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mardi 24 avril 2018

L’UpM lance son projet “Chasseurs de plastique” en Méditerranée


Un projet environnemental de lutte contre les déchets plastiques en Méditerranée, “Chasseurs de plastique AMP”, a été lancé par l’Union pour la Méditerranée (UpM), le Programme Interreg MED de l’Union européenne, l’Université de Sienne et l’Institut italien pour la protection et la recherche environnementale (ISPRA), annonce l’UpM dans un communiqué publié mercredi 18 avril.

Lancé mardi 17 courant à Sienne en Italie, le projet a reçu un financement de l’UE de 5 millions d’euros (environ 15 millions de dinars) et a pour objectif de prévenir, réduire et éliminer la pollution marine en Méditerranée.

“Avec un budget total de 8,8 millions d’euros (environ 26 millions de dinars) sur une période de 4 ans, le projet permettra d’évaluer le nombre, les sources, les voies, les zones de convergence de distribution et les effets des déchets marins afin d’atténuer et réduire leur impact en mer Méditerranée”, selon l’UpM.

Il s’agit également d’étudier “les effets des déchets plastiques sur la chaîne alimentaire marine, les pêcheries et les activités de pêche, ainsi que sur la santé de l’homme”.

La pollution marine, dont 80% provient des terres et est composée de plastiques et de micro-plastiques, constitue une menace grave pour les environnements maritimes et côtiers de la Méditerranée.

Les déchets maritimes constituent une nouvelle priorité dans la déclaration ministérielle de l’Union adopté par les 43 pays concernés en 2014, selon le président de l’UpM chargé de l’environnement Mohamed Affana (Jordanie).

La production de déchets par personnes atteint 520 kg annuellement par habitant, dans les pays de l’UE citoyen européen, soit environ le double des déchets produits en Méditerranée en dehors de l’Union.

Source de l'article Webmanagercenter

Une coopération juridique soutenue entre la France et le Maroc


Deux rencontres de haut niveau entre acteurs français et marocain de la Justice se sont tenues à Paris puis à Marrakech

La signature d’une déclaration d’intention entre Nicole Belloubet, garde des Sceaux et Mohamed Auajjar, ministre de la Justice du Royaume du Maroc et la participation d’une délégation française de haut niveau à la conférence internationale sur la Justice organisée à Marrakech, illustrent l’intensité des échanges tissés en matière de coopération juridique.

La première conférence internationale sur la Justice organisée par le ministère de la Justice marocain en collaboration avec le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et la présidence du Ministère public, s’est tenue à Marrakech du 2 au 4 avril 2018, sous le haut patronage de Sa majesté le Roi Mohammed VI. Elle parachève le mouvement de réforme de l’institution judiciaire initié par le Maroc depuis 2009 : deux lois organiques relatives respectivement au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et au statut des magistrats, ainsi que la loi plaçant le ministère public sous l’autorité, non plus du ministre de la Justice, mais du Procureur Général du Roi près la Cour de cassation ont notamment été votées.


L’évènement de grande envergure était placé sous le thème « Indépendance de la Justice : entre garantie des droits des justiciables et respect des règles de fonctionnement de la Justice ». L’ensemble des acteurs du monde judiciaire marocain (membres du ministère de la Justice, du Conseil supérieur du Pouvoir Judiciaire, du parquet général près la Cour de cassation, chefs de juridictions, représentants des associations de professionnels de la Justice) plus de 80 délégations, 40 ministres de la Justice étrangers et de nombreuses personnalités internationales du monde de la Justice soit près de 1500 participants, étaient présents. 

Monsieur Stéphane Verclytte secrétaire général, chef de la délégation officielle française, a présenté les réflexions de réforme et de modernisation portées actuellement dans le cadre des Chantiers de la Justice, en particulier s’agissant de la transformation numérique.

