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samedi 29 avril 2017

Le Maroc et l’AFD signent une convention pour l’adaptation de l’irrigation aux changements climatiques

Une convention pour le développement et l’adaptation de l’irrigation aux changements climatiques

Une convention portant sur un projet d’agriculture durable, de développement et d’adaptation de l’irrigation aux changements climatiques à l’aval du barrage Kaddoussa, dans la province d’Errachidia a été signée, lundi à Meknès, en marge des 9è assises nationales de l’agriculture.

Signée par le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhennouch, le ministre de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaid ainsi que le directeur de l’Agence française de développement (AFD) à Rabat, M. Eric Baulard, cette convention porte sur un projet qui sera réalisé avec le concours de l’AFD avec une contribution à hauteur de 40 millions d’euros et du soutien du Fonds Vert pour le Climat d’un montant de 20 millions d’euros.
D’un coût global de 836 millions de dirhams (MDH), ce projet consistera en l’aménagement, d’ici 2020, d’un réseau d’adduction et de distribution d’eau à l’aval du barrage Kaddoussa en vue de sécuriser le développement agricole, à partir des eaux de surface mobilisées par le barrage en substitution aux eaux de la nappe, d’un périmètre de 5.000 ha, composé d’oasis et d’extensions hors oasis.

Tenues sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, ces 9è Assises de l’agriculture sont marquée par la participation de M. Alpha Condé, président de l’Union africaine (UA) et président de la République de Guinée, invité de marque de cette édition, ainsi que d’une quinzaine de ministres de l’agriculture, notamment ministre italien pour les politiques agricoles, alimentaires et forestières, Maurizio Martina, qui représentera l’Italie, invitée d’honneur du Salon international de l’Agriculture de Meknès (SIAM), et Mme Isabel Garcia Tejerina, ministre espagnole de l’Agriculture, de l’alimentation et de l’environnement.
Cette édition, organisée sous le thème « Agriculture et sécurité alimentaire au fil de l’eau », est marquée aussi par la participation distinguée de ministres africains de l’agriculture, dont ceux du Niger et d’Ethiopie.

Les 9èmes Assises de l’agriculture ont pour objectifs de sensibiliser et de mobiliser autant les opérateurs agricoles que les décideurs et l’opinion publique sur l’impératif d’une gestion hydrique efficiente et respectueuse des impératifs environnementaux.

Cette rencontre de haut niveau fera également le point des avancées et des réalisations du Plan Maroc Vert qui, depuis son lancement en 2008, a érigé l’utilisation rationnelle de la ressource hydrique parmi ses priorités.

Source de l'article Le Vert Maroc

Quel avenir pour les relations Tunisie-Union Européenne ?

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La désaffection grandissante des Européens vis-à-vis de l’Union européenne (UE) recommandent à la Tunisie de reconsidérer ses relations déséquilibrées avec cet ensemble. 

Le Royaume uni vient d’activer le processus des négociations destinées à concrétiser dans les faits sa sortie officielle de l’Union européenne (UE) décidée par référendum en juin 2016.

Cette décision intervient dans un contexte électoral européen caractérisé par la montée en puissance au sein de l’opinion publique européenne des partis politiques qui se montrent sceptiques à l’égard du projet européen. Certains spécialistes des questions européennes vont jusqu’à se poser la question de la viabilité de l’UE et de l’éventualité de son implosion(1).

Cette désaffection grandissante est due à des considérations essentiellement liées aux dérives anti-démocratiques et coercitives des institutions européennes dont les politiques économiques ultra libérales associées aux mesures d’austérité draconiennes sont souvent perçues comme étant nuisibles aux intérêts nationaux et attentatoires à la démocratie ainsi qu’à la souveraineté nationale des pays membres.

La Tunisie face à l’avenir incertain de l’UE

Ainsi la politique européenne de la France et ses relations futures avec l’UE de même que l’avenir de l’Europe sont au nombre des enjeux majeurs des prochaines élections présidentielles françaises. D’ailleurs, il convient de rappeler que «l’euroscepticisme» en France s’est déjà traduit, dès 1992, par le rejet du traité de Maastricht (portant création de l’UE et de la monnaie commune) ainsi que de la constitution européenne également rejetée en 2005 à une large majorité.

