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dimanche 27 juin 2010

Forum Economique et Financier pour la Mediterranee, Milan 12-13 Juillet 2010

Le “Forum Economique et Financier pour la Méditerranée” est une initiative organisée et promue par la Chambre de Commerce de Milan - Promos avec le concours du Ministère des Affaires Etrangères et du Ministère du Développement Économique Italiens et de la Région Lombardie, avec le support de la Présidence du Conseil des ministres, du Ministère de l’Economie et des Finances et du Ministère des Infrastructures et des Transports.
Suite au succès de la première édition du Forum, qui a eu lieu à Milan le 20 et le 21 Juillet 2009 et grâce à son approche pragmatique et au support de nombreux représentants nationaux et internationaux du secteur public et privé, le Forum de Milan s’est imposé au niveau national et international comme l’événement de dialogue et d’analyse par excellence ayant comme objectif celui de promouvoir l’intégration euro-méditerranéenne sur le plan socio-économique et financier.
De hauts représentants institutionnels et économiques ont participé à l’édition 2009 qui s’est déroulée à Milan, parmi lesquels figurent le Président de la République Arabe d'Égypte Hosni Mubarak, la Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de L’Emploi Française Christine Lagarde, le Premier Ministre Italien Silvio Berlusconi et le Président de la Banque Européenne d'Investissement Philippe Maystadt. Au total, plus de 2500 représentants italiens et internationaux ont contribués à la réussite de la première édition du Forum.
La deuxième édition du Forum, qui se tiendra à Milan le 12 et le 13 Juillet prochain, sera ouvert encore une fois aux Chefs d’Etat et de Gouvernement, aux membres des plus hautes autorités du Gouvernement Italien et des Gouvernements étrangers, aux représentants institutionnels de l’Union Européenne et des principales Institutions financières internationales, ainsi qu’aux économistes, chefs d’entreprises et du monde de la finance en tant que représentant des Pays de la Méditerranée et du Golfe.
Plus de détails sur le programme du Forum 2010 : milanomediterraneo.org
Tel. 02 89093800
Tel. 02 72004156
milanomedforum2010@triumphgroup.it

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EUROMED - CleanTech 2010 - 29 Juin 2010

EUROMED - CleanTech 2010 - du 29-06-2010 au 30-06-2010 - Tel Aviv (Israel)
CleanTech 2010 est le 14ème événement annuel international pour les technologies propres: qualité de l'environnement, infrastructure et bâtiment écologique, énergies renouvelables et technologies de l'eau.
L’exposition CleanTech a obtenu le statut de plate-forme commerciale de qualité internationale, où les entreprises, les chercheurs et les professionnels peuvent présenter leurs plus récentes recherches, les nouvelles technologies et des services de qualité exceptionnelle dans les domaines de la protection de l'environnement et des solutions vertes, des infrastructures, des énergies renouvelables, du traitement des déchets, des technologies de traitement par l’eau, de la désalinisation, des récoltes, de la purification, de la filtration et plus encore. Durant l'exposition, il y aura des conférences professionnelles, séminaires et colloques.
Pour plus d'informations : http://www.mashovgroup.net/
Contact : MASHOV LTD 118 Hachaluts St. Beer-Sheva 84207, ISRAEL
Tel: +972-8-6273838 Fax: +972-8-6230950 E-mail: info@mashov.net
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samedi 26 juin 2010

Méditerranée - II Forum des Femmes Entrepreneures MEDA

EUROMED - II Forum des Femmes Entrepreneures MEDA / Assemblée Générale de l'AFAEMME - Du 01-07-2010 au 15-07-2010 - Beyrouth (Liban)
Leader : Lebanese Business Women Association (LBWA)
Durant les deux premières semaines de juillet 2010 Beyrouth va accueillir le 2ème forum pour les femmes MEDA. Cette seconde édition sera une grande opportunité pour les participants d'échanger des expériences et des bonnes pratiques, ainsi que pratiquer du réseautage.
Parallèlement à ce forum, se tiendra l'Assemblée Générale de l'AFAEMME où les 30 présidents des organisations membres se rencontreront.
Pour plus d'informations : www.afaemme.org/noti5mar2.php

Contact : Afaemme International Projects Department C/ Muntaner 340 1º 1ª 08021 Barcelone (Espagne)
Tél : 00.34.93.200.58.51 Fax : 00.34.93.241.39.01
afaemme@afaemme.org
Source Animaweb.org

mercredi 23 juin 2010

Méditerranée - Les ministres de l'énergie du Maghreb s'engagent en faveur de l'intégration des marchés électriques

Les ministres de l'énergie du Maghreb s'engagent en faveur de l'intégration des marchés électriques à l'occasion d'une réunion avec l'UE
Les ministres en charge de l'énergie de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie et le commissaire européen à l'énergie Günther Oettinger se sont réunis à Alger pour accélérer le processus d'intégration des marchés électriques au Maghreb, première étape vers une pleine intégration de ces marchés avec le marché européen.
Dimanche, à l'issue de cette réunion, le commissaire Oettinger a déclaré : « Il est très important que les trois pays du Maghreb réaffirment fortement aujourd'hui à Alger leur volonté commune de créer un marché maghrébin de l'électricité avec la perspective d'une intégration avec le marché européen.

C'est un signal très positif pour notre coopération énergétique avec ces pays qui a toutes les chances de devenir la base d'un partenariat stratégique ».
Une déclaration ministérielle a été signée afin de confirmer l'objectif commun d'intégration des marchés électriques et de définir un plan d'action concret pour les prochaines années ainsi que le principe d'une réunion annuelle des ministres pour mesurer les progrès accomplis.
Selon un communiqué de presse de la Commission européenne, les pays du Maghreb réalisent des investissements très importants pour répondre à une forte croissance de la demande d'électricité. Ils impriment une nouvelle dynamique à l'intégration de leurs marchés, qui permettra de transférer de l'électricité d'un pays à l'autre.

Ce processus est favorable à l'investissement dans le secteur électrique, notamment aux projets dans le domaine des énergies renouvelables comme les plans solaires nationaux et des initiatives privées comme DESERTEC. Ce dernier projet vise à produire de l'énergie solaire depuis le Maroc jusqu'en Arabie saoudite et à la transporter en Europe via un réseau régional interconnecté et des câbles sous-marins.
L'intégration des marchés de l'électricité est une priorité majeure de la coopération euro-méditerranéenne. En vue de cet objectif, l'UE finance plusieurs projets méditerranéens d'interconnexion énergétique au titre de l'instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) :

• MED-REG II – Régulateurs de l’énergie :soutien au développement d’un cadre réglementaire moderne et efficace en matière d’énergie dans les pays partenaires méditerranéens et renforcement de leur coopération avec les autorités de régulation de l’énergie de l’Union européenne - http://medreg.ipi.it/
• MED-EMIP - Coopération dans le domaine de l’énergie :plateforme pour le dialogue politique sur l’énergie et pour l’échange d’expériences en vue d’une coopération euro-méditerranéenne accrue, de l’intégration des marchés énergétiques et de l’amélioration de la sécurité et de la durabilité - http://www.medemip.eu/
• MED-ENEC II - Efficacité énergétique dans le domaine de la construction :stimulation de l’efficacité énergétique et de l’utilisation de l’énergie solaire dans le secteur de la construction, par le biais d’un renforcement des capacités, d’instruments fiscaux et économiques et de projets-pilotes - http://www.med-enec.com/
• Développement d’un marché intégré de l’électricité : appui au développement d'un marché intégré de l'électricité entre l'Algérie, le Maroc et la Tunisie et entre ces trois pays du Maghreb et l'UE, par le biais de l'harmonisation de leur cadre juridique et réglementaire -
Le Plan solaire méditerranéen a pour objectif d'aider la région méditerranéenne et l'Union européenne à relever les grands défis de l'énergie et du climat qui les attendent au cours des prochaines décennies. Il s'agit d'une des six initiatives majeures de l'Union pour la Méditerranée.
Source ENPI Info Centre - le 21 juin 2010
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dimanche 20 juin 2010

Proteger la Méditerranée des produits chimiques et pesticides

Les pays méditerranéens ont adopté de nouvelles mesures concrètes et un calendrier obligatoire contraignant pour limiter l’impact des produits chimiques et des pesticides provenant d’activités industrielles ou agricoles sur l’environnement marin de la mer méditerranée.
aldrine, chlordane, dieldrine, endrine, heptachlore, mirex et toxaphène
Conformément à la Convention de Barcelone et au Plan d’action méditerranéen (PAM), ces mesures obligatoires sont entrées en vigueur mercredi. Elles visent à l’élimination graduelle d’une série de polluants organiques présents dans les eaux usées, tels que l’aldrine, le chlordane, la dieldrine, l’endrine, l’heptachlore, le mirex et le toxaphène.
« Ceci marque le début d’une nouvelle phase dans la mise en oeuvre de la Convention de Barcelone, nos engagements verbaux sont désormais encadrés par des délais d’action concrets », a déclaré Maria Luisa Silva, responsable du PAM au sein du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).
« Il s’agit là d’une toute nouvelle approche dans la lutte contre les polluants chimiques, puisque les délais et les mesures concrètes prescrites permettrons d’accélérer le rythme de réduction de la pollution en Méditerranée », a-t-elle ajouté.
La mise en oeuvre du plan d’élimination graduelle de ces substances dans les 21 pays riverains du bassin méditerranéen et dans les États membres de l’Union européenne devrait prendre place entre 2015 et 2019.