Lors de son entretien à Paris le 5 mars 2018 avec Mohammed Auajjar ministre de la Justice du Royaume du Maroc, la Garde des Sceaux avait en effet rappelé l’importance qu’elle accordait aux relations bilatérales entretenues avec le Maroc en matière de Justice. Ce déplacement en France du ministre de le Justice du Royaume du Maroc a favorisé la signature d’une déclaration d’intention prévoyant l'intensification de la coopération judiciaire tant en matière civile qu'en matière pénale et le renforcement de la coopération technique entre nos deux pays.
Source de l'article JusticeGouv

Le projet MED TEST II arrive à mi-parcours

SwitchMed

Le projet MED TEST II, financé par l’UE, encourage les industries du sud de la Méditerranée à adopter les meilleures pratiques en matière de production plus propre et plus efficace en en termes de ressources (RECP) qui peuvent permettre aux entreprises d’économiser des ressources et de l’argent. 

À mi-parcours du projet, les résultats et les expériences d’Israël, de la Jordanie, de la Tunisie et du Liban soulignent déjà le potentiel inexploité en matière de RECP dans la région sud de la Méditerranée.

Fin janvier, un événement national de diffusion au Liban a marqué la mi-parcours du projet SwitchMed MED TEST II. Cette composante innovante du programme SwitchMed met en évidence les nombreux avantages de la manière dont la RECP pourrait aider l’industrie du sud de la Méditerranée à devenir plus efficace en termes de ressources, moins polluante et plus compétitive. En collaboration avec des partenaires locaux, l’ONUDI a identifié jusqu’à présent 808 mesures d’amélioration qui généreraient un investissement privé de 23,7 millions d’euros dans la RECP, avec une période moyenne de retour sur investissement de 1,5 ans dans les 53 entreprises d’Israël, de Jordanie, du Liban, et de Tunisie qui choisissent de participer au projet. Cela indique qu’il y a effectivement des arguments économiques en faveur de la RECP dans la région, et avec la hausse des prix des matières premières, de l’énergie et de l’eau, cela continuera d’être le cas.

Grâce à la méthodologie TEST de l’ONUDI (transfert de la technologie écologiquement rationnelle), des moyens novateurs de passer à des modes de consommation et de production plus durables ont été présentés aux industries, aux entrepreneurs et aux prestataires de services, avec des résultats très convaincants. Les entreprises ont pu identifier des mesures d’économie dans leur consommation de matières premières, d’énergie et d’eau, ce qui leur permettrait d’économiser annuellement 680 000 m³ d’eau, 16,3 GWh d’énergie, 18 858 tonnes de matières premières, pour une valeur de 15,6 millions d’euros d’économies annuelles pour les entreprises. Cela leur a permis de réaliser leur plein potentiel économique, car leurs productions fonctionnent désormais non seulement avec un profit économique plus élevé, mais aussi en conformité avec les normes environnementales. Par exemple, la réduction de la consommation de ressources se traduit par des réductions annuelles de 55 570 tonnes d’émissions de CO2 et de 3 200 tonnes de déchets solides provenant des industries participantes.

Le programme SwitchMed de consommation et de production durables vise à encourager les économies méditerranéennes à passer à des profils de consommation et de production durables et à l'économie verte, y compris à des stratégies de développement à faible émission, en présentant et en diffusant des méthodes susceptibles d'améliorer l'efficacité énergétique et des ressources. Le programme cherche également à atténuer l'impact environnemental lié au cycle de vie des produits et, s'il le juge opportun, à promouvoir les énergies renouvelables.

Pour en savoir plus
SwitchMed – Site internet

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Projet connexe
Encourage la transition des économies du Sud de la Méditerranée vers des profils de consommation et de production durables et vers l'économie verte. Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye,…

Le commissaire européen Johannes Hahn se rend en Jordanie pour promouvoir le développement économique durable

Johannes Hahn

Johannes Hahn, commissaire chargé de la politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, était en Jordanie les 27 et 28 mars pour lancer le plan d’investissement extérieur avec le pays et soutenir son développement économique.

