produits semi manufacturés et manufacturés pourraient passer librement les frontières des 16 pays du sud méditerranéen pour subir des transformations successives et traverser la Méditerranée afin d’alimenter l’Europe, et vice versa. Mais nous en sommes encore loin.
L’Euromed reste à construire : est-ce une chimère ? Une œuvre de visionnaires ? Ou aboutissement lointain d’une « real politik » ?
Par Daniel Charentais - www.lesclesdumoyenorient.com - le 22 novembre 2010
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samedi 20 novembre 2010

Méditerranée - ECO MEDA GREEN FORUM 2010

ECO MEDA GREEN FORUM 2010 - 4ème Forum Méditerranéen de l´Économie Verte
25 – 26 Novembre 2010, Casa Llotja de Mar, Barcelone
L'Union pour la Méditerranée: L'environnement est une priorité
L'ECO MEDA GREEN FORUM a pour but d'atteindre les objectifs de l'Union pour la Méditerranée et les besoins du marché en termes de rentabilité et de compétitivité, en positionnant l'environnement comme un élément important dans le plan stratégique de l'entreprise.
Avec la création d'un espace pour le débat et la réflexion avec des experts renommés et des acteurs clés du secteur privé et publique, le forum cherche à offrir des informations de première qualité aux décideurs qui doivent exécuter les priorités de l'UpM et promouvoir une économie verte parmi les entreprises.
L'objectif principal est d'encourager les échanges d'expertises concernant les priorités et les défis de l'environnement, promouvoir une économie verte et aider les entreprises à exécuter des programmes durable avec une utilisation efficace des ressources et une production plus propre.
En outre, le réchauffement de la planète est un facteur clé qui souligne l'importance des nouvelles technologies respectueuses de l'environnement et basées sur les énergies renouvelables.
Les objectifs du forum sont :
• Promouvoir une économie verte avec des produits verts
• Promouvoir des technologies clés dans le secteur des énergies renouvelables
• Encourager le tri de déchets
• Examiner les ressources et réserves d'eau et les menaces à leur surexploitation des ressources
• Le financement des initiatives écologiques

Plus d'information : http://www.medaeconomicweek.org/
ASCAME - Secrétariat Général
Av. Diagonal, 452
08006 - Barcelone
Tel.:(+34) 934 169 556
Fax: (+34) 934 160 735
Mail: ascame@ascame.

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Séminaire sur les Transports urbains durables en Méditerranée

Programme UD4 : Transports Urbains Durables - Les déplacements vers et dans les coeurs de villes : centres anciens et médinas. Atelier thématique - Marseille (France) – 29 Novembre 2010 / 1er Décembre 2010 - Auditorium du Palais du Pharo
Un programme pour une culture méditerranéenne partagée de « bonnes pratiques »
Les enjeux :
Les pays du pourtour méditerranéen particulièrement au sud et à l’est sont confrontés à une croissance rapide de leur population, qui se traduit par un étalement spatial généralisé entraînant une forte demande de déplacements au sein des métropoles.
Ce besoin croissant de mobilité s’accompagne d’un développement inquiétant de la motorisation, induisant des niveaux importants de congestion et donc de pollution, freinant le développement économique et coûtant cher en énergie souvent importée.

Par ailleurs la multiplication mal encadrée de dispositifs informels ou artisanaux et l’essoufflement voire l’effondrement des régies et des sociétés privées de transport accroissent les difficultés et renforcent l’exclusion de ceux qui ne sont pas desservis ou qui n’ont pas les moyens de payer le moindre transport.
La maîtrise des déplacements urbains est donc devenue un enjeu capital pour le développement urbain durable dans toutes ses composantes techniques, économiques et sociales. Elle devrait en effet permettre de mieux contrôler l’étalement des villes, stabiliser la demande en énergie, préserver l’environnement et améliorer l’accessibilité du plus grand nombre.
Si les gouvernements centraux et les autorités locales en charge de ces questions sont conscients de la nécessité de développer leurs réseaux de transport urbain et multiplient les initiatives dans ce sens, ils manquent toutefois souvent de perspectives car ils n’ont pas toujours l’occasion d’échanger leurs expériences ou de partager leurs connaissances.
Un programme de renforcement des capacités et des politiques publiques :
Le programme relatif aux Déplacements Urbains Durables a pour objectif de développer une approche intégrée complète en vue de planifier, gérer et développer des politiques et des systèmes de transports urbains durables et efficients.
Il permettra non seulement de renforcer le réseau méditerranéen de compétences dans le domaine et de développer des partenariats, mais il favorisera également la création d’une boîte à outils méthodologiques et concrets adaptée aux villes de la Méditerranée. Le programme est également destiné à développer des partenariats et à diffuser les meilleures pratiques.
Partenaires du programme:
Le programme Transports urbains durables fait partie des programmes conduits dans le cadre de ce multi-partenariat. Il est piloté par l’Agence Française de Développement qui en assure ainsi le montage, la recherche de financements et la mise en œuvre avec l’appui de CODATU, qui s’appuie sur des centres d’expertise et de recherche spécialisés : CERTU, CETE, Plan Bleu.
Les partenaires de l’AFD autour de ce programme sont les pays organisateurs des manifestations qui le jalonnent (Syrie, ville de Marseille, ville de Barcelone …) et les bailleurs de fonds impliqués : la Banque Mondiale et la Banque Européenne d'Investissement.
Cette liste sera mise à jour régulièrement suivant l’évolution du partenariat actif du programme.
Les composantes du programme :
Un Cycle de rencontres : Le programme s’appuie sur un cycle de six rencontres sur trois ans, de 2010 à 2012 : deux conférences régionales et quatre ateliers thématiques, soit une rencontre par semestre.
La finalité de ce cycle de rencontres est de créer une culture méditerranéenne partagée de bonnes pratiques en matière de déplacements urbains durables. Il permettra (i) de conforter les réseaux de compétence du secteur autour de la Méditerranée, (ii) de développer des partenariats et (iii) de nourrir une base d’outils méthodologiques concrets adaptée aux villes méditerranéennes.
Ce travail collectif permettra par ailleurs la formation en continu de plusieurs centaines de responsables des villes méditerranéennes et l’émergence d’une culture partagée pour la mise en place effective de systèmes durables de mobilité urbaine, adaptés aux spécificités de la Méditerranée : climat, type d’habitat (dont médinas et centres historiques), pratiques locales, rapports sociaux urbains…
Programme des rencontres :
Conférence inaugurale de Damas, 23 et 24 avril 2010Atelier régional de Marseille, 29, 30 novembre & 1er décembre 2010 : transports urbains dans les centres historiques et les médinas
Un manuel des pratiques :Le programme devra permettre de passer en revue les initiatives et pratiques concrètes en matière de transport durable, mises en œuvre dans les villes méditerranéennes.
La démarche de production proposée s’appuie sur une implication active des institutions publiques, des gouvernements locaux, universités et centres d’excellence des pays de la Région, à l’occasion du cycle de rencontres.
L’élaboration interactive de ce manuel permettra la constitution d’une véritable connaissance intégrée entre les décideurs et les praticiens des villes méditerranéennes. (en construction)
Une base documentaire :
L’ensemble des documents, études et rapports rassemblés au cours de la mise en œuvre du programme seront capitalisés dans une base documentaire accessible en ligne pour les participants des rencontres.
Plus d'information : http://www.cmimarseille.org/
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vendredi 19 novembre 2010