Il s’agira notamment de mesures obligatoires de traitement des eaux usées dans les villes côtières et les centres urbains avant leur rejet dans la mer. Les eaux urbaines résiduaires sont la source la plus grave de pollution en Méditerranée.
Le Plan d’action pour la Méditerranée (PAM) est l’institution régionale qui soutient et coordonne la mise en oeuvre de la Convention de Barcelone et des protocoles qui ont été adoptés en 1976 par les 21 pays riverains du bassin méditerranéen et l’Union européenne, pour protéger les milieux marins et côtiers de la région.
Ecrit par Christophe Cavaillès - Toulouse7.com - le 20 juin 2010
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Interconnexion électrique : le Maghreb et l’Union européenne se mettent d’accord sur un nouveau plan d’action

Le Maghreb et l’Union européenne viennent d’adopter un plan d’action sur un projet d’interconnexion électrique. Il a été finalisé dimanche à Alger à l’issue de la première réunion du Conseil des ministres maghrébins de l’Energie. Il est applicable sur cinq ans. La décision a été prise en présence de Gunther Ottinger, commissaire européen en charge de l’énergie, qui se trouve en Algérie depuis samedi.
L’Algérie est le premier pays arabe visité par ce haut responsable européen. La Libye et la Mauritanie n’ont pas pris part à la réunion d’Alger.

Amina Benkhedra, ministre de l'Energie, des Mines et de l'Eau a representé le Maroc alors que la Tunisie était representée par Affif Chelbi, ministre tunisien de l'Industrie et de la technologie.
“La création d’un marché régional de l’électricité constitue le socle d’une coopération bénéfique entre les deux rives de la méditerrannée’, a déclaré Youcef Yousfi, le nouveau ministre algérien de l’Energie et des Mines.

Selon lui, la loi sur le gaz et l’électricité, entrée en vigueur en 2002, autorise l’existence d’un marché de l’énergie “libre et transparent”. Cela permet d’exporter la surproduction électrique vers les pays voisins ou vers les Etats membres de l’Union européenne.
Adopté en 2003, un protocole d’accord signé par les trois pays maghrébins et la Commission européenne a prévu à terme la mise en place d'une base pour un marché intégré de l'électricité. Cela bien avant le lancement d'un projet similaire dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée (UPM).
Par Merouane Mokdad - tsa-algerie.com - le 20 juin 2010
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samedi 19 juin 2010

L’UE affecte 30,4 millions d’euros pour soutenir la coopération avec ses voisins dans le domaine de l’enseignement supérieur

Aujourd’hui, la Commission européenne a décidé d’attribuer 30,4 millions d’euros pour soutenir des projets en matière d’enseignement supérieur dans les pays relevant de la politique européenne de voisinage ainsi qu’en Russie. Ces projets visent à renforcer la constitution de réseaux et à mener des projets conjoints et des partenariats entre des institutions.
Štefan Füle, commissaire en charge de l'élargissement et de la politique de voisinage, a déclaré : « Investir dans les personnes est l’objectif clé de notre politique de voisinage. La coopération fructueuse qui associe les institutions d’enseignement supérieur de l’UE et des pays relevant de la politique européenne de voisinage sera poursuivie, ce qui renforcera les échanges de connaissances, d’expériences et d’idées. »
Cette annonce a également été saluée par Androulla Vassiliou, commissaire en charge de l’éducation, de la culture, du multilinguisme et de la jeunesse. « La coopération est gagnante, aussi bien pour l’UE que pour nos partenaires. Elle rend l’espace européen d’enseignement supérieur plus visible et attrayant dans le monde tout en aidant les pays de notre voisinage européen à moderniser leurs universités et à améliorer les compétences en matière d’enseignement. »
Les montants attribués au titre du programme Tempus serviront à soutenir environ 50 partenariats multilatéraux destinés à moderniser des programmes et des méthodes d’enseignement ainsi que la gestion des institutions et systèmes d’enseignement supérieur dans les pays du voisinage. Plus de 350 institutions de ces pays auront la possibilité de collaborer de manière structurée avec un nombre similaire d’institutions de l’UE dans le cadre de projets qui démarreront l’an prochain.
Tempus promeut le développement de l’enseignement supérieur dans les pays partenaires voisins de l’UE et comprend des mécanismes permettant d’offrir de nouvelles perspectives d’enseignement aux étudiants ainsi qu’aux supports pédagogiques. Lancé en 1990 et à présent dans sa quatrième phase, Tempus IV (2007-2013) soutient la modernisation de l’enseignement supérieur en particulier en Europe orientale, en Afrique du Nord et au Proche-Orient.
Par ENPI Info Centre - 19 juin 2010

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vendredi 18 juin 2010

La Fédération Française des Ports de Plaisance veut élargir la Méditerranée

La Fédération Française des Ports de Plaisance a organisé à Paris une conférence réunissant des représentants des Ministères du tourisme des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient - l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la République Libanaise et la Lybie -, des délégations du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et de la FFPP.
L’objectif de cette réunion est de confédérer ces pays du Sud de la Méditerranée pour développer leurs activités nautiques de façon harmonieuse, propre et cohérente à travers le programme Odyssea.
« Cette première rencontre a pour vocation de fédérer ces différents pays du bassin Méditerranéen qui n’ont, pour certains, aucune expérience de la plaisance, a expliqué Grégory Goddard, Délégué Général à la FFPP, avant le sommet.
Chacun d’entre eux a clairement fait part de son intérêt pour nos activités. Tous ont pour objectif de développer la plaisance dans leurs pays en collaboration avec la Fédération Française des Ports de Plaisance. Ils souhaitent profiter de son expérience et de son savoir-faire en termes de capitalisation sur les équipements, de modernisation et de développement territorial durable. Pour certains, ce dernier paramètre n’était jusqu’ici, absolument pas pris en compte ».
Odyssea, un programme territorial stratégique de développement durable
Labellisé par l’Union pour la Méditerranée, reconnu programme prioritaire par l’Union Européenne, Odysséa est le premier modèle de développement intégrant le culturel et l’économie locale à la plaisance.
Il fait du port une porte d’entrée attirante d’un territoire, au lieu d’un parking à bateaux plus ou moins privatisé. Le président de la FFPP, Serge Pallarès, rappelait que le rendez vous avait été pris durant le dernier Salon Nautique et se réjouissait que tous les acteurs avaient tenu leur promesse en se retrouvant à Paris pour jeter les bases de cette confédération.
« Ce qui nous unit, c’est la Méditerranée, qui restera malgré les conflits et les tensions Mare Nostrum, a-t-il ajouté. La France, avec ses 30 années d’expérience, ne doit pas être directive mais agir comme un conseiller avisé.
Parce que notre expérience s’est construite aussi sur des erreurs, et que nous avons toujours des problèmes dont certains ne pourront se résoudre sans l’aide de nos partenaires…
Notre intérêt à travers cette confédération, c’est de faire bloc autour d’un confrère libyen, libanais ou marocain lorsqu’il devra affronter une difficulté dans son projet. Il faut faire bouger la flotte des 7 millions de plaisanciers méditerranéens, qu’ils circulent plus largement, plus loin vers de nouveaux rivages.
La Méditerranée, c’est 150 millions d’habitants qui accueillent chaque année 200 millions de visiteurs. A nous, professionnels, de lui donner les moyens de le faire en intelligence avec notre mer.
Odyssea est aujourd’hui notre meilleur outil, qui doit faire plus et mieux naviguer, réconcilier les territoires avec leur littoral, répondre aux problèmes de saturation au Nord et de développement au Sud, de formation et de reconversion. Ce que nous lançons aujourd’hui c’est un chantier sur les 50 prochaines années, on creuse un sillon.»
Par Nauticnews.com - le 18 juin 2010
Plus d'infos : http://www.ffports-plaisance.com/intro.php

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Les rencontres étudiantes euro-méditerranéennes de Peyresq : paix, citoyenneté et multiculturalité.

Les rencontres étudiantes euro-méditerranéennes de Peyresq (France) seront organisées du 27 juin au 4 juillet 2010 par la Chaire Bernheim Paix et la Citoyenneté et l’Union des anciens étudiants de l’ULB (UAE). Leur objectif est de promouvoir auprès des jeunes la paix, la citoyenneté et la multi-culturalité à travers une réflexion commune sur le concept de "citoyenneté euro-méditerranéenne".
Programmes 2010: Populations et migrations
Ces rencontres regrouperont durant une semaine, dans un petit village de montagne, une vingtaine d’étudiants venus de différents pays d’Europe et du sud ainsi que des spécialistes des questions touchant à l’Europe et les rives de la Méditerranée.
En 2010, le calendrier offre une opportunité supplémentaire en orientant les activités de Peyresq vers la préparation de l’Université Libre de la Méditerranée qui se tiendra du 5 au 10 juillet à Montpellier et qui axera ses travaux sur le thème de "Populations et Migrations". Les participants venant des pourtours nord et sud de la Méditerranée ont ainsi l’opportunité de préparer ensemble des travaux communs qui seront présentés à l’occasion des ateliers et autres activités de l’ULM.
Les activités de Peyresq seront organisées en conférences et en ateliers autour de thèmes tels que les relations euro-méditerranéennes, l’histoire et la mémoire en Israël et en Palestine, la paix et la citoyenneté au Proche-Orient. Elles tiennent également compte des expériences singulières des participants.
Ce séjour offre l’opportunité aux participants de produire une newsletter, une vidéo, des articles pour des revues étudiantes dans leurs universités respectives, de préparer du contenu afin d’alimenter un site internet spécifique à l’ULM ainsi que les sites internet des différents partenaires.
Les partenaires investis dans ce projet sont, outre l’ULB (le Pôle Bernheim, l’UAE), un réseau euro-méditerranéen d’universitaires (le REMU), une ONG américaine (Soliya) et une fondation belge (la Fondation Bernheim).