Johannes Hahn a rencontré les principales autorités politiques du pays, notamment le vice-premier ministre, Jafar Hassan, le ministre des affaires étrangères, Ayman Safadi, et le ministre de la planification et de la coopération internationale, Imad Fakhoury.

Avant sa visite, le commissaire Hahn avait déclaré : « C’est avec grand plaisir que je me rends en Jordanie. J’insisterai sur la manière dont l’UE peut soutenir davantage le développement économique en Jordanie et, en particulier, sur la manière dont l’UE peut aider la Jordanie à attirer les investisseurs étrangers. Je lancerai le plan d’investissement extérieur, qui constitue une preuve concrète de l’engagement de l’UE à répondre aux demandes des citoyens jordaniens en matière de croissance économique et d’emploi ». Il avait ajouté : « Nous respectons profondément la contribution de la Jordanie qui accueille tant de réfugiés syriens. Les 24 et 25 avril, la conférence de Bruxelles II confirmera une nouvelle fois le soutien de l’UE aux réfugiés syriens et aux communautés d’accueil en Jordanie ».

En Jordanie, le commissaire Hahn a également signé deux mesures visant à soutenir le travail de réforme en Jordanie, y compris le commerce pour le développement.

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE en Jordanie – Site internet

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Phosphates. L’UE va-t-elle désavantager le Maroc pour se laisser dominer par la Russie ?

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Londres : Selon la ‘National Farmers' Union of England and Wales’, si l’UE adopte une loi sur les engrais phosphatés, qui désavantagerait le Maroc, elle octroierait à la Russie un pouvoir quasi-absolu sur sa sécurité alimentaire.

L’Europe légiférerait-elle contre ses propres intérêts ? La commission européenne a lancé ses discussions nales sur les propositions de règles visant à limiter la quantité de cadmium dans les engrais phosphatés. Une nouvelle loi, devrait être adoptée d'ici la n du mois de juin. 
Si cette loi passe, portant une limitation des taux de Cadmium, un métal naturel contenu dans les phosphates, cela signierait un désavantage commercial gigantesque pour le Maroc, et un atout concurrentiel énorme pour la Russie. 
Ce fait est que l’UE, après s’être laissé dominer par la Russie dans le domaine de l’approvisionnement en gaz naturel, octroyait à son grand rival eurasiatique, un autre outil de puissance : la domination de son marché d’engrais et les pleins pouvoirs sur la sécurité alimentaire européenne. 

L’alarme de la NFU

Selon le syndicat agricole britannique ‘ The National Farmers' Union of England and Wales’, l’Europe se laisserait dicter une politique contre ses propres intérêts, par des lobbys écologistes, bornés par leurs idéologismes et facilement manipulables par les oligarques russes. 
Les nouvelles règles que ces lobbys entendent imposer en UE, interdiraient l’entrée en Europe des phosphates qui contiennent plus de 20 mg de cadmium au kilogramme. Ceci signierait pour le Maroc, que ses produits phosphatés seraient fortement désavantagés face à la concurrence russe, dont le phosphate ne contient naturellement que très peu de cadmium. 
Citée par le journal britannique, The Daily Telegraph, la NFU a indiqué que les études scientiques qui prétendent que le cadmium serait dangereux pour la santé, sont peu crédibles à l’heure actuelle. Et rien ne justierait les limitations des taux, que les législateurs européens, sous inuence des lobbyistes russes, voudraient imposer en juin prochain. 
 En ces temps de grands conits entre l’occident et la Russie, l’UE, déplore la NFU, n’a pas à faire un tel cadeau aux russes, qui plus est, la mettrait en position de faiblesse et de fragilité quant à sa sécurité alimentaire. En plus du fait que les concurrents marocains et chinois de la Russie, sur le marché européen des engrais, en seraient déloyalement sanctionés

Par Adam Sfali - Source de l'article LeMag


Accord entre l’Agence spatiale algérienne et la compagnie Wisscom Aerospace du chercheur Abdou Attou


Cette coopération consiste à faire doter l’Algérie de nouveaux systèmes de satellite et de micros-lanceurs stratosphériques pour le “low orbit” afin de renforcer le Programme spatial algérien.