MEDA CITY FORUM 2010 - 2ème Forum Économique de la Ville Méditerranéenne






MEDA CITY FORUM 2010 - 2ème Forum Économique de la Ville Méditerranéenne
23 - 24 Novembre 2010, Casa Llotja de Mar, Barcelone
La ville méditerranéenne : Construisant le futur
La première édition du MEDA City Forum qui s'est tenue en novembre 2009, a démontré que le compromis pour la création d'une plateforme de rencontres, réflexion et commerce est opportune et nécessaire pour la région méditerranée.
Pendant deux jours, 300 participants ont assisté aux conférences et débats, et ont pris part aux rencontres d'affaires, qui leurs ont permis d'identifier de nouvelles opportunités d'affaires en Méditerranée.
Aujourd'hui, 50% de la population mondiale habite dans les villes. Celles-ci sont le moteur du développement économique, la première source de création d'emploi et de richesse d'un pays, elles produisent la marchandise et fournissent les services qui engendrent des opportunités économiques pour tout le pays.
Ce forum offre une fois encore un espace de dialogue, collaboration et partenariat parmi les acteurs clés qui contribuent à la croissance des villes méditerranéennes.
Dans cette nouvelle édition, les sujets qui seront débattus sont :
• Nouveau partenariat pour les villes méditerranéennes
• Gestion méditerranéenne des villes: le financement des villes
• La valeur d'une marque de la ville méditerranéenne
• De grands projets pour la transformation de la ville
• Le transport urbain méditerranéen
Plus d'information : http://www.medaeconomicweek.org/medacity
Contact : ASCAME - Secrétariat Général
Av. Diagonal, 452
08006 - Barcelone
Tel.:(+34) 934 169 556
Fax: (+34) 934 160 735
Mail: ascame@ascame.org
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Méditerranée - 7ème Forum du Développement Économique de l'Afrique du Nord

NABDF 2010 - 7ème Forum du Développement Économique de l'Afrique du Nord
22 Novembre 2010, Casa Llotja de Mar, Barcelone
Dans un contexte de constants changements influencé par la crise économique globale, les entreprises doivent instaurer de nouvelles stratégies pour améliorer leur compétitivité et leur efficacité. Par conséquent, une coopération et collaboration plus étroite entre pays des deux rives de la Méditerranée est plus nécessaire que jamais.
Dans sa 7ème édition, le Forum de Développement Économique de l'Afrique du Nord offre la possibilité aux représentants d'entreprises, d'organisations multilatérales et d'agences gouvernementales de tous les pays de la Méditerranée de se rencontrer et partager leurs expériences dans le but d'examiner de nouvelles opportunités commerciales.
Cette année, le forum abordera de nombreux sujets clés, tels que:
• Le modèle de l'entreprise familiale
• L'émergent secteur des énergies renouvelables dans la région
• Le rôle majeur des secteurs du consulting et de l'ingénierie
• Les défis du secteur de l'agro-alimentaire
• Les nouvelles réformes et nouveaux plans d'action nécessaire pour le secteur médicale
• L'importance de l'équité et des capitaux propres dans la région
Tous ces sujets jouent un rôle essentiel dans le développement économique des pays et seront étudiés par des experts et des leaders économiques dans le but de renforcer et stimuler la coopération et le développement économique dans la région méditerranéenne.
Contact :
ASCAME - Secrétariat Général
Av. Diagonal, 452
08006-Barcelone
Tel.:(+34) 934 169 556
Fax: (+34) 934 160 735
Mail : ascame@ascame.org

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Méditerranée - Séminaire sur les besoins en formation logistique dans les pays méditerranéens

Séminaire de haut niveau sur les besoins en formation logistique dans les pays méditerranéens dans le contexte du réseau LOGISMED 23 et 24 novembre 2010 -Casa Llotja de Mar, Barcelone
La plupart des pays de la région MENA disposent de vastes réseaux routiers et d’importantes installations dédiées au transport aérien, marin et ferroviaire. Une stratégie d’adaptation des infrastructures de transport consisterait à mettre en place une intégration régionale au moyen de plateformes de transports et logistiques et à sensibiliser le public aux impacts potentiels des changements climatiques.

Les objectifs du programme LOGISMED sont axés sur l’offre de formation et d’apprentissage collectifs. Le programme inclut également le développement d’un réseau de formation en logistique dans l’ensemble de la région méditerranéenne, en vue de créer un foyer régional de spécialistes et d’experts pouvant être mis à la disposition de plateformes de logistique euro-méditerranéennes. Ce réseau consisterait à créer des plateformes logistiques fournissant une gamme de services qui, grâce à leur efficience, porteraient un label de qualité couvrant l’ensemble de la chaîne de valeurs des services logistiques (de la formation aux services de gestion et d’administration).
Conduit par la BEI, ce programme est ouvert aux partenaires intéressés, aux pays partenaires méditerranéens (PPM), et aux institutions techniques et financières. En termes de partenaires techniques, ISTED et le CETMO sont en train de définir leur contribution.
Dans le cadre du réseau LOGISMED, un séminaire de haut niveau se tiendra en novembre prochain à Barcelone sur les besoins de formation en logistique dans les PPM. Le séminaire réunira des représentants des PPM, des responsables de la BEI, des partenaires du programme LOGISMED ainsi que des experts de la formation en logistique issus de l'UE et des PPM. Le séminaire sera un point de départ pour la mise en place d'un réseau méditerranéen de formation des professionnels de la logistique, tant au niveau de la gestion qu'au niveau opérationnel.
Le séminaire vise :
La confirmation du diagnostic de l'étude LOGISMED en matière d'éducation et de logistique dans les PPM ; La validation du concept d'une étude de faisabilité d'un réseau régional de formation logistique pour la Méditerranée ; L'identification des besoins de formation et d'autres questions clés qui seront analysés plus en détail par l'étude de faisabilité, etLa définition des principales composantes de l'étude en vue de faciliter l'élaboration de ses termes de références.
Plus d'information : http://www.cmimarseille.com/FR/Transport-Logistic.php

