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vendredi 26 mars 2010

Rencontres d’affaires entre les principaux acteurs de l’espace Européen Maghrébin Méditerranée

A l’heure de la mondialisation des affaires, Gammarth, banlieue nord de Tunis, abrite les 29 et 30 avril 2010 le forum International des réseaux d’affaires, «Mondial Expo 2010», décrit par ses organisateur comme «un
vecteur opérationnel pour nouer des relations de partenariats et d’échanges entre plusieurs pays issus de différents continents».
Sous le patronage du Ministère des Technologies de la Communication, avec le soutien du Ministère du Commerce et de l’Artisanat et en partenariat avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur, le «Mondial Expo 2010», est organisé par «Xpert-net» et ses partenaires, qui ont « choisi la Tunisie pour l’organisation de cette manifestation, vu son emplacement géographique et stratégique».
Dédié aux «Rencontres d’affaires entre les principaux acteurs de l’espace Europe-Maghreb-Méditerranée», le forum regroupera plus de 3000 professionnels de différentes nationalités.
«Mondial Expo 2010» couvrira divers secteurs à forte valeur ajoutée dont notamment les infrastructures, l’énergie, la logistique, les TIC, l’environnement, les industries pharmaceutiques, les biotechnologies, l’électronique, l’aéronautique, la chimie, l’agroalimentaire, le textile, l’immobilier ainsi que les services.
Au programme du forum, une série de conférences et d’ateliers invitant les participants à s’informer, communiquer, partager et réfléchir sur des thématiques liées à la franchise, la communication communautaire des réseaux sociaux et leurs rôle dans la saisie des opportunités d’affaires, l’importance du capital humain dans l’accompagnement des entreprises étrangères, les secteurs à forte valeur ajoutée en 2010 au Maghreb, ainsi qu’aux enjeux et tendances des échanges et partenariats euro-méditerranéennes au titre de l’année 2010.
Ces conférences seront suivies d’ateliers de conseils et de services animés par des experts avec pour objectifs d’échanger le savoir faire autour des nouvelles tendances et perspectives, de découvrir les marchés dynamiques et les secteurs porteurs d’investissement en 2010, ainsi que de dynamiser les expériences d’échanges et de partenariat économiques.
Le «Mondial Expo 2010» sera certes l’espace opportun, pour les participants et visiteurs, non seulement de débattre de thèmes ayant trait à l’univers des affaires tels que «l’e-mailing et la prospection à l’international pour acquérir de nouveaux marchés», mais également à trouver des réponses à certaines questions à savoir: «Quels sont les pratiques et les usages du web 2.0 permettant de faciliter les échanges et d’attirer de nouveaux partenaires?», «Comment profiter de la communication des réseaux sociaux pour saisir des opportunités d’affaires?», et «Quels sont les secteurs porteurs dans la franchise?».
A noter que le premier réseau d’affaires online sur l’Europe et le Maghreb, «Viadeo», sera parmi les nouveautés du « Mondial EXPO 2010» qui drainera 70%des donneurs d’ordre internationaux et dont l’Algérie sera l’invité d’honneur.
Par Infotunisie.com - le 26 mars 2010
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Méditerranée - EXPOFEMINA 2010

Du 30-03-2010 au 04-04-2010 - Médina Hammamet (Tunisie)
Leader : CNFCE; AFAEMME; ASCAME

Ce n’est pas seulement une nouvelle édition du salon du savoir faire au Féminin, mais aussi un Forum «MEDINA MED FORUM» et une journée de B2B entre femmes venant des pays du pourtour méditerranéen, qu’organise la CNFCE à Hammamet en collaboration avec l’ASCAME (Association des Chambres de Commerce de la Méditerranée) et la Chambre de commerce du Cap Bon.
Ce salon dédié aux femmes artisanes et chefs d’entreprises sera pendant 6 jours, la plus grande Plateforme d’échanges et de commerce entre femmes méditerranéennes.
De même le Forum et les B2B permettront aux participantes d'identifier de nouvelles opportunités d'exportation et d'échanges commerciaux, mais aussi de promouvoir l'Entreprenariat Féminin en Méditerranée.
EXPOFEMINA 2010, une expo vente qui favorisera le développement de vos contacts, le renforcement de votre image et celle de votre entreprise, et enfin générera du chiffre d’affaires grâce au passage prévu de 2500 visiteurs. L’entrée au salon est gratuite et un plan de communication adéquat et ciblé drainera des visiteurs curieux de découvrir des nouveautés et des créations offertes par des femmes méditerranéennes pour l’année 2010. La CNFCE a négocie pour nos participantes venant des pays amis des tarifs préférentiels de billets d’avion, mais aussi des autorisation exclusive pour faire rentrer leurs produits en Tunisie et rapatrier le fruit de leurs ventes.
Pour plus d'informations : http://www.expofemina2010.com/
Contact :
Douja GHARBI
douja@topnet.tn
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Desertec : quatre nouveaux investisseurs rejoignent le projet

Le projet Desertec compte aujourd’hui 17 partenaires. Le français Saint-Gobain, l'espagnol Red Eléctrica de España, le marocain Nareva Holding et l'italien Enel Green Power viennent de rejoindre le projet géant de centrales solaires en Afrique et au Moyen-Orient.
Le projet Desertec, évalué à 400 milliards d’euros, doit permettre de couvrir 15 % de la consommation d’électricité de l’Europe. Il s’agit de construire un vaste réseau d’installations éoliennes et solaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.
« Le solaire thermique est l'une des sources d'énergie électrique les plus prometteuses en termes de coût pour les décennies à venir. Desertec permettra de fixer le cadre de la coopération entre entreprises dans ce secteur, indispensable pour rendre cette énergie compétitive », a expliqué Fabrice Didier, le directeur général de Saint-Gobain Solar.
Par Hélène Toutchkov - Developpementdurable.com - le 26 mars 2010

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jeudi 25 mars 2010

Projet de L’Union pour la Méditerranée : Le chemin de la culture

Les continents séparent les peuples, la mer les rapproche“. Cette formule d’André Malraux (écrivain, homme politique et ancien ministre français :1901-1976) résume à merveille le grand projet de l’Union Pour la Méditerranée (UPM), voulu et lancé par le Chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy.
En fait, l’un des premiers enjeux de ce projet du nouveau siècle, c’est la paix autour du Bassin de la Méditerranée. Mais cette paix passera par l’ensemble des peuples qui vivent autour de ce Bassin, qu’ils soient du Nord ou du Sud. C’est que les peuples du Bassin méditerranéen sont unis par mille liens invisibles, par leurs modes de vie, leurs coutumes, leurs patrimoines, leurs manières de concevoir la famille, le bonheur, une certaine forme de spiritualité..., leur culture, en somme.
On doit donc concevoir une Union Pour la Méditerranée qui situe la dimension culturelle et sociétale du projet à sa véritable place : la première. Le dialogue interculturel et la création dresseront les indispensables ponts entre les identités, les civilisations, les croyances et les convictions. Ils feront reculer les replis identitaires, les intolérances mutuelles et les archaïsmes stérilisants. La culture est la première et meilleure chance de construire une destinée commune aux deux rives de la Méditerranée.
Le Conseil culturel de l’UPM
Le Conseil culturel de l’UPM est une plate-forme innovante de coopération culturelle dont le principal moyen d’action est la mise en réseau d’artistes, d’institutions publiques et d’entreprises privées, qui s’inscrit dans les grands principes énoncés lors du Sommet de Paris, le 13 Juillet 2008.
Lieu de débats, de réflexions et d’actions, ce Conseil réunit des hommes et des femmes venant de tous horizons, du Nord comme du Sud, qui sont convaincus que la culture est le cœur de l’UPM et qui veulent œuvrer dans ce sens, en contribuant à donner une traduction concrète aux dimensions humaine et culturelle du projet de l’UPM.
Concrète, en effet, car ce Conseil culturel, porteur de message de paix, de développement, de fraternité, de respect et d’humanité, est aussi un lieu d’action immédiate ; et ses premières décisions s’inscrivent dans un moment de reprise du processus.
Que vise le Conseil ?
Fort de la Charte qu’il vient officiellement d’adopter, le Conseil soutiendra des projets qui répondent à ses valeurs de partage, de tolérance et de compréhension mutuelle. Aussi, dès sa deuxième sesion, il a choisi d’attribuer son label aux projets suivants : un “ferry“ culturel qui naviguerait de port en port pendant trois ans, en tant qu’espace itinérant des cultures méditerranéennes. Dans le domaine audiovisuel : la création d’un cursus de formation professionnelle, et une Journée méditerranéenne sur tous les médias du Bassin.
Le livre et la cuisine scientifiques sont également à l’honneur, avec un don de livres de la Bibliothèque nationale de France à la Bibliotheca Alexandria, et un projet multimédia de sensibilisation de la jeunesse et à la protection de l’environnement méditerranéen.
Plus largement, le Conseil culturel de l’UPM impulsera une dynamique du témoignage, de la connaissance mutuelle et du partage des identités culturelles. Il donnera de la visibilité et de la cohérence aux initiatives foisonnantes et parfois dispersées, qui font quotidiennement vivre la culture en Méditerranée.
Le Conseil proposera des pistes stratégiques, ainsi que des projets emblématiques dans des domaines tels que les industries culturelles, l’art et la création contemporaine, le patrimoine et le tourisme, les sciences, l’éducation et la formation, les métiers d’art, l’audiovisuel et les médias... Non pas parce que tout est culture, mais parce que la culture est tout.
Oumar DIAWARA - Maliweb.net - le 25 mars 2010

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Méditerranée - Manumed redonne vie à d’anciens manuscrits grâce à une bibliothèque virtuelle.