Le chercheur inventeur algérien résidant au Royaume-Uni, Abdou Attou, a exprimé, mercredi, sa grande satisfaction de faire profiter son pays de la haute technologie, avec la conclusion d’un accord entre Wisscom Aerospace qu’il dirige, et l’Agence spatiale algérienne, le 22 mars dernier.

“Je suis content de pouvoir enfin servir mon pays avec cette coopération qui consiste à faire doter l’Algérie de nouveaux systèmes de satellite et de micros-lanceurs stratosphériques pour le “low orbit” afin de renforcer le Programme spatial algérien”, a déclaré à l’APS Abdou Attou.

Il a ajouté qu’il a enfin réussi le premier pas pour “donner un nouvel élan technologique et un vrai savoir faire en terme de maîtrise et de compétence technique, à l’Algérie, pour les ingénieurs dans le domaine spatial”.

Sa compagnie Wisscom Aerospace sera, avec des partenaires technologiques, au centre du processus du développement du système pour permettre à l’Algérie d’être “le premier pays en Afrique à rejoindre un club très fermé de capacité de lanceurs de satellite et avoir accès à cette technologie de pointe”, a-t-il dit. 

Pour rappel, Abdou Attou avait reçu du gouvernement britannique le prix de l’innovation stratégique (Government Innovation Award) dans l’aérospatial en mars 2017 pour son innovation pionnière d’un logiciel capable de localiser en temps réel les avions en détresse.

Il avait alors, exprimé son vif souhait de servir son pays et le faire profiter de ses compétences afin de contribuer à son développement et sa sortie de la dépendance pétrolière.

Le chercheur avait précisé que le modèle économique pour la diversification ambitionnée par l’Algérie passe par la technologie, l’intelligence qui est “très rentable et à bas coût”.

Aujourd’hui encore il a réaffirmé que l’Algérie disposait de tous les atouts pour développer sa propre technologie, dont “une jeunesse ambitieuse et un écosystème favorable qui pourrait être mis en valeur avec l’aide de la compétence de la communauté algérienne établie à l’étranger, et avec l’implication de son secteur privé”.

Abdou Attou a fait l’université d’Oran avant de suivre à partir de 1988, des études en économie, finances, sciences exactes et intelligence artificielle à la prestigieuse université d’Oxford , au Royaume-Uni et en Californie, aux Etats-Unis.

En 2013, il a lancé avec un groupe d’ingénieurs et d’informaticiens, la compagnie Wisscom Aerospace, spécialisée dans les logiciels de connexion par satellite et basée dans le plus important pôle de recherche scientifique dans le monde, Oxford, qu’il gère depuis.

A noter que le “smartTrack”, le système qu’il a innové avec la collaboration de son équipe, et qui a reçu deux prix, a été créé en 2015 et mis sur le marché en 2016. Il est maintenant exploité par deux grands opérateurs: Airbus et l’américain Rockwell Collins spécialiste en avionique.

Le “SmartTrack” est conçu pour localiser en temps réel un avion en détresse grâce à une technologie permettant le captage continu des signaux de connexion à bord des avions. Le logiciel propose à l’industrie aéronautique des solutions technologiques pour éviter les tragédies de la disparition des avions.

Source de l'article Huffpostmaghreb

Eldorado des centres d’appels, le Maroc forcé d'évoluer pour ne pas décrocher


Autrefois bénéficiaire des délocalisations, longtemps décrié pour ses conditions de travail, le secteur des centres d’appels téléphoniques au Maroc se trouve désormais dans l'obligation d'évoluer face à la concurrence de destinations moins chères.