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Rencontres culturelles euro- méditerranéennes de Tunis

L'Unité de gestion par objectifs (UGPO) de la cité de la culture, relevant du ministère de la Culture et de la sauvegarde du patrimoine, organise, les premières rencontres culturelles euro- méditerranéennes de Tunis, du 25 novembre au 5 décembre 2010, à Hammamet, dans le but de raffermir les liens entre opérateurs, décideurs et universitaires de la culture dans l'espace euro-méditerranéen.
Baptisé "Tunis capitale euro-méditerranéenne de la culture", ce programme des premières rencontres culturelles euro-méditerranéennes de Tunis consiste en l'organisation de deux événements de grande envergure à savoir la tenue du Forum du Réseau Euromedinculture du 25 au 29 novembre 2010 et les premières journées méditerranéennes de musicothérapie du 01 au 05 décembre 2010, coïncidant avec les 20èmes journées scientifiques de musicothérapie.
En effet, le forum sera une occasion pour permettre les échanges professionnels autour des pratiques et des expériences des participants, aider à la mise en place de partenariats et de projets de coopération culturelle multilatéraux, engager des relations culturelles durables fondées sur l'échange d'expériences mais aussi de susciter la mise en place de créations communes ou de productions culturelles.
Dans le cadre de la célébration de l'année 2010, année internationale de la jeunesse, le Forum se penchera lors des débats qui seront engagés sur la place qu'occupent les jeunes dans l'espace culturel euro-méditerranéen et celle de la culture dans les systèmes éducatifs formels et informels.
Quant aux premières rencontres méditerranéennes de musicothérapie, elles seront une réflexion autour de la musicothérapie et des thérapies traditionnelles, afin de développer la thématique relative à la place de la musique et de la musicothérapie en tant qu'origines de la thérapie elle même.
Source InfoTunisie.com - le 19 novembre 2010
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Exposition sur la Méditerranée à Monaco: émerveiller pour sensibiliser

Le Musée océanographique de Monaco propose à compter de samedi une exposition consacrée à la Méditerranée, ses beautés, ses richesses mais aussi aux dangers auxquels elle est confrontée et contre lesquels le visiteur est appelé à agir, à son niveau.
Avec ses 2,5 millions de km2, la Méditerranée représente moins de 1% de la surface des mers du globe, mais abrite à elle seule 7,5% de la faune et 18% de la flore marines mondiales. 28% des espèces qui y vivent sont endémiques.
Le musée veut donc attirer l'attention sur les risques qui guettent la "mare nostrum" (pollutions et surpêche notamment) sans toutefois lasser avec "trop de textes", précise Robert Calcagno, l'un des organisateurs de l'exposition.
Ballet de méduses Aurélies en aquarium pour rappeler le problème de leur prolifération, dessin animé humoristique pour sensibiliser à l'acidification des océans ou encore pieuvre monumentale aux tentacules mazoutées à l'entrée du musée, oeuvre de l'artiste chinois contemporain Huang Yong Ping... Tout est fait, selon lui, pour "émerveiller, marquer les esprits, sensibiliser".
A la sortie, le visiteur est invité, sur une borne interactive, à questionner ses habitudes et à s'engager à son tour pour changer de comportement.
Le Musée océanographique, qui fête cette année son 100e anniversaire, a reçu 573.000 visiteurs en 2009. Depuis le 1er janvier, il en a accueilli 620.000, drainés notamment par l'exposition "Cornucopia" de l'artiste contemporain Damien Hirst.
"Méditerranée. Splendide, fragile, vivante", du 20 novembre au 20 mai 2012 au Musée océanographique de Monaco.
Informations: www.oceano.org

Source AFP & www.romandie.com - le 19 novembre 2010

Construire l'euro-méditerranée de la santé - Les Conversations de Salerne

Le cycle de rencontres les « Conversations de Salerne » est ambitieux : Initier en Méditerranée une dynamique d'échanges et de dialogues culturels sur les enjeux contemporains de la santé publique, à Marseille et dans les métropoles bordant la « Mare Nostrum ». La prochaine « Conversation » se tiendra à Beyrouth le 26 et le 27 novembre prochains sur le thème "Salut et santé. Religions et spiritualité à l'hôpital en méditerranée".
Première action déployée dans le cadre du volet euro-méditerranéen de Santé e(s)t culture(s), les "Conversations de Salerne" interrogent la place de la culture et de l'humain dans les systèmes de santé.

Soucieuses de rapprocher les peuples d'un même bassin de vie, ces rencontres pluridisciplinaires amorcent un échange autour des problématiques contemporaines de la santé et créent un espace public où usagers, étudiants, chercheurs et professionnels sont invités à débattre sur les enjeux de société que sont la médecine et la santé en Méditerranée et sur les questions existentielles individuelles soulevées par la confrontation de l'être à sa maladie.

