Translate

jeudi 30 avril 2009

Fruits et légumes : L’Euroméditerranée fait son marché à Perpignan

Perpignan accueille à partir d’aujourd’hui la première édition du Medfel, le salon international des fruits et légumes de l’Euroméditerranée. Manifestation professionnelle destinée à toute la filière, elle a pour ambition de structurer le marché international des fruits et légumes en Méditerranée. Première édition jusqu’à jeudi.
Le Languedoc-Roussillon peut-il devenir la plaque tournante du marché international de fruits et légumes en Méditerranée ? C’est le pari un peu fou que tente en tout cas la Région à partir d’aujourd’hui en inaugurant la première édition du Medfel, « salon international d’affaires de la filière fruits et légumes de l’Euroméditerranée ».

La ville d’accueil de la manifestation n’a pas été choisie au hasard, il s’agit de Perpignan, la cité catalane si proche de l’Espagne mais surtout une place forte pour la filière avec son marché Saint-Charles qui joue les premiers rôles en matière de trafics nationaux et internationaux de fruits et légumes.
Une Europe coupée de son berceau historique
Le pari est osé, mais pas forcément insensé. C’est en tout cas ce qu’expliquera cet après-midi Jean-Louis Guigou, le président de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen.
L’ancien patron de la Datar, qui est aussi un des concepteurs de l’Union Pour la Méditerranée, compare volontiers le monde à une orange. Il ne s’organise plus entre l’Ouest et l’Est, mais entre le Nord et le Sud avec des territoires assimilables à des quartiers d’agrumes. Pour être compétitive dans le monde, l’Europe a besoin de la Méditerranée et de son Sud y compris dans le domaine des fruits et légumes.
Le propos peut surprendre pour qui se souvient des soubresauts suscités dans la filière par l’adhésion de l’Espagne au marché unique européen, tandis qu’aujourd’hui les productions arrivants du Nord de la Méditerranée sont considérées comme des concurrentes sérieuses. Jean-Louis Guigou, lui, préfère parler de « complémentarités », de « synergies », de « différences entre les saisons », autant d’argument en faveur de la structuration d’une zone de libre-échange entre le Nord et le Sud de la grande bleue représentant 22% du PIB mondial.
Ses propos seront sans doute appuyés par Fatima El Hadad-Gauthier, chargée de recherche au Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes (Ciheam) à Paris, qui considère que le développement d’alliances stratégiques entre les entreprises des deux rives est porteur de création de valeur ajoutée pour les deux territoires.
La Méditerranée et l’Europe, le thème sera au centre des débats organisés durant ces deux journées avec notamment la présence de l’essayiste croate Predrag Matvejevitch, auteur de plusieurs ouvrages sur la Méditerranée et l’Europe.
« Les deux rives ont bien plus d’importance sur les cartes qu’emploient les stratèges que sur celles que déplient les économistes » déplore-t-il. Membre du « groupe des sages » auprès de la Commission européenne, l’écrivain et humaniste jette un regard éclairé par l’Histoire et la culture sur l’Union européenne, « coupée du berceau de l’Europe » : la Méditerranée bien sûr.
L’eau, un enjeu méditerranéen
La ressource en eau et sa gestion, constituent également pour l’espace méditerranéen un enjeu considérable, et pas seulement pour ses usages dans l’agriculture.Jean Mangat, vice-président de l’Institut méditerranéen de l’eau et du Plan Bleu s’intéresse aux ressources dont disposeront les méditerranéens en 2025.
Une ressource dont le volume ira en diminuant, alors que la demande ne cessera de croître ; une ressource prise entre réchauffement climatique et pressions accrues de l’urbanisme, de la démographie, du développement économique.
« 2025 est une bonne échelle pour envisager l’avenir » expliquera l’hydrogéologue mercredi matin. Il sera rejoint par Redouanne Choukr-Allah, professeur spécialiste en salinité et nutrition des plantes. Economie d’eau par optimisation de la ressource, exploitations des eaux dites « non conventionnelles », les deux scientifiques explorent les pistes, les solutions qu’il faudra bien mettre en œuvre à l’échelle du bassin méditerranéen pour s’adapter.
Mais, bien entendu, le Medfel se veut tout, sauf un séminaire d’études prospectives, bien que ses débats ne manqueront pas d’intéresser les professionnels. Il sera avant tout le rendez-vous des professionnels de la filière (producteurs, metteurs en marché, importateurs et exportateurs, distributeurs, institutions, etc.). Plus de 200 exposants sont annoncés, venant de la quasi-totalité des régions de France et des pays de la Méditerranée, et pas moins de 4500 badges d’entrée ont été édités par l’organisation. Sud de France export, émanation de la Région Languedoc-Roussillon estime déjà que pour une première édition c’est un résultat prometteur. Ouverture aujourd’hui à 11h00.
Pierre Magnetto - Developpementdurablelejournal.com - le 30 avril 2009

Eaux : Le Sud méditerranéen manquera de ressources

Hydrogéologue, vice-président de l’Institut méditerranéen de l’eau et du Plan Bleu, auteur de plusieurs ouvrages sur l’hydrologie, Jean Margat aborde aujourd’hui ans le cadre du Medfel de Perpignan (salon international d’affaires de la filière fruits et légumes de l’Euroméditerranée), la délicate question de la ressource en eau et de sa gestion à l’échelle du bassin méditerranée.
Quelle est la situation aujourd’hui des sources d’approvisionnement des pays méditerranéens ?
La grosse majorité des sources d’approvisionnement provient des ressources naturelles. Mais quelques pays utilisent des ressources dites non renouvelables, à savoir des réseaux fossiles.
C’est essentiellement la Lybie et en partie l’Algérie. D’autres commencent à utiliser des ressources « non conventionnelles », c’est-à-dire la réutilisation des eaux usées comme le font Israël ou la Tunisie, ou encofe le dessalement d’eau de mer. L’Egypte elle, utilise l’eau de drainage. L’eau qu’elle reçoit du Nil sert deux ou trois fois.
Qu’appelle-t-on exactement les ressources non renouvelables ?
Il s‘agit d’eaux souterraines, en réseau dans des grandes couches profondes, on les appelle aussi eaux fossiles. Ce sont de gros stocks qui ne se renouvellent plus, un peu comme les réserves de pétrole. D’ailleurs on les exploite de façon minière
Autour du bassin Méditerranéen, la ressource est-elle suffisante ?
Les ressources en eau des pays méditerranéens représentent 400 milliards de mètres cubes par an. Mais ce n’est pas à l’échelle globale qu’il faut analyser les problèmes, c’est pays par pays. Il y a en effet de grandes disparités. Par exemple la France n’exploite même pas le dixième de ses ressources, la Turquie est le pays le plus riche en eau, mais il y a au Sud des pays qui ont déjà des besoins en eau supérieurs à leurs ressources. Ce sont ceux-là qui vont s’alimenter en prenant sur les eaux non renouvelables, ou qui vont utiliser le dessalement ou la récupération des eaux usées.
Est-ce que les eaux non conventionnelles représentent une solution pour ces pays ?
Elles représentent un palliatif essentiellement pour l’eau potable. Le dessalement coûte trop cher pour l’irrigation. Certes, on constate un certain nombre de progrès sur le plan technologique, on utilise de moins en moins d’énergie pour le dessalement. Mais le problème de l’énergie demeure quand même. Aussi, les pays qui utilisent le plus le procédé sont soit ceux qui ont des ressources pétrolières comme la Lybie et l’Algérie, soit ceux qui n’ont pas d’autre solution du fait de leur situation géographique comme Chypre ou Malte.
Quelles sont les menaces qui pèsent sur les approvisionnements ?
Il y a les pollutions. Les arrêter relève de l’ordre du possible à condition qu’il y ait une volonté politique et des moyens. Mais le plus préoccupant aujourd’hui ce sont les effets du changement climatique. Même si on ne sait pas les chiffrer précisément, on est sûr que la situation va aller en se dégradant avec des ressources moyennes annuelles de plus en plus faibles et de plus en plus irrégulières.
Ce phénomène va d’abord toucher les pays du Sud de la Méditerranée, mais les pays du Nord ne sont pas à l’abri. Le changement de climat surviendra petit à petit au cours du 21e siècle. On pense que des diminutions de l’ordre de 15 ou 20% des moyennes sont possibles d’ici la fin du siècle. Cette situation touchera aussi les barrages, surtout dans les pays du Maghreb.
Ces ouvrages subissent déjà un processus d’envasement. Beaucoup ne dureront pas plus d’un siècle. Le Maghreb perd en raison de cet envasement l’équivalent d’un barrage de 120 millions de m3 par an. AU 22e siècle il n’y aura probablement plus de barrage contenant de l’eau au Maghreb.
Votre travail c’est aussi de faire de la prospective, est-ce qu’on peut estimer aujourd’hui les impacts de l’urbanisation, de la pression démographique, du développement économique et social ?
On peut faire de la prospective jusqu’à l’horizon 2025, et on commence à essayer d’aller au-delà jusqu’à 2050. Mais, nos seules certitudes concernent l’évolution démographique. Dans les pays du Sud on estime que la croissance démographique sera de l’ordre de 31% d’ici à 2025.
Par ailleurs, autour de la Méditerranée, plus de la moitié de la population est urbanisée et ça va aller jusqu’à 70%. L’autre problème lié à l’augmentation de la population est celui de l’alimentation. Or, les pays du Sud dépendant tous des importations, la demande en eau virtuelle, c’est-à-dire celle utilisée pour nourrir les plantes ou élever le bétail importés, ne cessera d’augmenter.
Que va-t-il advenir de l’activité agricole dans ce contexte ?
Il est vrai que l’agriculture, à l’exception de la France, est dans tous les pays méditerranéens le premier consommateur d’eau. Pour l’avenir, l’objectif est de rationaliser l’utilisation de l’eau à usage agricole. Il y a encore trop de pertes d’eau dans les canaux. On pourrait aussi réduire de moitié les quantités d’eau utilisées pour les cultures en mettant en oeuvre d’autre pratiques d’irrigation comme le goutte à goutte. Si les ressources diminuent, on peut aussi diminuer les besoins en les gérant mieux. Notons aussi qu’il y aura toujours une priorité à l’eau potable par rapport à l’eau d’irrigation.
Est-ce que cela veut dire qu’à moyen ou long terme, on risque de voir dans certains pays des diminutions significatives des productions ?
Il y aura sans doute des choix drastiques à faire. Certains choisiront peut-être d’importer plus de produits alimentaires de base pour continuer de faire de l’agriculture destinée à l’exportation. Chaque pays devra faire ses choix.
Que peut-on attendre des techniques et des technologies, et dans quels domaines ?
On trouvera sans doute des plantes qui consomment moins d’eau, notamment grâce aux recherches sur les OGM, cela fait partie des objectifs de recherche même s’il n’y a pas encore de résultat tangible. Une autre direction de recherche est d’adapter les plantes à une consommation d’eau salée.
Par Pierre Magnetto - developpementdurablelejournal.com - le 29 avril 2009