"Par rapport à la France, une prestation va être vendue deux fois moins cher au Maroc, (mais) quatre fois moins cher à Madagascar", explique Youssef Chraibi, patron de l'opérateur Outsourcia, qui emploie 1.500 personnes dans quatre pays.

La gestion de la "relation client" crée chaque année autant d’emplois que l’automobile au Maroc, génère autant de revenus que l’aéronautique et fait travailler aujourd'hui plus de 70.000 personnes, contre 5.500 en 2004.

Mais la croissance du secteur ralentit, passant de 15% à 5% sur les dernières années, selon des chiffres officiels.

"Un signe de maturité du marché", selon Youssef Chraibi. Souriant, optimiste, cet homme de 42 ans à la courte barbe reçoit dans des bureaux décorés de sculptures pop art colorées.

- Tâches plus complexes -

Quelques étages plus bas, un bourdonnement de conversations s’échappe d’une salle. Des employés coiffés de casques et micros, face à leur écran, répondent du lundi au samedi aux demandes des clients d’un vendeur de pièces détachées auto.

Une jeune femme rassure son interlocuteur: "vous avez eu un problème avec un jeu de cylindres n’est-ce-pas? Une réexpédition a été faite monsieur".

Le client compose un numéro français sans savoir où aboutit son appel. Il peut noter la qualité du service. Les responsables d’équipes circulent d’un poste à l’autre, les performances sont notées sur un tableau blanc. L'enjeu n'est pas mince: un quart du salaire dépend de primes.

Fondée en 2003 au Maroc, Outsourcia a racheté un site en France, créé un autre dans l’Hexagone, avant de s'implanter à Madagascar et au Niger.

Les centres d'appels français, eux, continuent leur délocalisation entamée il y a plusieurs années: plus de la moitié (52%) de leurs effectifs se trouve à l'étranger, selon un rapport d’Ernst&Young, contre un quart dix ans plus tôt.

"Ici, nous avons des profils complètement francophones qui arrivent à gérer des situations à valeur ajoutée. Les prestations les plus basiques et standardisées peuvent être traitées à Madagascar", dit le patron d'Outsourcia.

Les centres d'appels, rebaptisés "centres de contact" depuis leur ouverture sur les réseaux sociaux, se tournent ainsi vers des tâches plus complexes, administratives ou financières.

Myriam, 28 ans, a un diplôme de technicienne agroalimentaire. Faute d’offre intéressante dans sa branche, elle travaille comme téléconseillère chez Outsourcia depuis trois ans: "comparé aux deux autres centres d’appels où je suis passée, il y a une bonne ambiance".

La jeune femme n'exclut pourtant pas de partir "si une meilleure opportunité se présente".

- Mauvaise réputation -

Pour beaucoup de jeunes Marocains diplômés du supérieur, les centres d’appels représentent une porte d'entrée sur le marché du travail, alors qu'en ville, quatre jeunes sur dix sont au chômage.

Après quatre ans comme téléconseillère, Halima, 27 ans, n’a pas hésité quand elle a trouvé un poste d’enseignante dans le privé. "Je gagne un peu moins mais, psychologiquement, je me sens mieux, en contact direct avec des gens (...). C’est plus stable et moins lourd, avec 22 heures par semaine contre 45".

Les salaires sont attractifs, environ trois fois le minimum local -qui est de 230 euros-, mais le métier traîne une mauvaise réputation: cadences lourdes, pression du chiffre, pas d’évolution de carrière.

Youssef Chraibi, qui est aussi vice-président d'une confédération marocaine d'outsourcing, assure travailler avec ses pairs pour limiter le turn-over.

"Sur 300 acteurs au Maroc, notre association compte 20 groupes qui emploient 80% des ressources, ces sociétés ont un souci de responsabilité sociale et investissent dans la formation", dit-il.

"Avec la forte concurrence sur le low-cost, les entreprises ont plutôt intérêt à monter en qualité, cela passe par une fidélisation des salariés", explique Frédéric Madelin, responsable syndical chez Sud PTT, en France, très au fait de la situation dans les pays d’externalisation.