Les Conversations de Salerne, rencontres euro-méditerranéennes Santé e(s)t culture(s) s'inscrivent dans le cadre de l'avènement de Marseille, capitale européenne de la Culture en 2013.
Elles sont pilotées par l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille en partenariat avec Marseille-Provence 2013, l'Université de la Méditerranée et huit CHU du pourtour méditerranéen :
- Alexandria Main University Hospital, Alexandrie - Egypte,
- CHU de Bab-El-Oued, Alger - Algérie,
- Hôpital Vall d'Hébron, Barcelone - Espagne,
- Azienda Ospedaliera Universitaria, Università degli studi di Genova, Gênes - Italie,
- Centre Hospitalier Ibn Sina, Rabat - Maroc,
- CHU Charles Nicolle, Tunis - Tunisie,
- Université Saint-Joseph, Beyrouth, Liban.
Les prochaines Convesations de Salerne aborderont les questions d'"Alimentation méditerranéenne et santé publique". Elles se dérouleront le 28 mai 2011 à Marseille
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En savoir plus sur les conversations de Salerne :
L'école de Salerne ou la "Cité Hippocratique" - « L'Ecole de Salerne en Italie du sud a reçu dès le 9e siècle des étudiants de toute l'Europe et du pourtour méditerranéen ; elle fut fondée a une date incertaine mais selon la tradition, par quatre maîtres professant chacun dans sa langue : Salernus en latin, Pontos en grec, Adela en arabe et Helinus en hébreu » Michèle Porte, Mémoire de la science, Volume II, La naissance du mètre, l'invention du vide, 1988.

Pour plus d'informations, contacter :
Yann LE BRAS
Chef de Cabinet et Responsable Service Communication
Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille,80 rue Brochier
13354 Marseille cedex 5
Tél : 04.91.38.18.61
Fax : 04.91.38.25.48
email : yann.lebras@ap-hm.fr
Source web.reseau-chu.org - le 19 novembre 2010
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jeudi 18 novembre 2010

Méditerranée - L'Institut Euro-Méditerranéen en Science du Risque.

L’Institut Euro-Méditerranéen en Sciences du Risques vous invite à sa Leçon inaugurale, le 6 décembre 2010 à Sophia Antipolis.
La première promotion en Master 1 Science du risque est arrivée des pays de l’Euro-Méditerranée avec des profils de haut niveau : ingénieurs, école de commerce, sciences économiques, de l’environnement, etc.
L’IEMSR est le premier établissement d’enseignement supérieur à former des risks managers, c’est-à-dire des professionnels spécialisés dans l’identification, la prévention et la gestion des risques dans les activités industrielles et des collectivités locales. En France, l’Association pour le Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise (AMRAE), a démontré un déficit d’un minimum de 2 500 risks managers.
Lire la suite : http://www.iemsr.net/premier-actualite/
La philosophie :
La Méditerranée est une des zones les plus sensibles de la planète, c'est aussi une zone clé pour la sécurité Euro-Méditerranéenne, passerelle entre le Nord et le Sud, passerelle entre la zone Asie et la zone Atlantique. Or, sans la gestion des risques et leur maîtrise, il n'y a pas de développement durable.
La formation à la Gestion des Risques pour le Développement Durable dans l'espace Euro-Méditerranéen est une condition essentielle de la paix et de l'équilibre dans la région .
L'objectif :
L'Action coordonnée des acteurs de la formation, de la recherche et de l'innovation, autour d'un projet mobilisateur et collectif est essentiel, c'est l'esprit dans lequel est créé l'Institut Euro-Méditerranéen en Science du Risque .
Du croisement entre les disciplines, les expériences, les métiers, les problématiques locales diverses, naîtront des risk managers nouveaux, aux connaissances adaptées à un monde de plus en plus complexe. C'est l'axe de travail pédagogique et scientifique de l'institut Euro-Méditerranéen en Science du Risque.
Plus d'information : http://www.iemsr.net
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Forum Méditerranéen de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature à Malaga

La semaine prochaine aura lieu le Forum Méditerranéen de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature.
Les représentants du gouvernement, des administrations publiques, des ONG, des entreprises privées, des scientifiques et des spécialistes de la biodiversité et du développement en Méditerranée, se réuniront afin de s’accorder sur les engagements à venir en matière de coopération environnementale et déterminer les projets prioritaires pour la conservation de la Mare Nostrum, peut on lire dans un communiqué de presse.
Ainsi, plus de 200 délégués de nombreux pays méditerranéens sont invités par le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l'UICN – Organisateur de l’événement - lundi prochain, 22 Novembre, à 18 h, au Théâtre Albéniz de Malaga, pour l’ouverture du Forum Méditerranéen de l'UICN et la célébration du dixième anniversaire de la création du Centre de Coopération pour la Méditerranée.
Le Programme de l'UICN 2009-2012 – Façonner un avenir durable – repose sur des preuves solides et une évaluation de la situation politique: nous devons approfondir les liens entre la santé environnementale et le bien-être des populations et apporter une perspective environnementale à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement, au Plan de Réalisation du Sommet mondial sur le développement durable et à l'objectif d’enrayement de la perte de la biodiversité d’ici 2010. Ces plans ont été approuvés par les gouvernements et n’aboutiront que s’ils reposent sur de solides principes environnementaux.
Dans le cadre du programme de l’Union, le Centre de Coopération pour la Méditerranée (UICN - Med), ainsi que ses membres et les partenaires régionaux travailleront pendant la période 2009-2012 sur la mise en oeuvre d’un programme adéquat, centré et durable pour répondre au mieux aux priorités de la région méditerranéenne.
Mme Julia Marton-Lefèvre, Directrice Générale de l'UICN, sera à cette occasion accompagnée de SEM l'Ambassadeur de la Principauté de Monaco en Espagne, M. D. Patrick Van Klaveren, du Président de la Diputación Provincial de Malaga, M. D. Banner Salvador Muñoz, du Directeur de l'Environnement de la Junta de Andalucía, D. Jose Juan Diaz Trillo, de la Secrétaire d'État aux Changements Climatiques, Ministère de l'Environnement et du Milieu Rural et Marin, Mme Teresa Ribera Rodríguez, et du Maire de Malaga, M. D. Francisco de la Torre Prados, pour célébrer l'ouverture du Forum et se rencontrer, former de nouvelles alliances et discuter des priorités du programme de travail en matière de coopération pour les années à venir, apprend on dans le communiqué de presse.
Les problématiques abordées pendant le Forum comprennent le développement du tourisme durable, les réseaux d'énergie, la conservation des espèces, le changement climatique, la gestion des aires marines et terrestres, et le rôle des agences de coopération et des fondations dans la conservation de la Méditerranée.
Par ailleurs, le Forum Méditerranéen de l'UICN se poursuivra les 23 et 24 novembre au niveau de la Diputación Provincial de Malaga, et se terminera le 25 novembre avec une visite à la Sierra de las Nieves, Réserve de biosphère intercontinentale de la Méditerranée
Par Jean-Charles BATENBAUM - www.actualites-news-environnement.com - le 18 novembre 2010