Les participants:
Une vingtaine d’ étudiants d’une dizaine de nationalités européennes et euro-méditerranéennes seront accueillis dans les bâtiments de l’UAE à Peyresq : doctorants, étudiants de master et de bachelier de l’ULB et de l’Institut d’études européennes, journaliste du magazine étudiant Eyes On Europe, étudiant du module Soliya « Analysis of Mutual Perceptions in Western and Arab-Muslim Media » de l’ULB , des étudiants de l’Université Hassan II de Casablanca (Maroc), de l’Université libanaise de Beyrouth (Liban), de l’Université de Birzeit (Palestine), deux étudiants de l’Université de Zarka (Jordanie).
Des spécialistes des questions euro-méditerranéennes interviendront à l’occasion de conférences thématiques et d’une table ronde. Il s’agit notamment de : Sébastien Boussois (Pôle Bernheim, ULB), Marwan Hobeika (REPI), Sidney Leclercq (ULB), Valentina Morselli (ULB), Leila Mouhib (IEE), Jihan Sfeir (IEE).
Par http://www.eutrio.be

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jeudi 17 juin 2010

Création du Fonds Carbone Méditerranée

CDC Climat, nouvelle filiale de la Caisse des Dépôts (CDC), l’Agence française de développement (AFD), PROPARCO, la Banque Européenne d’Investissement (BEI), la Cassa Depositi e Prestiti (CDP) et la banque de développement allemande KfW Bankengruppe (KfW), ont uni leurs forces pour étudier et appuyer la création d’un Fonds carbone méditerranée.
Lancée dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée (UpM), cette initiative vise à conforter le déploiement de projets respectueux du climat sur le pourtour méditerranéen. Elle apportera un complément de savoir-faire et de financement à des projets entrepris dans les pays des rives méridionale et orientale de la Méditerranée.
Le Fonds carbone méditerranéen exploitera le potentiel de crédits carbone issus du Mécanisme de développement propre (MDP), aussi bien dans les énergies renouvelables que dans la gestion des déchets et l’efficacité énergétique. Conformément aux dispositions du "paquet" énergie-climat adopté par l’Union européenne en décembre 2008, les crédits éligibles peuvent être générés jusqu’en 2020.
Le Fonds Carbone Méditerranée regroupera cinq institutions financières publiques de l’Union européenne ayant une grande expérience des marchés du carbone et de la mise au point de projets dans la région. Dans un esprit partenarial ouvert, ces institutions apporteront un appui à long terme à l'initiative, en coopération avec des partenaires financiers des rives sud et est de la Méditerranée, qui pourraient s'associer au Fonds dans un rayon d'action géographique éventuellement plus limité.
Le Fonds Carbone Méditerranée devrait devenir opérationnel au cours de l’année 2011. Sa taille sera définie en fonction de l’évaluation du volume de crédits carbone que pourraient générer les projets MDP dans les pays concernés, y compris la Jordanie, et pourrait atteindre au total 200 millions d’EUR en 2020.
Un mécanisme spécial d’études et d’assistance technique complétera le Fonds Carbone Méditerranée en amont afin de garantir le nombre, l’avancement et la qualité des projets. Ce mécanisme visera à fournir un soutien efficace aux porteurs de projets, notamment pour préparer l’enregistrement des projets par le Conseil exécutif du MDP.

Note aux responsables de publication :
CDC Climat
CDC Climat est la filiale de la Caisse des Dépôts créée en 2010 pour lutter concrètement contre les changements climatiques à travers trois domaines d’activité : les investissements en actifs carbone, les services aux marchés du carbone et la recherche en économie du changement climatique.
Site Web : http://www.cdcclimat.com/
Agence française de développement
Établissement public, l’Agence française de développement (AFD) agit depuis près de soixante-dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser la croissance économique dans les pays en développement et dans les territoires français d’outre-mer. L’AFD met en oeuvre les politiques d’aide au développement de l’État français.
Présente sur le terrain dans plus de cinquante pays et neuf territoires français d’outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, favorisent la croissance économique et contribuent à protéger la planète : scolarisation, santé maternelle, appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, approvisionnement en eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique.
Site Web : http://www.afd.fr/.
PROPARCO
PROPARCO est une institution financière de développement, conjointement détenue par l’Agence française de développement et par des actionnaires privés du Nord et du Sud. La société a pour mission de catalyser les investissements privés dans les pays en développement en faveur de la croissance et du développement durable.
Site Web : http://www.proparco.fr/
Banque européenne d’investissement
La Banque européenne d'investissement (BEI), l'institution de financement à long terme de l'Union européenne, intervient sur le continent africain depuis plus de quarante ans. L'activité de la BEI est conforme aux politiques et objectifs définis par les 27 États membres de l’UE, qui sont ses actionnaires et dont les ministres des finances sont ses gouverneurs.
Site Web : http://www.bei.org/
Cassa depositi e prestiti
Fondée en 1850, la Cassa Depositi e Prestiti (CDP) est une société anonyme détenue par l'État italien (au travers du ministère de l’économie et des finances, qui possède 70 % de son capital) et un groupe de fondations bancaires (30 %). Depuis 160 ans, la CDP poursuit une mission d’intérêt général : le financement du développement de l’Italie.
À l'aide des fonds de la collecte postale, la CDP finance l’État, les régions et d'autres collectivités locales et entreprises publiques.
Au moyen de fonds levés auprès d’investisseurs institutionnels, la CDP finance, à des conditions de marché, des projets, des installations, des réseaux et d'autres infrastructures destinées à fournir des services publics.
Site Web : http://www.cassaddpp.it/
KfW Bankengruppe
La KfW Bankengruppe (groupe bancaire KfW) est un moteur du développement économique, social et écologique dans le monde entier. Établissement bancaire à capitaux publics, détenu par la République Fédérale d’Allemagne et par les Länder, le groupe s’engage en faveur de l’amélioration durable des conditions de vie économiques, sociales, environnementales et des conditions de travail, notamment dans les domaines des PME, de l’entrepreneuriat, de la protection de l’environnement, du logement, des infrastructures, du financement de l’éducation, du financement de projets et des exportations, et de la coopération au développement.
Site Web : http://www.kfw.de/
Contacts pour la presse :
CDC Climat :
Maria Scolan + 33 1 58 50 32 48 maria.scolan@cdcclimat.com
Hélène Coulbault +33 1 41 86 76 49 helene.coulbault@bm.com
Proparco :
Benoît Verdeaux + 33 1 53 44 37 50 verdeauxb@proparco.fr
Banque européenne d’investissement :
Richard Willis +352 621555758 r.willis@bei.org
Secrétariat presse, press@eib.org
AFD :
Laure Weisgerber +33 1 53 44 30 57 weisgerberl@afd.fr
Cassa Depositi e Prestiti Spa :
Lorella Campi + 39 06 4221.2531 lorella.campi@cassaddpp.it
KfW Bankengruppe :
Charis Pöthig +49 (0)69 7431-4683 charis.poethig@kfw.de
Communiqué de presse de Cdcclimat.com - le 17 juin 2010
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Forum euro-méditerranéen de la sécurité routière

Le Sommet de Paris pour la Méditerranée (13/7/2008) a relancé « L’Union pour la Méditerranée », dans le prolongement du processus de Barcelone, en impliquant les 27 Etats européens et 12 pays du Sud et du Sud-est de la Méditerranée.
Reprenant la recommandation du Président de l’Union Européenne de « s’attacher à des projets concrets dans des domaines où les besoins sont évidents », LASER EUROPE prend l’initiative de créer le Forum euro-méditerranéen de la sécurité routière.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 85% des accidents mortels se produisent dans les pays à faible revenu et les pays à revenu. L’OMS prédit également que les blessures dues aux accidents de la route deviendront la troisième cause de maladie d’ici l’an 2020 (occupant le 9ème rang en 1990).
Le Rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde, élaboré par l’OMS avec le concours de nombreux membres du Groupe de collaboration des Nations Unies pour la sécurité routière, lancé en Juin 2009, constitue la première analyse globale sur la situation de la sécurité routière, présentant les données de 178 pays.
Le Forum Euro-méditerranéen de la sécurité routière est la suite directe de la Conférence Mondiale, pour élaborer les stratégies, programmes, actions dans le cadre de la Décennie pour la sécurité routière décidée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 2010.

Objectifs
Le Forum vise à donner à l’espace euro-méditerranéen un contenu concret, humain et économique, en mobilisant la participation des acteurs essentiels de la sécurité routière que sont les gouvernements, les collectivités locales, les entreprises, les associations, les syndicats, les médias. Les principaux objectifs sont :
1. Favoriser la rencontre entre professionnels, responsables politiques, administratifs et techniques, pédagogues et formateurs, responsables d’entreprise ou d’association.
2. Partager les bonnes pratiques de management des risques, d’animation d’équipes de sécurité routière, de formation et d’enseignement, d’action de prévention et de campagne de communication dans une optique de santé publique.
3. Expérimenter de nouveaux modes d’action des responsables de sécurité routière.
4. Promouvoir les potentiels scientifiques, universitaires et professionnels au croisement des champs du management de la sécurité routière et de la mobilité durable.
5. Concevoir des filières de formation professionnelle en lien avec la gestion des organisations pour une qualification de « Manager en sécurité routière »,
6. Favoriser l’instauration de partenariat dans l’espace euro-méditerranéen, entre acteurs publics, privés, économiques, aux échelons nationaux, régionaux ou locaux.

Publics cibles
- Décideurs et responsables politiques en matière de sécurité routière et de mobilité durable,
- Elus locaux, responsables de collectivités territoriales, d’associations, de syndicats professionnels,
- Entreprises privée et sociétés d’assurances,
- Scientifiques et consultants en sécurité routière,
- Educateurs et enseignants de la conduite,
- Techniciens et ingénieurs,
- Professionnels des médias et de la communication.