Présentation à Barcelone des conclusions finales du programme Euromed Marché

Les conclusions finales du programme EuroMed Marché pour la promotion des instruments et mécanismes du Marché Euro-Méditerranéen (2002-2009), ont été présentées mercredi à Barcelone, lors d'une conférence à laquelle ont pris part les représentants des pays de la région Euro-méditerranéenne, dont le Maroc.
La conférence a été également marquée par la présentation des résultats finaux par région bénéficiaire de ce programme EuroMed Marché lancé par l'Union Européenne en mai 2002 et qui a pris fin courant avril 2009.
L'objectif final de cet ambitieux programme est de contribuer à la création d'une zone de libre échange à l'horizon 2010.
Les représentants de pays de la région notamment le Maroc, la Tunisie, l'Algérie, la Turquie, l'Egypte, la Jordanie, le Liban, la Syrie et la Palestine, ont présenté, au cours de cette rencontre Euroméditerranéenne de deux jours, les activités réalisées au niveau régional dans le cadre de ce programme.
C'est ainsi que les représentants des pays de la région ont présenté leurs rapports sur les six domaines prioritaires ayant été couverts durant la cinquième phase du programme EuroMed Marché, à savoir : les Douanes, les règles de concurrence, la marchés publics, les droits de propriété intellectuelle, Audit et comptabilité et services financiers.
Cette Conférence Finale a également offert l'occasion de procéder à l'évaluation du programme Euromed Marché par les partenaires Euro méditerranéens et les Etats membres de l'Union Européenne.
La deuxième et dernière journée de cette conférence, organisée à l'initiative du Centre Européen des régions relevant de l'Institut Européen d'administration publique, dont le siège se trouve à Barcelone, a été marquée par la présentation d'une étude intitulée "vers la zone de libre échange".
L'étude de 460 pages brosse un tableau général du déroulement du programme EuroMed Marché entre mai 2002 et Avril 2009, en passant en revue sa structure, son approche et ses différentes phases et activités.Le programme EuroMed Marché, qui est un outil de la politique euroméditerranéenne de l'Union Européenne, relève du chapitre 2 de la Déclaration de Barcelone (novembre 1995) qui vise la création d'une zone de libre échange à l'horizon 2010 dans la région euroméditerranéenne.
Parmi ses principaux objectifs, l'étude cite la contribution à la création d'une ZLE euroméditerranéenne en 2010 et la promotion d'une coopération économique plus poussée entre l'Union Européenne et ses partenaires méditerranéens, à la fois dans un cadre régional et infra-régional.L'étude, qui passe en revue les différentes phases de ce programme, s'attarde sur la cinquième phase (Janvier 2008-Avril 2008) qui clôt EuroMed Marché et dont le principal objectif était d'analyser les développements dans chacun des six domaines prioritaires abordés tant dans chaque pays partenaire méditerranéen qu'au niveau régional.
Le Maroc a été représenté à cette conférence finale par une délégation d'experts représentant plusieurs départements ministériels et administrations ayant participé au programme EuroMed Marché, comme les ministères du Commerce Extérieur, des Affaires Economiques et Générales et de l'Economie et des Finances, le Conseil de la Concurrence et l'Administration des Douanes et Impô ts indirects.
"Le principal objectif de la participation du Maroc à ce programme est d'évaluer les réformes entreprises bien avant le démarrage de ce processus", a indiqué le Coordonnateur de la délégation marocaine, M. Hassan Benseddik, du ministère du Commerce extérieur.Le programme EuroMed Marché a également permis aux experts marocains de s'enquérir des expériences des autres pays et de comparer les niveaux atteints dans d'autres pays de la région surtout dans des domaines qui nécessitent d'être approfondis comme celui de la Concurrence, a-t-il souligné dans une déclaration à MAP-Barcelone.
EuroMed Marché a été mis en place par l'Union Européenne dans le but d'accompagner les pays du sud dans leur mise à niveau en ce qui concerne la régulation des marchés avec les acquis communautaires, a-t-il précisé, relevant que six domaines prioritaires ont été fixés dans ce programme, il s'agit de la douane, la propriété intellectuelle, les marchés publics, le secteur bancaire, les assurances et la concurrence.
Le programme a également permis aux Etats participants de cerner le fonctionnement de la Zone de Libre échange et de connaître les instruments qui vont aider à sa mise en application, a-t-il encore dit.
MAP - casafree.com - le 30 avril 2009

15 personnalités publient un manifeste pour l'Union pour la Méditerranée

L’enlisement de l’Union pour la Méditerranée (UPM) préoccupe certains. Quinze personnalités éminentes, anciens ministres ou anciens chefs de gouvernement, tous membres du comité de parrainage politique de l'Institut de Porspective Economique du monde méditerranéen, l'IPEMED, créé par Jean-Louis Guigou, viennent de signer un manifeste dans le quotidien français Le Monde.
Ils s’y inquiètent de la panne du processus de l’UPM causée par la guerre à Gaza et lancent un double appel aux responsables des deux rives de la Méditerranée.
« Notre appel est double. Aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, nous disons qu'ils ont une opportunité historique : avec le renouvellement de leur Parlement, de leur Commission, de leur budget et de leur gouvernance, ils doivent avoir pour objectif de mettre en place une ambitieuse politique méditerranéenne commune. Aux chefs d'Etat des rives sud et est, nous disons qu'ils doivent être les acteurs de cette Union pour la Méditerranée ».
Les signataires de l’appel s’adressent également aux chefs d'entreprise des deux rives de la Méditerranée « pour qu'ils intègrent leurs projets de développement dans ce nouvel espace. La croissance de cette région, son avenir et sa place internationale en dépendent. Le monde en a besoin ».
Parmi les signataires, on peut noter Emma Bonino, vice-présidente du Sénat italien, Georges Corm, ancien ministre des Finances libanais, Kemal Dervis, ancien ministre des Affaires Economiques et des Finances turc, Felipe Gonzalez, ancien président du gouvernement espagnol, Mouloud Hamrouche, ancien chef du gouvernement algérien, Alain Juppé, ancien Premier ministre français, Romano Prodi, ancien Président du Conseil italien et ancien Président de la Commission européenne, ou encore l’Egyptien Ismaël Serageldin, ancien vice-président de la Banque mondiale.
Par Econostrum - le 30 avril 2009

mardi 28 avril 2009

L'Union pour la Méditerranée : une opportunité historique

A l'occasion des réunions internationales consacrées à la crise mondiale, nous exprimons notre conviction que la Méditerranée peut être une source de croissance durable pour l'économie mondiale, un nouveau modèle de développement et de relations internationales.
Certes, la guerre à Gaza a plongé l'opinion publique mondiale dans la stupéfaction et le pessimisme. Elle a remis sur le devant de la scène cette image négative d'une Méditerranée source de problèmes pour l'ensemble du monde. Nous pensons qu'il y a erreur ! La Méditerranée peut être une chance !

