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dimanche 20 mai 2018

Accord d’association UE-Algérie : qu’est-il advenu ?

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L’accord d’association UE-Algérie est le fruit de ce qu’on appelle le processus de Barcelone, ou le partenariat Euromed, lancé en novembre 1995, à l’initiative de l’UE, visant à rapprocher celle-ci des pays de la rive sud de la Méditerranée avec pour objectif, selon la Déclaration de Barcelone, « de construire ensemble un espace de paix, de sécurité et de prospérité partagée ».

Ce partenariat prend la forme d’accords d’association, entre l’UE et 10 pays du sud de la Méditerranée, englobant les domaines politique, économique, financier, culturel et social. Sur le plan économique, le partenariat Euromed visait à instaurer une zone méditerranéenne de libre-échange à l’horizon 2010, montrant par ailleurs la nature néo-libérale de ce projet. L’accord d’association UE-Algérie, signé en 2002 à Valence en Espagne et entré en vigueur le 1er septembre 2005, est le dernier du partenariat Euromed à avoir vu le jour. 

Zone de libre-échange UE-Algérie : ce que prévoit l’accord 

L’accord d’association UE-Algérie prévoit de « fixer les conditions de la libéralisation progressive des échanges de biens, de services et de capitaux », c’est-à-dire de créer une zone de libre-échange algéro-européenne à travers un démantèlement total mais progressif des tarifs douaniers à l’horizon 2017, et ce, en trois étapes. Dans une première étape allant de 2005 à 2007, une liste de 2.076 positions tarifaires avait été complètement démantelée. Au cours de la seconde étape, une seconde liste de 1.100 positions tarifaires devait être totalement démantelée entre 2008 à 2012 alors qu’à l’horizon 2017, une troisième étape prévoyait d’achever le démantèlement du reste des positions tarifaires au nombre de 1964. Dès 2010, la partie algérienne avait demandé la négociation d’un report du démantèlement tarifaire avec l’UE qu’elle a fini par obtenir en 2012. Un accord avait été trouvé sur un nouveau schéma de démantèlement tarifaire portant sur 1058 positions tarifaires ventilées entre les listes 2 et 3 citées ci-dessus. Cet accord a de fait repoussé la date de l’établissement de la zone de libre-échange à 2020 tout en fournissant, selon le gouvernement algérien de l’époque, une période supplémentaire aux entreprises algériennes pour se préparer à la concurrence à venir. 

Des entraves à la performance économique côté algérien 

Un des facteurs expliquant la faiblesse des exportations algériennes à destination de l’UE, selon les spécialistes, réside dans les retards structurels de l’économie algérienne, de par l’environnement des affaires et la structure du tissu économique en Algérie. Selon la même étude empirique, les rares entreprises ayant des produits à exporter ont pendant longtemps été confrontées à de lourdes procédures bureaucratiques, elles-mêmes mal maîtrisées par des institutions sous-informatisées et dont les missions ne sont pas clairement définies. 
Le dispositif national du commerce extérieur – composé des banques, douanes, administration, ports, etc. – a pour longtemps eu pour seule mission d’importer et n’est donc pas conçu pour l’exportation. À cela s’ajoute le fait que la législation algérienne en matière d’investissement, est souvent peu claire et peu lisible pour les investisseurs étrangers, notamment européens, qui évoquent par exemple, l’application de la règle 51/49% à tous les secteurs d’activité confondus, comme étant un obstacle à l’investissement. 
Selon les spécialistes dans le domaine, la structure du tissu économique, composée à 97% de très petites entreprises (TPE), est quant à elle peu orientée vers la performance économique en termes de production et d’exportation. Ceci notamment en raison du fait que le capital national investit souvent dans des secteurs peu porteurs de risques ne nécessitant ni capitaux importants ni capacités de gestion particulières comme le BTP et le commerce. Les spécialistes pointent aussi du doigt la méconnaissance de certaines normes de qualité par nombre d’entreprises algériennes qui voient parfois leurs produits refoulés aux douanes européennes car ne respectant pas les normes en vigueur sur le marché européen. 
De ce fait, les entreprises algériennes n’étant pas assez outillées pour conquérir des marchés extérieurs, elles se contentent souvent du marché local. Elles ont donc très peu mis à profit les effets du démantèlement tarifaire avec l’UE pour gagner en compétitivité et s’assurer des parts sur le marché européen qui leur est pourtant ouvert. 