Le projet Manumed, financé par l’UE, développe actuellement une plateforme virtuelle pour permettre au public d'accéder à une collection de documents et de manuscrits rares. Il vise également à sensibiliser le grand public au riche patrimoine écrit et linguistique de la région méditerranéenne.
Dans son dernier bulletin d’information, le projet Manumed, réalisé dans le cadre du programme Euromed Heritage IV, a mis en avant les « résultats encourageants » des activités mises en place l’année dernière.
« L'accès aux collections et aux documents est un élément essentiel de la mise en valeur du patrimoine. En effet, il n'est pas possible de conserver pour conserver, sans permettre aux citoyens d'avoir accès aux documents. Le projet Manumed a donc développé une plateforme virtuelle qui servira à diffuser et valoriser le patrimoine écrit et linguistique de la Méditerranée ».
Au cours de l’année dernière, le projet a organisé un certain nombre de formations et d’ateliers pour le personnel des bibliothèques et des archives. Il a également monté trois expositions et participé à la publication de trois livres.
Autre initiative mentionnée dans le bulletin d’information : le projet Manumed donne la possibilité à chaque citoyen issu de pays européens ou méditerranéens de parrainer la conservation d'un manuscrit, et de pouvoir ainsi soutenir un projet de restauration, de conditionnement, de numérisation dudit manuscrit.
Le projet MANUMED entend participer à la préservation de la diversité du patrimoine écrit et de son corollaire, le patrimoine immatériel des langues. Ce projet a pour priorité la formation autour du patrimoine culturel, en impliquant surtout les jeunes dans le développement de solutions modernes, en accordant plus d’attention aux langues nationales et minoritaires de la zone et en soutenant les artisans qui utilisent des techniques ancestrales au service du manuscrit.
Financé par l’UE à hauteur de 17 millions d’euros, EuroMed Heritage IV contribue à l’échange d’expériences en rapport avec le patrimoine culturel, crée des réseaux et promeut la coopération avec les pays partenaires de la Méditerranée. Il s’emploie à amener les populations locales à s’approprier leur patrimoine culturel et à favoriser l’accès à l’éducation et à la connaissance du patrimoine culturel. Il soutient un cadre pour l’échange d’expériences, des canaux pour la diffusion des meilleures pratiques ainsi que de nouvelles perspectives pour le développement d’un environnement culturel institutionnel.
Par ENPI Info Centre - le 24 mars 2010
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Méditerranée - Musée du patrimoine à Kesra

Archi-Mag rend compte d'un projet architectural discret, taillé à la force des mains, et reprenant une expression architecturale locale et austère. Son appareillage en pierre de moellons le fait fondre dans l'architecture locale. Sans grandes prétentions, et avec des moyens et une main d'œuvre nichés localement, ce musée reflète une parfaite symbiose entre le village et ce nouveau corps.
L'architecte a su faire une synthèse intelligente utilisant les moyens de construction locaux, tenant en compte les contraintes et les conditions de travail sur le site. En effet, le site du musée est inaccessible aux camions, et aux engins en général.
Tout a été construit avec la force des bras et acheminé en brouette. Du coup les habitants se reconnaissent dans cette petite œuvre qui leur apporte des visiteurs et de la curiosité.
On a su de la sorte satisfaire les aspirations des habitants de Kesra. Utilisant une technologie "locale" et des matériaux disponibles dans la région même. Le façonnage et la taille de la pierre a été une occasion pour réutiliser une technique constructive ancestrale dans un projet nouveau.
Les habitants se sentent eux mêmes responsables de ce musée. Ils sont fiers de son architecture qui reflète leur vie et leur patrimoine. Une certaine symbiose berce ce projet et instaure les habitants en gardiens de cette architecture.
Du coup, ce n'est pas l'individualité de l'architecte qui ressort dans ce projet, mais plutôt sa capacité à comprendre le patrimoine bâti local, utilisant les traditions locales, tenant compte des conditions du climat et de la région, satisfaisant de la sorte les besoins et les aspirations de ses habitants.
Mohamed Sadok CHAIEB, Architecte
ARCHI-MAG, Magazine d’Architecture en Ligne

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mercredi 24 mars 2010

Colloque méditerranéen 'les enfants en situation précaire '

Les sociétés méditerranéennes souffrent, à des degrés divers, de problèmes relatifs à l’enfance et notamment aux enfants en situation précaire. Cela se manifeste par le mauvais traitement des enfants, le non respect de leurs droits, les déperditions scolaires, l’analphabétisme, le travail des enfants, les problèmes sanitaires, l’handicap dans toutes ses formes, la délinquance ,le vagabondage( enfants de la rue), l’émigration clandestine et toutes les formes de d’exploitation ; autant de fléaux qui touchent les enfants dans leur pays d’origine ou en situation d’émigrés clandestins dans les pays de destination… Ces fléaux n’ont cessé de croître pendant les dernières décennies.
C’est dans ce cadre qu’est organisé le colloque méditerranéen sur le thème : « les enfants en situation précaire et les enfants de l’émigration clandestine », avec la participation des départements gouvernementaux concernés, des établissements universitaires, des acteurs de la société civile et des organisations internationales dans les pays de la méditerranée occidentale.
L’intérêt du sujet s’explique non seulement par le nombre d’enfants que touche ce fléau, mais également par les manifestations complexes et les effets néfastes de ce phénomène social du aux violations des droits des enfants, aux mauvais comportements et à l’exploitation qu’ils subissent dès lors qu’ils ont quitté le domicile ou l’école. Il est donc nécessaire de se pencher sur cette question afin de l’étudier, d’échanger des expériences et d’œuvrer ensemble à la recherche de solutions.

AXES DU COLLOQUE
Les axes qui seront soumis à l’analyse et au débat porteront sur :
• Le mauvais traitement des enfants et le non respect de leurs droits en milieu familial, à l’école et en société, dans les pays riverains de la méditerranée occidentale en relation avec les phénomènes de délinquance et des enfants de la rue.
• Le problème des enfants abandonnés et des enfants de la rue.
• La situation difficile des enfants et la question de l’émigration clandestine ainsi que le phénomène des mineurs non accompagnés dans les pays de destination.
• Les textes de lois et les conventions relatives aux situations difficiles des enfants et les violations de leurs droits.
• Le rôle des départements gouvernementaux, des associations et des organisations internationales dans la lutte contre le mauvais traitement des enfants, leur exploitation ainsi que les mesures prises pour améliorer leur situation dans la région (échange d’expériences).
• Les plans d’action et les programmes de lutte contre l’émigration clandestine des enfants et les solutions concernant les mineurs maghrébins non accompagnés dans les pays de destination.

LES OBJECTIFS
Le colloque envisage la mise en place d’un plan d’évaluation et de synthèse qui se propose de :
• Classer, analyser et enrichir les dernières études sur les enfants en situation précaire, notamment tout ce qui touche aux phénomènes de l’abandon, d’exploitation, de vagabondage et d’émigration clandestine dans les pays de la méditerranée occidentale, c'est-à-dire les pays du Maghreb pour la rive sud, l’Espagne, la France et l’Italie pour la rive nord.
• Valoriser et débattre du rôle des gouvernements, des acteurs de la société civile et des organisations internationales visant l’amélioration de la situation économique et sociale ainsi que les facteurs psycho-éducatifs au profit des enfants.
• Evaluer le bilan des efforts entrepris pour la sauvegarde des droits des enfants et les contraintes qui les entravent.
• Participer à l’élaboration et au développement des programmes et des mécanismes de lutte contre la maltraitance des enfants et l’émigration clandestine notamment des mineurs ainsi que toutes les formes d’exploitation des enfants en général.
• Etablir le contact et l’échange d’expérience entre des experts participants de différents pays de la méditerranée occidentale.
• Attirer l’attention des parties concernées et de l’opinion publique des sociétés de la méditerranée occidentale en général à la gravité du fléau des enfants en situation précaire, des conséquences qui découlent des violations et du mauvais traitement qu’ils subissent.
• Proposer des solutions quant à l’émigration clandestine et à la situation vulnérable des mineurs maghrébins non accompagnés dans les pays d’accueil.
• Contribuer à la révision des textes de loi et des conventions en vue de les actualiser ainsi que des mesures préventives et correctives afférentes à ces phénomènes.
• Proposer des mécanismes de coopération entre les pays de la région afin de mettre fin à l’exploitation des enfants et veiller au respect de leurs droits.
• Elaborer une plateforme en termes de stratégie méditerranéenne globale de lutte contre l’exploitation des enfants et d’amélioration de leurs conditions de vie ainsi que du respect de leurs droits dans le but de mettre fin à leur situation difficile.
• Contribuer au développement de la recherche et la recherche action ainsi que des moyens opérationnels pour faire face à ce fléau dans le but de mettre en place des programmes d’orientation et élaborer des publications et des guides.

CONDITIONS DE PARTICIPATION
• Seront acceptées toutes communications respectant les axes et les objectifs du colloque. Les auteurs devraient se conformer à une rigueur scientifique pour la préparation de leur communication.
• Un résumé d’environ une page doit être envoyé par courrier électronique ou par poste avant la fin du mois de mai 2010, dernier délai pour accepter les participations.
• La communication doit faire l’objet d’une saisie sur fichier Word en arabe, en français, en espagnole ou en italien d’environ 25 à 30 pages de taille moyenne (police Times New Roman, taille 16).
• La communication doit être envoyée au comité d’organisation ,avant fin septembre 2010 , sur un support informatique (CD ou par courrier électronique).
JOURNEE D’ETUDE PREPARATOIRE
Une journée d’étude préparatoire sera organisée le samedi 19 juin 2010 à Rabat avec tous les participants marocains dans le but :
• D’exposer les premiers résultats des études réalisées ainsi que leurs conclusions sur le sujet.
• De proposer les différentes conceptions relatives au colloque méditerranéen et les orientations pour assurer le succès de ses travaux.