En 2017, cette tendance semble s’accentuer au sein de partis politiques non marginaux issus d’horizons politiques divers, souvent antagonistes, qui appellent ouvertement dans leur programme électoral à la renégociation des traités européens voire à la remise en cause de l’appartenance de la France à l’UE.

Il importe de souligner que ce désenchantement européen concerne de nombreux autres pays du sud et de l’est de l’Europe particulièrement touchés par les retombées de la crise économique et financière de 2008 qui correspond en fait à la faillite de la mondialisation économique et du libre échange.(2)

Elle coïncide également avec la résurgence en Occident du protectionnisme et du nationalisme économique symbolisé par l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis et la sortie du Royaume Uni de l’UE, ainsi que la mise en place dès 2013 de programmes de relocalisation d’entreprises américaines et européennes.

Dès lors, la Tunisie a tout intérêt à ce stade à observer les mutations en cours en Occident et à différer toute négociation sur l’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) en attendant que soit déterminé le sort de l’UE et ses orientations politiques futures au vu des résultats des prochaines échéances électorales en Europe, notamment en France et en Allemagne, qui demeurent les deux piliers de l’ensemble européen.

Pour une refonte de nos relations avec l’UE

De plus, et compte tenu de la crise économique et financière aiguë que traverse la Tunisie – largement imputable aux relations déséquilibrés avec l’occident et à la politique hégémonique de l’UE à l’égard de notre pays héritée de la période coloniale et reconduite après l’indépendance ainsi qu’après la révolution –, il serait opportun que les responsables tunisiens tirent les conclusions qui s’imposent de ces développements et les prennent en compte dans toute nouvelle négociation avec l’UE.

En outre, la Tunisie devrait initier une réflexion nationale sur un éventuel redéploiement de ses choix diplomatiques et économiques notamment pour ce qui a trait aux accords inégalitaires de partenariat avec l’UE ainsi que nos relations avec le G7 et les institutions financières et monétaires internationales.

En effet, il ne faut pas perdre de vue que le plan d’action 2013-2017 touche à sa fin ce qui offre à la Tunisie l’opportunité de procéder à une évaluation globale de sa coopération avec l’UE depuis l’indépendance et de concevoir sa propre vision de ses relations futures avec l’ensemble européen.

A ce propos, l’accord de coopération conclu en 1976 avec la Communauté économique européenne (CEE) pourrait fournir un support adéquat à cette réflexion interne dans la mesure où il tient compte dans ses orientations stratégiques des écarts de développement entre les deux partenaires tout en engageant la partie européenne à apporter l’assistance requise à l’industrialisation de la Tunisie et à la modernisation de son agriculture. Or, de tels engagements n’ont jamais été tenu ce qui a empêché la Tunisie de tirer véritablement profit de ses échanges avec l’ensemble européen.

Il en est de même des engagements d’ordre financier pris à Deauville en mai 2011 après la révolution dont le respect aurait évité ou du moins atténué l’impact de l’effondrement des équilibres financiers de la Tunisie et ses retombées économiques et sociales catastrophiques.

Dans le même ordre d’idées, la Tunisie devrait privilégier, à ce stade, la dimension bilatérale de ses relations avec ses principaux partenaires économiques et politiques occidentaux, notamment ceux du G7, afin de chercher des solutions plus adaptées à ses besoins spécifiques et aux défis actuels et futurs auxquels elle est confrontée.

La diplomatie «transformationnelle» à l’œuvre en Tunisie

L’expérience a en effet montré que les institutions multilatérales supranationales tels l’UE, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) – qui sont en réalité soumis au G7 – ne sont pas en mesure de faire évoluer leurs politiques en fonction des réalités économiques et sociales propres à la Tunisie. En outre ils ne disposent que d’outils financiers conditionnés qui contribuent le plus souvent à aggraver les difficultés qu’ils prétendent résoudre.