Quelques efforts de réformes économiques… 

Avec la chute brutale des cours du pétrole dès 2014, lui occasionnant des déficits commerciaux et budgétaires répétés, l’Algérie tente depuis de redresser la situation en introduisant une série de mesures (guichet unique pour les investisseurs, révision du Code de l’investissement, abattement fiscaux, assouplissement des procédures bureaucratiques pour la création d’entreprises, réorganisation des entreprises publiques, etc.) dans le cadre d’un modèle de croissance qui se veut nouveau, et qui, selon le gouvernement, serait de nature à améliorer l’environnement des affaires, stimuler et attirer les investissements et relancer l’appareil productif en remettant l’entreprise, publique et privée, au centre de la stratégie de croissance. De l’avis des spécialistes, l’effet de ces mesures prendra du temps. 

…et beaucoup de restrictions à l’importation 

Le gouvernement a aussi procédé à une réorganisation du système algérien des importations. D’abord par l’instauration de licences d’importations assorties de quotas, toujours en vigueur pour l’automobile dont l’industrie est à ces balbutiements. Ensuite, depuis 2018 par des suspensions provisoires à l’importation et le rétablissement des droits de douanes pour plus de 1000 produits ayant leurs équivalents locaux et répondant aux normes de qualité. Ces mesures avaient été très encouragées par les producteurs locaux. Pour justifier ces mesures, notamment vis-à-vis des partenaires commerciaux européens, le gouvernement a assuré qu’elles étaient provisoires, le temps de rééquilibrer la balance des paiements. Comme pour l’accord de révision de 2012, le gouvernement a invoqué les clauses dites de sauvegarde, contenues dans les articles 9 et 11 de l’accord d’association. 

Par Ismain - Source de l'article Réflexion

Federica Mogherini rencontre Ghassan Salamé, représentant spécial des Nations Unies pour la Libye

Federica Mogherini


La haute représentante de l'UE et vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini, a reçu à Bruxelles le représentant spécial des Nations Unies pour la Libye, Ghassan Salamé.

Le représentant spécial a informé la haute représentante de l'UE sur les récents développements et la situation actuelle en Libye. Ils ont en outre discuté de la mise en œuvre du plan d'action de l'ONU pour la Libye comprenant quatre points (négociations politiques, Conférence nationale, Constitution et élections) que le représentant spécial a présenté en septembre 2017.

Mme Mogherini a exprimé ses remerciements au représentant spécial des Nations Unies et réaffirmé le soutien sans réserve que l'Union européenne lui apportera pour la mise en œuvre de ce plan et dans le cadre des efforts déployés pour aider les Libyens à parvenir à l'unité et à la réconciliation dans leur pays.

Tous deux ont souligné la coopération fructueuse mise en place entre les Nations Unies et l'Union européenne pour soutenir la Libye et sa population, notamment en ce qui concerne les aspects humanitaires, ainsi que la préparation de la Conférence nationale et des élections.

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE en Libye - Site internet

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Euromed Police facilite une formation de renforcement de capacités au Liban

EU Neighbours South

La semaine dernière, Euromed Police a concrétisé une action de renforcement des capacités destinée aux professionnels des services de police. L’activité s’est tenue au sein de L’Académie d’Aramoun, située sur les hauteurs de Beyrouth, et qui constitue le centre de formation des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) libanaises.

Les contours de cette action furent dessinés dans la foulée de l’échange réalisé en Décembre 2017 en Italie, portant sur le trafic d’êtres humains lié à l’immigration irrégulière illégale en tant qu’aire de priorité d’Euromed Police. Au terme de celui-ci, les FSI ont marqué leur intérêt pour organiser une action abordant spécifiquement les enquêtes financières intervenant dans le contexte de trafic d’êtres humains et de l’immigration irrégulière.

Selon le rapport SOCTA 2017 produit par Europol, le trafic d’êtres humains intervient principalement à des fins d’exploitation en tant que main d’œuvre ou sexuelle, ou encore pour le trafic d’enfants. En tant que tel, le trafic d’êtres humains demeure une priorité pour l’ensemble des pays de l’Union européenne mais aussi pour les pays partenaires situés au Sud de la Méditerranée. Par ailleurs, et comme le soulignent la Stratégie Euromed Police et différents documents d’analyse, les enquêtes financières menées dans ce domaine ne génèrent pas encore des résultats satisfaisants.