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Daniel Feixes et son association pour l'Union pour la Méditerranée

Rappel : Daniel Feixes et son association pour l'Union pour la Méditerranée fourmillent de projets Dans quelques mois, à Marrakech, une réalisation de 13 M va voir le jour sur un terrain de 4 000 m2. Un projet porté par l'association de l'Union pour la Méditerranée, présidée par le Biterrois Daniel Feixes.
« Nous allons créer une académie euro-méditerranéenne de formation santé-cuisine-beauté-bien-être et management. Au final, ce sont 700 élèves qui y seront accueillis », explique Daniel Feixes.
Pour faire fonctionner cette structure, une nouveauté dans cette partie du monde, des chefs étoilés de la région pourront être mis à contribution. Tout cela bien entendu en collaboration avec les autorités locales.
« Cela fait partie des grands projets que nous sommes en train de monter. Le tour de table est en passe d'être bouclé grâce à un dialogue fructueux avec les pouvoirs publics locaux et des mécènes », précise Daniel Feixes. Depuis son lancement à Béziers, l'association pour la promotion de l'Union pour la Méditerranée avance à un rythme soutenu. Daniel Feixes est un peu beaucoup et passionément l'une des chevilles ouvrières de cette volonté de jeter un pont entre la vieille Europe et le sud de l'arc méditerranéen. Un travail de titan, de colosse comme ils disent à Rhodes !
Dans les cartons, la création d'un établissement privé généraliste de 250 lits qui peut être livré clés en main dans tous les pays du bassin méditerranéen, la mise en place d'un projet de prévention des cancers liés au tabac, l'informatisation de plusieurs centres hospitaliers en Tunisie, l'ouverture d'une maison d'accueil pour les familles de malades hospitalisés en Algérie, la création d'un office méditerranéen du tourisme, l'organisation d'un festival des cultures euro-méditerranéenne dans le Biterrois et l'implantation de zones résidentielles pour seniors en Tunisie et au Maroc.
N'en jetez plus ! « Nous avons aussi le souhait d'organiser un colloque à Béziers sur l'Union pour la Méditerranée en présence d'André Azoulay, conseiller spécial de sa majesté le roi du Maroc, et d'Henri Guaino, le conseiller de Sarkozy », poursuit Daniel Feixes qui fait de l'Union pour la Méditerranée son combat posé sur un socle solide d'humanisme et de dialogue entre cultures.
Par J.-J. S. - www.midilibre.com - le 18 novembre 2010

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Méditerranée - La diète méditerranéenne reconnue par l’Unesco...

La diète méditerranéenne : reconnue par l’Unesco, oubliée par la France
Cocorico : le « repas gastronomique des Français » entre au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. Cette annonce faite mardi par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a été l’occasion de faire réagir chefs et simples passants à cette reconnaissance de la cuisine hexagonale.
Comment faire autrement lorsque l’Unesco estime qu’elle « met l’accent sur le fait d’être bien ensemble, le plaisir du goût, l’harmonie entre l’être humain et les productions de la nature » ? Et quand elle cite « le choix attentif des mets parmi un corpus de recettes qui ne cesse de s’enrichir ; l’achat de bons produits, de préférence locaux, dont les saveurs s’accordent bien ensemble ; le mariage entre mets et vins ; la décoration de la table ; et une gestuelle spécifique pendant la dégustation » ?
Cuisine du Sud -
On a cependant un peu oublié au passage une autre raison de se réjouir pour les Provençaux : parmi les 46 nouveaux éléments inscrits sur la liste de l’Unesco figure également la diète méditerranéenne. Avec des lignes qui font chaud au coeur des amateurs de la cuisine du Sud, avec « l’huile d’olive, les céréales, les fruits et légumes frais ou séchés, une proportion limitée de poisson, produits laitiers et viande, et de nombreux condiments et épices, le tout accompagné de vin ou d’infusions ».
L’Unesco écrit même que cette diète « recouvre beaucoup plus que la seule nourriture. Elle favorise les contacts sociaux, les repas collectifs étant la clé de voûte des coutumes sociales et des événements festifs. Elle a donné naissance à un formidable corpus de savoirs, chants, maximes, récits et légendes. Elle s’enracine dans le respect du territoire et de la biodiversité, et assure la conservation et le développement des activités traditionnelles et de l’artisanat liés à la pêche et à l’agriculture dans les communautés méditerranéennes ».
Candidature solo de la France -
Pourtant, pas de pleines pages dans les journaux, y compris locaux. Peut-être parce que « la France, pourtant co-présidente de l’Union pour la Méditerranée, est venue présenter la candidature de la seule gastronomie hexagonale au patrimoine immatériel de l’Humanité au moment même où quatre pays méditerranéens défendaient eux, collectivement, l’inscription de la diète méditerranéenne », comme le note Sébastien Abis, administrateur au secrétariat général du Centre International des hautes études agronomiques (CIHEAM).
Dans une très complète analyse de cette « géopolitique au bout de la fourchette », publiée sur le site Affaires Stratégiques, il déplore que « tout se passe comme si l’économie mondialisée prenait à la Méditerranée ce qu’elle avait d’universel ; mais au lieu de la renforcer, cela a plutôt tendance à mettre en lumière les divisions de cette Méditerranée. Si rien ne change, tendanciellement, les Méditerranéens demain seront orphelins d’une diète alimentaire qui partout contribue à faire exister mondialement et positivement cette région. »
Il constate par exemple que sur la rive Sud, « la plupart des ensembles hôteliers situés sur les côtes s’approvisionnent sur le marché mondial ». Et d’appeler à miser sur les circuits courts pour « reconquérir l’estomac des méditerranéens avec des produits traditionnels et de qualité ». Côté français, on n’en prend en tout cas pas le chemin.
Par Par Julien VINZENT - le 17 novembre 2010
http://www.marsactu.fr/2010/11/17/la-diete-mediterraneenne-reconnue-par-lunesco-oubliee-par-la-france/

Le site de la candidature méditerranéenne et celui de la Fondation qui l’a coordonnée (en anglais, espagnol ou catalan) : http://candidaturadietamediterranea.org/
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mercredi 17 novembre 2010

Euromed Migration se penche sur l’unité et le regroupement familial

Le projet euro-méditerranéen Euromed Migration II a organisé à Copenhague un module de formation sur le regroupement familial et le concept de l'unité des familles.
L’événement, qui s’est déroulé du 3 au 5 novembre 2010, a permis d’examiner les questions en rapport avec l’unité familiale et de présenter les normes internationales et européennes en la matière. Le module a également proposé un aperçu de différentes situations comme le regroupement familial pour les ressortissants de l'UE, le regroupement familial entre ressortissants de l'UE et de pays tiers et enfin le regroupement familial, au sein de l'UE, de ressortissants de pays tiers.
Le module de formation a exploré diverses politiques et pratiques à l'aide de présentations proposées par des pays de la région MEDA et des États membres de l’UE. Les participants ont été informés des derniers développements dans l’UE grâce à une présentation du livre vert de la Commission sur le regroupement familial.