ACTIVITEES PARALLELES
Parallèlement au colloque, des activités sociales et éducatives seront organisées au profit des enfants en situation difficile de la ville de Tanger et des environs. Ces activités se composent d’examens médicaux, des circoncisions, des examens oculaires ainsi que la distribution de lunettes, de médicaments, d’habits, de jouets et de livres.
L organisation d une exposition sur le thème du colloque .
Une grande soirée artistique sera également organisée à Tanger le vendredi 22 octobre 2010, dont les recettes seront versées aux centres et aux associations qui œuvrent dans le domaine de l’enfance à Tanger et sa province.
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POUR TOUTES INFORMATIONS, CONTACTEZ :
Pr. Mohamed Derrij
00 212 537 682369 / 00 212 537 632976 / 00212 6 74 324351
mderrij@hotmail.com
Pr. Hassan El Mejdoubi
00212 6 79 899595
hmejdoubi@yahoo.com
Adresse postale: B.P. 5502 Quartier Ennahda Rabat-Maroc
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Conférence sur la sécurité dans la région euro-méditerranéenne - Rabat

Une Conférence sur la sécurité dans la région euro-méditerranéenne s'est tenue, mardi à Rabat, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taib Fassi Fihri.
Au cours de cette rencontre, organisée à l'initiative de l'ambassadeur du Maroc à Londres Chrifa Lalla Joumala Alaoui, sous le thème "la sécurité en Méditerranée: perspectives maroco-britanniques", le Maroc a lancé un appel pour la mise en place d'une stratégie euro-méditerranéenne commune pour faire face aux défis de sécurité auxquels fait face cette région stratégique.
Dans son intervention, M. Fassi Fihri a invité les pays euro-méditerranéens "à saisir les véritables défis et déterminer la nature de la riposte collective pour que nous réussissions à apporter des réponses cohérentes et lisibles dans ce laboratoire qu'est la Méditerranée".
Les questions sécuritaires régionales ne peuvent être sacrifiées à l'aune d'arrières pensées politiques ou de calculs tactiques, a-t-il précisé, appelant tous les décideurs et acteurs de la région "à s'atteler aux défis sécuritaires dans leur acception la plus large" et de se préoccuper "aussi et avec autant d'intérêt de gérer les questions de développement socio-économique".
Il a, par ailleurs, indiqué que "les pays du Nord et du Sud se doivent, ensemble et de manière paritaire, de s'approprier les différentes initiatives mises en place, évitant celles venant exclusivement du Nord pour se prémunir, ainsi, contre la duplication et la dispersion des actions".
Depuis la fin du monde bipolaire et l'avènement de l'ère "après les attentats du 11 septembre", "ces nouvelles menaces imposent aux pays euro-méditerranéens une réévaluation de l'équation sécuritaire dans cette zone", a précisé M. Fassi Fihri, indiquant que l'espace méditerranéen "est devenu tributaire de la stabilité d'autres régions périphériques en Afrique (bande sahélo-saharienne, façade atlantique), en plus, bien entendu, du Moyen-Orient".
De son côté, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, M. Saad Hassar a mis l'accent sur la menace d'instabilité que représente la zone sahélo-saharienne, non seulement pour la région proche, mais également pour la Méditerranée, l'Europe et le reste du monde démocratique.
"La précarité sécuritaire qui prévaut dans cette région est aggravée par les mouvements séparatistes, tels le +polisario+, dont plusieurs de ses membres sont impliqués dans l'enlèvement de touristes occidentaux, ainsi que dans les autres crimes transfrontaliers", a-t-il relevé.
Le bassin méditerranéen constitue un vecteur de stabilité dans la région, a fait remarquer M. Hassar, réitérant "l'engagement ferme et irréversible du Maroc à combattre toutes les formes d'extrémisme et de criminalité afin de faire de la région un espace de sécurité et de prospérité".
Cette région offre d'importantes opportunités mais englobe également des risques, a-t-il dit, citant à cet égard la menace que pèse l'organisation "Al-Qaïda dans le Maghreb islamique (AQMI) sur la région en fédérant un nombre important de groupes criminels et de mercenaires séparatistes.
Selon M. Hassar, la coopération régionale contre les groupuscules terroristes et criminels ne devrait pas être l'otage de calculs politiciens étroits, notant que "la récente réunion initiée par l'Algérie, consacrée à la situation au Sahel sera vouée à l'échec en l'absence d'un partenaire incontournable et crédible, en l'occurrence le Royaume du Maroc".
Pour sa part, l'ambassadeur du Maroc en Grande-Bretagne, Chrifa Lalla Joumala Alaoui, a appelé à oeuvrer pour faire de la région euro-méditerranéenne un espace commun de dialogue, d'échange et de prospérité.
Cette région regorge d'énormes potentialités, mais fait face à des défis et menaces qui ne cessent de s'aggraver, a-t-elle indiqué, citant dans ce sens la zone du "No man's land sahélo saharien", devenue le terreau de prédilection et la plaque tournante de trafics par des groupes criminels.
Quant au secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Youssef Amrani, il a plaidé pour la mise en oeuvre d'une politique sécuritaire euro-méditerranéenne, fondée sur une approche multidimensionnelle.
"Cette approche ne doit pas se limiter au simple prisme sécuritaire, mais devrait englober une série d'actions politique, économique et sociale en faveur du développent humain", a-t-il affirmé, ajoutant que le Maroc réaffirme son attachement et son adhésion totale à la sécurité collective et indivisible dans la région de la Méditerranée.
Selon l'ambassadeur, chef de la délégation de l'Union européenne à Rabat, M. Eneko Landaburu, la sécurité dans la région de la Méditerranée "est l'affaire de tous les pays de cette région stratégique".
"On ne peut pas régler les questions compliquées (NDLR: la sécurité) sans une coopération étroite et une coordination entre tous les pays de la région, au Nord comme au Sud", a affirmé le responsable européen.
"Aucun pays ne peut, à lui seul, apporter une réponse à ces défis", a dit M. Landaburu, soulignant l'importance de renforcer la coopération régionale en matière de lutte contre le terrorisme qui "ne connaît pas de frontières".
"Nous sommes tous préoccupés par les menaces qui pèsent sur la région notamment le terrorisme, le trafic de drogue et la fragilité énergétique", a-t-il noté.
Dans le but de faire face aux nombreux défis communs, M. Landaburu a appelé à promouvoir le dialogue et la coopération entre les deux rives de la Méditerranée pour faire face à des fléaux qui menacent la stabilité dans cette région qu'il a qualifiée de "sensible".
Organisée en partenariat avec Royal united services institute (RUSI) et le Groupe OCP, la Conférence de Rabat s'inscrit dans le cadre de la réflexion et de la concertation régulière entre le Maroc et la Grande-Bretagne sur des thématiques d'actualité et des sujets d'intérêts commun.
Lors de cette rencontre, les débats ont porté, entre autres, sur l'évolution de l'environnement sécuritaire en Méditerranée et le futur de l'engagement européen au Maghreb, ainsi que les défis et opportunités en matière de sécurité énergétique.
Les participants ont également examiné les différentes stratégies visant à promouvoir une meilleure sécurité et stabilité dans la région et exploré les potentialités de nouveaux mécanismes de coopération entre les pays des deux rives de la Méditerranée.
La séance d'ouverture de cette Conférence, qui ambitionne d'élargir aux milieux académique et universitaire la réflexion et la concertation sur des thématiques et des sujets d'intérêt commun, s'est déroulée en présence notamment de M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi, Mme Amina Benkhadra, ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement et Mme Latifa Akharbach, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, ainsi que de plusieurs ambassadeurs accrédités au Maroc et d'experts internationaux.
Par Biladi.ma - le 24 mars 2010
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Euromed - Une technologie d’avance pour l’industrie tunisienne

Développer l'investissement immatériel et l'innovation, fournir une assistance technique... Tels sont quelques-uns des éléments apportés par le Programme de modernisation industrielle (PMI) qui vise, globalement, à l'intégration de la Tunisie dans la zone de libre-échange euro-méditerranéenne.
Suite à la signature de l'accord d'association avec l'Union européenne, le gouvernement tunisien a entrepris, en 1995, de moderniser l'industrie afin d'améliorer sa compétitivité et de parer les soubresauts de l'économie mondiale. La mise à niveau du pays - qui semble avoir donné ses fruits puisqu'il a été relativement épargné par la crise mondiale -, demandait à être soutenue par l'Europe. C'est ainsi que le PMN (Programme de mise à niveau) a eu comme pendant européen le PMI (Programme de modernisation industrielle), dont la mise en œuvre s'est étalée de 2003 à 2009.
Le programme a eu pour objectif de faciliter l'intégration de la Tunisie dans la zone de libre-échange euro-méditerranéenne, ensemble régi par la compétitivité, la performance et la qualité. Un objectif en consonance avec la volonté du gouvernement de renforcer trois points : création, coaching et qualité.
Le budget global du PMI a bénéficié d'une enveloppe budgétaire conséquente de 50 millions d'euros ainsi répartis : un budget opérationnel de 32 millions d'euros alloués à l'action d'assistance technique, une dotation de 9 millions d'euros au fonds de garantie public de la Sotugar (Société tunisienne de garantie). Le budget de fonctionnement de l'UGPMI (Unité de gestion du PMI) s'élevait lui aussi à 9 millions d'euros.
Mais il n'y a pas que le budget qui montre l'importance de ce programme. Il suffit de considérer la diversité de ses interventions pour se faire une idée de sa portée. Il a, par exemple, favorisé l'investissement immatériel des entreprises tant sur le plan de la qualité que de la productivité et de l'innovation. À cette fin, une expertise pointue, aussi bien nationale qu'internationale, a été mise au service des PME sur place. Étaient visées avant tout les fonctions de la production et de la qualité. Dernièrement, les questions de marketing, de gestion, de ressources humaines et de management ont pu être abordées.
Autant de perspectives qui ambitionnent de développer l'innovation telle que définie par la Commission européenne, c'est-à-dire « toute démarche de changement qui fait évoluer le savoir-faire de l'entreprise et la rend plus compétitive ». Concrètement, ce Programme s'est illustré par l'innovation au sein d'un choix d'entreprises spécialisées dans des secteurs de pointe comme les industries mécanique, électrique et électronique. Par ailleurs, de nombreuses actions ont été menées en faveur des entreprises, comme l'assistance technique fournie à l'API (Agence de promotion de l'industrie), aux CTS (Centres techniques sectoriels), des études sur l'environnement économique pour l'API ou l'UTICA (l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat) ou encore la mise en œuvre de toute la chaîne de conformité de la production, ainsi que de multiples formes d'assistance et d'appui technique aux PME.
Pour cela, il a fallu toucher le plus grand nombre de bénéficiaires (plus de 700 actions ont été dénombrées), répondre à leurs besoins et surtout garantir l'éthique du programme en agissant dans la transparence la plus totale, notamment pour ce qui est du choix des experts. Enfin, il fallait s'assurer de la pérennité des réalisations effectuées afin que soit maintenue « une technologie d'avance » pour l'industrie, sans quoi les objectifs du programme ne seraient pas atteints.
Il s'agissait d'apporter à l'économie tunisienne les outils d'une nécessaire compétitivité centrée sur l'innovation et la créativité et favorisant le lien entre recherche scientifique et industrie. Il s'agissait également de sensibiliser l'industrie sur les questions des standards et de structuration qui lui permettront de franchir le seuil de la zone de libre-échange et d'ouvrir les PME aux sources de financement. Ces objectifs, avec toutes les réalisations collatérales, tournent autour d'un même concept européen selon lequel « l'innovation est également au cœur de la démarche qualité, des efforts prévus en matière de propriété et de l'amélioration de l'environnement financier des PME ».
Ainsi engagées sur la voie de l'innovation, les entreprises tunisiennes peuvent progresser dans la mise à niveau d'une expertise plus affinée tout en développant une meilleure connaissance de l'espace économique. Le socle d'une coopération future entre le secteur privé tunisien et européen est mis en place.
Article Eurojar publié dans le quotidien libanais L'Orient Le Jour - le 22 mars 2010
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dimanche 21 mars 2010