Pays invités :
Les pays riverains de la Méditerranée

Rive Nord : Royaume-Uni (Gibraltar), Espagne, France, Monaco, Italie, Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Albanie, Grèce, Chypre, Turquie
Rive Sud : Syrie, Liban, Israël, Autorité palestinienne, Égypte, Libye, Malte, Tunisie, Algérie, Maroc
Les autres Etats membres
Union pour la Méditerranée : Jordanie, Mauritanie
European Union – Union Européenne : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Estonie, Finlande, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Suède, République tchèque
Commission Economique pour l’Europe des Nations Unies : Andorre,Biélorussie, Liechtenstein, Macédoine, Moldavie, Norvège, Russie, Saint-Marin, Serbie, Suisse, Ukraine

Information
LASER EUROPE
BP 149 - F91241 SAINT MICHEL CEDEX
Tél / Fax : 33 (0)1 69 04 08 19
E-mail : laserinfo@lasereurope.org
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mercredi 16 juin 2010

La Méditerranée en état de désunion

Le deuxième sommet biennal des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union pour la Méditerranée prévu cette semaine en Espagne n'a pas eu lieu. Annulé bien avant le sérieux accident au large de Gaza. Théoriquement, il pourrait se tenir en novembre, mais les réunions ministérielles préparatoires, annulées ou stériles, permettent d'en douter.
Le projet promu par Nicolas Sarkozy et Henri Guaino pour relancer la coopération régionale était courageux. Il avait fait naître de vrais espoirs mais s'est effiloché avec le temps, alimentant surtout une affligeante prolifération de conférences creuses et autoréférentielles.
Maintenant qu'il est en crise, l'Europe se retrouve à nouveau dans une impasse dans sa politique vers le Sud. Personne ne peut s'en réjouir.
Certes, au moment où les urgences sont le sauvetage de l'euro et l'assainissement de nos finances publiques délabrées, cette crise pourrait apparaître secondaire. Ce n'est pas le cas : l'objectif de développer, moderniser et intégrer le sud de la Méditerranée n'est pas une lubie "postcoloniale" mais, pour de multiples raisons, une priorité essentielle pour l'Europe et pour la France.
En premier lieu à cause des risques liés à la persistance d'écarts économiques considérables entre les deux rives. En termes réels, le PIB par habitant des pays du Sud a diminué du 58 % par rapport au pic pétrolier des années 1980.
A parité de pouvoir d'achat, le delta avec l'Europe est de 1 à 4 pour l'Algérie et la Tunisie, de 1 à 6 pour l'Egypte et la Jordanie et de 1 à 8 pour le Maroc et la Syrie. Réduire cet écart veut dire désamorcer des bombes à retardement telles que l'immigration clandestine, l'essor de l'intégrisme islamique et l'instabilité d'une région qui se trouve à une heure d'avion de nos côtes.
Mais cela est indispensable aussi à cause du potentiel représenté par un vrai codéveloppement méditerranéen. En 2050, le nombre d'habitants de notre Union restera inchangé, à 500 millions. Celui du sud de la Méditerranée augmentera de 50 % pour atteindre 320 millions de consommateurs.
C'est une région dont le PIB croît en moyenne de 4-5 % par an. Il y a là des opportunités de croissance majeures pour les partenaires qui sauront les saisir. La Chine l'a compris et investi massivement dans la région.
Nous continuons à ne pas l'entendre, alors que la Méditerranée pourrait représenter une chance unique pour renforcer la compétitivité de nos entreprises, face à la concurrence américaine et asiatique.
En faisant levier sur les liens profonds qui nous unissent et sur la complémentarité des ressources du Sud (main-d'oeuvre, énergie et matières premières) et du Nord (compétences de management, expertise technique et technologies avancées), l'Europe pourrait ainsi ajouter un point très précieux à son taux de croissance annuelle.
Pourquoi donc encore autant d'hésitations ? Pourquoi ne sommes-nous pas capables de réaliser au Sud ce que l'Allemagne a fait à l'Est, encaissant d'énormes dividendes pour son industrie ? Ne nous leurrons pas.
Souvent invoquée comme la cause de tous les problèmes, la crise entre la Palestine et Israël n'est que l'arbre qui cache la forêt. Les vraies causes sont ailleurs.
Elles s'appellent absence de confiance réciproque, visions bureaucratiques ou velléitaires, stériles compétitions entre pays européens concernés, carences notoires d'une partie du personnel politique, insuffisante ou mauvaise implication du secteur privé.

Valoriser le capital humain
Malgré ses succès indéniables, la politique européenne de voisinage ne suffit pas pour faire face à ces défis. Alors que le panorama institutionnel s'assombrit et que les moyens publics déjà insuffisants s'évaporent, il y a une seule voie d'issue possible : impliquer les entreprises privées.
Il faut donc créer les conditions pour que le capital privé des deux rives s'investisse en Méditerranée. Pousser les entreprises à soutenir des idées abstraites conçues par des technocrates ne sert à rien. Il faut chercher à faire en sorte qu'elles proposent des projets capables de répondre à leurs priorités en termes de compétitivité.
Puis créer un environnement spécifiquement favorable à la réalisation de ces projets, en termes de gouvernance et de soutien financier public. Sans sécurité et rentabilité acceptables, il n'y aura pas cet essor des investissements privés dont la région a tant besoin.
Le président de la Commission européenne m'a demandé de promouvoir, en étroite collaboration avec le commissaire chargé de la politique de voisinage, cette tentative. Nous sommes en train de travailler avec plus de 200 grandes entreprises des pays du pourtour méditerranéen, pour identifier et développer un ensemble cohérent de projets légitimes et rapidement réalisables. Nous chercherons de nouvelles sources de financement et des moyens de valorisation du capital humain. Mais nous ne sommes pas sûrs de réussir.
Car il est probable que notre travail sera entravé par des querelles politiques insensées ou par le cynisme d'intérêts nationaux mal compris. Ce serait irresponsable. Peu importe le label, l'essentiel est qu'en 2011 des projets privés-publics emblématiques et viables puissent être effectivement mis en chantier. Faute de quoi, le risque est réel que les relations euro-méditerranéennes se bloquent à nouveau pour dix ans.

Le Mediterranean Business Council-EcoMed regroupe les acteurs économiques de pays de la Méditerranée (Tunisie, Algérie, Maroc, Libye, Egypte, France, Italie, Espagne et Portugal).
Par Andrea Canino, président du Mediterranean Business Council-EcoMed
Source LeMonde.fr - le 15 juin 2010

vendredi 11 juin 2010

Les parcs naturels et l’Union pour la Méditerranée

Le colloque "Les parcs naturels et l’Union pour la Méditerranée" qui se déroule en ce moment à La Garde dans le Var s’inscrit dans le cadre de l’Année internationale de la biodiversité Ces rencontres sont l’occasion de lancer une réflexion de fond sur les enjeux communs des aires protégées en Méditerranée et de s’inscrire ainsi dans la stratégie pour l’Union pour la Méditerrannée" voulue par le Gouvernement. Chantal Jouanno participe à l ’ouverture de ce colloque.
Ainsi, le 11 juin 2010, des responsables politiques, des scientifiques, des gestionnaires de parcs de la Méditerranée, des responsables de réseaux méditerranéens et des experts échangeront sur les thématiques partagées que constituent :
* la gouvernance des espaces protégés de la Méditerranée
* le tourisme durable et l'accueil du public dans les parcs naturels de la Méditerranée
* l'agropastoralisme dans les parcs naturels de la Méditerranée
* l'impact des changements globaux dans les écosystèmes méditerranéens.
Ces travaux ont d'une part pour ambition de promouvoir les échanges et des coopérations futures entre les aires protégées de la Méditerranée. Ils doivent, par ailleurs, avec l'appui des réseaux et structures existants, permettre de dynamiser un réseau des espaces protégés en Méditerranée.
Par Le-verdoyant.fr - le 11 juin 2010
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jeudi 10 juin 2010

Méditerranée : IDE - La crise favorise une redistribution des flux

Le Maghreb a profité de 8,5 milliards d’euros d’investissement
Volontarisme industriel et joint venture avec la CDG sauvent le Maroc

Le Maghreb a bien résisté à la crise. C’est en substance le constat dressé par le rapport Anima sur les «investissements directs étrangers et partenariats vers les pays Med en 2009». Anima Investment Network est une plateforme multi-pays de développement économique de la Méditerranée.