Au-delà de conflits qui, pour être très douloureux, relèvent d'un passé qu'il faudra solder, le Bassin méditerranéen redevient un des carrefours stratégiques des échanges mondiaux. Il est la porte de l'Europe, avec un énorme potentiel de croissance : le sud et l'est de la Méditerranée, ainsi que l'Afrique subsaharienne.
Pour le grand dessein régional qui associe l'Europe à la Méditerranée puis plus tard à l'Afrique, l'Asie orientale a montré la voie : elle a su construire des relations internationales sur un modèle nouveau, dépassant les approches classiques d'échanges Nord-Sud fondés sur la domination, la délocalisation et le partage inégal. Les pays d'Asie de l'Est ont construit un espace commun fondé sur une économie productive, partageant de plus en plus la valeur ajoutée. Ils jouent au maximum des trois composantes des nouvelles relations internationales : la proximité géographique, la complémentarité, et les solidarités de fait - notamment environnementales.
La crise annonce une mutation fondamentale de l'économie mondiale et de la globalisation jusqu'ici sans régulation sérieuse, donc de nouveaux rapports sociaux et politiques. Cette mutation s'effectue selon trois axes : une économie fondée sur la production de valeurs dans l'économie réelle et non virtuelle ; une croissance économe des matières premières, promouvant de nouvelles activités durables et de nouveaux modes de consommation ; une géographie renouvelée par les solidarités de proximité, en lieu et place de la distinction obsolète entre Nord et Sud.
L'Union pour la Méditerranée doit être relue dans ce nouveau contexte qui appelle instamment à la redéfinition des relations entre les pays européens et les pays des rives sud et est. Tout ce qui manque à la rive nord, le dynamisme démographique, les marchés, l'énergie, on le trouve à quelques centaines de kilomètres au sud ; réciproquement tout ce qui manque au sud, notamment la technologie, l'organisation, et le cadre favorable à l'investissement et la productivité, on le trouve sur la rive nord.
Au-delà de ces nouvelles relations économiques, le Bassin méditerranéen peut être un laboratoire du nouveau modèle de développement, valorisant la diversité de ses civilisations, faisant face ensemble au terrible défi climatique de la région, inventant l'énergie de demain. Les besoins de rattrapage de la rive sud mais aussi ses potentialités sont tels qu'ils sont une occasion exceptionnelle pour l'essor d'industries nouvelles, de nouveaux comportements de consommation requis par la rareté des ressources et le danger climatique. Il est de l'intérêt du monde de voir cette Union se structurer sur ces bases nouvelles.
Nous sommes conscients que de nombreux obstacles se dressent sur ce chemin. En particulier, nous jugeons indispensable que l'Union européenne soutienne de manière plus décisive l'initiative arabe de paix au Proche-Orient. L'Europe se doit également d'aider la nouvelle administration américaine dans ses efforts pour trouver une solution juste au conflit entre Israéliens et Palestiniens en exigeant le respect par l'
Etat d'Israël du droit humanitaire, des résolutions des Nations unies sur le conflit et des conventions de Genève.
Les mutations en cours commandent de mettre en oeuvre les projets qui se multiplient en Méditerranée dans le domaine de l'eau, de la dépollution, de l'énergie et notamment de l'énergie solaire, du transport, des technologies numériques, de la formation, de la santé, des mobilités circulaires. Cela passe prioritairement par la construction d'un espace financier intégré qui assure aux pays du sud et de l'est de la Méditerranée le flot des ressources et d'investissements nécessaires à une véritable convergence économique accélérée des deux rives, ainsi qu'un traité international qui sécurise les investissements et les transactions financières, et débouche sur une cour arbitrale euroméditerranéenne.
Notre appel est double :
- Aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, nous disons qu'ils ont une opportunité historique : avec le renouvellement de leur Parlement, de leur Commission, de leur budget et de leur gouvernance, ils doivent avoir pour objectif de mettre en place une ambitieuse politique méditerranéenne commune.
- Aux chefs d'Etat des rives sud et est, nous disons qu'ils doivent être les acteurs de cette Union pour la Méditerranée.
Il s'adresse aussi aux chefs d'entreprise des deux rives de la Méditerranée pour qu'ils intègrent leurs projets de développement dans ce nouvel espace.
La croissance de cette région, son avenir et sa place internationale en dépendent. Le monde en a besoin.
Les signataires sont tous membres du comité de parrainage politique de l'Institut de prospective économique du monde méditerranéen, l'IPEMed :
André Azoulay, président de la fondation Anna-Lindh (Maroc) ;
Emma Bonino, vice-présidente du Sénat (Italie) ;
Georges Corm, ancien ministre des finances (Liban) ;
Kemal Dervis, ancien ministre des affaires économiques et des finances (Turquie) ;
Felipe Gonzalez, ancien président de gouvernement (Espagne) ;
Elisabeth Guigou, députée, ancienne ministre (France) ;
Abderrahmane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la Banque centrale (Algérie) ;
Mouloud Hamrouche, ancien chef de gouvernement (Algérie) ;
Alain Juppé, ancien premier ministre (France) ;
Fathallah Oualalou, ancien ministre des finances (Maroc) ;
Josep Piqué, ancien ministre des affaires étrangères (Espagne) ;
Romano Prodi, ancien président du conseil, ancien président de la Commission européenne (Italie) ;
Panagiotis Roumeliotis, ancien ministre de l'économie et des finances (Grèce) ;
Ismaël Serageldin, ancien vice-président de la Banque mondiale (Egypte) ;
Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères (France).
Par LeMonde.fr - le 28 avril 2009

Le réseau marocain Euromed des ONG lance un projet novateur

«Monitoring collectif par la société civile du plan d'action UE-Maroc», telle est la dénomination choisie par les responsables au sein du réseau marocain Euromed des ONG à leur projet dont le principal objectif est l'accompagnement et le suivi du plan d'action Maroc-UE.
Les grandes lignes du projet ont été présentées lors d'une conférence de presse tenue récemment à Casablanca. Cette action dont les activités s'étalent sur deux ans, se fixe plusieurs missions. «L'objectif global du projet est l'amélioration du partenariat Maroc-Union européenne.

En outre, notre action vise à renforcer la capacité de la société civile en matière du Monitoring. La formulation d'un rapport sur l'évaluation du plan d'action Maroc-Union européenne figure également parmi les objectifs de notre projet. Il s'agit là d'une action novatrice dans toute la région méditerranéenne», affirme Hamid Lamrissi, coordinateur du Réseau.
Le projet couvre principalement huit domaines en l'occurrence la gouvernance, la justice, la défense des droits de l'homme, les droits basiques, les droits de la femme, les droits économiques, sociaux et culturels, les jeunes et la formation et enfin la culture et le pluralisme culturel.
Au cours de cette année, des commissions thématiques seront mises en place pour le suivi et l'évaluation du plan d'action. Ces commissions seront constituées de cinq personnes représentant cinq structures de la plateforme.

Concernant le domaine des jeunes et la formation, la commission qui sera créée, effectuera des recherches notamment sur la jeunesse et la participation politique ainsi que la jeunesse et l'emploi. «Le Plan d'Action UE-Maroc reprend les réformes entreprises au Maroc et qui couvrent de très larges gammes de secteurs.
Ce Plan sera mis en oeuvre et renforcé par le biais de différentes commissions, dans le cadre de la poursuite de l'accompagnement de ces réformes», a indiqué Jérôme Cassiers, conseiller à la Délégation de la Commission européenne à Rabat.
Le projet piloté par le réseau se décline sur plusieurs axes de travail fixés par les différents partenaires. «Concrètement, nous allons travailler essentiellement sur l'axe de la formation. Ainsi deux sessions de formations seront organisées. La première concerne les instruments juridique et financier alors que la deuxième session sera axée sur le reporting et le monitoring», ajoute Hamid Lamrissi.

Cependant, le rôle du réseau marocain Euromed des ONG ne se limite pas à ce projet. En effet, il se veut un acteur à part entière dans le partenariat Maroc/UE pour apporter une valeur ajoutée dans l'édification de l'espace méditerranéen.
Les membres du réseau veulent faire entendre leur voix aux responsables et s'impliquer davantage dans les politiques du voisinage avec l'Union européenne. En effet, ce réseau qui est un groupement fédérateur de nombreuses associations, a pour but de permettre aux composantes de la société et à ses partenaires d'apporter une contribution positive dans le façonnement des relations Maroc-Union européenne.
L'adhésion du réseau marocain à la plate forme non gouvernementale Euromed, composée d'acteurs de la société civile de la région euro méditerranéen, lui avait permis de renforcer ses outils et ses moyens d'action.

Les objectifs du réseau sont multiples. Il vise notamment à impliquer davantage la société civile marocaine pour qu'elle participe à l'optimisation et à l'amélioration des objectifs fixés par le partenariat Euromed et particulièrement le partenariat Maroc/UE.
Les groupes cibles sont diversifiés notamment les militants de la société civile, les médias, les membres du gouvernement, les représentants de l'union européenne, certaines ONG des pays membres du partenariat Euromed. La communication n'est pas en reste puisque les responsables vont lui réserver une importance particulière.
En effet, l'équipe de pilotage du projet annonce la réalisation dans quelques temps d'un site web ainsi que des forums de discussion. Décidément, les responsables du réseau veulent mettre en œuvre tous les moyens pour garantir la réussite du projet. A noter que le rapport sur le plan d'action Maroc-UE sera réalisé avec la participation d'experts, de parlementaires ainsi que d'observateurs de la délégation de la commission européenne au Maroc.
Les responsables affirment que le projet sera élargi au cours de l'année 2010 pour couvrir plusieurs régions au Royaume.