Enerqos et Anel retenus pour la conception de la plus importante usine solaire de l'aire méditerranéenne

CHYPRE / ITALIE / TURQUIE. La société italienne Enerqos Spa et le Turc Anel Group ont remporté en décembre 2009, l'appel d'offres de l'Union européenne concernant le déploiement d'une centrale solaire photovoltaïque à Chypre. Les deux partenaires ont créé une joint venture.
S'implantant dans la partie turque de l'île, cette ferme solaire d'une capacité de 1,3 MW deviendra non seulement la première de Chypre, mais aussi la plus importante de l'aire méditerranéenne.
Elle permettra de produire 2 GWh d'une énergie propre gérée par Kib-Tek (compagnie d'électricité turque chypriote) et d'éliminer les coupures électriques très fréquentes durant l'été sur l'île à cause d'une demande accrue d'énergie.
Sa construction a débuté en janvier 2010 et elle est entièrement financée par la Commission européenne.
Source Enerqos & Econostrum.info -

samedi 20 mars 2010

Les professionnels des plantes aromatiques et médicinales veulent créer une fédération méditerranéenne

L’engouement pour les matières premières naturelles dans le secteur des arômes et parfums est une opportunité pour développer la culture et l’exploitation scientifique des plantes aromatiques et médicinales très présentes dans le bassin méditerranéen
Année de la biodiversité, 2010 devrait être aussi celle d’une professionnalisation accrue de la culture et de l’exploitation des plantes aromatiques et médicinales (PAM) en Méditerranée. Le pôle de compétitivité Pass (Pôle arômes, senteurs et saveurs) dont le siège est installé à Grasse, en a fait l’une de ses priorités.
Un premier pas a été franchi les 24 et 26 septembre 2009 avec l’organisation conjointe par Pass, l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II et l’Association marocaine pour le développement des plantes aromatiques et médicinales (Adepam) à Ifrane, au Maroc, du 1er congrès international PAM 2009.
La deuxième édition de ce congrès se tiendra les 22 et 23 novembre 2010 en Tunisie, à Hammamet. « Outre les échanges scientifiques et les rencontres B2B, nous proposerons en plus cette année des ateliers de formation et des sessions de transfert de technologie » explique Christian Gasquez, animateur du pôle de compétitivité. « L’objectif est de soutenir les efforts des producteurs des pays du sud de la Méditerranée (Maroc, Tunisie, Syrie, Egypte, etc.) pour améliorer la qualité de leurs produits afin de mieux répondre aux exigences des acheteurs européens ».
L’étape suivante, en 2011, sera de créer une fédération méditerranéenne des PAM pour développer les échanges commerciaux et les transferts de technologie entre les rives sud et nord de la Méditerranée.
Un observatoire mondial du naturel à Grasse
En France, dans les Alpes-Maritimes, Pass est l’un des acteurs engagés dans la création de l’Observatoire mondial du naturel, à Grasse, avec le soutien de la communauté d’agglomération, Pôle Azur Provence.
Ce projet global associe une pépinière d’entreprises (InnovaGrasse), une nouvelle zone d’activités (AromaGrasse), le Musée international de la parfumerie, une plate-forme technologique de chimie analytique (Erini, projet labellisé par Pass d’un coût de 3 M€) et la création d’une filière universitaire dédiée par l’Université de Nice Sophia, opérationnelle depuis février 2010.
L’Observatoire mondial du naturel vise à faire de Grasse le centre d’expertise du naturel (extraction, transformation, contrôle qualité, production pilote de nouveaux produits et tests pour conforter la sécurité des consommateurs). Une ambition qui peut prendre appui sur la biodiversité méditerranéenne, particulièrement riche dans le domaine des PAM, mais scientifiquement inexploitée jusqu’à présent.
Par Econostrum.info - le 19 mars 2010

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vendredi 19 mars 2010

Les Entretiens de la Méditerranée

Participez au développement économique de l’espace euro méditerranéen ! La réussite de l’intégration de l’espace euro méditerranéen est un véritable défi politique, économique, et humain qui vise l’approfondissement des relations économiques entre l’Europe et les Pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée.
Avec l’ambition d’un dialogue constructif et dans un esprit d’échange d’idées pour contribuer à l’élaboration de projets de développement communs, IPEMED (Institut de Prospective Economique du monde Méditerranéen : www.ipemed.coop) et l’IACE (Institut Arabe des Chefs d’Entreprise : www.iace.org.tn), organisent en collaboration avec l’IEMed (Institut Européen de la Méditerranée : www.iemed.org/) :
Les Entretiens de la Méditerranée
Edition 2010 - Hammamet les 25 et 26 Mai
Pour cette 2ème édition sur le thème de « la Méditerranée, Vision, Projets et Financement », de nombreux chefs d’entreprise, responsables politiques et représentants des réseaux professionnels de la Méditerranée sont d’ores et déjà attendus pour aboutir ensemble à des recommandations opérationnelles pour la construction de l’édifice méditerranéen.
Les recommandations issues des travaux des Entretiens de la Méditerranée à Hammamet, seront transmises aux responsables politiques, institutionnels et économiques de l’Union pour la Méditerranée.
Les Entretiens de la Méditerranée, seront inaugurés par Monsieur le Premier Ministre, Monsieur Mohamed Ghannouchi. Plus de Mille participants de quarante quatre pays des deux rives de la Méditerranée seront présents. Ils contribueront à donner un nouvel élan à la dynamique Méditerranéenne par la formulation de propositions opérationnelles utiles aux populations des pays de la Méditerranée.
Cette manifestation d’envergure bénéficiera du Haut Patronage de S.E. Président de la République Tunisienne, MONSIEUR ZINE EL ABIDINE BEN ALI et rassemblera d’éminentes personnalités politiques, des chefs d’entreprises et des experts de renom.
Plus d'info et inscription : http://www.ipemed.coop/

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jeudi 18 mars 2010

Méditerranée - Pénurie d’eau : principale menace pour les fermiers méditerranéens

Lors de la réunion des ministres de l'agriculture de 13 pays méditerranéens, il a été rapporté, qu’en raison du changement climatique, la disponibilité des ressources hydriques deviendrait le principal problème des fermiers de la région méditerranéenne.
Lors de la 8e réunion des ministres de l’agriculture des États-membres du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM), tenue à Istanbul en Turquie, la ministre espagnole de l'environnement et du milieu rural et marin, Elena Espinosa, a souligné l'importance de mettre en œuvre des politiques capables de favoriser l'adaptation du secteur agricole au changement climatique, peut-on lire dans un communiqué de presse de la présidence espagnole.
La ministre a mis en avant la disponibilité des ressources hydriques comme l'une des répercussions les plus importantes du changement climatique sur l'agriculture des pays méditerranéens et a rappelé que l'eau est un élément crucial pour l'amélioration de la sécurité alimentaire, la hausse de la productivité des cultures et la promotion du développement économique des zones rurales.
En ce sens, elle a déclaré que les économies d'eau ne seront pas suffisantes et que les ressources émanant de la réutilisation des eaux usées et de la désalinisation quand celle-ci est possible sont nécessaires. Elle a ensuite insisté sur le besoin de poursuivre l'exploitation de nouvelles voies en vue d'obtenir ces ressources, tout en maintenant le moindre niveau de consommation énergétique possible afin d'en réduire les coûts et l'impact sur l'environnement.
Lors de la réunion, les discussions ont porté sur « les effets du changement climatique sur la sécurité et la sûreté alimentaires en Méditerranée et les mesures à entreprendre ».
Selon, un communiqué de presse du CIHEAM publié avant la réunion, puisque tous les modèles climatiques régionaux s’accordent à considérer que la Méditerranée sera l’une des régions les plus sévèrement touchées par le changement climatique, les tentatives visant à évaluer l’avenir de la production alimentaire méditerranéenne devront prendre en compte l’interaction complexe entre les facteurs qui déterminent l’affectation des terres et l’utilisation de l’eau, le choix des cultures et la dynamique sociale.
Créé en 1962, le CIHEAM est une organisation intergouvernementale qui réunit 13 pays membres du bassin méditerranéen (Albanie, Algérie, Égypte, Espagne, France, Grèce, Italie, Liban, Malte, Maroc, Portugal, Tunisie et Turquie).
Les réunions ministérielles du CIHEAM ont été établies en 1999 en vue d'instaurer un dialogue entre les pays méditerranéens sur les questions rurales et agricoles, et afin de promouvoir l'adoption d'une approche commune pour ces questions. Les réunions ont lieu deux fois par an et rassemblent les ministres des 13 pays membres du CIHEAM et les représentants de ses institutions internationales partenaires, notamment la Commission européenne, le Conseil de l’Europe, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l’agriculture (FAO) et la Banque mondiale.
Plus d'info : http://www.ciheam.org/
Par ENPI Info Centre - mars 2010
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Concours photo du Fonds pour les Femmes en Méditerranée