Ces présentations ont été accompagnées par des discussions plénières et de groupe.
Le projet Euromed Migration II a pour but de renforcer la coopération en matière de gestion desflux migratoires afin de permettre aux partenaires méditerranéens de trouver des solutions plus efficaces, ciblées et globales aux diverses formes de ces flux. Il aide ces pays à créer des mécanismes visant à promouvoir les opportunités de migration légale, appuie les mesures de promotion des liens entre migration et développement, s’emploie à intensifier les activités visant à éradiquer la traite des être humains et l’immigration clandestine. Il les aide également à gérer les flux migratoires mixtes.
Plus d'information : http://www.euromed-migration.eu/
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mardi 16 novembre 2010

Report du sommet de l'Union pour la Méditerranée

Un sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) qui était prévu prochainement a été reporté pour la deuxième fois en raison d'une impasse dans les négociations entre Israël et les Palestiniens, ont annoncé lundi les autorités espagnoles.
Le sommet de l'UPM, qui compte 43 pays, avait été provisoirement fixé au 21 novembre à Barcelone. Mais selon le ministère espagnol des Affaires étrangères, l'Espagne et les co-présidents de l'UPM, la France et l'Egypte, ont décidé de le reporter d'au moins quelques mois.
Selon le communiqué du ministère, "l'impasse actuelle dans le processus de paix au Proche-Orient" rend impossible d'assurer "une participation satisfaisante" à la réunion.
L'Espagne avait fixé ce sommet dans un premier temps au 7 juin durant sa présidence de l'UE, mais elle l'a finalement reporté, affirmant que les autorités voulaient donner du temps aux pourparlers israélo-palestiniens pour produire des résultats.
Ces discussions sont dans l'impasse en raison de la poursuite des constructions israéliennes en Cisjordanie.
Les autorités espagnoles ont précisé lundi qu'elles espéraient, tout comme la France et l'Egypte, que ce sommet puisse toujours avoir lieu à Barcelone "dans les mois qui viennent", et elles ont exhorté les Israéliens et les Palestiniens à reprendre rapidement les négociations.
L'UPM, qui rassemble les 27 pays de l'UE et 16 pays partenaires, a pour objectif d'encourager la coopération, notamment sur les plans économique et environnemental.
Source AP & tempsreel.nouvelobs.com - le 15 novembre 2010

Une Union pour la Méditerranée entre la vie et la mort
C'était pourtant une belle idée. S'il n'est pas encore mort, le malade est à l'agonie. Lundi, pour la seconde fois, la France et l'Égypte, qui président toutes deux aux destinées de l'Union pour la Méditerranée (UPM), et l'Espagne, puissance invitante du sommet des chefs d'État prévu à Barcelone le 21 novembre, se sont résolues à annoncer son report.
Ce nouveau coup dur était attendu. L'UPM est ce projet ambitieux né le 13 juillet 2008, à Paris, à l'initiative de Nicolas Sarkozy. Le président français est convaincu que le Maghreb est l'arrière-cour de l'Europe et que les deux rives de la Méditerranée sont liées pour le meilleur et pour le pire.
À leur arrivée à l'Élysée, Nicolas Sarkozy et son conseiller Henri Guaino avaient donc imaginé qu'en créant un ensemble regroupant les pays du pourtour méditerranéen, on parviendrait à dynamiser la rive sud et à la sortir de ses blocages politiques. La mise en oeuvre de grands projets communs devait créer une nouvelle dynamique économique, revitaliser le dialogue euro-méditerranéen lancé à Barcelone en 1995 et, là était le premier objectif de l'Élysée, faciliter la relance d'un dialogue israélo-arabe.
Le conflit israélo-palestinien, blocage numéro un
La réalité a été différente. Nicolas Sarkozy a dû d'abord gérer toute affaire cessante la mauvaise humeur allemande, Angela Merkel - qui n'est pourtant pas méditerranéenne - n'acceptant pas d'être exclue du nouveau club qui compte désormais les 27 pays de l'UE, en plus de la Turquie, d'Israël et de 14 pays arabes.
Cette question réglée, comme le furent (plus ou moins) les réticences d'une Turquie inquiète en imaginant que l'UPM n'était qu'un nouvel habillage pour lui faire oublier qu'elle demandait à adhérer à l'UE, restait la plus difficile.
Le principal handicap de l'UPM ? Croire que le partenariat économique pourrait faire oublier aux pays arabes - ou du moins les aiderait à faire passer au second plan - le conflit israélo-palestinien. Tel est le blocage numéro un depuis dix-huit mois et la cause du report du sommet du 7 juin au 21 novembre. Optimistes au début de l'été, Madrid, Paris et Le Caire avaient espéré qu'à l'automne, les négociations entre Israéliens et Palestiniens auraient fait suffisamment de progrès pour que tous acceptent de s'asseoir autour de la même table.
Or la situation empire. Après l'offensive israélienne à Gaza, la nomination d'un ministre israélien des Affaires étrangères d'extrême droite, Avigdor Lieberman, avec lequel les chefs des diplomaties arabes refusent de siéger, et l'arraisonnement de la flottille turque pour Gaza, la reprise des constructions dans les colonies de Cisjordanie a gelé les pourparlers israélo-palestiniens.
Rien ne permet d'envisager que la situation change rapidement. Aussi, les projets concrets sur les autoroutes de la Méditerranée, la dépollution, l'eau, l'environnement, etc. peuvent commencer à voir le jour, l'UPM, elle, risque d'y laisser la vie. Comme le processus de Barcelone avant elle.
Par Mireille Duteil - lepoint.fr - le 16 novembre 2010
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dimanche 14 novembre 2010

Observatoire des investissements et partenariats en Méditerranée

Observatoire des investissements et partenariats en Méditerranée : Reprise en nombre de projets mais pas encore en valeur
D'après le bilan du 3e trimestre 2010 de l'Observatoire des Investissements et Partenariats en Méditerranée (ANIMA - MIPO), le nombre d'annonces de projets d'Investissements Directs Étrangers (IDE) est reparti à la hausse en 2010 dans les pays méditerranéens (les neuf partenaires du Sud, plus la Libye et la Turquie).
Selon un communiqué de presse d’Invest in Med, le rapport indique que 581 projets ont été identifiés au cours des trois premiers trimestres de l'année 2010 contre 542 au total pour l'année 2009, soit une augmentation de 43 % en extrapolant sur toute l'année.