De surcroît, ils ne s’embarrassent pas de convenances diplomatiques dans l’application de leurs programmes d’action qui empiètent souvent sur les domaines de compétence souverains des pays partenaires tant du point de vue de leur contenu que des modes opératoires qui s’insèrent dans ce qu’il est convenu d’appeler la diplomatie publique de proximité ou diplomatie «transformationnelle». En effet celle-ci s’accompagne de l’implication directe sur terrain, aux niveaux national, local et régional, des équipes de ces institutions dans l’application des programmes de coopération financière dont les objectifs et les priorités sont définies par les bailleurs de fonds qui en supervisent également la mise en œuvre.

Mais dans la réalité des faits, elle sert de couverture à la concrétisation unilatérale et en dehors de tout cadre consensuel des politiques et des objectifs visés par l’UE et le G7 à savoir l’ouverture totale des marchés tunisiens au libre échange complet et approfondi et l’intégration de l’économie tunisienne à l’Europe indépendamment des répercussions négatives prévisibles d’une telle politique sur la Tunisie.

Et c’est dans ce cadre que se situent les nouveaux plans d’ajustement structurels convenus après la révolution avec le FMI qui sont en fait menés en étroite collaboration avec l’UE et le G7.

A ce propos, il convient de signaler l’interview de Patrice Bergamini, nouvel ambassadeur de l’UE en Tunisie (‘‘L’Economiste maghrébin’’, numéro 705, du 8 au 22 février 2017) qui y livre son évaluation de la situation politique et économique en Tunisie ainsi que les objectifs prioritaires qu’il compte privilégier au cours de son mandat.

Cette interview reflète une politique d’ingérence notoire dans les affaires tunisiennes et elle repose sur des postulats et des statistiques pour le moins erronés traduisant un acharnement à vouloir accélérer la conclusion de l’Aleca indépendamment de la situation économique tragique de la Tunisie qui n’est même pas évoquée.

Au nombre des trois objectifs majeurs de cette diplomatie envahissante ouvertement assumée figure «la réforme de l’Etat» tunisien qui concerne «tous les ministères et institutions» (agriculture, économie, justice, parlement….) y compris les ministères de souveraineté.

De même sera priorisé le dossier de la décentralisation – qui implique de «régler les problèmes de solidarité et de répartition des richesses, y compris au niveau territorial et géographique» et ce dans le but de relancer la croissance économique pour répondre aux besoins spécifiques de la jeunesse et des régions défavorisées.

La gravité de tels propos découle du fait que la notion de réforme est étroitement associée en Tunisie à la fragilisation et à l’affaiblissement du rôle de l’Etat tunisien soumis aux plans d’ajustement structurels coercitifs conçus et mis en œuvre par le FMI en coordination avec le G7 et l’UE avec pour finalité la confiscation de ses attributions régulatrices et économiques, la dérégulation financière, la privatisation des services publics et l’ouverture totale des marchés et de toutes les branches d’activité au capital mondialisé essentiellement européen et occidental.

En somme, la Tunisie a grandement besoin, en cette étape particulièrement critique et cruciale de son histoire de reconsidérer ses relations avec ses partenaires stratégiques en fonction de ses intérêts bien compris en tenant compte des mutations en cours en Europe et en occident qui semblent propices à une remise en cause des préceptes économiques ultralibéraux qui sont à l’origine de la faillite de la mondialisation économique et de ses retombées déstabilisatrices en Tunisie et à l’échelle mondiale.

Par Ahmed Ben Mustapha (Diplomate et ancien ambassadeur) - Source de l'article Kapitalis

Notes :
1. ‘‘La fin de l’Europe ? L’union au défi du Brexit’’, éd. Eyrolles, 2016.
2. ‘‘La fin de la mondialisation’’, François Lenglet, éd. Pluriel, 2014.

Énergie : L’Algérie veut «consolider» sa position sur le marché européen'

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L’Algérie, qui a intensifié son effort d’exploration énergétique, aspire à «consolider» sa position d’acteur «fiable» sur le marché international, a assuré hier à Bruxelles (Belgique) le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, cité par l’agence APS.

«Nous intensifions les efforts d’exploration pour augmenter nos réserves afin non seulement de répondre aux besoins croissants de notre marché intérieur mais aussi consolider notre position comme acteur actif et fiable dans les marchés régionaux et internationaux», a déclaré le ministre à l’ouverture des travaux de la deuxième réunion annuelle de dialogue politique de haut niveau sur l’énergie entre l’Algérie et l’UE, coprésidée avec le Commissaire européen en charge de l’action pour le climat et de l’énergie, Miguel Arias Canete.