-------------------------------------------------------------
Historique
Le partenariat entre le Maroc et l'Union Européenne ne date pas d'aujourd'hui. Dès 1962, le Maroc avait amorcé des pourparlers relatifs aux accords commerciaux avec la communauté européenne.
Une série d'autres accords va voir le jour par la suite: accord commercial en 1969, de coopération en 1976, d'association en 1996 qui élargit le domaine du partenariat au dialogue politique, et prévoit la création d'une zone de libre-échange.
La densité et la régularité du partenariat entre le Maroc et l'UE témoignent du chemin parcouru de part et d'autre et de l'accroissement qualitatif et quantitatif des relations entre les deux parties. Bien évidemment, le partenariat entre le Maroc et l'UE est entré dans une nouvelle phase avec l'octroi au Royaume du statut avancé.
L'adoption du document conjoint sur le statut avancé ouvre de nouvelles perspectives.
Par Mohamed Badrane - Lematin.ma - le 28 avril 2009

dimanche 26 avril 2009

Les efforts reprennent pour relancer l'Union pour la Méditerranée

Les efforts diplomatiques pour relancer l'Union pour la Méditerranée chère à la France, en panne depuis le conflit à Gaza, ont repris jeudi lors d'une réunion à Bruxelles de représentants des 43 pays participants.
"Cette réunion aujourd'hui, c'est un très bon signal", a déclaré la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner lors d'une conférence de presse consacrée au bilan de la politique de voisinage de l'Union européenne.
Elle a qualifié de "nécessaire" la rencontre, au niveau des ambassadeurs, "car les uns et les autres doivent se parler franchement sur ce qui est arrivé et sur ce qu'on peut faire pour aller de l'avant" avec l'Union pour la Méditerranée (UPM).
"J'ai toujours dit qu'on ne pourra pas éviter" que "de temps à autre les problèmes politiques" se répercutent sur l'UPM, a-t-elle ajouté, "mais on a créé cette Union parce qu'on voulait justement surmonter les difficultés qui sont là, par des projets concrets qui bénéficient à tous les pays".
A Bruxelles, les pays membres de l'Union pour la Méditerranée se sont retrouvés pour la première fois depuis l'offensive israélienne à Gaza le 27 décembre, pour tenter de relancer le processus.
Le diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, a participé à l'ouverture de la réunion "pour envoyer un message disant que nous sommes préoccupés par cette situation", a indiqué à l'AFP sa porte-parole, Cristina Gallach.
Le partenariat euro-méditerranéen "est une politique essentielle pour le Proche-Orient et pour la politique extérieure de l'Union européenne", a-t-elle indiqué.
La France, qui copréside l'Union pour la Méditerranée avec l'Egypte, s'était félicitée mardi des perspectives de relance de cette Union.
"Nous nous réjouissons, bien sûr, de la tenue de cette réunion, qui sera consacrée au dialogue politique dans le cadre de l'UPM", avait déclaré le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Frédéric Desagneaux.
"Nous espérons qu'elle ouvrira la voie à la relance du travail politique, de mise en place et de consolidation de l'UPM, avec des perspectives notamment de réunion au niveau ministériel dans les mois qui viennent", avait-il ajouté.
L'Union pour la Méditerranée a été lancée en juillet lors d'un sommet à Paris par le président français Nicolas Sarkozy dans le but de relancer, par la réalisation de projets de coopération concrets, le processus de dialogue euro-méditerranéen dit "de Barcelone", né en 1995 et resté largement lettre morte.
BRUXELLES (AFP) - le 26 avril 2009

jeudi 23 avril 2009

Mondialisation : La Méditerranée reste sans union

Les anniversaires ne sont guère propices à de grandes manifestations de joie actuellement. L'An II de subprime. Les six mois de la faillite de Lehman Brothers. La deuxième bougie de feu l'UPM.
UPM ou Union pour la Méditerranée. Un concept, rappelons-nous, qui a vu le jour à Toulon, lors d'un meeting de campagne présidentielle. Puis qui a revu la lumière l'année dernière, en juillet, lors d'une grande réunion, rassemblant tous les principaux leaders économiques et politiques du pourtour du Mare Nostrum. Une réunion qui, au final, comme beaucoup d'autres, a fait couler de l'encre dans les médias, puis, plus grand-chose.
Entre temps, les déboires financiers sont venus jeter un voile sur les beaux discours d'un partenariat euro-méditerranéen. La construction économique devait être le fondement de ce rapprochement, un peu à l'image du modèle européen. Ce serait un premier pas pour avancer sur les grands chantiers communs aux deux rives de la Méditerranée et créer une zone de prospérité partagée.
Les économies européennes ont d'autres chats à fouetter que d'apporter leur soutien financier aux pays de cette zone. Chacun pour soi et les vaches – maigres – seront bien gardées.
Quoique les pays d'Afrique du Nord ne sont pas les plus mal lotis. La croissance du Moyen-Orient devrait être de 3,9 % en 2009 puis de 4,7 % en 2010, selon le Fonds monétaire international. Pas d'effondrement en perspective donc. Entre 1998 et 2007, la croissance moyenne du PIB a été de 4,3 % pour l'Algérie, de 4,4 % pour le Maroc, de 4,8 % pour l'Egypte.
Tout est cependant loin d'être rose pour ces pays, confrontés au défi d'une population active massive, à des tensions politiques grandissantes, et à des besoins importants pour moderniser leurs économies. L'Europe est aujourd'hui de plus en plus concurrencée dans la fourniture de cette enveloppe d'aide par les Pays du Golfe. Les liens sont de moins en moins Nord-Sud et de plus en plus Sud-Sud. Le flux des IDE (investissements directs à l'étranger) issu de pays du Golfe, qui se sont gavés de devises grâce au commerce de leurs hydrocarbures, se tourne vers la construction, les télécoms et la finance de leurs voisins arabes.
La crise a eu raison de l'Union pour la Méditerranée, un projet qui était, dès le départ, controversé. Il ne faut pas s'attendre à ce que le mode de financement de cette union et donc sa raison d'être soit statué rapidement. Les cordons de la Bourse européenne se sont drastiquement resserrés. Et la planche à billets ne marche pas pour tous. Dommage que cette tentative d'ouverture économique passe à la trappe, au moment où le G20 stigmatise les dérives protectionnistes. Là encore, de belles paroles.
Par Alexandra Voinchet - acdefi.com - avril 2009

La Méditerranée, passerelle pour l’audiovisuel

Comme l’écrivait Fernand Braudel, la Méditerranée c’est « …mille choses à la fois. Non pas un paysage mais d’innombrables paysages. Non pas une mer, mais une succession de mers. Non pas une civilisation, mais plusieurs civilisations superposées… Depuis des millénaires, tout conflue vers cette mer, bouleversant et enrichissant son histoire… ».
Aujourd’hui, avec près de 460 millions d’habitants, 150 millions d’internautes, et plus de 600 chaînes de télévision, c’est naturellement sur les ondes, les écrans et le réseau que la Méditerranée écrira la nouvelle page de cette histoire.
A l’heure où les chefs d’Etats européens et méditerranéens, qui se sont réunis à Paris le 13 juillet prochain, entendent donner un nouveau souffle à la relation séculaire des pays du Nord et du Sud méditerranéens, les défis sont naturellement multiples : sécurité, développement durable, éducation, questions énergétiques et alimentaires aussi, peut-être.
Mais en amont, cette vaste entreprise devra se fonder, en la réinventant, sur la tradition d’échanges sur laquelle l’espace méditerranéen s’est bâti et développé. Lors de sa visite officielle en Algérie, en décembre dernier, le Président de la République déclarait:« La Méditerranée ne se place à l’avant-garde de la civilisation mondiale que lorsqu’elle sait brasser les hommes et les idées ». Porter aujourd’hui cette ambition est impensable, et surtout impossible, sans inscrire la société de l’information – médias, audiovisuel, technologies numériques – au cœur de la réflexion et de l’action qui vont être conduites demain.
Dès 1995, la conférence de Barcelone soulignait la nécessité d’un « renforcement du rôle des médias dans le développement du dialogue interculturel ». La radio, la télévision et aujourd’hui l’Internet sont évidemment de puissants miroirs de la diversité culturelle. Parce qu’ils sont de formidables vecteurs de savoirs et de connaissance, ils sont aussi les plus sûrs relais des valeurs dont la Méditerranée est le creuset depuis plus de trois mille ans : l’égalité et la justice, la tolérance et le progrès, la démocratie et les droits de l’Homme…
Et comment ne pas être convaincu du rôle irremplaçable que les médias jouent dans la lutte contre toutes les formes d’obscurantisme ou d’intégrisme, et dans la promotion des libertés de croire, d’informer, de s’exprimer? Les images sont devenues notre langue commune. Il est urgent de les inscrire, aussi, dans une politique commune, qui en incite la production, la diffusion et la circulation dans cette région du monde. A l’ère du numérique, ignorer cette exigence serait une négligence et même une erreur.
Certes, les programmes Euromed initiés par l’Union européenne ont contribué à l’émergence d’un secteur audiovisuel en Méditerranée. C’était nécessaire, mais ce n’est plus suffisant. Traversés hier encore par de profondes disparités, les paysages audiovisuels méditerranéens sont aujourd’hui confrontés à des enjeux similaires et convergents : l’arrivée d’Internet et de la télévision numérique terrestre, l’explosion spectaculaire des télécoms, la fin des monopoles publics, la concurrence exacerbée entre les secteurs public et privé, mais aussi entre les télévisions nationales et internationales – notamment dans le domaine de l’information –, le besoin toujours plus affirmé d’une régulation du secteur…
Encore jeune, fragmenté et complexe, l’audiovisuel méditerranéen est résolument un marché d’avenir, qui dispose de ressources productives importantes au service d’un public vaste et captif. L’extrême diversité des acteurs (institutionnels, publics, surtout privés), des réseaux (hertziens, satellitaires, numériques), des défis (politiques, économiques, culturels, financiers) impose d’engager une dynamique que seule l’Union pour la Méditerranée pourra fédérer et incarner.
Comment ne pas porter un ambitieux dessein pour cette mer qui a vu naître les sept Merveilles du Monde ? Alors que la splendeur de ces chef-d’œuvres de pierre ne demeure plus, désormais, que dans la mémoire des hommes – à l’exception du phare d’Alexandrie – le temps n’est-il pas venu que le génie créatif méditerranéen s’incarne aujourd’hui dans des projets qui seront, demain, les sept Merveilles du monde audiovisuel et numérique ? Tentons une énumération.
Tout d’abord, les infrastructures, en développant la fibre optique et ainsi l’accès au haut débit, afin de partager toujours plus d’informations et de créations. Puis la mémoire, avec la mise en ligne d’un grand site d’archives qui présenterait sur la Toile l’ensemble des fonds audiovisuels méditerranéens numérisés.
La formation, évidemment, avec l’ouverture d’une université méditerranéenne des métiers du son et de l’image, qui dispenserait, aux étudiants venus de toute la Méditerranée, des formations reconnues dans l’ensemble du bassin.
La création, bien sûr, avec l’instauration de règles communes garantissant un statut aux artistes, la protection de leurs œuvres contre le piratage, le respect de leurs droits d’auteur et de leur liberté d’expression.
La diffusion, aussi, avec la constitution d’une banque d’échanges de programmes, qui permettrait aux talents et aux œuvres de circuler largement – et plus seulement du Nord vers le Sud – et, pourquoi pas, la création d’une « Arte de la Méditerranée ».
Enfin, la production, avec la généralisation des accords de production, en espérant notamment voir naître un jour un grand feuilleton populaire suivi chaque jour par des millions de femmes et d’hommes sur les deux rives. A la variété des paysages, des mers, des civilisations chère à Braudel, s’ajoute aujourd’hui la diversité des œuvres, des créations et des talents qui s’expriment sur nos écrans. Ils vont, demain, contribuer à faire de la Mare nostrum une Mare numericum, ouverte à son temps et à l’avenir. N’est-ce pas là, aussi, que le projet de la future Union de la Méditerranée prend tout son sens ?
Par Infomaroc.net - avril 2009