C’est dans ce cadre, et dans l’objectif de promouvoir l’efficacité globale de ces investigations, que les autorités des FSI et Euromed Police ont élaboré une action conjointe de formation destinée à travailler sur les principaux défis auxquels les forces de police sont confrontés dans leurs enquêtes. A cette fin, des thématiques telles que le blanchiment d’argent, la criminalité financière, le recouvrement des avoirs furent abordées en détail, ainsi que des méthodes liées aux transferts de type Hawalla, les cartes « Ukash » ou les comptes omnibus.

Les unités canines de la Police nationale espagnole et de la Guardia Civil ont apporté leur pierre à l’édifice, en démontrant l’opportunité d’avoir recours aux chiens dans la détection de l’argent liquide. Les organisateurs libanais ont également mis en lumière leur expérience pertinente en matière d’enquêtes menées conjointement avec les autorités du travail. Des représentants de l’ABAAD et des agences des Nations Unies étaient finalement parties prenantes ; ces dernières apportant une perspective complémentaire au travail policier, à savoir l’assistance aux victimes de trafic.

L’objectif du projet Euromed Police IV, qui s’étend de 2016 à 2020, est d’accroître la sécurité des citoyens dans l’ensemble de la zone euro-méditerranéenne grâce au renforcement de la coopération sur les questions de sécurité entre les pays partenaires du sud de la Méditerranée, ainsi qu’entre ces pays et les États membres de l’Union européenne. Il s'appuie sur les réalisations de la phase précédente du projet. Son budget s’élève à 5 millions d’euros.

Pour en savoir plus
Euromed Police site internet

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Fathallah Oualalou : Le Maroc, un relais entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine

Fathallah Oualalou : Le Maroc, un relais entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine

Le Maroc se positionne comme un relais économique et culturel dans la dynamique triangulaire liant l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine, a souligné mardi à Lisbonne Fathallah Oualalou, ancien ministre de l’Economie et des Finances. 

Le Maroc, par son histoire et par sa géographie, joue un rôle de relais sur le plan économique puisqu'il fait partie de l’espace euro-méditerranéen, jouissant d’un statut avancé auprès de l’UE, et du fait aussi de l’intérêt que le Royaume accorde à l’Afrique, ses propres racines, grâce aux initiatives de S.M le Roi Mohammed VI ces dernières années, a-t-il indiqué lors de la 7ème rencontre sur le triangle stratégique: Amérique latine/Caraïbes-Europe-Afrique
En Afrique, nous avons un double intérêt fondamental lié aux investissements et aux liens humains et culturels, poursuit l’ancien Argentier du Royaume dans une déclaration à la MAP, notant que la question alimentaire est aussi fondamentale, parce que tout le monde sait que le 21ème siècle sera africain sur le plan démographique : 40 % de la population mondiale sera africaine. Et par conséquent, a-t-il dit, cela interpelle les Africains qui se doivent de relever les défis de développement et de lutte contre la pauvreté, mais aussi les Européens parce que l’Afrique est voisine, soulignant dans ce sens que le renforcement de la verticale Afrique-Méditerranée-Europe est essentiel. 

Cette verticale fait partie intégrante de ce triangle qui était à la base de la naissance de la mondialisation au 15ème siècle, a rappelé Fathallah Oualalou, également membre de l’OCP Policy Center. 
Il a, d’autre part, relevé que le Maroc veut également jouer le rôle de relais culturel, notamment avec des pays avec lesquels nous avons une histoire commune comme le Portugal et l’Espagne. 

L’ex-ministre a en outre souligné que cette dynamique triangulaire a un sens aujourd’hui, essentiellement à un moment où la mondialisation se renforce, notant que nous avons besoin aussi de repères, de revenir à notre identité, à notre culture et à notre histoire. « Ce triangle rassemble des identités, des cultures et une histoire dont on est fier, et il est important qu’on se réfère à cette histoire pour dialoguer avec la mondialisation qui s’impose à tous », a-t-il conclu. 