Le réseau réunit plus de 70 agences de promotion des investissements, réseaux internationaux et acteurs du développement territorial en Méditerranée.
En 2009, année caractérisée par la crise économique, le montant net d’IDE annoncé s’élève à 32,3 milliards d’euros, en baisse de 17% par rapport à 2008 contre un recul de 35% à l’échelle mondiale. L’espace Med a donc connu une moindre décrue des investissements directs étrangers comparativement à la tendance mondiale.
Dans son rapport, Anima explique que la région Med est entrée plus tard dans la crise et semble y répondre de façon nuancée. Même si de très gros projets continuent d’être annulés, en particulier en provenance du Golfe, la proximité avec l’Europe et le besoin de compétitivité des entreprises s’intéressant au marché euro-méditerranéen favorisent l’espace Med. «A la recherche de diversification, même les petites et moyennes entreprises considèrent le Sud proche comme un débouché possible, avec moins d’obstacles linguistiques, juridiques ou logistiques qu’avec l’Asie», analyse le rapport. Le discours sur l’Union pour la Méditerranée semble avoir également de l’effet.
En fait, la baisse des IDE dans la région s’est accompagnée d’une redistribution des flux, avec un rééquilibrage au profit du Maghreb et du Machreck. Dans les «autres pays Med», soit en Turquie, Israël, Chypre et Malte, qui ont attiré un peu moins de 13 milliards d’euros en 2009, la baisse des IDE est équivalente à la moyenne mondiale (-39%). En revanche, le Maghreb et le Machreck résistent bien: le Machreck reste en tête avec près de 11 milliards d’euros d’IDE annoncés (contre 10 en 2008), et le Maghreb attire 8,5 milliards d’euros (contre 8 en 2008).
Dans cette dernière zone, ce sont surtout les investissements européens qui prédominent: 45% sur 2003-2009. Ils se sont inscrits à la hausse durant la période de crise enregistrant ainsi un accroissement de 24% en 2009. Les projets français sont en tête avec des montants bruts annoncés de plus de 5 milliards d’euros en 2009 contre 2 milliards une année auparavant. Parmi les plus grosses annonces, figurent le projet-phare d’usine Renault-Nissan à Tanger et plusieurs projets télécoms: modernisation des infrastructures de Maroc Telecom, filiale de Vivendi, 3e licence de téléphonie fixe et mobile remportée par Orange avec le local Divona en Tunisie et le projet pétrolier de Total et GDF Suez en Algérie.
Durant cette année de crise, le Maroc a réussi d’une certaine manière à tirer son épingle du jeu. S’il enregistre une baisse proche de la moyenne régionale en termes de nombre de projets, il a très bien résisté en termes de flux nets: les montants sont passés de 2 milliards d’euros en 2008 à 3,3 milliards en 2009. Un résultat attribué au volontarisme industriel du pays qui n’a pas hésité à associer la Caisse de dépôt et de gestion, ce mastodonte, dans des joint-ventures pour différents projets stratégiques. C’est le cas par exemple de l’usine Renault de TangerMed, de la zone franche de Kénitra avec le logisticien espagnol Edonia World ou encore les futurs complexes touristiques de Chbika, aux côtés de l’égyptien Orascom, et d’Ifrane avec la Kuwait Investment Authority. Le rapport cite MedZ, la filiale de la CDG qui reste très active dans la mise en place de zones industrielles, de clusters et autres technopôles.
L’année dernière, un portefeuille diversifié de gros projets a été annoncé au Maroc: l’usine de production de billettes à Sidi El Aïdi du britannique Liberty en joint-venture avec le groupe MIS (métallurgie), le contrat de concession remporté par l’émirati Taqa pour des centrales électriques à Jorf Lasfar, la prise de participation de Zain et Al Ajial Investment Fund dans Wana et la participation supplémentaire de Crédit Mutuel-CIC au capital de la BMCE...
Au Maroc, les deux tiers des flux d’investissements directs étrangers sont en provenance des pays européens contre le quart pour le Golfe. Les pays Med obtiennent aussi un bon score grâce aux investissements libyens dans l’immobilier (hôtels à Marrakech et Casablanca) et dans la chimie via une unité de production d’acide phosphorique à Jorf Lasfar.
Khadija MASMOUDI - Leconomiste.com - le 10 juin 2010

L'association des Ombudsmans de la Méditerranée tient sa 4-ème rencontre à Madrid

La 4-ème rencontre de l'Association des Ombudsmans de la Méditerranée (AOM) se tiendra, les 14 et 15 juin à Madrid, à l'initiative conjointe de Diwan Al Madhalim du Maroc, du Défenseur du peuple d'Espagne et du Médiateur de la République Française.
La rencontre réunira les Ombudsmans, médiateurs et institutions de défense des droits de l'Homme de 27 pays du bassin méditerranéen ainsi que des représentants d'institutions nationales oeuvrant pour la défense des droits des citoyens, la promotion de la démocratie et la consolidation des droits humains dans cette région, selon un communiqué de l'AOM.
Organisée sous le thème "L'immigration et les droits de l'Homme : quel défi pour les Ombudsmans?", la rencontre devra plancher, dans le cadre de trois tables rondes, sur le rô le des Ombudsmans dans le respect des droits fondamentaux, l'immigration et les enjeux de l'intégration et enfin la protection sociale des migrants et des groupes vulnérables.
La réunion sera également l'occasion de "mettre en lumière les diverses conceptions et expériences des différents pays membres de l'AOM" sur la question de l'immigration et des Droits de l'Homme.
Parallèlement à cette rencontre, se tiendra l'assemblée générale de l'Association des Ombudsmans de la Méditerranée (AOM), durant laquelle les membres traiteront des aspects statutaires et organiques.
Présidée par Wali Al Madhalim, Moulay M'hamed Iraqi, l'Association des ombudsmans méditerranéens a été créée en 2008 à Marseille (France), à l'occasion de la 2-ème rencontre du Réseau méditerranéen des médiateurs et ombudsmans. Mais l'idée de la création de cette association avait germé lors de la première rencontre des institutions de Diwan Al Madhalim, du Médiateur et de l'Ombudsman méditerranéens, qui s'était tenue à Rabat en novembre 2007, et au cours de laquelle la mise en place d'un mécanisme institutionnel efficient de coordination entre les institutions de médiation dans les pays du bassin méditerranéen avait été convenue.
L'association, qui est une initiative de Diwan Al Madhalim du Maroc, du Défenseur du Peuple Espagnol et du Médiateur de la République Française, se fixe comme mission de promouvoir et de défendre la démocratie, l'Etat de droit et la paix sociale dans l'espace méditerranéen ainsi que de veiller au respect des textes nationaux et internationaux relatifs aux droits de l'Homme.
MAP - Marocjournal.net - le 10 juin 2010

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3ème Convention des juristes de la Méditerranée

Du 7 au 9 juin, dans une ambiance studieuse et néanmoins chaleureuse, s'est tenue, à Rome, la 3ème Convention des juristes de la Méditerranée qui a réuni les professionnels du droit de 25 nationalités différentes.
Le thème "PME dans l’espace euro-méditerranéen, sécurité des investissements et des paiements" présenté autour de 5 tables rondes a suscité des débats riches et animés, où les participants ont partagé et échangé leurs points de vue avec leurs confrères de pays différents. Les 5 ateliers ont eu le succès attendu, faisant suite aux travaux initiés en 2009 au Caire.
Des moments plus conviviaux ont permis d'établir des liens amicaux qui renforcent le travail en réseaux.
Plus d'info sur www.fondation-droitcontinental.org

Réunion du réseau méditerranéen sur l'agriculture bio



Le réseau méditerranéen sur l’agriculture biologique (Moan) a tenu, lundi 6 juin à Tunis (Gammarth), sa 5e réunion sur le thème: «Opportunités et défis pour l’agriculture biologique en Méditerranée». Au menu: le nouveau régime d’importation des produits bio établi par l’Union européenne (UE).
Selon un récent rapport Pnue -Pam et Plan Bleu, l’agriculture bio en Méditerranée connaît un essor sans précédent mais couvre encore un faible pourcentage des terres agricoles.
Excepté en Italie et en Slovénie où l’agriculture bio couvre 4,5 et 6,2 % des terres agricoles, elle ne couvre qu’entre 2 et 3% en Espagne et Grèce, moins de 2% en France et en Tunisie et moins de 1% dans les autres pays.
La Tunisie fait partie, avec le Soudan et le Kenya, des plus gros pays producteurs bio d’Afrique (qui représente 3% des cultures bio dans le monde). C’est le 19e pays dans le monde en termes de surfaces agricoles bio. Avec plus de 150.000 ha, la bio représente près 1,5% de la surface agricole utile du pays. La région de Mahdia occupe la première place à l’échelle nationale dans l’agriculture bio contribuant à hauteur de 40% de la production nationale des huiles bios.

Les règles européennes en question
C’est pour débattre des perspectives de développement de ce secteur dans la région méditerranéenne qu’une vingtaine de représentants des ministères de l’Agriculture des pays membres de la Moan et des institutions adhérentes se sont réunis à Tunis.
Le débat a été axé sur l’échange d’expertises, l’analyse des données et l’examen des problèmes rencontrés par les différents pays. Il a porté aussi, en particulier, sur les stratégies à adopter pour faire face aux obstacles posés par le nouveau régime d’importation des produits bios établi par l’UE.
Cette nouvelle réglementation doit entrer en vigueur le 1er juillet pour certains de ses aspects, en particulier l’imposition d’un logo spécifique. Elle organise la production, le contrôle et l’étiquetage des produits bios.
Les produits importés en provenance de pays tiers devront ainsi répondre aux mêmes normes que les productions européennes.
La mention «biologique» ne peut s’appliquer à un aliment que si 95% au moins de ses ingrédients proviennent de l’agriculture bio. Les ingrédients bios présents dans des aliments non bios peuvent être mentionnés comme tels dans la composition, dans la mesure où ces aliments ont été produits en conformité avec les règlementations bio. Afin de garantir une meilleure transparence, il faut alors indiquer le numéro de code et l’organisme de contrôle.
Les résultats de la réunion seront présentés au 4e congrès européen d’agriculture bio qui se tiendra, les 21 et 22 juin, à Rome
Le réseau (Moan) a été créé à la suite d’une décision adoptée par la Conférence euro-méditerranéenne des ministres de l’Agriculture en novembre 2003 à Venise (Italie). Sa mission est de développer et de diffuser les connaissances scientifiques et techniques en matière d’agriculture bio dans le pourtour méditerranéen et de définir des modèles de cette agriculture qui pourraient être appliqués avec succès dans les agro-écosystèmes méditerranéens spécifiques.
Sources: Tap et Medafrique.info
- Kapitalis.com - le 9 juin 2010
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dimanche 6 juin 2010