Le Fonds pour les Femmes en Méditerranée organise un concours photo sur le thème « LA MEDITERRANEE DES FEMMES: Sortir du quotidien», en collaboration avec TV5 Monde, Mediapart, le Cabaret Sauvage (Paris), Femmes du Monde.
Ce concours vise à mettre en valeur les photos amateurs qui rompent avec certaines idées convenues sur les femmes du bassin méditerranéen. De l’ordinaire à l’insolite, des femmes expriment leur originalité, leur liberté d'être malgré les rôles dans lesquels on veut les maintenir. Avec ce concours, le Fonds pour les Femmes en Méditerranée veut les rendre visibles et les mettre ainsi à l’honneur.
Les photos doivent être envoyées entre le 22 Février 2010 à 00h00 et le 15 Avril 2010 à minuit.
Le jury sélectionnera les 10 meilleures photos qui seront exposées lors du Gala du Fonds, le 7 Mai 2010 Au Cabaret Sauvage à Paris.
Le Fonds pour les Femmes en Méditerranée a été créé en janvier 2008, à l’initiative de femmes engagées depuis plusieurs dizaines d’années pour les droits des femmes dans la région méditerranéenne. Son principal objectif est d’organiser des programmes en faveur de l’émancipation des femmes dans la région. Le Fonds lutte pour l’égalité des droits entre hommes et femmes, pour la reconnaissance et la promotion de leur implication dans le développement social, et pour leur accès à l’éducation, à l’emploi, au contrôle des naissances et à l’indépendance.
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Plus d’informations:
info@medwomensfund.org
www.medwomensfund.org
Fonds pour les Femmes en Méditerranée/ The Mediterranean Women’s Fund 

Apt 74, 47 place du Millénaire
34000 Montpellier
France

Tel/Fax : +33 4 67 67 08 73

Par Babelmed.net - mars 2010
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mercredi 17 mars 2010

Euromed - La Jordanie signe un accord pour la création d’un espace aérien commun avec l'UE

Des délégations de l'Union européenne et du Royaume de Jordanie ont paraphé aujourd'hui, le 17 mars, à Amman un accord global sur les transports aériens. Aux termes de cet accord, les deux parties ouvriront leurs marchés respectifs et renforceront leur coopération dans le domaine de l'aviation. De nouvelles possibilités s'ouvriront ainsi aux consommateurs et aux exploitants.
«Après deux ans de négociations, la Jordanie devient le tout premier pays du Proche-Orient à conclure avec l'Union européenne ce type d'accord global sur les transports aériens. Cet accord consolidera les relations économiques, commerciales et touristiques entre la Jordanie et l'Union européenne. De nouvelles liaisons devraient être créées et de nouveaux acteurs devraient entrer sur le marché, ce qui permettra de proposer de meilleurs vols aux citoyens des deux parties, à des prix moins élevés», a déclaré M. Kallas, vice-président de la Commission responsable de la mobilité et des transports.
Selon un communiqué de presse de la Commission européenne, cet accord permettra d'établir des normes communes en matière de transports aériens afin d'atteindre un niveau maximal en matière de sécurité, de sûreté, de protection des passagers, de protection de l'environnement et de gestion des transports aériens. Il permettra également aux compagnies aériennes des deux parties de proposer des services aériens au départ de n'importe quel aéroport d'Europe ou de Jordanie, et même d'aéroports d'autres partenaires méditerranéens, sans aucune restriction en matière de tarifs ou de capacités
Après la mise en œuvre réussie d'un traité similaire avec le Maroc, cet accord marque une étape importante dans la création d'un espace aérien intégré dans l'ensemble de la région méditerranéenne.
Par ENPI Info Centre - le 17 mars 2010

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Euromed - Redonner au hammam une place centrale dans la communauté

Le hammam, qui occupait autrefois une place centrale dans toute ville islamique, risque de disparaître en tant qu'espace public vivant. Hammamed, un projet de trois ans financé à hauteur de 1,19 million d’euros au titre du programme Euromed Heritage IV, financé par l’UE, se bat pour inverser la tendance.
Dans une interview accordée à l’ENPI Info Centre, Andreas Oberenzer, coordinateur adjoint du projet, explique comment Hammamed s’efforce, avec la participation des populations locales, de redonner au hammam une place centrale dans la communauté.
« Nous voulons redonner vie aux hammams et les revitaliser, en les réinscrivant dans leur contexte historique et social », explique-t-il. « Nous voulons inciter les habitants, surtout les jeunes, à redécouvrir le hammam, en restituant à ces établissements leur fonction sociale unique au sein de la communauté ».
L’une des principales activités du projet aura lieu la semaine prochaine à Damas avec le lancement d’une série d'événements mettant en avant le rôle du hammam. Un démarrage qui coïncidera avec la Journée internationale de l'Eau du 22 mars.
Le lundi 22 mars, le projet organisera la Journée du hammam, un événement entièrement dédié au monde fascinant des hammams. À cette occasion, femmes et enfants seront initiés à la signification du hammam en tant que patrimoine culturel. Ils découvriront également sa fonction et l’évolution de ses implications sociales.
Un événement public – Allons au Hammam Al-Qaramini – permettra aux habitants de visiter cet important hammam, situé près de la place Marjeh, laquelle constitue l’une des parties centrales de la ville, de même qu’un carrefour géographique entre « la vieille ville », le quartier colonial et les banlieues populaires. Outre une exposition d’objets et d’artefacts en usage dans les hammams, cet événement donnera lieu à une présentation du patrimoine du hammam, ainsi qu’à des actions concrètes mises en œuvre dans la ville.
Ensuite, une exposition intitulée « La porte cachée du hammam, trésor vivant » ouvrira ses portes du 23 mars au 17 avril. L’exposition se tiendra au-dessous du Musée National de Tekyeh as-Suleimaniyeh, un imposant ensemble constitué d’édifices et de jardins, érigé par le célèbre architecte Sinan entre 1554 et 1560. Elle donnera un aperçu de l’histoire passée, présente et future du hammam – depuis sa forme traditionnelle, jusqu’aux hammams de proximité contemporains, sans oublier les créations architecturales les plus marquantes du second millénaire.
De plus, le public aura l'occasion de goûter aux joies d’un authentique hammam en profitant des bassins aquatiques et des autres aménagements. Il pourra également découvrir différents objets artisanaux.
En outre, les 23 et 24 mars, sera organisé un atelier impliquant des étudiants de la Faculté d’Architecture de l’Université de Damas, axé sur les hammams damascènes et sur le cas du hammam d’Al-Jozeh, dans le souk Sarouja
Par ENPI Info Centre - le 17 mars 2010
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mardi 16 mars 2010

Méditerranée - 27ème Festival des Migrations, Luxembourg

Plate-forme associative créée en 1985, le CLAE (Comité de liaison des associations d’étrangers) milite pour l’égalité des droits entre tous les résidents, pour une citoyenneté de résidence, pour la reconnaissance et la valorisation des cultures issues de l’immigration, pour une politique d’immigration ouverte et solidaire au Luxembourg et en Europe.
Il réalise au quotidien un important travail de terrain à travers la création d’événements interculturels, à travers des activités d’information, d’aide à la vie associative, et enfin, d’actions de médiation sociale et culturelle.
La 27e édition du Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté et le 10e Salon du livre et des cultures se dérouleront les 19, 20 et 21 mars 2010 à LuxExpo au Kirchberg, au Luxembourg. Le programme, très ambitieux, comprend des lectures, des conférences, des concerts, des représentations théâtrales et des projections de films documentaires.
Le 27e Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté présente plus de 300 stands.
Pour plus d’informations et pour télécharger le programme complet : http://www.clae.lu/

Par Babelmed.net - mars 2010
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Méditerranée - Les migrations au service du développement