Organisée chaque année depuis 2012 par l’IPDAL, cette conférence est dédiée au dialogue et aux échanges sur le partenariat stratégique entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine, avec la participation de représentants d’organismes internationaux et des corps diplomatiques de pays de ces trois continents accrédités au Portugal.

Source de l'article Libération Maroc

Création de l'Union de l'apiculture de l'Europe et de la Méditerranée

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Le 17 avril au Palais du Pharo à Marseille sera créé le comité français de l’Union de l’Apiculture de l’Europe et de la Méditerranée. En présence annoncée du Prince Albert II de Monaco.

L'UAEM a pour objectif de réunir des experts apicoles des 42 pays regroupés au sein de l’Union pour la Méditerranée et être une enceinte de discussions des questions concernant l’avenir de l’apiculture afin de proposer des mesures stratégiques basées sur une codécision et une coresponsabilité entre tous les pays représentés.

L’UAEM permettra d’élaborer les mesures à recommander et deviendra un interlocuteur légitime et crédible auprès des Institutions Politiques Européennes et Méditerranéennes, et des Pouvoirs Publics de chacun des pays concernés.

Les représentants des pays membres seront des personnalités des filières apicoles et horticoles et des personnalités de la société civile, en lien avec le monde apicole. Ils interviendront au sein de l’UAEM à titre personnel et en toute indépendance.

Parmi ses membres fondateurs, l'on trouve notamment Pierre Ickowicz, président de Icko Apiculture, ou encore Thierry Dufresne, président de l'Observatoire français d'apidologie ou encore Olivier de Lachapelle, président de l'Institut supérieur d'agriculture et d'agroalimentaire Rhône-Alpes.

4 missions :
  • la sauvegarde des abeilles (recherche, sélection, élevage, ressources mellifères)
  • la qualité des miels (contrôle, label, valorisation)
  • la formation professionnelle (programmes et accompagnement)
  • la création d'emplois (de l'accompagnement à l'installation)
Source de l'article e-Tribune

MedMedia organise son dernier atelier pair-à-pair pour les radiodiffuseurs à Tunis

EU Neighbours South

MedMedia, un programme financé par l’Union européenne, en partenariat avec la Conférence permanente des opérateurs audiovisuels méditerranéens (COPEAM), a organisé cette semaine son dernier atelier pour les radiodiffuseurs de service public du sud de la Méditerranée.

Organisée à Tunis les 23 et 24 avril, cette rencontre marque la fin d’un programme d’échange multilatéral ayant duré quatre ans, et visant à appuyer la transition des radiodiffuseurs de la région vers une radiodiffusion davantage axée sur le service public.

Représentant sept radiodiffuseurs publics de la région, dont Soread-2M au Maroc, la Télévision et la Radio algériennes (EPTV et ENRS), El Watanya et RNT en Tunisie, al Mamlaka en Jordanie et Radio Liban, les participants ont élaboré des stratégies de renforcement interne des principes de radiodiffusion publique et d’accroissement de l’indépendance éditoriale des radiodiffuseurs, à court et à moyen termes.

« Il existe un consensus régional sur la responsabilité des radiodiffuseurs nationaux dans la défense des valeurs de service public, mais chacun doit développer son propre modèle, programmation, politique et financement, selon les contraintes spécifiques de son environnement politique, social et historique » a déclaré Rita Noujaim, Directrice à Radio Liban.

Financé par l’UE, le projet MedMedia vise à créer un environnement favorable à la réforme des médias dans la région sud de la Méditerranée. Il fait partie de « Média et culture pour le développement en Méditerranée du Sud », un programme à hauteur de 17 millions d’euros qui vise à soutenir le processus de réforme des médias et de la culture dans la région.

MedMedia met l’accent sur la législation, la réglementation, la programmation, la stratégie et le leadership en vue d’aider les médias étatiques à remplir leur mission de service public, en concurrence avec le secteur commercial. Il permettra également de renforcer la confiance du public en consolidant le rôle des médias en tant qu’organismes indépendants de surveillance et vecteurs du débat démocratique.

Pour en savoir plus
Projet MedMedia – Site internet

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MedMedia vise à faciliter le progrès des réformes des médias dans la région MENA en proposant expérience et savoir-faire aux décideurs, organes de régulation, diffuseurs et leaders syndicaux des deux…

SwitchMed propose des opportunités de productions efficaces en ressources aux entreprises algériennes

SwitchMed

Le 8 mai, 12 entreprises du secteur alimentaire algérien vont présenter leurs expériences et leurs résultats du projet MED TEST II du programme SwitchMed à Alger. 