La Méditerranée bloquée par l’agression israélienne contre Gaza

Le premier échec de l’Union pour la Méditerranée, née en 2008 lui a été infligé par Israël avec l’agression caractérisée contre Gaza au début de l’année 2009. C’est le constat amer fait par Taïeb Zahar, président du "Forum international de Réalités", à l’ouverture, jeudi 23 avril 2009, de la 12ème session du forum sur les perspectives géopolitiques en Méditerranée : 2010 et après ?
« La Méditerranée est de nouveau en panne de vision, de cohésion et d’action.L’approche selon laquelle l’économique devance et le politique suit, maintes fois tentée par l’UE pour construire la paix au Moyen - Orient n’a plus de sens tellement ce scénario est érodé.La guerre de Gaza a détruit toutes les constructions, toutes les infrastructures tous les projets financés par l’UE et autres pourvoyeurs de fonds, et s’est soldée comme d’habitude par une véritable hécatombe qui n’a épargné ni les enfants, ni les femmes, ni les personnes âgées, dont les morts et les blessés se comptent par milliers.
C’est dans ce contexte dramatique que se sont déroulées les élections israéliennes qui se sont soldées par l’avènement d’un gouvernement d’extrême droite qui a annulé en bloc les engagements pris par le gouvernement sortant et notamment les accords de Nèapolis qui reconnaissaient le principe de la création des deux Etats israélien et palestinien « vivant cote à cote ».
Dés lors la question qu’on se pose et qu’on doit se poser est la suivante : va-t-on laisser Israél hypothéquer l’avenir de la Méditerranée, toute la Méditerranée, pour le laisser suspendu à la seule décision de Tel-Aviv ?
Le défi est lancé à l’ensemble de la communauté internationale, sachant que la paix en Méditerranée conditionne la paix dans le monde, surtout si l’on prend en considération toute la tension qui règne dans les relations entre le monde occidental et l’Iran, précisément à cause d’Israël, et de la sécurité d’Israël pour ne citer que cela sans compter les autres conflits de la région !
Quel prix l’Occident va –t-il continuer à payer pour la sécurité d’Israël qui ? Par son obstination et son entêtement risque de le mener droit vers une guerre dans la région aux conséquences incalculable?Nous sommes donc dans l’impasse et bel et bien dans l’impasse.
Difficile d’entrevoir des perspectives géopolitiques en Méditerranée avec Israël.Si l’on ajoute à ce blocage politique de la région méditerranéenne les énormes problèmes économiques, sociaux, environnementaux, culturels et de sécurité qui sont tous suspendus, d’une manière ou d’une autre, au règlement du conflit israélo-palestinien, on mesure la gravité des défis qui pèsent encore sur l’avenir de la Méditerranée toujours à la recherche de ses équilibres pour pouvoir prendre sa place et jouer le rôle qui lui est dévolu dans la paix et la réussite internationales ».
Pour Abdelhafidh Harguem, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires maghrébine, la distance entre les deux rives de la Méditerranée ne cessent de s’élargir. Les événements survenus à Gaza sont venus se greffer sur une réalité euro-méditerranéenne déjà complexe. Il convient pourtant de porter un regard serein et lucide, en envisageant l’avenir avec optimisme et une volonté politique encore plus nette.
M. Harguem est convaincu que la construction maghrébine et un effort d’investissement important sont à même de contribuer à la stabilité.Le forum qui se poursuivra demain planche sur six problématiques programmées en autant de panels dont "Le libre échange et la Méditerranée", "Les enjeux démographiques et migratoires en Méditerranée", "Les enjeux énergétiques en Méditerranée", "La Méditerranée et la crise économique", "Le rôle des puissances extérieures en Méditerranée : Etats-Unis, Russie, Chine, Japon, Iran etc."Quant à la table ronde, prévue vendredi 24 avril 2009, elle portera sur la laïcité et les crispations identitaires en Méditerranée.
Par Moncef Bedda - Businessnews.com.tn - 23 avril 2009

Méditerranée - Possibilité d'un sommet des chefs d'Etat en 2010

Les ministres des Affaires étrangères des pays de la Méditerranée occidentale, réunis mardi à Cordoue (sud de l'Espagne) dans le cadre Dialogue 5+5, ont «convenu d'explorer la possibilité de convoquer un sommet des chefs d'Etat» des pays de la région en 2010, a annoncé le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos.
Dans une conférence de presse conjointe avec son homologue marocain, , M. Moratinos a indiqué que les pays participant à ce dialogue (Maroc, Mauritanie, Algérie, Tunisie et Libye pour le Sud, Espagne, Portugal, France, Italie et Malte pour le Nord) ont également décidé de convoquer la 8e réunion des ministres des Affaires étrangères en Tunisie.
Lors des travaux de leur 7e réunion, tenue lundi et mardi à Cordoue, les ministres des Affaires étrangères de la région ont examiné plusieurs questions d'intérêt commun, comme la crise économique internationale, l'Union pour la Méditerranée (UpM), la question migratoire, la situation au Proche-Orient et en Mauritanie et les perspectives d'intégration régionale. Ils ont aussi décidé d'élargir le champ de leurs concertations aux questions de l'éducation et du développement durable avec une attention particulière aux énergies renouvelables et à la protection de l'environnement.
Les ministres ont réitéré leur appui à l'UpM en tant qu'initiative «fondée sur les acquis du processus de Barcelone, les principes d'appropriation commune, de coopération et de complémentarité» avec les cadres de coopération régionale existants. Ils ont exprimé leur «volonté de contribuer aux efforts déployés afin de surmonter les obstacles et les défis que devrait relever l'UpM», soulignant l'importance d'avancer «dès à présent dans la définition des institutions, des projets et de leur financement et des mécanismes d'action».
Concernant le conflit israélo-arabe, les ministres soulignent «l'urgence de mettre en application sans délai la solution à deux Etats, Israël et un Etat palestinien viable et souverain, coexistant dans la paix et la sécurité» et lancent un appel pour «la relance substantielle et crédible des négociations pour parvenir à une paix globale, juste et durable sur la base des accords existants».
Avant le début de cette réunion, M. Fassi-Fihri a affirmé que «les pays européens ont une grande responsabilité» pour éviter la répétition de l'agression israélienne contre Gaza, a-t-il dit, soulignant que l'Union européenne «peut faire pression» sur Israël pour l'amener à respecter la légalité internationale.
Concernant la question migratoire, les ministres ont relevé l'importance d'un «effort de cohérence et de complémentarité entre le Dialogue 5+5 et tous les autres forums régionaux et internationaux notamment des travaux développés suite à la première conférence ministérielle Euro-Africaine sur la Migration et le développement qui a eu lieu à Rabat les 10 et 11 juillet 2006» et les autres rencontres qui ont lieu par la suite à Tripoli (2007), Lisbonne (2007) et Paris (2008).
Les participants à cette conférence ont réitéré leur attachement au raffermissement du dialogue et de la concertation en Méditerranée occidentale, exprimant leur souhait que «les réunions sectorielles puissent continuer à se tenir régulièrement, compte tenu de l'importance des questions économiques, de sécurité, de lutte contre la criminalité, le terrorisme et le trafic de drogue, et de l'éducation».
Dans le cadre de l'élargissement de ce champ de dialogue et de concertation, la France et la Tunisie proposent d'organiser durant le second semestre 2009, en France, une conférence des ministres de l'Éducation, alors que l'Algérie se propose d'accueillir une conférence des ministres de l'environnement.
Pour ce qui est des perspectives de coopération et d'intégration régionale, les ministres ont plaidé pour le «maintien et le renforcement de l'élan qui donna lieu à la création de l'Union du Maghreb Arabe et aux initiatives de coopération euro-méditerranéenne».Ils estiment que le Dialogue 5+5 contribue à l'intégration entre les deux rives de la Méditerranée occidentale et au sein des pays de l'UMA.