Alors que les moyens de transport sont plus rapides et moins onéreux, que les réseaux de communication connaissent un développement indiscutable, s'informer des opportunités existant ailleurs est de plus en plus aisé. Si l'on ajoute à ceci l'appel d'air provoqué, dans le pays d'origine, par les diasporas bien établies, la persistance de forts différentiels, économiques et politiques, entre le nord et le sud de la Méditerranée ou encore l'aspiration croissante des jeunes à la mobilité, l'on comprend pourquoi le phénomène migratoire ne cesse de s'amplifier entre les deux rives de la Grande Bleue.
Dans les médias européens, la question des migrations est souvent traitée sous l'angle de l'immigration illégale, des sans-papiers ou des débats identitaires qu'elle peut susciter. Un volet de la question migration est toutefois rarement évoqué : le lien entre migration et développement. Ce volet est l'un des grands dossiers, avec la question de l'immigration légale et la lutte contre l'immigration illégale, d'Euromed Migration II, un projet régional sur la migration dans l'espace euro-méditerranéen. Doté d'un budget de 5 millions d'euros, ce projet vise, de manière générale, à renforcer la coopération euro-méditerranéenne dans le domaine de la gestion de la migration, de manière à augmenter la capacité des partenaires méditerranéens à fournir une solution efficace, ciblée et globale aux différentes formes de migration.
« Depuis une vingtaine d'années, l'approche de l'UE de la question migratoire a beaucoup changé, note Isabelle Mihoubi-Astor, chef du projet Euromed Migration II. Aujourd'hui, la politique européenne vise à ce que les migrations se fassent de manière équilibrée, que la question du développement soit centrale et que l'on arrive à une situation satisfaisante pour tout le monde, et pas seulement pour l'Europe. » Une prise de conscience qui dépasse les frontières européennes puisque plusieurs organismes internationaux étudient la question des migrations à travers le prisme du développement. Parmi eux, le PNUD qui, dans son rapport 2009 sur le développement humain, souligne que la migration peut potentiellement augmenter la liberté des populations et améliorer la vie de millions de personnes dans le monde.
Impact sur le pays d'origine
Pour le pays d'origine des migrants, l'impact, en terme de développement, prend plusieurs formes. « La mobilité du travail et l'engagement économique des migrants génèrent toute une série de relations qui peuvent avoir un impact sur le développement », indique Manuel Orozco, spécialiste de la question des migrations et développement impliqué dans le programme Euromed. La plus évidente, celle par laquelle la question du développement est le plus souvent traitée, est celle du transfert de fonds de la part du migrant à sa famille restée au pays. Selon la Banque mondiale (BM), « à l'échelle mondiale, les envois de fonds représentent plus du double de l'ensemble de l'aide au développement et, pour beaucoup de pays, constituent leur principale source de devises ». « Selon les chiffres officiels, poursuit la BM, les envois de fonds aux pays en développement en 2008 se sont élevés à approximativement 305 milliards de dollars. » Toujours selon la Banque mondiale, 28,5 milliards de dollars de fonds ont été envoyés par des canaux officiels par les migrants dans la zone Moyen-Orient-Afrique du Nord. Des fonds qui ont un impact important sur l'économie des pays puisqu'ils représentent, selon les cas, entre 2 et 20 % du PIB (voir cadre).
« Pour mettre les choses en perspective, l'impact sur les familles, des fonds envoyés par 200 millions de migrants s'élèvent à 400 milliards de dollars reçus par 200 millions de foyers, souligne Manuel Orozco. Pour ces foyers, ces fonds représentent 50 % de leurs revenus et leur permettent d'accroître leur épargne et de mobiliser leur argent pour investir. » Investir dans une maison ou dans des petits commerces. « Entre 5 et 10 % des envoyeurs et receveurs de fonds investissent une moyenne de 5 000 dollars sur un cycle de 5 ans », ajoute l'expert.
Étant donné l'importance des transferts, quel a été l'impact de la crise économique mondiale ? « L'effet varie selon les endroits. Dans la zone européenne, les migrants en Espagne ont le plus souffert et au moins 25 % d'entre eux ont perdu leur emploi. Dans d'autres pays, la sévérité de la crise est moins forte, mais de manière générale, l'envoi de fonds a baissé de 10 % », affirme Manuel Orozco. La Banque mondiale indique, quant à elle, que les flux d'envois de fonds vers les pays en développement devraient diminuer moins que prévu initialement, pour s'établir à 317 milliards de dollars en 2009, contre 338 milliards de dollars en 2008.
Au-delà de la question des transferts de fonds, l'impact des migrants sur le pays d'origine prend diverses formes. « La consommation de biens et de services a également un impact : 90 % des migrants consomment des biens de leur pays d'origine. » Par ailleurs, les migrants sont philanthropes puisque 10 % d'entre eux, selon M. Orozco, organisent des associations pour aider leur communauté d'origine. « Plus important encore est l'impact que leurs petits projets ont sur les communautés locales », ajoute-t-il.
« Aujourd'hui, nous lançons également, à travers Migration II, une réflexion sur la diaspora et les moyens qu'elle a d'apporter une contribution au pays d'origine », renchérit Isabelle Mihoubi-Astor. Cela n'implique pas, pour autant, un retour du migrant. « Il existe aujourd'hui un consensus entre les pays Meda et l'UE sur la nécessité de favoriser la mobilité du migrant afin que ce dernier puisse contribuer au développement. En donnant, par exemple, des cours à la fac ou en partageant son expertise dans son pays d'origine. Une mobilité qui permet de sortir de toute dialectique rigide et de placer le migrant dans une position où il doit choisir entre ici et là-bas », explique Mme Mihoubi-Astor, qui lance toutefois une mise en garde : « Le migrant peut apporter beaucoup, mais il ne faut pas croire que ce sont les migrants qui vont régler tous les problèmes de développement d'un pays. »
D'où la mise en place, explique la responsable, de programmes de codéveloppement cofinancés par une organisation internationale, les autorités du pays d'origine ou les autorités du pays d'accueil. « Là aussi, nous faisons attention à ce que ces initiatives s'intègrent dans un programme national de développement, et non en parallèle », ajoute-t-elle.
Impact sur le pays d'accueil
Le 1er mars, le collectif « 24 heures sans nous, une journée sans immigrés », appelait à une mobilisation symbolique pour « démontrer l'apport indispensable de l'immigration » à la France. Une initiative, également suivie en Italie et en Grèce, qui visait à jeter une autre lumière sur le phénomène migratoire trop souvent uniquement perçu comme une menace. Un problème qui relève notamment de la communication politique, mais tient aussi au fait que l'apport des immigrés au pays d'accueil est rarement mesuré. Néanmoins, souligne Isabelle Mihoubi-Astor, « les migrants apportent à l'Europe ce qui lui manque ». Au plan démographique d'abord. « Aujourd'hui, il existe une complémentarité entre les pays Meda et l'UE à la démographie déclinante », explique la responsable. « Les migrants représentent aussi une source importante de main-d'œuvre pas chère qui permet aux entreprises de rester compétitives. Ils maintiennent aussi une activité économique vibrante qui bénéficie au marché local et accroît les échanges commerciaux », ajoute Manuel Orozco.
Certes, le phénomène migratoire suscite des débats, notamment sur les questions d'identité et d'intégration. Il n'en demeure pas moins que les migrations recèlent un potentiel fort en termes de développement, aussi bien pour les pays d'accueil que pour les pays d'origine. Potentiel dont la réalisation dépend largement des conditions dans lesquelles les migrations ont lieu.
Par Émilie SUEUR - article Eurojar publié dans le quotidien libanais L’Orient Le Jour - le 15 mars 2010
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Les migrations méditerranéennes en quelques données
Selon un rapport établi en 2008-2009 par le Centre Robert Schuman, sous la direction de Philippe Fargues, sur les « migrations méditerranéennes », « les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée (SEM) compteraient 12,7 millions d'émigrés, définis comme des personnes nées dans un pays du SEM avec la nationalité de ce pays et résidant actuellement dans un autre pays, quelle que soit leur nationalité présente. Ces émigrés se répartissent entre 8,2 millions (64,7 %) dans l'UE, 2,7 millions (21,4 %) dans les pays arabes et 1,7 million (13,7 %) dans d'autres régions du monde ».
Selon le même rapport, la proportion de jeunes aspirant à émigrer ne cesse de croître. « En Palestine, une enquête menée en 2007 par le Bureau central des statistiques montre que le tiers des jeunes de 10-29 ans (45 % des garçons et 18 % des filles) pensent émigrer. » Pour des raisons politiques, bien sûr, mais également pour des raisons économiques, d'emploi, d'absence de liberté et de déficit de gouvernance, communes à tous les pays de la région. En Tunisie, « les enquêtes nationales auprès de la jeunesse, menées depuis 1996, donnent des résultats particulièrement significatifs : entre le milieu des années 1990 et celui des années 2000, le proportion de jeunes qui manifestent un désir d'émigrer est passée de moins d'un quart à plus des trois quarts (75,9 %). (...) Entre le désir d'émigrer et sa réalisation, toutefois, il existe une distance que les enquêtes ne permettent pas d'estimer », peut-on lire dans le rapport de Philippe Fargues.
Selon le recueil de statistiques 2008 de la Banque mondiale, 28,5 milliards de dollars de fonds ont été envoyés par des canaux officiels par les migrants à leur pays d'origine dans la zone Moyen-Orient-Afrique du Nord, contre 12,9 milliards de dollars en 2000. Les dix pays de la zone Moyen-Orient-Afrique du Nord, bénéficiant d'envois de fonds en 2007 sont l'Égypte (5,9 milliards de dollars), le Maroc (5,7 milliards de dollars), le Liban (5,5 milliards de dollars), la Jordanie (2,9 milliards de dollars), l'Algérie (2,9 milliards de dollars), la Tunisie (1,7 milliard de dollars), le Yémen (1,3 milliard de dollars), l'Iran (1,1 milliard de dollars), la Syrie (0,8 milliard de dollars), la Cisjordanie et Gaza (0,6 milliard de dollars).
Par ailleurs, les dix pays bénéficiant d'envois de fonds en 2006 (en % du PIB) sont le Liban (22,8 %), la Jordanie (20,3 %), la Cisjordanie et Gaza (14,7 %), le Maroc (9,5 %), le Yémen (6,7 %), la Tunisie (5 %), l'Égypte (5 %), Djibouti (3,8 %), la Syrie (2,3 %) et l'Algérie (2,2 %).
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Festival Euromed Music, Hongrie, Pologne et Serbie

Common Routes of Euro-Mediterranean Music (CREMM) appelle les musiciens professionnels (pas les groupes) et les promoteurs de musique à participer à l’Euromed Music Festival, qui se tiendra en Hongrie, en Pologne et en Serbie du 3 au 13 juin 2010. CREMM est une initiative qui vise à mettre en contact la scène musicale internationale d’Europe avec son voisinage du sud de la Méditerranée, à encourager les productions artistiques communes qui promeuvent une fusion, et donc à promouvoir le richesse et la diversité de la région euro-méditerranéenne.
45 musiciens originaires de divers pays d’Europe et du Sud de la Méditerranée participeront à l’événement. Suivant la programmation du festival, 9 groupes multinationaux seront formés, ils prépareront leur représentation lors d’un atelier de 5 jours à Budapest, puis joueront pour les publics hongrois, serbe et polonais. L’idée est de montrer comment la musique peut être un outil de médiation entre les cultures.
Les aspects suivants seront pris en considération durant la phase de sélection :
- Le musicien qui présente sa candidature doit être citoyen de et résider dans l’un des pays euro-méditerranéens ou en Serbie ;
- Le candidat doit attester de son expérience professionnelle et jouer au moins d’un instrument acoustique ou être chanteur/chanteuse ;
- Les candidats ayant des expériences qui combinent différents styles musicaux et/ou qui ont joué avec des groupes associant des styles musicaux divers et variés, notamment le jazz, le folk et la musique world seront privilégiés.
- Il n’y a pas de limite d’âge.
Date limite: 31 mars 2010.
Procédure:
1. S’inscrire au CREMM
;
2. Envoyer une biographie en anglais et/ou français, ainsi que des photos à : info@cremm.com
3. Télécharger au moins 3 morceaux de musique (max 20 MB).
Plus d’informations :
http://cremm.com/articles/48
Source Babelmed.net - mars 2010