Cet évènement sera une excellente opportunité pour des entreprises algériennes intéressées de voir comment une production efficace en ressources pourrait aider à donner un avantage concurrentiel à leurs affaires.

Depuis 2015, 12 entreprises algériennes, sous la conduite de l’ONUDI et du CNTPP, se sont concentrées sur la façon dont de meilleures pratiques de production plus durables pourraient être adoptées. Des premiers résultats d’autres pays ont démontré que l’application de normes en matière de production efficace en ressources apporterait des économies importantes non seulement pour l’environnement, mais aussi pour les entreprises.

Le programme SwitchMed de consommation et de production durables vise à encourager les économies méditerranéennes à passer à des profils de consommation et de production durables et à l'économie verte, y compris à des stratégies de développement à faible émission, en présentant et en diffusant des méthodes susceptibles d'améliorer l'efficacité énergétique et des ressources. Le programme cherche également à atténuer l'impact environnemental lié au cycle de vie des produits et, s'il le juge opportun, à promouvoir les énergies renouvelables.

Pour en savoir plus
SwitchMed – Site internet

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Encourage la transition des économies du Sud de la Méditerranée vers des profils de consommation et de production durables et vers l'économie verte. Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye,…

Tunisie : 3,35 milliards d’euros d’échanges commerciaux avec l’Allemagne


L’Allemagne est et restera un partenaire commercial très important de la Tunisie. En 2017, le volume commercial a augmenté de 11% soit 3,35 milliards d’euros, sachant que les exportations vers l’Allemagne excèdent les importations de 180 millions d’euros. 

La mission de l’AHK Tunisie consiste à consolider et étendre les relations économiques tuniso-allemandes.

Lors d’un débat, organisé dans le cadre de l’assemblée générale annuelle (3 mai 2018), Dr. Andreas Reinicke, l’ambassadeur d’Allemagne en Tunisie, Afif Chelbi, président du Conseil des analyses économiques, Hichem Elloumi, vice-président de l’UTICA, Fatma Omrani, directrice des relations avec les pays membres de l’Union européenne au sein du ministère des Affaires étrangères, et Ibrahim Debache, président de l’AHK Tunisie, ont discuté les opportunités et les défis de l’économie tunisienne.

Le président de l’AHK Tunisie a mis en exergue le travail fructueux de l’AHK en 2017 concernant la promotion de ces relations économiques. Par le biais d’événements d’information, de voyages de délégation, des entretiens individuels ainsi qu’à travers la formation professionnelle et le Centre d’orientation et de reconversion professionnelle (CORP), l’AHK informe non seulement les investisseurs potentiels sur le site économique tunisien mais aussi s’efforce d’améliorer l’employabilité des jeunes tunisiens.

Selon Dr. Reinicke, l’Allemagne soutient actuellement la Tunisie dans divers projets avec 1,5 milliard d’euros. Il a souligné que l’avenir de la Tunisie réside dans le secteur privé, le seul à pouvoir créer des emplois et augmenter les exportations, a ajouté Afif Chelbi.

Selon lui, l’augmentation des exportations est nécessaire pour relancer l’économie et stabiliser le dinar; rappelant que l’objectif de la Tunisie d’ici 2025 est de doubler ses exportations.

Hichem Elloumi a mis en avant le potentiel du secteur privé, qu’il juge compétitif en comparaison internationale. Le rôle de la politique devrait être de créer des conditions cadres positives et réduire les obstacles bureaucratiques.

D’une manière générale, il est ressorti de la discussion l’importance de maintenir et d’approfondir les liens avec les partenaires européens. En effet, 80% des relations commerciales tunisiennes se font avec l’Europe.

Par conséquent, selon Fatma Omrani, les acteurs politiques sont en contact étroit avec l’Europe afin de représenter les intérêts de la Tunisie et d’intensifier les liens économiques avec son partenaire commercial le plus important.

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Faouzi Abderrahmane, a saisi cette occasion pour échanger avec les représentants des entreprises lors de l’événement de networking qui a suivi le panel débat.

Source de l'article Webmanagercenter