Le forum de Fès : les échanges en matière de culture entre les pays de la région

Le 3ème forum de Fès sur l'Union pour la Méditerranée (UPM) a appelé, mercredi, à promouvoir les échanges entre les pays de la région en matière de culture et d'éducation en tant que piliers pour la réussite du projet de l'UPM .
Au cours de la séance d'ouverture de cette édition, organisée sous le thème "l'UPM face aux enjeux et défis de l'éducation et la culture", les intervenants ont été unanimes à souligner la nécessité de renforcer les relations entre les deux rives de la Méditerranée dans les domaines de la formation de l'élément humain pour conforter la dimension humanitaire du projet de l'UPM.
Cette rencontre a pour objectif de débattre des moyens susceptibles d'assurer un développement durable et soutenu de l'espace méditerranéen dans le cadre de l'UPM, a affirmé M. Abdelhaq Azzouzi, président du Centre marocain interdisciplinaire des études stratégiques et internationales (CMIESI), qui organise cet évènement en partenariat avec la fondation Esprit de Fès et la commune urbaine, ainsi qu'avec plusieurs organismes marocains et étrangers.
Il a, également, fait savoir que le projet de l'UPM, qui s'inscrit en droite ligne dans le processus de Barcelone, a le mérite d'apporter de nouvelles approches dans le traitement des questions en suspens entre les deux rives de la Méditerranée pour le bien des peuples de la région.
Pour sa part, M. M'Hamed Douiri, président du Conseil de la région de Fès-Boulemane, a souligné la nécessité d'approfondir la réflexion au sujet du traitement devant être réservé aux questions de l'éducation et de la culture, rappelant que les pays du sud sont confrontés à un grand nombre de difficultés liées à l'analphabétisme, à l'inégalité des chances d'accéder au savoir, à l'inadéquation des programmes et surtout à la fracture numérique.
Selon lui, le redressement doit être l'une des priorités de la construction méditerranéenne. Il constitue même l'une des conditions fondamentales de réussite de tout le projet, a-t-il dit.
Pour sa part, M. Mohamed Kabbaj, président de la fondation Esprit de Fès, a d'emblée souligné qu'il n'y a pas d'avenir pour les générations futures sans UPM, appelée à faire face aux ensembles régionaux en Asie et en Amérique.
Dans le cadre de cette Union, les pays de la rive sud de la Méditerranée ont énormément d'appuis à apporter, notamment en matière d'éducation des jeunes, a-t-il noté, rappelant qu'il est également de l'intérêt des pays du nord de leur apporter l'aide nécessaire à leur développement.
Dans le même ordre d'idées, M. Chadli Neffati, secrétaire général adjoint de la Ligue des Etats arabes a souligné l'importance de promouvoir les secteurs de l'enseignement et de la formation de l'élément humain dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen. Il a appelé aussi à développer les échanges en matière de formation des jeunes et d'harmonisation des programmes d'enseignement.
Pour sa part, M. Bichara Khouder, universitaire belge d'origine palestinienne, a estimé que les relations culturelles entre les deux rives de la Méditerranée sont dominées par des périodes de tension et des stéréotypes.
Pour faire à cette situation, il est nécessaire d'intensifier les échanges entre les universités et les instituts dans le but de créer un environnement approprié pour la mise en orbite du projet de l'UPM, a-t-il dit.
Au cours de cette édition, les débats vont porter sur "les enjeux de la culture et l'éducation dans le processus de construction de l'UPM", "la question culturelle, pierre d'achoppement ou atout de la construction euro-méditerranéenne", "la culture dans le processus euro-méditerranéen, quel legs ? pour quel bilan?", ainsi que l'éducation dans les pays arabes aujourd'hui : quel état des lieux?".
Les interventions s'articuleront également autour de thèmes sur la bonne gouvernance, la transparence de l'action publique, l'implication des intellectuels et de la société civile dans l'élaboration des politiques éducationnelles et culturelles et l'aide internationale en matière d'éducation, de transfert des technologies et de la politique des brevets.
Par Leguide.ma - le 3 juin 2010

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Le Programme du Fonds Roberto Cimetta pour la Mobilité Artistique en Méditerranée

Le Fonds Roberto Cimetta, un programme pour la mobilité artistique euro-méditerranéenne, et Marseille-Provence 2013 (Capitale Européenne de la Culture) ont lancé un Fonds commun pour la mobilité le 15 mars 2010.
Ce Fonds soutient la création artistique en Euro-Méditerranée dans les arts de la scène contemporains (théâtre, danse, arts du cirque et de la rue, théâtre de marionnettes), la musique, les arts visuels et les arts numériques, la photographie, le cinéma, l’écriture, la dramaturgie, le conte, la poésie.
Priorités
Ces bourses de voyage seront octroyées prioritairement à des candidatures présentant les critères suivants :
- Sens de circulation Sud>Sud (du Maghreb au Proche-Orient, Golfe Arabique et vice-versa)
- Sens de circulation Sud<>Est (des Balkans au Proche-Orient, Turquie, Maghreb, Egypte, et vice-versa)
- Les projets qui ont une relation avec le territoire Marseille-Provence (qui engloble 130 communes de Arles à Hyères, en passant par St. Rémy de Provence et le Pays d’Aix) ou qui peuvent rentrer dans le cadre des événements et projets de Marseille-Provence 2013.

Critères d’éligibilité
1) Objet du voyage
- Le montage de projets structurants ayant un impact sur le long terme (construction d’un centre culturel, ouverture de salle/atelier/centre de rencontre/réseau…)
- Les résidences de recherche ou création quand elles permettent des collaborations artistiques internationales.
- La présence à des conférences/rencontres d’artistes ou de professionnels dans un objectif de travail de réseau entre acteurs culturels et artistiques méditerranéens.
- Le perfectionnement artistique (stages, masterclasses, …).

2) Date de départ
Le voyage doit avoir lieu APRES la date de sélection.

3) Pays de départ/destination
- les 27 pays de l’Union européenne
- les pays de la rive Sud et Est : Maroc, Algérie, Tunisie, Lybie, Egypte, Jordanie, Israël, Palestine, Liban, Syrie, Turquie
- les pays des Balkans : FYROM (Macédoine), Albanie, Bosnie-Herzegovine, Monténégro, Kosovo, Serbie, Croatie.
- les pays du Golfe Arabique (EAU, Arabie Saoudite, Koweit, Bahrain, Oman, Yemen) .

4) Nature du projet
- Le voyage doit contribuer directement ou indirectement au développement culturel local. Le candidat doit pouvoir développer à son retour des initiatives locales et contribuer au dynamisme culturel de son pays ou de sa région. Il doit s’engager à transmettre ses acquis et faire profiter de son travail en réseau à d’autres artistes et professionnels de son entourage.

5) Profil des candidats
- Aucun critère d’âge/nationalité : le candidat doit vivre ou travailler dans la zone Euro-méditerranéenne (voir liste ci-dessus).
- Profession: interprètes, créateurs, pédagogues organisateurs culturels, administrateurs, porteurs de projets, communicants.
- Moyens financiers : candidats dans l’impossibilité de trouver par eux-mêmes les financements de leurs déplacements.

6) Le candidat dépose sa demande individuellement par mail.
Il/elle s’engage à choisir les modes de transport les plus économiques possibles. Lorsqu’un projet artistique nécessite la mobilité de plusieurs acteurs, le Fonds ne dépassera pas un maximum de 3 bourses par projet. Un boursier peut renouveler sa demande que deux fois. Les voyages de candidats impliqués dans un projet de diffusion (dans le cadre d’un festival/saison culturelle/tournée) ou de production ne sont pas éligibles.
Les sélections sont échelonnées tout au long de l’année.

Les dates provisoires sont :
- 25 juin 2010 (date limite de réception des candidatures : 11 juin 2010)
- 8 octobre 2010 (date limite de réception des candidatures : 15 septembre 2010)
- 7 janvier 2011 (date limite de réception des candidatures : 15 décembre 2010)-
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Pour soumettre votre candidature, téléchargez le formulaire sur le site du Fonds:
http://www.cimettafund.org/
Source Babelmed.net - le site des cultures méditerranéennes - juin 2010
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jeudi 3 juin 2010

UPM : Le courant passera sous la Méditerranée

Le consortium Transgreen a officiellement été présenté au Caire la semaine dernière dans le cadre d’une réunion des ministres de l’énergie des 43 pays membres de l’Union pour la Méditerranée. Ce consortium qui devrait associer à terme onze entreprises européennes construira un réseau sous-marin de transport de l’électricité d’origine photovoltaïque produite en Afrique vers l’Europe.
Le projet de création du consortium français Transgreen a officiellement été présenté dans le cadre de la réunion des ministres de l’énergie de l’Union pour la Méditerranée qui s’est déroulée la semaine dernière au Caire.

Ce projet qui s’inscrit dans le cadre du Plan Solaire pour la Méditerranée (PSM) dont les fondements ont été posés fin 2008 consiste à développer une infrastructure de transport de l’électricité entre l’Afrique et l’Europe. La filiale d’EDF Réseau transport d’électricité, le fabricant de câbles électriques Nexans et l’industriel allemand Siemens sont les premiers membres de ce consortium qui intéresse aussi huit autres entreprises européennes : EDF, Areva, Prysmian, Veolia, Atos Origin, la Caisse des Dépôts, TERNA, et Abengoa.

Du courant continu sous la Méditerranée
Concrètement, il s’agira de relier les deux rives de la Méditerranée grâce à des câbles sous-marins . Actuellement, l’Afrique et l’Europe sont reliées via le détroit de Gibraltar par une double ligne de courant alternatif de 1.400 mégawatts. Le PSM prévoit la mise en place en Afrique d’ici à 2020 d’une capacité de production d’électricité photovoltaïque de 20 gigawatts. 5 GW seraient exportés vers l’Europe ce qui nécessite la construction d’une infrastructure appropriée fonctionnant en courant continu. "Les investissements sur les projets d’énergie solaire dans la zone de l’Union pour la Méditerranée ne pourront éclore et se développer que s’ils s’accompagnent de nouvelles infrastructures de transport et d’interconnexion reliant les sites de production entre eux et vers l’Europe", a expliqué Transgreen, dans un communiqué.