"L'EUROPE, LES ETATS-UNIS ET LA MEDITERANNEE" - Forum de Paris / Edition 2010 - 9 et 10 avril 2010

Tous les ans, le Forum rassemble des intervenants issus de multitudes de paysages nationaux culturels, politiques. L'Europe, les Etats-Unis et la Méditerranée. Trois entités si différentes mais qui se répondent et dont les destins sont inséparables.
Comment peuvent-elles travailler ensemble pour régler les tensions récurrentes au Proche et Moyen-Orient? Comment peuvent-elles s'allier pour le développement économique et social des deux rives de la Méditerranée?
Citoyens engagés, décideurs d'aujourd'hui et de demain, le Forum de Paris vous ouvre ses portes pour débattre de ces questions. Venez, vous aussi, dialoguer pour construire.
Plus d'info et incription : http://www.forumdeparis.org/

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lundi 15 mars 2010

Le Salon méditerranéen «TEXMED Tunisia 2010»,

Le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), le Centre Technique du Textile (CETTEX) et la Fédération nationale du Textile (FENATEX) organisent du 16 au 18 juin 2010 courants, le 11ème Salon méditerranéen du textile-habillement, «TEXMED Tunisia 2010».
Regroupant 250 exposants représentants plusieurs pays de la Méditerranée, «TEXMED Tunisia» est devenu un espace propice pour s’informer des dernières créations dans le secteur du textile-habillement s’adressant aux décideurs, fournisseurs, représentants de grandes surfaces, centrales d’achat, fournisseurs et distributeurs.
Réunis mardi à Tunis, les organisateurs du l’édition 2010 de «TEXMED Tunisia» ont souligné que ce salon sera une vitrine complète des produits textile-habillement tunisiens, d’autant plus qu’il présentera l’offre Euromed diversifiée et complémentaire ainsi que les différentes filières du textile dont le design, la création, le prêt à porter et les services.
Le Salon méditerranéen du textile-habillement comportera également un volet scientifique, avec des séminaires et rencontres professionnelles. Un défilé de mode sera également organisé dans le cadre de la 11ème édition du salon.
En marge de ce salon, 7 villages d’exposition s’ouvriront à 3000 visiteurs dont 600 étrangers, en proposant des créations et nouveautés du jean et sportwear, prêt à porter, maille, lingerie et balnéaire, vêtements professionnels, tissus et accessoires de mode et chaussures…
Notons que la Tunisie, 5ème fournisseur de l’Union européenne (UE) en matière d’habillement et 2ème en lingerie féminine et tenues professionnelles, compte 1000 entreprises étrangères opérant dans le secteur du textile-habillement.
Elle est également le 3ème fournisseur de l’UE pour tout ce qui est jeans, 4ème en pantalons et 5ème en matière de prêt à porter.
Par Infotunisie.com - mars 2010

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Horizon 2020, une initiative globale pour lutter contre la pollution de la Méditerranée

Lancée en 2006, l'initiative Horizon 2020 vise à promouvoir une véritable stratégie globale pour la dépollution de la Méditerranée en catalysant la coordination entre les différents acteurs du pourtour méditerranéen.
L'environnement du pourtour méditerranéen est reconnu comme l'un des plus riches mais aussi l'un des plus vulnérables au monde. « La biodiversité très spécifique de la zone compte 10 % des espèces connues de végétaux pour un territoire qui ne représente que 1,6 % de la surface terrestre. De plus, elle compte 7 % des espèces marines sur moins de 0,8 % de la superficie totale des océans », peut-on lire dans le rapport « La Méditerranée à l'horizon 2020 » publié en 2006 par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne.

« Sur les 25 000 espèces connues de plantes méditerranéennes (ce qui correspond à 9,2 % des espèces identifiées de par le monde sur un territoire représentant seulement 1,5 % de la surface terrestre), la moitié sont particulièrement bien adaptées notamment aux périodes sèches et ne se trouvent nulle part ailleurs dans le monde (espèces endémiques) », peut-on également lire dans le rapport Eurostat publié deux ans plus tard et intitulé « La région méditerranéenne : un haut lieu de biodiversité ».
Or, selon ces deux rapports, cette richesse est gravement menacée. « La région méditerranéenne est l'un des 25 « points chauds » de la planète, possédant des zones biogéographiques parmi les plus rares au monde et une biodiversité de première importance. Les « points chauds » pour la biodiversité se caractérisent à la fois par des niveaux exceptionnels d'endémisme végétal et des niveaux critiques de pertes d'habitats (d'au moins 70 %) », lit-on dans le rapport 2008.
À l'origine de cette menace, le trafic maritime et les activités humaines. La Méditerranée accueille plus de 30 % du trafic du fret maritime international. « Accidentelles ou non, les pollutions par les hydrocarbures sont très importantes. La flotte méditerranéenne est peu contrôlée alors qu'elle transporte des matières dangereuses (20 à 25 % du transport maritime d'hydrocarbures) », selon le rapport 2006. En ce qui concerne les activités humaines, sont en cause le développement urbain, l'industrialisation mais aussi le tourisme. Ce dernier est considéré comme l'une des plus importantes sources de pression sur les écosystèmes et donc sur la biodiversité au niveau du bassin méditerranéen.
La pollution de la Méditerranée est non seulement une menace de très grande ampleur, mais également un problème qui ne connaît pas de frontières et concerne tous les pays du pourtour.
Pour s'attaquer sérieusement à la pollution de la Méditerranée, il fallait donc voir grand. Ce qui fut fait en 2005. Au mois de novembre de cette année-là, alors que l'on célébrait, dans le cadre du sommet de Barcelone, le 10e anniversaire du partenariat euro-méditerranéen, les partenaires se sont engagés à « adopter un calendrier réaliste pour la dépollution de la mer Méditerranée d'ici à 2020, assorti des moyens financiers et techniques nécessaires à sa mise en œuvre ». Cet engagement a été baptisé « Horizon 2020 ». Le but de cette initiative étant de réduire le degré de pollution de la région en identifiant et en s'attaquant à ses sources les plus significatives d'ici à 2020. Pour ce faire, « Horizon 2020 » a été conçu comme une initiative-parapluie visant à accroître et à catalyser la coordination entre les différents acteurs du pourtour méditerranéen. Sous le parapluie d'Horizon 2020 (H2020) se retrouvent toute une série d'organismes et de programmes bilatéraux et régionaux, qui ont une expertise à apporter à la lutte contre la pollution de la Méditerranée. En particulier, le Plan d'action pour la Méditerranée (PAM) du programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et tous les travaux développés depuis son lancement en 1975, comme la Stratégie méditerranéenne pour le développement durable (SMDD). « H2020 ne vise pas à financer des projets. À partir des structures existant déjà, nous aidons à développer une approche régionale, à mettre en contact tous les acteurs qui peuvent être impliqués dans un projet », note Andrew Murphy expert de la direction générale de l'environnement à la Commission européenne. « Il existe effectivement déjà une multitude de projets ciblés. Mais ce sont souvent des projets limités géographiquement et dans le temps. Avec Horizon 2020, nous élaborons une véritable stratégie pour la dépollution de la Méditerranée, nous établissons une véritable politique pour une action globale », ajoute-t-il.
H2020 se caractérise, en outre, par la mise en place d'une feuille de route qui définit des actions, donne un calendrier pour la réalisation de ces actions et précise qui est responsable de l'aboutissement de ces actions. « Dans le cadre d'Horizon 2020, la question de la responsabilité (des bailleurs de fonds et des parties prenantes) est essentielle », insiste Andrew Murphy. Cette feuille de route a été formée et approuvée en novembre 2006 par les ministres de l'Environnement euro-méditerranéens réunis au Caire.
Premier bilan
En 2009, alors que prenait fin la première phase d'Horizon 2020, un premier bilan de l'initiative a été dressé. L'une des plus grandes réussites est le programme d'investissement « zones sensibles » pour la Méditerranée (MeHSIP), estime M. Murphy. Dans le cadre d'Horizon 2020, était prévue une collaboration entre la Banque européenne d'investissement (BEI) ou la Banque mondiale et des pays donateurs en vue de sélectionner les projets susceptibles d'avoir la plus grande incidence sur les niveaux de pollution en Méditerranée. Le travail d'identification des investissements prioritaires a été mené par la BEI en coopération avec le plan d'action pour la Méditerranée (PAM). Les activités du MeHSIP visent principalement à fournir un soutien à Horizon 2020 et aux pays partenaires dans le domaine de la mise en œuvre des projets d'investissement prioritaires en matière de dépollution. Les premiers résultats du MeHSIP ont été présentés en 2008. Des résultats qui ont incité un groupe de donateurs à accroître leurs contacts et leur coordination sur les projets mentionnés par le MeHSIP.
Horizon 2020 s'attache également à promouvoir des opérations de renforcement des capacités (capacity building). Un certain nombre d'activités, conférences ou études ont été organisées en ce sens. Plus d'activités sont également prévues pour les prochaines années sur la base d'une approche structurée d'évaluation des besoins pour le renforcement des capacités au niveau régional, subrégional et national. De manière générale, les structures d'Horizon 2020 sont, trois ans après son lancement, totalement opérationnelles. Par ailleurs, la totalité des 27 actions inscrites sur la feuille de route en novembre 2006 ont été lancées. Dix d'entre elles ont été menées à leur terme. Des progrès rapides ont notamment été enregistrés au niveau de la réduction de la pollution grâce au travail réalisé par le PAM.
Reste que la route est encore longue. Et les défis à relever importants, notamment en ce qui concerne la coordination entre tous les acteurs du programme. Les défis sont également d'ordre politique.
La dépollution de la Méditerranée faisait en effet partie des six priorités soutenues par les chefs d'État méditerranéens réunis à Paris en juillet 2008 pour le lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM). « Le lancement de l'UPM a donné un nouvel élan à Horizon 2020 », explique Andrew Murphy. L'UPM a notamment permis l'expansion géographique du processus euro-méditerranéen aux États du Sud-Est de l'Europe et la Turquie. Depuis son lancement, l'UPM se heurte toutefois régulièrement à des obstacles d'ordre politique. Horizon 2020 en est-il ralenti ? « Le ralentissement de l'UPM n'entrave pas directement Horizon 2020. Mais nous perdons le bénéfice d'un impact positif. Et ceci est fort dommage », conclut M. Murphy.
Par Émilie SUEUR article Eurojar publié dans le quotidien libanais L’Orient Le Jour - le 15 mars 2010
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Plan Solaire Marocain : objectif 2GW d’énergie solaire pour 2020