Plus grand producteur de gaz naturel en Afrique et 3e fournisseur de gaz de l’Europe, «l’Algérie continue à investir pour satisfaire ses partenaires» et «continuera à promouvoir la coopération et être à l’écoute de ses partenaires», a ajouté M. Boutarfa à l’occasion de cette réunion de dialogue politique de haut niveau, la deuxième après celle tenue en 2015.

Le ministre a rappelé que secteur algérien de l’énergie a engagé un plan de développement des ressources hydrocarbures qui a permis, pour la première fois depuis près d’une décennie, d’accroître la production en 2016, avec une forte augmentation des exportations, notamment de gaz naturel. «Cette croissance de la production notamment gazière va se poursuivre de manière soutenue sur le moyen terme et au-delà, avec une hausse du potentiel d’exportation de gaz naturel», a-t-il prédit, relevant que cette hausse de la production vient «conforter la sécurité d’approvisionnement de l’UE en gaz naturel».

Si le potentiel de l’Algérie en termes de réserves d’hydrocarbures est «important», celui-ci reste en revanche, à ses yeux, «relativement sous exploré». Le pays est constitué de 1,5 million de km2 de bassins sédimentaires, dont les deux tiers n’ont encore été soumis à aucune campagne d’exploration, notamment dans le Sud-Ouest et le Nord de l’Algérie et dans la zone off-shore d’une superficie de 100 000 km2 aujourd’hui totalement inexplorée.

Pour sa part, le Commissaire européen chargé de l’action pour le climat et de l’énergie, Miguel Arias Canet, a jugé que toutes «les conditions sont réunies» pour que le partenariat énergétique algéro-européen se poursuive. «Si l’on considère le potentiel énergétique non exploité de l’Algérie, sa proximité géographique et l’existence de bonnes infrastructures de transport de gaz vers l’Europe, force est de constater que les conditions sont réunies pour que l’Europe profite davantage du gaz algérien et l’Algérie du marché européen», a-t-il soutenu lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre algérien de l’Energie.

’UE tient, d’après lui, à ce que ce commerce de gaz «mutuellement bénéfique» se poursuive et se développe davantage. «De nouveaux contrats d’approvisionnement, d’investissement, de production et d’exploration sont nécessaires», a-t-il expliqué, soulignant en revanche que des progrès doivent être accomplis dans certains domaines pour développer davantage la coopération énergétique algéro-européenne.

«Le cadre réglementaire algérien d’investissement doit être amélioré afin que l’Algérie devient une destination plus attrayante pour les investisseurs européens», a recommandé Miguel Arias Canet, notant que des discussions entre experts européens et algériens ont été lancées pour identifier les obstacles et apporter les solutions. Les deux responsables ont convenu de poursuivre dans les prochains mois le dialogue visant à renforcer davantage l’attractivité du cadre d’investissement.

Par Hocine Lamriben - Source de l'article Elwatan

Appel à propositions: Le patrimoine culturel au service du développement économique et social de l'Egypte