La hausse n'est toutefois pas encore à l'ordre du jour pour les montants : 20,4 milliards d’euros ont été annoncés jusqu’au 30 septembre 2010, contre 28,6 milliards d’euros en 2009, soit une baisse de 8%. Le rapport ajoutent également que les partenariats poursuivent pour leur part leur augmentation : 362 annonces pour les trois premiers trimestres de l'année 2010, contre 303 au total de l'année 2009, soit une augmentation de 59%.
En termes des pays d’origine des IDE, les entreprises européennes sont largement en tête en 2010 avec 37% du total des montants annoncés.
Abonnés à la deuxième place du palmarès, les pays du Golfe sont en revanche en perte de vitesse. Durement touchés par la crise financière, ils sont à l'origine de 18% des montants annoncés au cours des trois premiers trimestres de l’année 2010, contre une moyenne de plus de 25% depuis 2003.
Les entreprises des pays émergents compensent ce recul en confirmant leur percée, avec 22% du total des montants annoncées depuis le 1er janvier 2010.
Après leur mauvaise année 2009, la Turquie et Israël ont rebondit pour arriver en tête du classement des sous-régions de destination des IDE, peut-on également lire dans le rapport. Au Machreq, les montants annoncés en 2010 devraient être en légère progression par rapport à 2009. La Syrie et le Liban obtiennent les meilleures performances de la zone.
Au Maghreb enfin, le redécollage est moins évident. La baisse des montants annoncés concerne les quatre voisins maghrébins, mais en nombre de projets d'investissement, la hausse est forte en Tunisie, sensible au Maroc, tandis que l'Algérie et la Libye font une contre-performance avec une baisse de plus de 25%. Les partenariats augmentent dans tous les pays méditerranéens – à l'exception de l'Algérie – dans le secteur du transport grâce à l’ouverture de nombreuses lignes aériennes et donc de bureaux de représentation.

L’Observatoire ANIMA-MIPO, mis en service en 2003 dans le cadre du programme Invest in Med, financé par l’UE, offre au monde des affaires une occasion unique d'appréhender en temps réel tous les projets d'investissement et tous les partenariats dans la région méditerranéenne.

Invest in Med est un réseau euro-méditerranéen d’organisations financé par l’Union européenne à hauteur de 9 millions d’euros et axé sur la promotion des investissements et la facilitation des échanges commerciaux. Il renforce la collaboration des PME et les échanges des meilleures pratiques. Il entend aussi développer les capacités et l’efficacité des agences méditerranéennes de promotion des investissements (IPA) et, par conséquent, permet l’accroissement des investissements directs étrangers dans les pays partenaires méditerranéens.
Cette plateforme multinationale a apporté son soutien au développement économique de la région méditerranéenne et elle renforce la coopération entre les agences européennes et méditerranéennes de promotion des investissements.
Plus d'infos : http://www.invest-in-med.eu/fr
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samedi 13 novembre 2010

Réunion à Alger de l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM)

Les travaux du bureau de la commission de l’énergie, de l’environnement et de l’eau de l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM) ont débuté samedi à Alger avec au menu les dossiers de l’énergie, l’environnement et l’eau.
La première séance de cette réunion de trois jours (13-15 novembre), tenue au siège du Conseil de la Nation a été présidée par Stefan Schennach, président de la commission, en présence de Abdellah Bentoumi, membre du Conseil de la Nation et vice président de la commission.
Cette réunion a été consacrée à l’étude des questions relatives à l’énergie, l’environnement et l’eau dans la région euro-méditerranéenne, thèmes qui seront aussi débattus lors de la réunion de la commission en séance plénière les 29 et 30 novembre prochains à Vienne, selon le Conseil de la Nation.
A l’agenda de la rencontre d’Alger, figure aussi l’étude des grandes lignes du programme d’action et de travail de la commission pour les deux années à venir, selon la même source. Selon M. Schennach, les problématiques liées notamment au transport de l’énergie, à la biodiversité et à la protection de l’environnement constituent autant de défis à lever pour la région.
Lors de cette séance M. Bentoumi a exposé l’expérience de l’Algérie dans le domaine des énergies renouvelables, de la protection de l’environnement et des ressources en eaux, soulignant les mesures prises dans ce sens par les autorités pour les développer..
APS et http://portail.cder.dz/ - le 13 novembre 2010
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vendredi 12 novembre 2010

Euromed Transport explore de nouveaux modes de financement

Le programme Euromed Transport, financé par l’UE, a examiné de nouvelles façons d’obtenir plus de financements en faveur de projets d’infrastructure de transport dans la région, en particulier en encourageant le secteur privé à s'associer à des projets prioritaires, ainsi qu'en examinant les avancée réalisées et les futurs plans d'action dans ce domaine.