Mercredi 10 mars 2010, Jean Louis BORLOO, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer et Amina BEN KHADRA, Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement du Maroc, présentaient à Paris, face à un parterre d’entreprises françaises, le Plan Solaire Marocain.
Le Plan Solaire Marocain s’insère parfaitement dans le Plan Solaire Méditerranéen. Ce pilier phare de l’Union pour la Méditerranée (PSM), se fixe pour ambition de développer des centrales électriques utilisant les énergies renouvelables au Sud et à l’Est de la Méditerranée, pour une capacité additionnelle de 20 Gigas Watts (GW) d’ici 2020.
L’électricité ainsi produite aurait pour vocation à répondre aux besoins croissants des pays du Sud de la Méditerranée et d’aider l’Europe à assurer son indépendance énergétique face aux énergies fossiles.
Le Plan Solaire Marocain affiche comme objectif la construction, entre 2015 et 2019, d’une capacité de production électrique utilisant l’énergie solaire de 2GW, soit un dixième des objectifs du PSM.
Sa mise en place semble imminente puisqu’un premier appel d’offres devrait être lancé cet automne afin de construire et d’exploiter plusieurs centrales d’une capacité de 500 Méga Watts à Ouarzazate.
Au-delà de marquer l’engagement du Maroc dans la lutte contre le réchauffement climatique, le choix de faire cette annonce en présence du Ministre d’Etat français chargé de l’environnement peut être interprété comme un signal fort adressé aux entreprises françaises.
Par Frédéric Ichay - LeFigaro.fr - le 15 mars 2010

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dimanche 14 mars 2010

Colloque annuel: Les frontières de la paix en Méditerranée

Colloque annuel: Les frontières de la paix en Méditerranée
Programmé le 17 mars 2010 au CRDP de Montpellier, il aura comme objectifs:

- Définir les espaces concernés à plusieurs échelles : la mer, certes, les pays riverains concernés parce que riverains, mais aussi tous les Etats du monde, sans oublier l’Europe. - Il s’agit de penser et de défendre la paix et donc d’inviter les partenaires de la Défense à nous expliquer les forces en présence et les accords complexes qui lient la France et l’Europe et construisent le multilatéralisme, garant de la paix démocratique. Le problème des frontières.
- L’Histoire du temps présent convoque le questionnement des passés plus lointains «des méditerranées», et invitent là aussi à la complexité d’une identité plurielle ; la construction de la paix autour de mémoires partagées d’une rive à l’autre, invitent à penser le désir et la nécessité du «vivre ensemble» autour de problèmes communs qui risquent d’être le germe de conflits futurs (biodiversité, eau, transports, flux humains etc)
- Les ateliers prendront en compte les programmes d’enseignement, les démarches pédagogiques possibles et le partenariat mis en œuvre dans le cadre des trinômes académiques.
Le programme de la journée (pdf, 97 Ko):

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Un centre euro-méditerranéen de l'innovation

Le deuxième sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM), prévu début juin prochain à Paris, aura à se prononcer sur la constitution d'un espace euro-méditerranéen de l'innovation axé sur la création d'emplois et la mobilité des hautes compétences, a annoncé mardi le vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), Philippe de Fontaine Vive, au terme d'une conférence à Tunis.
Ce projet, considéré comme "une priorité" pour l'entité méditerranéenne initiée par le président français Nicolas Sarkozy, "devra s'articuler sur des actions concrètes", a-t-il suggéré. Il sera examiné auparavant par les ministres des Finances de l'Union européenne lors d'une réunion prévue le 18 mai à Bruxelles.
Centrée sur les problématiques de la recherche-développement et l'innovation en Méditerranée, la conférence de Tunis, organisée par la FEMIP, bras financier de la BEI, et le gouvernement tunisien, a regroupé pendant deux jours, des représentants des secteurs privés et publics, de la société civile, ainsi que des universitaires et experts internationaux de plusieurs pays des deux rives de la Méditerranée.
Au coeur du débat: "le financement nouveau de l'économie de la connaissance" pour pallier le manque de ressources dont souffrent actuellement ces "secteurs émergents en Méditerranée".
Selon le responsable de la BEI, les conclusions qui en sont issues "aideront à définir les orientations futures de l'UPM". "Optimiste", M. de Fontaine Vive estime que l'UPM est "en marche" et tend à dépasser les tensions de l'après-Gaza, en référence à l'offensive israélienne dans le territoire palestinien fin 2008-début 2009.
Par AP et le Nouvelobs.com - le 13 mars 2010

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mercredi 10 mars 2010

8ème réunion des ministres de l'Agriculture du Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM)

La disponibilité en eau est la question clé pour les agriculteurs de la Méditerranée à cause du changement climatique. Lors de la 8ème réunion des ministres de l'Agriculture du Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM), tenue à Istanbul, la ministre espagnole de l'environnement et des affaires rurales et maritimes, Elena Espinosa, a souligné l'importance de la mise en œuvre des politiques qui encouragent le secteur agricole à s'adapter au changement climatique.
La ministre a dit que la baisse de la disponibilité en eau a été l'une des principales conséquences du changement climatique pour l'agriculture des pays méditerranéens, et a souligné que l'eau est un élément essentiel pour améliorer la sécurité alimentaire, augmenter la productivité des cultures et promouvoir le développement économique des zones rurales. Elle a ajouté que les économies d'eau ne seraient pas suffisantes, et que la réutilisation des eaux usées et le dessalement, si possible, seraient nécessaires, soulignant la nécessité de continuer à explorer de nouvelles méthodes pour avoir ces ressources avec le moins possible d'énergie afin de réduire leurs coûts et leurs conséquences environnementales. Les débats de la réunion ont porté sur "Les effets du changement climatique sur la sécurité alimentaire et la sûreté alimentaire dans la région méditerranéenne et les mesures à prendre.
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mardi 9 mars 2010

Euromed : La société civile doit rester une force de proposition

La société civile doit rester une force de proposition dans l'espace euro-méditerranéen, a souligné le président de la plate-forme non-gouvernementale Euromed, le Marocain Abdelmaksoud Rachdi.
A travers un dialogue constructif et responsable entre les acteurs de la société civile et avec les décideurs également, «nous pouvons tous édifier cette espace euro-méditerranéen qui nous rassemble et qui est appelé à se développer pour garantir la paix, la stabilité et la prospérité à ses habitants», a-t-il ajouté dans un entretien à l'agence MAP en marge de sa participation au Forum Anna Lindh qui se tient du 4 au 7 mars à Barcelone.
M. Rachdi a estimé, à ce propos, que ce Forum constitue «une occasion importante de se rencontrer, confronter les points de vue et partager les préoccupations réelles des acteurs de la société civile de l'espace euro-méditerranéen», se félicitant des efforts fournis par la Fondation Anna Lindh pour la création de nouveaux espaces de débats et de dialogue.
Il a ajouté qu'il s'agit également d'une opportunité pour rencontrer les organisations de la société civile qui veulent rejoindre la Plate forme non-gouvernementale Euromed, qui participe à ce Forum en signe de soutien aux efforts de la Fondation Anna Lindh pour la promotion du dialogue interculturel.
Evoquant l'action de la plate-forme non-gouvernementale Euromed, M. Rachdi a fait savoir que cette structure est en train de préparer une série d'événements sur le plan euro-méditerranéen, notamment l'organisation du Forum civil euro-méditerranéen qui se tiendra du 14 au 16 mai prochain à Alicante (Espagne), dans le cadre de la présidence espagnole de l'Union européenne.
Ce Forum, qui verra la participation de plus de 400 acteurs de la société civile, s'articulera autour de la thématique centrale de l'égalité entre le Nord et le Sud de la Méditerranée dans les droits et dans le développement, a-t-il précisé, ajoutant que cet événement sera précédé d'une conférence préparatoire régionale, les 27 et 28 mars à Beyrouth.
Il a indiqué, en outre, que la plate-forme non-gouvernementale Euromed organisera à Barcelone, en partenariat avec l'IEMed, une rencontre débat avec les ambassadeurs des pays euro-méditerranéens et ce, deux jours avant le Sommet de l'Union pour la Méditerranée prévu en juin prochain dans la capitale catalane.
Au programme des prochaines activités, figure également la troisième réunion de la Plate-forme sur les questions de la femme dans l'espace Euromed, (24 et 25 avril, Casablanca), un événement qui a pour objectif la promotion de la création d'un réseau euro-méditerranéen des femmes, a poursuivi M. Rachdi.
Il a souligné que la société civile euro-méditerranéen s'inscrit donc dans une véritable dynamique générale d'interaction entre le Nord et le Sud du pourtour méditerranéen, pour contribuer à l'édification d'un espace commun de paix, de stabilité et de prospérité.
Initié en partenariat avec l'IEMed, le Forum Anna Lindh 2010 connait la participation d'éminents spécialistes dans les domaines politique, culturel et économique de l'espace de l'UPM.
Il s'agit du rassemblement le plus important des acteurs de la société civile des pays de l'Union pour la Méditerranée jamais organisé jusqu'à présent et qui a pour objet la promotion des actions interculturelles, à travers la région méditerranéenne et le débat au sujet des actions à même de favoriser le dialogue, la compréhension mutuelle et la paix.
Par MAP - Lematin.ma - le 8 mars 2010