Coopération exceptionnelle
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, s'est félicité mardi de la «coopération exceptionnelle» existant entre le Maroc et l'Espagne en matière de lutte contre l'immigration illégale et de gestion des flux migratoires légaux. «Le travail accompli dans le cadre de la coopération (en matière d'immigration) entre le Maroc et l'Espagne est exceptionnel», a affirmé M. Moratinos lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue marocain, Taieb Fassi-Fihri, au terme de la 7e réunion des ministres des Affaires étrangères de la Méditerranée Occidentale, tenue lundi et mardi à Cordoue, dans le Sud de l'Espagne.
Le chef de la diplomatie espagnole a relevé l'importance de la coopération entre les pays des rives nord et sud de la Méditerranée en matière de gestion des flux migratoires, étant donné que ces deux blocs régionaux sont des pays de transit et d'accueil de migrants clandestins. Il a, dans ce sens, relevé l'importance d'inscrire cette coopération dans l'esprit de la première conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement qui s'est tenue les 10 et 11 juillet 2006 à Rabat.
Abondant dans le même sens, M. Fassi Fihri a préconisé une approche globale du phénomène migratoire, se basant sur une action tri-directionnelle: la lutte contre l'immigration clandestine, l'encouragement et la gestion des flux migratoires légaux et l'aide au développement dans les pays émetteurs et de transit des immigrés.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a relevé que les pays maghrébins se sont transformés de pays d'émigration en pays de transit puis en pays d'accueil des immigrés de l'Afrique subsaharienne.
Par Lematin.ma - le 22 avril 2009

Bruxelles - Relance de l’Union pour la Méditerranée

Une rencontre informelle est prévue demain à Bruxelles pour tenter de ranimer l’organisation, au point mort depuis sa création en 2008. Une réunion est prévue demain pour tenter de relancer l’Union pour la Méditerranée (UPM) entre les 43 pays membres.
Organisée à l’initiative de Javier Solana, le diplomate en chef de l’Union européenne, cette rencontre va tenter de réunir de nouveau les partenaires européens, arabes et israéliens. « Sans volontarisme, l’UPM risque l’enlisement », a confié un responsable européen au Caire. Pour le moment, les négociations peinent à se mettre en place. Fondée en grande pompe à Paris en juillet 2008 par le président Français Nicolas Sarkozy, l’organisation n’a pour le moment avancé aucune mesure concrète. Dans son programme initial, l’UPM consistait à créer une « union de projets » pour poursuivre le dialogue euro-méditerranéen dit « de Barcelone », commencé en 1995. Et depuis la création de l’UPM, plusieurs dates ont été fixées pour des discussions entre les représentants des Etats membres. Toutefois, elles ont toujours été reportées à cause du climat politique tendu.

La France accusée
Toujours sans secrétariat ni financement, l’UPM est pour l’instant inexistante, surtout depuis l’offensive israélienne dans la bande de Gaza. En effet, les pays arabes refusent de dialoguer avec Jérusalem, dont ils condamnent l’intervention militaire. Pire, les deux pays à l’origine de l’UPM, la France et l’Egypte, sont accusés par les pays arabes radicaux d’être des « complices » objectifs d’Israël dans ce conflit. Pour le moment, la France, l’Espagne et l’Egypte se sont déclaré fin mars favorables à une relance « rapide » de l’organisation. D’ailleurs, l’ambassadeur français en charge de ce dossier, Serge Telle, a affirmé ce week-end le fort désir de la France de relancer l’UPM, dont elle exerce la coprésidence. Reste à attendre la rencontre de jeudi qui pourrait déboucher, en cas de réussite, sur une réunion début mai qui permettrait le dégel officiel du partenariat euro-méditerranéen.
Par Mathieu MERLE - Francesoir.fr - le 22 avril 2009


Où en est l’Union pour la Méditerranée ? Entre les rêves et les réalités

“Où en est l’Union pour la Méditerranée (UPM) ? Entre les rêves et les réalités», a été le thème d’une conférence-débat organisée, jeudi dernier à Casablanca par le Centre de recherches LINKS.
Cette manifestation, qui s’inscrit dans le cadre du 60ème anniversaire de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca, était l’occasion de soulever plusieurs questions sur la réalité et les perspectives de l’UPM entre deux experts en la matière.
D’un côté, Abdelhak Azzouzi, président du Forum de Fès pour l’UPM et défenseur de l’Union et de l’autre, Hassan Abouyoub, expert en commerce international et Ambassadeur itinérant du Maroc. «Il n’y a pas de volonté politique, à l’exception du Maroc, aucun parlement n’a évoqué la question de l’Union pour la Méditerranée» souligne, Hassan Abouyoub. Aucun projet n’est proposé par la rive sud, ce qui relève d’un problème de crédibilité».
Dans le même contexte, Abouyoub a évoqué les trois défis pour les années à venir de l’UPM. Il s’agit de la menace de réchauffement du climat et le chômage de la population de la rive Sud. A cela s’ajoute, le problème de la gouvernance internationale.
«N’achetons pas des choses qui n’ont pas de sens !», a exprimé l’ambassadeur. «Aucun bloc économique dans le monde ne peut donner l’exemple de réussite, à l’exception des pays de l’Union européenne qui sont démocratiques», a-t-il ajouté.
Tout en qualifiant, l’Union pour la Méditerranée de «machine à gaz», qui regroupe d’une part un monde arabe divisé, ne disposant d’aucune superstructure et un Sud incapable de s’affirmer ni de proposer des projets. Abouyoub avance que «les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il y a fort à parier qu’une fois les lampions de la fête éteints, les choses reprendront leur cours normal».
Certains spécialistes ont estimé que l’UPM est un « projet vidé de toute sa substance bien avant d’avoir vu le jour et on se retrouve au bout du compte avec un “processus de Barcelone bis”. Un processus dont il faut convenir qu’il n’a pas donné les résultats escomptés ».
D’autres expliquent plutôt que «Barcelone est paralysé parce qu’il n’a pu bénéficier ni d’un soutien populaire, ni des acteurs non-étatiques». Dans ce sens, Abouayoud suggère que pour avoir des échanges développés entre les deux rives de la Méditerranée, il faut élargir la base de la rive Sud.
Pour sa part, Abdelhak Azzouzi, président du Forum de Fès pour l’UPM, affirme que l’Union constitue la clé de réussite et que «sans solidarité on ne peut rien faire». Avec un capital humain jeune qui atteindra un milliard d’habitants d’ici 2014, notamment, dans la rive Sud et une avancée technologique et financière de la rive Nord, la zone de l’UPM dispose de tous les potentiels pour devenir l’une des zones économiques les plus riches du monde. Le défenseur du projet de l’UPM précise que le processus de Barcelone « n’a pas échoué» et que le projet pour la Méditerranée constitue «un enrichissement de ce processus».
L’universitaire de la Faculté de Droit de Fès. Toutefois reste confiant en la capacité institutionnelle pour la résolution des conflits entre les pays membres de UPM. Par ailleurs, en cette occasion, il invite les Européens à adopter une politique commune à l’égard de la rive Sud notamment, la question du Moyen-Orient.
Il a expliqué, en outre, que le Sud ne souffre d’aucun manque financier et que la création de l’Université de Fès à l’unanimité représente «une richesse pour la ville en particulier et le Maroc en général». Les intervenants ont finalement insisté sur la nécessité d’avoir plus de volonté politique en vue de développer la rive Sud et ne pas parier uniquement sur la question de sécurité de la rive Nord et des projets sectoriels.
Par Infomaroc.net - avril 2009

Mediterra 2009 - " Repenser le développement rural en Méditerranée "

Mediterra 2009, intitulé "Repenser le développement rural en Méditerranée", est le fruit d’une coopération entre le CIHEAM et le Plan Bleu. Comme de nombreuses régions du monde, la Méditerranée prend progressivement conscience que son avenir passe aussi par le développement de ses agricultures et de ses territoires ruraux.
Changement climatique, gestion responsable des ressources hydriques, dynamiques foncières, diversification économique, tels sont les défis pour la durabilité et la compétitivité des agricultures méditerranéennes.
Mediterra 2009 fait ici le bilan des mises en œuvre agricoles et rurales de la Stratégie méditerranéenne de développement durable (SMDD) et apporte un regard neuf sur les politiques déployées en milieu rural.
Recueil d’expertises mutualisées et outil d’aide à la décision, Mediterra 2009 a pour objectif de fournir aux acteurs, aux professionnels et aux chercheurs du monde euroméditerranéen les clés de lecture et les indicateurs stratégiques essentiels sur le développement agricole et rural.Progressivement publié en cinq langues (français, anglais, espagnol, arabe et italien), Mediterra 2009 est le onzième rapport annuel du CIHEAM.
Par http://www.ciheam.org/ - avril 2009