Le Comité Euromed Transport sur le financement et son Groupe de travail « Infrastructure et questions réglementaires » ont tenu respectivement leurs deuxième et sixième réunions à Bruxelles le 30 septembre et le 1er octobre 2010.
Le comité ad-hoc sur les questions du financement a focalisé ses efforts sur l’exploration des voies innovantes pour le financement des projets d’infrastructure de transport prévus dans la région en dépit d’une conjoncture financière difficile. Il a passé en revue l’expérience européenne qui a permis la mise en œuvre du Réseau Trans-Européen de Transport ‘RTE-T’ et a tenté d’identifier un système de garantie régional similaire qui pourrait offrir un potentiel pour l’implémentation du Réseau Trans-Méditerranéen de Transport ‘RTM-T’.
Ce comité a abordé également la nécessité d’apporter d’éventuelles améliorations au cadre légal et juridique dans les pays bénéficiaires afin d’attirer plus de financement aux projets d’infrastructure de transport. Il a fait partager entre les pays partenaires les expériences en financement et techniques de concession pour des grands projets d'infrastructure.
Il a mis en évidence les recommandations qui pourront constituer des pistes de réformes à entreprendre sur le plan juridique et technique et qui seront indispensables pour stimuler davantage l’implication du secteur privé dans les projets d’infrastructure de transport.
Le projet de recommandations du comité ad hoc sera également transmis au secrétariat de l'Union pour la Méditerranée pour nourrir la discussion à haut niveau en vue d'attirer le secteur privé dans les projets prioritaires de l'UpM.
Les recommandations du Comité ad-hoc sur le Financement ont été soumises au Groupe de Travail ‘Infrastructure et questions réglementaires’ avant transmission au prochain Forum EuroMed transport pour une adoption formelle.
Durant sa réunion, le groupe de travail a présenté les récents développements sur le futur RTE-T ainsi que les propositions toujours en discussion pour le futur ‘RTM-T’.
S’agissant des travaux de suivi du Plan d’Action Régional ‘PART’ pour la région Méditerranée 2007-2013, le groupe établira en vue du prochain Forum EuroMed un état des lieux concernant les progrès dans les différents domaines de transport parmi les 34 actions qui ont été identifiées dans le PART.
Enfin et en complément aux projets EuroMed en cours entièrement dédiés aux modes spécifiques de transport, tels que : EuroMed Aviation, Autoroutes de la Mer et aussi METIS-GNSS, il est envisagé d'inclure également des programmes régionaux d'assistance technique EuroMed dans le domaine routier, ferroviaire ainsi que dans le transport urbain.
Le projet EuroMed Transport vise à soutenir la mise en œuvre du Plan d’action régional du Transport (PART) pour le bassin méditerranéen (2007-2013), en contribuant à la mise en place d’un système de transport intégré, efficace et sûr dans la région, reconnu comme un facteur clé de développement, de stabilité et d’intensification du commerce intra-régional. Il tente en particulier d’encourager la modernisation et le renforcement des capacités administratives, d’améliorer les réseaux d’infrastructures, d’assurer l’interopérabilité technique et administrative, de mobiliser des sources nationales, régionales et internationales de financement et d’améliorer la sécurité et la sûreté, surtout dans les secteurs routier et maritime.
Par ENPI Info Centre - le 12 novembre 2010
Plus d'infos : http://www.euromedtransport.org/index.php?id=48&L=1

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L’Union Européenne et les pays méditerranéens renforcent leur partenariat commercial

La Zone euro-méditerranéenne de libre-échange était à l’ordre du jour d’une réunion rassemblant le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, et les ministres du Commerce de l’Union pour la Méditerranée (UpM) aujourd'hui à Bruxelles.
Selon un communiqué de presse, les participants ont également examiné comment améliorer l’intégration économique et stimuler les échanges et les investissements euro-méditerranéens. La Conférence a également proclamé le lancement officiel de la version arabe de l'Export Helpdesk de l'UE.
« Depuis 1995, nous avons accompli des progrès significatifs dans le renforcement des relations commerciales dans la région euro-méditerranéenne », a déclaré le commissaire Karel de Gucht. « L’UE demeure résolue à suivre un programme ambitieux visant à stimuler la croissance et la prospérité sur les deux rives de la Méditerranée.
Je profite également de cette occasion pour vous annoncer le lancement de la version arabe de l'Export Helpdesk. Il s’agit là d’une étape importante qui nous permettra de répondre aux besoins des opérateurs économiques de la région. »
Co-présidée par l’Égypte, la France, la Belgique (qui préside actuellement le Conseil de l'UE) et la Commission européenne, la conférence a souligné l’importance de poursuivre un agenda commun et ambitieux au-delà de 2010.
Les ministres ont également approuvé l’adoption de mesures visant à faciliter l'accès des produits palestiniens aux marchés euro-méditerranéens.

Parmi ces mesures, citons une proposition (en cours d’élaboration) de la Commission européenne qui viserait à supprimer les droits de douane et les quotas pour tous les produits palestiniens, l’éventuelle accession de l'Autorité palestinienne à l'Accord d'Agadir, et le renforcement de l'administration palestinienne dans le domaine du commerce.
En outre, les ministres ont également fixé les priorités conjointes pour l’année 2011. Ils ont ainsi décidé de se concentrer sur les initiatives pouvant rapprocher le partenariat des opérateurs économiques, telles que le mécanisme de facilitation des échanges et d’investissement qui vise à fournir des informations centralisées sur les flux commerciaux et d’investissement, les réglementations et les conditions dans la région euro-méditerranéenne. Autre priorité conjointe : la lutte contre le piratage et la contrefaçon.
En marge de la conférence ministérielle, le commissaire Karel De Gucht et le ministre Steven Vanackere ont également signé des protocoles bilatéraux donnant naissance à un mécanisme qui permettra une résolution plus efficace des litiges commerciaux survenant entre l'UE et l'Égypte ou entre l'UE et le Liban.
L’objectif principal du partenariat commercial est de créer une zone euro-méditerranéenne de libre échange intégrée, qui aille au-delà des échanges de biens et de services de base et qui vise à libéraliser de manière substantielle les échanges entre l’UE et les pays du Sud de la Méditerranée (Nord-Sud), et entre les pays du Sud de la Méditerranée eux-mêmes (Sud-Sud).
L’UE est le premier partenaire commercial de la région puisqu’elle couvre plus de 40% de ses échanges totaux. En 2009, les échanges des biens entre l'UE et les pays du Sud de la Méditerranée ont engendré près de 200 milliards d'euros.
L’Export Helpdesk est un service en ligne de la Commission qui vise à faciliter l'accès des pays en développement au marché de l'UE. Ce service fournit des informations appropriées aux exportateurs intéressés à approvisionner le marché de l'UE.

Des règles d’étiquetage aux droits à l’importation, l’Export Helpdesk offre des informations gratuites et disponibles en cinq langues : en anglais, français, espagnol, portugais et désormais en arabe aussi. En 2009, la base de données avait été consultée près de 200.000 fois par les pays du Sud de la Méditerranée.
Par ENPI Info Centre - le 11 novembre 2010