Appel à propositions: Le patrimoine culturel au service du développement économique et social de l’Égypte
La date limite pour la présentation des notes succinctes est fixée au 30 avril à 16:00 (date et heure de Bruxelles)
La Commission européenne a publié un appel à propositions de projets dédié au patrimoine culturel égyptien. L’appel recherche des projets soutenant le développement du patrimoine culturel quand celui-ci a pour but ultime la croissance économique et sociale de manière plus générale.
Lorsqu’il est bien géré, le patrimoine peut se révéler être un élément-clé pour améliorer l’intégration sociale, développer le dialogue interculturel, construire l’identité d’une région donnée, améliorer la qualité de l’environnement, permettre une meilleure cohésion sociale, stimuler le développement du tourisme, créer des emplois et améliorer le climat des investissements.
Le Programme de croissance économique inclusive (IEGP) financé par l’Union européenne a pour objectif d’encourager la relance économique de l’Égypte en améliorant son environnement commercial et en capitalisant son riche patrimoine culturel. Le programme prévoit notamment un guichet de subventions destinées au financement d’initiatives établissant le lien entre le patrimoine et le développement socio-économique. Ce guichet permettra de procéder à la revitalisation des sites stratégiques du patrimoine culturel sur tout le territoire égyptien et de faire de ces sites les moteurs de l’entrepreneuriat et d’initiatives économiques durables pour les communautés vivant à proximité des sites.
Le montant total mis à disposition au titre de cet appel à propositions s’élève à 2.500.000 €. Toute subvention visée par le présent appel à propositions doit être comprise entre le montant minimum de 350.000 € et le montant maximum de 1.200.000 €, et représenter entre 30 % et 90 % du total des coûts éligibles pour cette action. Le solde doit être financé par des sources autres que le budget de l’Union européenne ou le Fonds européen de développement.
La subvention allouée peut couvrir l’intégralité des coûts de l’action si cela s’avère indispensable à sa réalisation et sous certaines conditions particulières détaillées dans les lignes directrices de l’appel à propositions. 
S’agissant d’un appel à propositions restreint, seules les notes succinctes doivent être envoyées pour la première phase d’évaluation. Par la suite, les chefs de file présélectionnés seront invités à soumettre une candidature complète. Les candidatures doivent être  présentées en anglais uniquement.
Pour obtenir de plus amples informations sur cet appel à propositions portant la référence EuropeAid/154927/DD/ACT/EG, veuillez suivre ce lien
Toute candidature déposée au stade de la note succincte doit être présentée conformément aux instructions détaillées dans l’Annexe A.1. Il est très fortement recommandé de lire attentivement l’intégralité des lignes directrices avant de déposer toute candidature.
Contenu élaboré en partenariat avec Cineuropa
Source de l'article MedCulture

Des ONG méditerranéennes dédiées à la jeunesse se réunissent au Maroc

Net-Med Youth meeting

Plus de 70 jeunes s'exprimant dans plus de 7 langues et provenant de plus de 15 pays des deux rives de la Méditerranée se sont réunis à Casablanca, au Maroc, dans le cadre du projet financé par l'UE Net-Med Jeunesse pour partager leurs expériences sur le travail social, enrichir, renforcer et développer leurs capacités, et trouver des solutions aux obstacles qu'ils rencontrent dans leurs pays respectifs.

Quatre thèmes principaux ont été abordés lors de cette rencontre :
  • l'accès des jeunes à l'emploi et à la formation,
  • la libre circulation des jeunes dans la région méditerranéenne,
  • le rôle de la culture et des arts pour les jeunes générations,
  • et la participation des citoyens à la vie publique.
Après la cérémonie d'ouverture le premier jour, quatre ateliers ont été proposés aux participants l'après-midi. Ces derniers ont pu partager leurs expériences sur ces thèmes. Des visites sur le terrain ont également été organisées dans le cadre du programme pour donner aux participants un aperçu des organisations de la société civile jouant un rôle important sur le plan local et leur permettre de comprendre comment elles parviennent à aider la société marocaine à lutter contre la délinquance par le biais de l'éducation, des arts et de la sensibilisation. Le troisième jour, un débat public a eu lieu pour discuter des résultats des travaux menés au cours des ateliers et permettre à quelques participants de présenter un aperçu de la situation de la jeunesse dans leur pays.

NET-MED Jeunesse vise à améliorer la participation effective des jeunes pour l’inclusion de leurs priorités dans la législation et la planification nationale dans les pays partenaires du sud de la Méditerranée. L'objectif spécifique du programme est de renforcer les capacités des organisations de jeunesse dans les pays de la PEV du Sud et de soutenir leur mise en réseau afin de réduire la fragmentation des efforts et d'exploiter le potentiel collectif des jeunes dans la réalisation de la transition démocratique vers la citoyenneté active, la participation politique et l'inclusion sociale. 

Pour en savoir plus
NET-MED jeunesse – Site web

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Libye : l'Union européenne avertit que l'escalade de la violence met en danger le processus politique

EU-Libya flags

Dans un communiqué publié le lundi 17 avril, le porte-parole de l'UE déclare que « les affrontements et l'escalade de la violence dans le sud de la Libye mettent en danger le processus politique et la vie des citoyens libyens ».