MALGRÉ L'OFFENSIVE SUR GAZA - L'Union pour la Méditerranée cherche un second souffle

Les efforts diplomatiques pour relancer l'Union pour la Méditerranée (UPM) chère à la France ont repris jeudi lors d'une réunion à Bruxelles de représentants des 43 pays participants. C'est la première fois que les pays membres se retrouvent depuis l'offensive israélienne à Gaza le 27 décembre.
"Cette réunion aujourd'hui, c'est un très bon signal", a déclaré la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner. Elle a qualifié de "nécessaire" cette rencontre entre ambassadeurs, "car les uns et les autres doivent se parler franchement sur ce qui est arrivé et sur ce qu'on peut faire pour aller de l'avant" avec l'UPM.
"J'ai toujours dit qu'on ne pourrait pas éviter" que "de temps à autres les problèmes politiques" se répercutent sur l'UPM, "mais on a créé cette Union parce qu'on voulait justement surmonter les difficultés qui sont là, par des projets concrets qui bénéficient à tous les pays". La France, qui copréside l'UPM avec l'Égypte, s'était félicitée mardi des perspectives de relance de cette Union.
"Nous espérons qu'elle ouvrira la voie à la relance du travail politique, de mise en place et de consolidation de l'UPM, avec des perspectives notamment de réunion au niveau ministériel dans les mois qui viennent", avait déclaré le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Frédéric Desagneaux. L'UPM a été lancée en juillet, lors d'un sommet à Paris, par le président français Nicolas Sarkozy dans le but de relancer, par la réalisation de projets de coopération concrets, le processus de dialogue euro-méditerranéen dit "de Barcelone", né en 1995 et resté largement lettre morte.
Par Lepoint.fr - le 23 avril 2009

MED MEM - Vers la création d'un portail multimédia: La Mémoire audiovisuelle de la Méditerranée

La Conférence permanente de l'audiovisuel méditerranéen (COPEAM) a examiné, dimanche au Caire, le projet de lancement d'un portail multimédia sur la "Mémoire audiovisuelle de la Méditerranée" (MED-MEM).
Ce portail multimédia, qui sera opérationnel en 2011, permettra l'accès à des contenus audiovisuels méditerranéens numérisés, organisés de manière thématique et rendant compte d'une histoire contemporaine de la Méditerranée en image.
Financé par la Commission européenne, ce projet permettra la valorisation des archives audiovisuelles en offrant une plateforme de diffusion éditorialiste: des contenus de contextualisation historique et des analyses de documents à vocation pédagogique et culturelle.
Le projet Med-Mem compte 10 télévisions de la Méditerranée, dont la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT), 3 organismes professionnels et des partenaires culturels et scientifiques.
Part de la SNRT
Dans ce cadre, la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision (SNRT) a été chargée de rédiger le manuel de sauvegarde numérique des documents du site qui consiste à expliquer les contraintes, les techniques et le processus pour établir un plan de sauvegarde. Ce manuel sera réalisé par les services des archives de la SNRT.
Elle fournira également le guide de bonnes pratiques juridiques avec le concours du Bureau marocain du droit d'auteur (BMDA) qui a une renommé et une grande expérience dans le domaine.
La SNRT est représentée dans ce projet par Fatima El Moumen, chef de projet, et Abdelwafi El Hammar, responsable des archives à la télévision et représentant de la SNRT au projet Cap-Med.
Délégation marocaine
La délégation marocaine à la COPEAM, qui a clôturé ses travaux dimanche, était composée entre autres du président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), Ahmed Ghazali, de la directrice des relations extérieures à la SNRT, Fatima El Moumen, de Mohamed Allali, professeur à l'Institut des Sciences de l'Information et de la Communication (ISIC), de Mohamed Mamad, directeur des programmes à la 2ème chaîne de télévision nationale (2M) et du président de Maroc-métrie, Abdelhafid Berrada.

AUFAIT/MAP - Maghreb.msn.com - le 20 avril 2009

Terramed - Des acteurs de l'audiovisuel du pourtour méditerranéen veulent lancer une chaîne de télévision

Moins d'un an après la création de l'Union pour la Méditerranée (UPM) voulue par le président de la République Nicolas Sarkozy, les dossiers prioritaires (écologie, développement durable, économie...) semblent enlisés à l'exception du volet audiovisuel qui mobilise toujours les professionnels.
Du 16 au 19 avril, au Caire, quelque deux cents d'entre eux issus de vingt-deux pays du pourtour méditerranéen se sont réunis dans le cadre de la 16e Conférence permanente de l'audiovisuel méditerranéen (Copeam) présidée par Emmanuel Hoog, PDG de l'Institut national de l'audiovisuel (INA).
A l'issue des débats, l'assemblée générale de la Copeam a adopté à l'unanimité une résolution finale comprenant dix grandes orientations, qui sera adressée aux chefs d'Etat et de gouvernement euro-méditerranéens, qui tiendront leur prochain sommet en 2010.
Outre la mise en place d'un cadre juridique et d'un accord-cadre visant à multiplier les projets de coproductions, les trois principales orientations concernent la création d'une chaîne de télévision méditerranéenne, le renforcement des échanges d'information et la réalisation d'un portail Internet consacré aux archives audiovisuelles des pays de la Méditerranée.
"Nous avons un an pour mettre en oeuvre notre projet et je souhaite que cette résolution permette à l'ensemble des acteurs de l'audiovisuel méditerranéen de concrétiser des coopérations et de bénéficier de financements adéquats", a souligné M. Hoog. D'ores et déjà, l'Union européenne s'est déclarée "partie prenante" de ce projet méditerranéen.
Le projet de chaîne "Terramed" dont le siège est à Rome sera bientôt visible à titre expérimental une heure par jour sur RaiNews. Multiculturelle et multilingue (français, arabe, anglais), elle sera diffusée par satellite avec des programmes à vocation méditerranéenne et culturelle dans un esprit de service public.
De son côté, "EuroMed News", la plate-forme d'échanges de programmes pilotée par France Télévisions, sera dotée d'un budget de 2,9 millions d'euros dont la majeure partie sera versée par l'Union européenne. Cette structure veut être "un lien du dialogue interculturel entre les deux rives", à travers la coproduction de reportages, de magazines et de documentaires. "C'est un partenariat "gagnant-gagnant" qui permettra à l'Europe d'avoir une plus grande lisibilité dans les pays arabes et vice-versa", dit Slahedine Maaoui, directeur général de l'Union des télévisions arabes (ASBU).
Quant au portail "Med Mem", qui bénéficiera d'un budget de 1,9 million d'euros, il sera alimenté par 4 000 documents audiovisuels numérisés issus des archives de tous les pays qui voudront bien les céder.
Derrière la volonté politique de faire aboutir tous ces projets, une tension demeure toujours entre les pays arabes et Israël, exclu des discussions. Ce pays n'a donc pas souhaité se rendre dans la capitale égyptienne. Dans la résolution finale, les membres de la Copeam ont tenu à rappeler que depuis sa création, cette institution veut "être un instrument de lutte contre l'ostracisme, le repli sur soi, la xénophobie et toutes les formes d'intégrisme".
Par Daniel Psenny - LeMonde.fr - le 22 avril 2009

samedi 18 avril 2009

La Tunisie exportera de l'énergie verte vers l'Europe

Le projet d'interconnexion électrique sous-marine réalisé dans le cadre du projet ELMED entre la Tunisie et l'Italie a été presenté à l'occasion d'une une table ronde sur « le rôle de l'interconnexion électrique tuniso-italienne dans le développement des énergies renouvelables » et qui fut organisée par le Centre Méditerranéen des Energies renouvelables (MEDREC).
Ce projet d'une capacité de 1000 MW, sera également accessible aux opérateurs privés, désireux d'exporter de l'électricité verte vers l'Europe et ce, jusqu'à hauteur de 200 MW, soit 20% de la capacité totale du projet.
Ce projet vient à point nommé pour inciter les acteurs économiques à exporter l'électricité d'autant plus que la Tunisie vient d'amender (décembre 2008) le cadre réglementaire et incitatif à la maîtrise de l'énergie afin de légaliser l'autoproduction électrique par les énergies renouvelables et par la cogénération.
Cette logique qui va dans le sens du programme quadriennal (2008-2011) pour la maîtrise de l'énergie dont l'objectif est de réduire la demande d'énergie primaire de 20% à l'échéance 2011, pourra être renforcé par une bonne intégration de la Tunisie au réseau de connexion électrique européen.
Sur ce plan, M.Corrado Clini, Directeur Général, au ministère italien de l'environnement, du territoire et de la Mer, a indiqué que l'Italie oeuvrera à intégrer la Tunisie au réseau de connexion électrique européen. Il a précisé que son pays était fortement intéressé par le développement des bio-énergies et de la bio-masse en Tunisie, ajoutant que les nouvelles législations européennes encouragent l'importation d'énergie verte de pays non-européens, de la rive sud de la méditerranée.
Et de conclure en disant que plusieurs investisseurs privés italiens pourraient investir dans le domaine de l'énergie en vue de son exportation vers l'Italie.A signaler que le centre méditerranéen (MERDEC), dont le siège est à Tunis, a pour principale mission de renforcer les capacités, la dissémination de l'information et le développement de projets pilotes dans le domaine des énergies renouvelables, et ce au profit des cinq pays d'Afrique du Nord (Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Tunisie).
Par TAP - espacemanager.com - avril 2009