Exploiter le potentiel solaire de l’Afrique
La réalisation de cette infrastructure est présentée comme complémentaire au projet allemand Désertec qui regroupe 17 entreprises et dont l’objectif est de créer au Maghreb et au Moyen-Orient un réseau de centrales électriques photovoltaïques et de fermes éoliennes capables d’assurer d’ici à 2050 15% des approvisionnements en électricité de l’Europe. Le montant de l’investissement nécessaire à la réalisation de Désertec a été estimé à 400 Md€. Actuellement, la part des énergies renouvelables dans les pays du pourtour méditerranéen reste très faible et entre pour seulement 4% dans le bilan énergétique de la région qui bénéficie pourtant de conditions d’ensoleillement exceptionnelles.
Par Pierre Magnetto - D
eveloppementdurablelejournal.fr - le 3 juin 2010
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Consortium Méditerranée 2030 : quelle vision?

Je commencerai par une présentation des travaux du « Consortium Méditerranée 2030 », tâche à laquelle j’ai été mandaté par le consortium que je présenterai et dont l’ITES, que je dirige est membre et dont beaucoup d’autres membres sont présents parmi nous.
Par la suite je demanderai aux membres du panel d’intervenir pour enrichir le débat et donner leur point de vue et apporter leur contribution quant à la question de savoir si la Méditerranée existe en tant que région à part entière dépassant la dimension géographique et quelles sont les raisons des visions fragmentées qui se développent autour de cette région géographique ?
Et quelles pourraient être les évolutions possibles et/ou souhaitables pour la région c.à.d. pour l’ensemble de ses populations ?
Et comment faire émerger une région à part entière au regard des autres grandes régions du monde ? Et en quoi l’exercice de prospective partagée pourrait contribuer à construire une vision commune de la méditerranée partagée par tous les riverains ?

La démarche prospective
La prospective est une approche des systèmes et des organisations permettant la clarification des avenirs possibles en faisant le point sur les défis et les opportunités que rencontre un système donné et les voies d’y faire face ou de les mettre à profit.
La prospective permet aux experts et acteurs de réfléchir sur les conséquences des choix présents pour la construction de l’avenir souhaité et réalisable qui tient compte le mieux possible des incertitudes futures et des aspirations des populations. La démarche prospective fournit aux décideurs un cadre d’analyse et une vision aussi claire que possible permettant de rationaliser les décisions et choix présents qui déterminent l’avenir.
Mais il est important de rappeler que la décision est de la responsabilité du décideur qui mobilise les moyens nécessaires et assume les conséquences de la décision.
La prospective n’est pas la prévision basée sur l’extrapolation. Elle essaye d’intégrer les ruptures. Elle ne consiste pas à deviner le futur, un futur qui est le résultat d’actions passées, présentes et futures et qui n’est donc pas à prévoir mais bien à construire.
La prospective essaie d’appréhender les meilleurs choix à faire à l’heure actuelle pour aider à suivre les meilleures orientations futures. Mais comme le futur est changeant, les meilleures décisions prises aujourd’hui seront celles qui laisseront la possibilité de modifier notre orientation au moment opportun.

La bonne décision prise aujourd’hui est celle qui nous rapprochera le plus du futur que nous souhaiterions sans pour autant nous imposer des choix qui limiteraient notre capacité à concilier nos objectifs avec des situations nouvelles qui apparaitraient plus tard.
Ces entretiens de la Méditerranée sont placés sous le Haut Patronage de Son Excellence le Président Zine El Abidine Ben Ali et je voudrais saisir cette occasion pour rappeler que le Président Ben Ali a fondé une démarche essentiellement prospective dans son approche de la problématique du développement et dans ses analyses et choix au niveau des relations internationales.

Dans son programme électoral 2009-2014 « Ensemble relevons les défis », le Président dit en effet : « Nous préparons la Tunisie pour nos générations futures. Et, autant nous œuvrons pour que les infrastructures de base et de communication soient un facteur de développement et de stimulation de l’activité économique et sociale, autant nous sommes attachés à tracer les contours de l’avenir, conformément à ce que nous ambitionnons pour notre pays dans ce domaine au terme des trois premières décennies et de ce nouveau siècle ».
Je rends hommage au Président Zine El Abidine Ben Ali en rappelant qu’il est un fervent défenseur de la démarche prospective en général et un méditerranéen convaincu que le futur passe par l’intensification de la coopération porteuse d’avenir plus radieux pour tous les riverains donc par un développement solidaire et harmonieux et une prospérité partagée basée sur le respect mutuel dans un climat de stabilité et de tolérance et de paix.

Présentation du Consortium Méditerranée 2030
C’est à l’initiative de l’Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen, IPEMED, et en collaboration avec des organismes d’études euro-méditerranéens (CARIM, CIHEAM, FEMISE, OME,…) que ce consortium ou réseau de prospective regroupant des institutions publiques et privées en charge d’études prospectives dans les pays méditerranéens a été développé.
Le consortium s’est fixé comme mission de mener une étude prospective sur la Méditerranée en 2030 et de résumer et communiquer ses analyses et les résultats de ses investigations au sommet des Chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union pour la Méditerranée (UpM).
En plus du partenariat avec les organismes d’études euro-méditerranéens, le réseau a défini 3 groupes de travail qui approfondissent les questions en rapport avec les thèmes suivants :
- Valeurs communes de la méditerranée
- Intégration régionale,
- Modélisation et quantification.

Présentation du document synthétisant les premiers résultats du consortium
La Méditerranée en 2030 : Les voies d’un avenir meilleur
A première vue, le diagnostic n’est pas immédiatement favorable à l’intégration méditerranéenne. La convergence des revenus peine à se réaliser entre les pays du bassin méditerranéen ; les échanges commerciaux et de capitaux y ont moins progressé qu’avec les autres zones du commerce mondial (pays émergents).
La croissance des flux d’investissement extérieurs a plus fortement orienté les pays arabes méditerranéens vers le développement de l’immobilier, des télécommunications et, dans une moindre mesure, des services financiers. La diversification des échanges de biens et de capitaux pourrait constituer une opportunité si elle s’accompagnait d’une montée en gamme et de niveau technologique permettant des gains de productivité favorables à la croissance et à l’emploi.
Or force est de constater que la dynamique centrifuge de l’Europe n’a pas conduit à un flux d’investissement majeur autorisant des transferts technologiques significatifs ni à une co-traitance industrielle comparable à celle organisée avec les pays d’Europe de l’Est ou au sein de l’Asie émergente (investissement stagnant autour de 2%).
Si l'ensemble méditerranéen en rattrapage par rapport à l’Europe a bénéficié de la dynamique passée de la croissance mondiale tirée par les pays émergents, cette croissance reste faible, comparée à celle des aires géographiques les plus dynamiques du monde.
L’Europe est également entrée dans la zone d’étiage due à son ralentissement démographique et à la faiblesse de ses gains de productivités. En 2030, l’Inde et la Chine compteront 3 milliards d’habitants de 25% du PIB mondial, contre 12% aujourd’hui et seulement 3% en 1990. Ce basculement de l’économie mondiale présente des opportunités inédites de marché, de convergence mondiale des revenus et de sortie de la pauvreté, mais fait aussi courir un risque de marginalisation des régions moins dynamiques.
L’Euro-méditerranée pourrait ainsi être confrontée à un affaiblissement de sa capacité d’influence sur des régulations internationales qui pèseront sur sa destinée du fait de l’extraversion croissante des économies. Le règlement de la sortie de crise actuelle, emmené par le couple Chine-Amérique, témoigne du recul de la multipolarité.
Cette domination des Etats-continents et des marchés émergents pourrait imposer à la région méditerranéenne un modèle social plus inégalitaire et moins protecteur dans une course à l’attractivité, maintenant au Sud des conditions de travail dégradées et accentuant au Nord la dualité des marchés du travail et le spectre des délocalisations. Car si la puissance économique des pays émergents sera en 2030 équivalente à celle des pays avancés, leur revenu par habitant n’aura pas connu la même progression : ils seront globalement riches mais individuellement pauvres, prolongeant la mise en concurrence de la main d’œuvre mondiale.
Bien évidemment, les perspectives pourraient être plus ouvertes si le nouveau contexte géopolitique conduisait à un monde multipolaire et si les pays émergents, sous pression sociale interne, mettaient en place un système social plus redistributif.
Des complémentarités à exploiter pour une vision pleinement méditerranéenne.
Pourtant les complémentarités euro-méditerranéennes sont patentes. Complémentarité des forces vives d’abord, entre une Europe vieillissante, dont le déclin probable du nombre d’actifs affecte la croissance potentielle, et une rive sud et est méditerranéenne où les jeunes entrants sur le marché du travail seront nombreux durant une génération, de surcroît plus qualifiés que par le passé étant donné l’investissement dans l’éducation (entre 20 et 60 % de la population y détiendra, selon les pays, un niveau secondaire ou supérieur en 2030).
Si les actifs seront au Sud demain plus encore qu’aujourd’hui, La dynamique d’emploi est incertaine. Maintenir le taux de création d’emploi en Europe (1,3%) aboutirait à un déficit de main d’œuvre de 40 millions de personnes en 2030 même en allongeant raisonnablement la durée d’activité.
Symétriquement, le maintien des taux de création d’emploi des pays sud et est méditerranéens (2%) est insuffisant à 2030 pour réduire substantiellement les taux de chômage et d’inactivité « formels » très élevés de la région. Si les suppléments des uns ne viendront pas mécaniquement compenser les carences des autres, tant en raison du cloisonnement des marchés du travail que des politiques migratoires restrictives, deux facteurs plaident en faveur d’une plus grande mobilité au sein de la région euro-méditerranéenne :
(I) elle peut pallier la faiblesse de la mobilité intra européenne, et combler les déficits sectoriels de main d’œuvre;
(2) elle peut renforcer le niveau et l’adaptation des qualifications des travailleurs du Sud et des Balkans aux besoins de l’économie et encourager une migration plus circulaire.