« Les Libyens méritent la paix et la stabilité et attendent de toutes les parties qu'elles renoncent à la violence et prennent des mesures pour désamorcer les tensions. La crise politique en Libye ne pourra être résolue que par des négociations entre toutes les parties concernées, en faisant preuve d'une volonté de parvenir à un compromis et en faisant passer les intérêts des Libyens avant toute autre chose», précise le communiqué.

L'UE réaffirme qu'elle est déterminée à continuer de soutenir le processus de règlement politique mené par l'ONU, notamment par le biais du Quartet avec les Nations Unies, l'Union africaine et la Ligue arabe.

Pour en savoir plus

SEAE – Libye
EU Neighbours South – Libye
Délégation de l’UE en Libye – site internet et page Facebook

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Les pays méditerranéens en tête des puissances militaires mondiales

La France, ici un Rafale vendu à l'Egypte, est la première puissance militaire méditerranéenne (photo : Dassault aviation)
La France, ici un Rafale vendu à l'Egypte, est la première puissance militaire méditerranéenne
(photo : Dassault aviation)
Le classement 2017 de Global Fire Power laisse apparaître de nombreux pays méditerranéens dans son top 15. 

Si les Etats-Unis (avec un budget militaire de 587 mrds$), la Russie, la Chine et l'Inde occupent les quatre premières places, la cinquième appartient à la France, la huitième à la Turquie, la dixième à l'Italie, la douzième à l'Egypte et la quinzième à Israël. 

Il faut ensuite se porter au 26e rang occupé par l'Algérie tout juste suivie de l'Espagne et de la Grèce. La Syrie occupe la 43e place et le Maroc la 57e. 

Dans la sous-catégorie "nombre de militaires en exercice", l'Algérie (avec 520 000 soldats) arrive première des pays méditerranéens et neuvième mondiale. Elle devance de deux places l'Egypte (470 000) et de cinq la Turquie (410 500). 

Sur le budget annuel de défense, la France est le premier pays méditerranéen et le dixième mondial avec un budget de 35 mrds$. L'Italie est onzième mondial (34 mrds$). Le premier pays du sud est l'Algérie (10,57 mrds$), vingt-et-unième mondial. 

Le classement de Global Fire Power ...
Lire la suite ici..
 

Par Frédéric Dubessy -Source de l'article Econostruminfo

Les Entretiens d'Euromed-IHEDN - e thème : «Myriam Harry et la Méditerranée»

Les Entretiens d'Euromed-IHEDN 
Lieu -  à la Villa Méditerranée - Marseille, le mardi 25 avril 2017
Le thème : «Myriam Harry et la Méditerranée»

L'invitée :
Cécile Chombard-Gaudin s’est intéressée au monde méditerranéen à un double titre, en s’appuyant sur sa formation initiale de lettres classiques et de sciences politiques. Elle a été responsable de la partie « histoire, culture et modes de vie », au sein du projet collectif d’Atlas de la Méditerranée d’un laboratoire du CNRS. Et elle a publié une biographie de Myriam Harry, née à Jérusalem, écrivain orientaliste, premier prix Femina, auteur de romans et de nombreux reportages sur le pourtour de la Méditerranée.

Lire entre les lignes…

Voyageuse intrépide, Myriam Harry parcourt le Maghreb et le Moyen Orient dans le premier XXe siècle. On verra comment son enfance dans la Jérusalem ottomane a marqué son approche des religions et des cultures. On la suivra dans ses écrits où affleurent les conflits entre Français et Anglais au Moyen Orient, entre colonisés et colonisateurs, entre hommes et femmes autour de la Méditerranée. Appelée par le Général Gouraud en Syrie-Liban en 1919, elle y séjourne près de trois ans et fera plusieurs voyages dans tout le Moyen Orient par la suite dans les années 1930. Sa connaissance de l’arabe lui facilite les contacts. Elle rencontre le roi Fayçal d’Irak, l’émir Abdallah de Transjordanie, futur roi de Jordanie, le président de la Syrie. Elle nous parle des Kurdes, des Yézidis. Elle mène une enquête sur les colons juifs. Même si elle n’a été ni une militante politique, ni une militante féministe, on lit ses convictions entre les lignes.

Source de l'article IHEDN