Lancement du Prix méditerranéen du journalisme

L’édition 2009 du Prix méditerranéen du journalisme de la Fondation Anna Lindh a été lancée officiellement lors d’une session du Forum de l'Alliance des civilisations des Nations Unies à Istanbul, où a aussi été annoncé un cadre conjoint de réponse rapide permettant de répondre aux besoins des journalistes travaillant dans la région méditerranéenne.
Ce Prix est le concours de référence, à l’échelle régionale, pour les journalistes spécialisés dans les questions liées à la diversité culturelle et au dialogue. En plus des journalistes de la presse écrite, cette année, les journalistes travaillant pour la radio, la télévision ainsi que les bloggeurs pourront participer. En outre, et suite à la guerre à Gaza, une mention spéciale sera attribuée pour la meilleure production journalistique sur les « zones de conflits ».
S'exprimant lors de la cérémonie officielle du lancement, Jan Figel, commissaire de l'Union européenne, a déclaré : « Les journalistes jouent aujourd'hui un rôle crucial en présentant un aperçu de la diversité des cultures de notre région et en contribuant à combler le fossé entre les perceptions des uns et des autres. Le Prix méditerranéen du journalisme est une initiative unique permettant d'encourager ce domaine d'action essentiel. »
Pour l'édition 2009, le Prix a été développé grâce à de nouvelles collaborations avec le Réseau COPEAM de l'Audio-visuel, le Media Euro-Med Task Force et l'Alliance des civilisations des Nations Unies. Le concours est ouvert aux journalistes ressortissants des 43 pays de l'Union pour la Méditerranée, et ce jusqu’au 15 juillet 2009.
Un cadre conjoint de réponse rapide permettant de répondre aux besoins des journalistes travaillant dans la région méditerranéenne a aussi été lancé lors du Forum de l’Alliance des Civilisations. Cette initiative, lancée par la Fondation Anna Lindh, la Commission européenne et l’Alliance des civilisations des Nations Unies, offrira un accès simplifié à l’information et aux compétences d’experts dans des contextes de crises ayant une dimension culturelle, ainsi qu’un mécanisme de soutien permettant de réunir des journalistes, des éditeurs et des experts internationaux dans le cadre d’un dialogue médiatique.
La Fondation Anna Lindh œuvre au rapprochement des peuples et des organisations de la région en leur offrant des occasions de travailler main dans la main sur des projets dans le domaine de la culture, de l’éducation, des sciences, des droits de l’homme, du développement durable, du renforcement de pouvoir des femmes et des arts.
Prix du journalisme -
Communiqué de presse
Mécanisme média de réponse rapide -
Communiqué de presse
Fondation Anna Lindh : Site web - fiche et actualités
EuroMed Info Centre
Le Prix Fondation Anna Lindh pour la presse : lauréats de l’édition 2008

Feu l'Union pour la Méditerranée ?

Utopique voire naïf, le projet d’Union pour la Méditerranée a voulu faire l’impasse sur la question israélo-palestinienne. Un oubli qui a sonné son glas
L’Union pour la Méditerranée, plus connue encore sous le sigle UPM serait-elle en train de dépérir pour ne pas dire qu’elle aurait exhalé son dernier souffle depuis longtemps ? Nombreux sont les experts qui en sont convaincus. Selon eux, le processus est d’ores et déjà enterré, victime de la guerre de Gaza et du comportement pusillanime des Européens, mais aussi de l’indifférence des régimes arabes face aux souffrances des Palestiniens.

Pour les opinions publiques du Sud de la Méditerranée, furieuses contre leurs pouvoirs, il est en effet impensable de soutenir un processus où Israéliens et Arabes s’assoiraient à la même table comme si de rien n’était. Et de cela, les gouvernements de cette zone en sont conscients même si au fond d’eux-mêmes ils n’aspirent qu’à une tranquille, d’autres diraient honteuse, normalisation avec l’État hébreu.
Avant d’aller plus loin, il faut d’abord rappeler que l’affaire avait déjà bien mal débuté. On se souvient que Nicolas Sarkozy entendait, en premier lieu, restreindre cette Union aux pays riverains de la Méditerranée. Une volonté qui a « hérissé » les Allemands et provoqué une vive tension entre Paris et Berlin.
Le président français a ensuite mis de l’eau dans son vin, acceptant que l’UPM soit un processus qui associe tous les pays de l’Union méditerranéenne à ceux du bassin sud et est de la Méditerranée. On se souvient aussi que cette initiative avait été mal vue par plusieurs pays arabes, les uns voyant en elle une tentative déguisée de créer les conditions d’une normalisation forcée avec Israël, tandis que les autres craignaient qu’elle n’empêche le renforcement de leurs propres relations institutionnelles et économiques avec l’UE dans le cadre de la politique de voisinage.
Cela sans compter la Turquie qui a suspecté que ce projet n’ait été qu’un moyen diplomatique d’empêcher son adhésion à l’Union européenne.
Moins d’un an après la naissance officielle de l’UPM à Paris, c’était le 13 juillet dernier, la réalité géopolitique a repris ses droits et l’on réalise sa part d’utopie voire d’amateurisme. Comment croire en effet qu’un mouvement multilatéral d’importance puisse exister dans la Méditerranée sans règlement de la question palestinienne ?
Il y a quatorze ans, le processus de Barcelone, né de la première Guerre du Golfe et de l’euphorie qui a suivi les accords d’Oslo, promettait la même chose ou presque que l’UPM, à savoir faire de la Méditerranée un espace de paix et de prospérité grâce, notamment, à l’économie.

L’Europe perd depuis 20 ans le pari palestinien
Certains pays comme le Maroc et, à un degré moindre la Tunisie, ont su profiter du processus de l’Euromed. Mais de manière générale, « Barcelone » n’a pas tenu ses promesses en raison de son caractère unilatéral, l’Europe dictant ses conditions et le Sud n’ayant qu’une faible manœuvre pour négocier.
Mais la véritable raison de la stagnation de l’Euromed est liée à l’enlisement du dossier palestinien. Plusieurs guerres, dont celle du Liban en 2006, l’Intifada et la poursuite de la colonisation en Cisjordanie, ont constitué d’importants facteurs de blocage qui persistent à ce jour.
Et c’est là le nœud du problème. A ce jour, les dirigeants européens restent persuadés que l’on peut faire progresser les relations et les échanges avec la zone sud de la Méditerranée sans qu’il n’y ait de changement majeur dans la situation des Palestiniens.
Ouvertement ou pas, ils estiment que les régimes arabes sont capables de modifier leur position et de passer outre l’hostilité de leurs opinions publiques. Cela fait vingt ans que les Européens font ce pari, et cela fait vingt ans qu’il ne se réalise pas !
La manière avec laquelle l’Union européenne traîne des pieds pour soutenir pleinement l’initiative de paix arabe au Proche-Orient - voilà déjà sept ans qu’elle a été lancée-est à ce titre édifiante. Voilà une démarche sérieuse, basée sur le principe simple de « la terre contre la paix », qui, si elle aboutit, serait un formidable catalyseur pour le rapprochement de l’Europe avec sa rive sud de la Méditerranée.
Le problème, c’est que cela ne fait pas partie des solutions possibles que l’UE accepte de prendre en compte. Et c’est cette position attentiste des Européens par rapport à tout ce qui touche la Palestine qui décrédibilise, pour une bonne part, tous leurs projets qui visent à donner une autre dimension aux relations euro-méditerranéennes.
Faut-il pour autant se réjouir de la stagnation de l’UPM ? On pourrait le faire par simple envie de se moquer de Nicolas Sarkozy. Le problème c’est qu’il y a urgence.
Qu’on le veuille ou non, l’avenir de la rive sud de la Méditerranée, ou pour être plus précis, du Maghreb, est au Nord. Et, c’est le plus intéressant, la réciproque est vraie. Dans un monde où sévit la crise économique, où le prix du transport va fatalement augmenter dans les années à venir, l’économie va redécouvrir le sain concept de proximité et la géographie reprendra ses droits.
Mais, il y a une autre donnée, encore plus incontournable, qui est celle de la démographie. La réalité, pour les décennies à venir, c’est que les bras vont manquer au nord quand ils se multiplieront au sud. Qui va payer les retraites au Nord si ce n’est les travailleurs du Sud ? Où les entreprises européennes trouveront-elles de nouveaux marchés si ce n’est au sud de la Méditerranée [1] ?
Mais pour que ceux du Sud paient, par leurs cotisations sociales, les retraites au Nord, il faut que ce dernier investisse et crée des emplois au Maghreb comme au Levant. Et, si l’on est optimiste, on peut se dire que l’Europe, tôt ou tard, devra admettre qu’elle n’a pas le choix que de s’investir pleinement dans sa rive sud.
Cette réalité, ils sont nombreux à ne pas vouloir l’admettre au Nord. L’idée même que des « facteurs d’irrévocabilité » autres que l’énergie (si les gens du Sud paient les retraites de ceux du Nord, les relations entre les deux rives pourront difficilement être remises en cause) puissent exister entre le Maghreb et l’Union européenne a du mal à être prise au sérieux à Paris, Bruxelles ou Berlin.
C’est pourtant cela qui pourrait s’imposer dans trente à quarante ans. A condition, bien sûr, que les Palestiniens aient enfin recouvré leurs droits et dignité.
Par Akram Belkaïd - Bakchich.info - le 13 avril 2009