Les complémentarités de dotations naturelles plaident également en faveur d’une plus grande intégration régionale. Cette complémentarité est évidemment énergétique non seulement du fait des énergies fossiles mais peut-être surtout par la disposition naturelle en ressources renouvelables des pays sud et est méditerranéens.
Elle est aussi agricole entre une Europe aux terres arables et aux ressources en eau relativement abondantes, où l’emploi agricole est devenu marginal, et un Sud où l’activité rurale reste conséquente et dont la production méditerranéenne est menacée par le stress hydrique, l’urbanisation rampante et l’impact du changement climatique.
La complémentarité euro-méditerranéenne ne saurait se limiter à une complémentarité commerciale asymétrique. Les dotations « naturelles » sont elles-mêmes en raréfaction, ce qui renforce certes leurs avantage comparatif à court terme mais impose une transition qui à 2030 sera très largement entamée.
Quelle que soit la disponibilité ou non de ressources naturelles, très variables selon les pays, la logique d’offre doit céder le pas à une logique de demande.
Passer d'une logique d’offre à une logique de demande signifie surtout favoriser la création de marchés solvables et non maintenir les économies en rattrapage par rapport à l’Europe dans une sous-traitance appauvrissante, mue par les seuls différentiels de salaires. Il ne s’agit pas seulement dans cette perspective de faire jouer à ces économies le rôle de plate-forme low cost à destination du marché communautaire.

Dans ce contexte, le renouvellement de l’organisation productive euro-méditerranéenne passe aussi par les services dont tous les pays sont ou peuvent être bien dotés. Il ne s’agit pas simplement de valoriser les avantages comparatifs de chacun, mais de prendre en compte une complémentarité accrue entre services et biens qui peut permettre une intégration euro-méditerranéenne plus profonde et plus harmonieuse.
Il n’est pas de services sans biens, comme en témoigne l’essor concomitant dans la téléphonie mobile de biens physiques et de services associés. De la même manière, à l’agroalimentaire et à l’énergie sont associés les services de transport et de distribution. Ce sont les services qui procurent déjà la plus forte valeur ajoutée aux biens dont la production est de plus en plus standardisée et considérablement fragmentée au niveau international.
Au-delà, les échanges de services encouragent une harmonisation des normes qui, avec la libéralisation commerciale multilatérale, ne doivent plus représenter des obstacles au commerce. Ils imposent une circulation des hommes via la prestation de services ou la liberté d’établissement qui favorisent la convergence des compétences et des rémunérations.
Enfin, la Méditerranée est un espace où les valeurs des individus convergent du fait de l’importance des migrations, où la circulation des idées et des hommes va de pair avec une plus grande homogénéité des modes de vie et des aspirations :
- Défiance à l’égard des institutions
- Liberté, bien – être, mobilité
- Comportements de fécondité proches

Des Défis communs à relever
Les économies euro-méditerranéenne ne créent pas assez d'emplois. Les économies sud et est méditerranéennes où se conjuguent faiblesse de l’entrepreneuriat et de l’innovation, prédominance du secteur public sur l’ensemble de l’économie, enregistrent de faibles performances en terme d’emploi. En Europe, à la fin du rattrapage du gap technologique avec les Etats-Unis est venu s’ajouter la baisse de la population active que l’investissement seul ne saurait compenser.
Au total, la dynamique des gains de productivité sera essentielle pour la croissance de demain au Nord comme au Sud. Ces gains de productivités seront obtenus par trois facteurs fondamentaux : une amélioration sensible du capital humain et de sa circulation ; une rationalisation de l’organisation productive ; un accroissement des performances technologiques et de l’innovation. Dans ces trois domaines, les fondements d’une coopération déjà existante mériteraient d’être renforcés, permettant d’accélérer les transferts de technologie et de savoir-faire.
- Défi du développement durable : Energie-Eau
- Défi du changement climatique
- Défi de la sécurité alimentaire
- Défi des migrations


Scénarios examinés par l’étude
- La marginalisation : convergence par le bas
- La divergence : insertion disparate dans l’économie mondiale
- La convergence par le haut

La marginalisation : convergence par le bas
- Tendances actuelles : croissance UE <2%, PSEM 3-4% - En 2030 :
· Maintien des écarts de revenu en Méditerranée
· Pas de montée en gamme des PSEM ni de transfert technologique
· Ralentissement rural
· Accroissement des pressions environnementales
· Pression migratoire forte
- L’intégration euromed en 2030 :
· Intégration institutionnelle limitée
· Élargissements prévus repoussés sine die
· UpM en mal de projets
· Libéralisation des services entravée
- Marginalisation globale de la Méditerranée
- Convergence euromed par le bas
- Divergence européenne forte


La divergence : insertion disparate dans l’économie
- En 2030 :
· Renforcement de la compétitive au détriment du pouvoir d’achat et de la demande intérieure
· Spécialisations industrielles des PSEM et Balkans : nouvelles plateformes low-cost de l’Europe
· Avantage aux économies les plus compétitives qui ont déjà eu un rattrapage
· Accroissement des divergences intra-européennes et intra-méditerranéennes.
· Progrès dans la libéralisation agricole, mais pas des transferts
· Libéralisation des services limitée (pas de liberté d’établissement)
· Facilitation de la migration qualifiée Méditerranée : zone de transit de l’économie monde
· Forte dualisation des économies et des territoires
· Déclin de l’agriculture

La convergence par le haut
· Besoin d’une action politique volontariste forte consolidant un climat de paix et de stabilité
· Valorisation des complémentarités euromed : croissance forte et riche en emplois
· Besoin d’une plus grande migration circulaire
- L’intégration euromed en 2030 :
· Cadre institutionnel renforcé
· Accélération de l’harmonisation des normes
· Système régional intégré et 4 libertés
· Des coopérations renforcées
Pour nous rapprocher des conditions de réalisation du scénario de convergence par le haut souhaitable, 10 propositions ont été formulées :
· Investir dans le capital humain en favorisant la mobilité (autoriser la migration temporaire pour des services contractualisés et des projets co-financés par l’UPM) et la qualification des personnes (création d’un socle de base commun et d’un réseau euro-méditerranéen de formations professionnelles et de reconnaissance-accréditation des compétences et des diplômes; soutenir le projet d’Université euro-méditerranénne et approfondir ErasmusMed,…).
· Accélérer les transferts de savoirs, de compétences et de technologies (I) en favorisant l’émergence de « pôles de compétitivité » (clusters) et de recherche euro-méditerranéens sur des secteurs porteurs ou riches en emploi (technologies de l’information et de la communication pour les services, techniques agricoles et d’efficacité énergétique, etc.) ; en resserrant les arbitrages de localisation sur une base régionale : de ce point de vue, la mise en place d’un système de préférences régionales allant au-delà du libre-échange et fondée sur des critères de qualité sociale, sanitaire et environnementale contribuerait à accélérer les transferts de capitaux et de savoir-faire.
· Créer un espace institutionnel commun accompagné de transferts, un statut avancé bénéficiant de fonds de « préadhésion » au marché intérieur (signifiant l’établissement progressif des quatre libertés de circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes).
· Engager un processus de certification méditerranéenne centrée sur les services et l’agriculture dans un premier temps, avec un label méditerranéen garantissant une qualité sanitaire (mise en place d’une agence sanitaire) et environnementale en matière agricole, un niveau de compétence et de qualité de services pour les prestations de services.
· Sélectionner les projets de l’UPM (co-financement) sur leur potentiel de création d’emploi et/ou de sobriété énergétique.
· Créer un fonds méditerranéen environnemental visant, d’une part à renforcer la capacité d’adaptation au changement climatique des pays sud et est méditerranéens et des Balkans, d’autre part à financer les projets d’infrastructures de transport d’énergies renouvelables et de transport collectif alternatif au mode routier, les projets de développement propre réduisant les gaz à effet de serre, les projets de rationalisation de la demande en eau et d’efficacité énergétique en particulier dans le résidentiel-tertiaire. Mettre en place un fonds solaire euro-méditerranéen.
· Mettre en place une banque méditerranéenne d’investissement, fondée sur les mêmes principes que la BEI, et conçue pour favoriser le financement des PME, acteurs clés en matière de création de richesse et de l’emploi.
· Intensifier les réseaux de transports au sud de la méditerranée en vue de favoriser la fluidité des échanges commerciaux Sud-Sud, avec une attention particulière au transport multimodal permettant une meilleure optimisation du coût de la logistique.
· Elaborer une politique commune de sécurité alimentaire (dispositifs mutualisés d’assurances des risques agricoles ; constitution de stocks de sécurité et élaboration de mécanismes d’intervention d’urgence) et de développement rural. * Créer un observatoire euro-méditerranéen permanent chargé de suivre la convergence ou la divergence du développement de la Méditerranée, d’évaluer l’efficacité des mesures éventuelles qui seront prises pour l’intégration méditerranéenne et de sensibiliser les opinions publiques de tous les pays riverains sur ces questions.
Par le Pr Taieb Hadhri, Directeur Général de l’ITES - leaders.com.tn -
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