Pour lui, "si on demande aux salariés de monter en gamme, des avancées sur les conditions de travail sont incontournables", avec l'élaboration d'une convention collective.

"La convention collective n'est pas souhaitable tant que les rapports de force sont déséquilibrés", nuance Bouchaib Moutawakkil, employé depuis 2005 dans une joint-venture germano-marocaine.

"Le patronat est hostile à l’action syndicale: ils ont travaillé +sereinement+ pendant dix ans, alors ils essaient de +casser+ les employés qui revendiquent", dénonce-t-il.

Militant syndical depuis sept ans, il évoque des centaines de licenciements et même une "liste noire" des salariés connus pour leurs actions.

"Avec ma réputation de grande gueule, je ne veux pas quitter ma boîte, je ne retrouverai pas d’emploi", dit-il.

Source de l'article 5minutesRTL

Le commissaire européen Johannes Hahn inaugure une école rénovée dans le camp de Beddawi au Liban

EU Neighbours South

Le commissaire de l’Union européenne (UE) chargé de la politique de voisinage et des négociations d’élargissement, Johannes Hahn, a inauguré les locaux scolaires rénovés de l’UNRWA Ramleh, qui accueille les enfants réfugiés palestiniens dans le camp de Beddawi, au nord du Liban. 

Des étudiants, des enseignants et des représentants de la communauté palestinienne locale, y compris les comités populaires, ont assisté à la cérémonie.

Le projet « Healthy Living, Healthy Spaces » (Vie saine, espaces sains), financé par l’UE, comprenait des travaux de rénovation de la cour de récréation, ainsi que la réalisation de peintures pour en décorer les murs. Au début du mois, l’Union européenne a annoncé qu’elle mettait 82 millions d’euros de fonds précédemment promis à disposition du budget de fonctionnement de l’UNRWA pour 2018, en marge de la conférence ministérielle extraordinaire de l’UNRWA à Rome.

Le commissaire européen Johannes Hahn a déclaré : « Avec les États membres, l’Union européenne est le plus grand donateur de l’UNRWA dans la région et au Liban. L’UNRWA est un important facteur de stabilisation dans la région et est essentiel pour fournir des services de base tels que l’éducation et les soins de santé aux plus vulnérables. L’UE est et restera un fervent et fiable soutien de l’UNRWA, tant sur le plan politique que financier. Ma présence ici à Beddawi, aujourd’hui, vise à le réaffirmer. Mais les services doivent permettre d’obtenir des résultats plus nombreux et de meilleure qualité, de manière plus rentable. »

S’exprimant lors de l’événement à Beddawi, le directeur des affaires de l’UNRWA au Liban, Claudio Cordone, a remercié l’Union européenne pour son soutien permanent. « La contribution financière généreuse et stable de l’UE aux activités de l’UNRWA est d’autant plus appréciée par l’Office et la communauté qu’elle sert en ces temps particulièrement difficiles. »

À l’issue de la cérémonie d’inauguration, le commissaire Hahn a visité l’école Kawkab-Battouf de l’UNRWA, qui a également été récemment remise en état avec le soutien de l’Union européenne.

Il a ensuite rencontré de jeunes réfugiés palestiniens dans le camp et a discuté avec eux des défis auxquels ils sont confrontés à de nombreux niveaux et de leurs aspirations, y compris en ce qui concerne leur vie professionnelle.

Outre sa contribution au budget-programme de l’Office, l’Union européenne finance des projets de l’UNRWA dans différents domaines tels que l’éducation, la santé, le logement et la réhabilitation des infrastructures, ainsi que la reconstruction de Nahr el-Bared. Le Fonds régional d’affectation spéciale de l’Union européenne en réponse à la crise syrienne aide également l’Office à fournir à quelque 32 610 réfugiés palestiniens de Syrie des services d’éducation et de protection et une aide de subsistance en espèces.

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE au Liban - Site internet

Également disponible en